Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar Longway » 07 mars 2015 14:39

Allez, un petit voyage dans le passé, mon parcours de cinéphile jusqu’à l’âge de 25 ans environ ,âge où j’ai commencé à moins fréquenter les salles obscures.
Si vous trouvez ça trop long vous avez le droit de sauter des paragraphes, et si c’est trop ennuyeux je vous pardonne d’abandonner en cours de route. :cool: :lol:

Enfant des fifties, je n’ai malheureusement guère de souvenirs cinématographiques de cette décennie. Bien trop jeune pour me rendre seul au cinéma …
Dans ma banlieue natale, trois cinémas se partageaient le public de l’époque.
" L’Alcazar ", le moins confortable avec ses fauteuils en bois. Proche du domicile familial il servait à la fois de salle des fêtes, de salle de bal, et de cinéma. Je me souviens y avoir vu " Bambi " et " Le Pirate des Mers du Sud " la suite de " L’Ile au trésor " de Walt Disney.
Le second, et bien il fallait marcher un peu. " Le Foyer " : un cinéma paroissial. Le curé qui s’en occupait était le parfait sosie de l’Abbé Pierre, il ne lésinait pas sur les projections de films américains en tout genre.
C’est dans cette salle, en 1956, que je découvris le 7éme Art avec le film d’aventure de Richard Thorpe " Les Chevaliers de la Table Ronde ". C’est mon plus lointain souvenir, mais pas le plus marquant.
Le troisième, " Le Rex ", le plus luxueux de tous, mais aussi le plus éloigné, le bus ou la voiture étaient nécessaires pour s’y rendre. C’est le seul encore en activité aujourd’hui, et transformé en multiplex.

Trois cinémas, trois séances par semaine et trois publics différents.
Les familles avec enfants, les jeunes couples, et une jeunesse relativement tranquille s’y pressaient le samedi soir. Guère de problèmes, les spectateurs venaient pour voir : " un film ". C’était ma soirée préférée.
Le dimanche après midi… Aaah !... Il valait mieux l’éviter si l’on était cinéphile. Le grand rendez-vous du week-end des ados. Du chahut, des cris, du bruit en permanence et bien sur la traditionnelle bordée de sifflets quand une actrice osait montrer un léger décolleté !...
A L’Alcazar, les responsables ne pouvaient surveiller la totalité de la salle large et profonde, les perturbateurs s’en donnaient à cœur joie !
Scénario différent au Foyer, le curé veillait au grain, observant discrètement par l’une des deux fenêtres de projection au dessus du balcon. Dés que l’agitation s’avérait un peu trop forte à son gout, il n’hésitait pas à descendre avec le projectionniste afin de sermonner gentiment, mais fermement, cette jeunesse pleine de vie. Il était écouté, personne ne bronchait et aucune insulte ne fusait à l’époque !
En revanche, le dimanche soir, il y régnait le calme absolu !... Cette séance s’adressait particulièrement aux célibataires, aux retraités, et aux commerçants qui souvent fermaient boutique le lundi.

Le début des années 60 m’ouvrit d’autres horizons. Certes, je fréquentais ( encore accompagné ) mes cinémas de banlieue, dans lequel des films comme " La Bataille de Marathon "," Alerte aux Indes ", " Les Rôdeurs de la plaine ", entre autres, me firent passer d’excellentes soirées. Mais mon père, fan des grandes superproductions hollywoodiennes, eut un jour la bonne idée de m’emmener dans un cinéma que je qualifie de magique . Le Palais des Congrès de Lyon possédait une salle immense érigée en amphithéâtre et spécialement dédiée au 7ème Art, une des rares en France équipée pour le Cinérama avec un gigantesque écran incurvé. Le film projeté fut bien sur " La Conquête de L’Ouest ". Mon plus beau souvenir cinéphile de cette époque. Des gens venaient de très loin pour assister à cette séance, et il fallait un sacré recul pour gouter convenablement à ce spectacle…
A partir de là cela devint un rituel, mon père et moi ne manquâmes aucun de ces grands évènements cinématographiques. Les séances se succédèrent, et cette fois ci en Todd-AO 70mm ( le Cinérama ayant été abandonné ) : " Ben-Hur ", " Alamo " ( en version longue ), " La Chute de l’Empire Romain ", " Le Cid ", " Lawrence d’Arabie ", " Les Cheyennes ", " Spartacus ", pour ne citer que ceux là, furent un éblouissement visuel !
Comme il était possible de louer ses places une semaine auparavant, nous réservions toujours les mêmes, et ceci grâce au plan de la salle affichée au guichet : les deux places au milieu du dernier rang !... C’était les meilleures !... On dominait l’écran !

A partir de 1965, bien que commençant à me rendre seul dans les salles obscures, mais souvent entre copains, je n’en continuais pas moins à m’abreuver, avec mon père toujours, de ces séances à grand spectacle. Et les soirées mémorables continuèrent : " Le Docteur Jivago ", " La plus Grande Histoire jamais contée ", " Guerre et Paix " ( la version Russe en deux époques ) et même la ressortie de " Autant en emporte le vent ", restaurée en 70mm pour la circonstance ! :shock:

Le western remplissant une grande partie de mon programme, je multipliai les rendez vous avec lui. Par contre il était de plus en plus difficile de voir un western américain des années 50, car le grand tournant du genre se produisait, l’européen prenant lentement l’ascendant sur son homologue. Dés lors le mélange des deux fut inévitable, un jour j’allais voir " Les Compagnons de la Gloire " dans un petit cinéma de quartier, et peu de temps après " Le Bon, La Brute, Le Truand " dans une salle vaste et confortable, puis c’était l’inverse, les " Winnetou " dans mon cinéma de banlieue et " Custer homme de l’Ouest " dans une salle luxueuse. L’amateur avait encore le choix mais il se devait désormais de partager son amour du genre avec deux styles bien différents.

Puis 1968 arriva… je fis en parallèle la découverte d’un autre cinéma, plus culturel celui là, connecté avec la jeunesse de ces années. Des films comme " Easy Rider ", " Alice’s restaurant ", " Woodstock " , marquèrent mon esprit libéral.
Au début des années 70 je continuai dans cette voie, fréquentant parfois plus les CNP que les cinémas traditionnels. Je n’oubliais pas le western pour autant, mais cette fois la vision fut bien différente, tantôt horrifiée avec « Soldat Bleu « et parfois apaisante comme « Jeremiah Johnson «, m’identifiant avec bonheur au personnage central dont j’avais quelque peu l’allure en ce temps là.
De bonnes surprises également avec des westerns comme " L'Homme sauvage " ou " Le Solitaire de Fort Humboldt ".

Après, la vie familiale, les enfants, prirent le dessus, et les sorties cinéma devinrent secondaires. Le western étant très rare, la télévision et la vidéo remplirent leur rôle de substitution.
Malgré cela, le cinéma fait toujours partie de mes loisirs préférés.

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musselshell
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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar musselshell » 07 mars 2015 19:54

Enfant des fifties aussi, mais débarquant par le siège (façon de manifester une hésitation de toute évidence innée) en 1956 dans cette vallée de larmes.
Bref, pas de souvenirs cinéma des années 50. Début des années 60, oui.
How the West was Won en 1963 au Rex, face au parc de ma bonne vieille ville de Nevers. Le choc (tombé amoureux de Caroll Baker...et de Jimmy...découvert dans Mann plus tard). Mais ça avait déjà commencé...les BD "à 40 centimes" me faisaient acheter mes premiers bouquins...sur le cinéma/western, un peu...sur l'Ouest, beaucoup.
Quelques souvenirs épars...je ne pourrais pas faire comme Jean-Louis...
En 1966, à 10 ans, Hombre avec ma maman. Très impressionné...âpre. Les films de cowboys pouvaient être plus que des films de cowboys.
A partir de 11/12 ans, séances solitaires (souvenir de Monte Wash au Majestic qui n' avait de majestueux que le nom...)
Puis les lectures...
Le choc de 1972. Jeremiah jamais sorti de ma pauvre tête, qui allait me mener et dans les Rocheuses et vers la fac d' anglais (excuse pour les Rocheuses!)
Au point de devenir une espèce de geek inutile de l' histoire de ces coins là par la suite...
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar christian ( houba ) » 07 mars 2015 19:58

je crois que beaucoup de cinémas paroissiaux s’appelaient le Foyer , le mien aussi :)

dans 2 autres paroisses c' était le Familial et le Jeanne d' Arc :cool:
carpe diem

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar lerebelle » 07 mars 2015 20:45

Ce topic est vraiment tres tres interessant ,merçi Jean-Louis. René :wink: :applaudis_6: :beer1:

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar Longway » 07 mars 2015 20:58

christian ( houba ) a écrit :je crois que beaucoup de cinémas paroissiaux s’appelaient le Foyer , le mien aussi :)

dans 2 autres paroisses c' était le Familial et le Jeanne d' Arc :cool:


Oui, et bien souvent les ecclésiastiques ajoutaient le nom d'un saint à la suite pour se différencier des autres.

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar yves 120 » 07 mars 2015 21:31

:num1 Euh comment dire , " d 'abord merci je viens de prendre un sacré coup de jeune " :D des fois il faut un truc et hop c 'est parti et c ' est tant mieux , c 'est trop sympa je dois dire que WM méritait ça de la part de ses membres :D . Amoureux depuis l 'enfance du cinéma et il l 'a fait! :applaudis_6: bravo donc à Jean - Louis , mais aussi à WM qu ' y est maintenant également pour beaucoup :D encore merci au cinéma pour ses films et notre enfance qui nous permet de franchir le pas, c 'est magnifique comme quoi " l 'enfance" nous en sommes pas trop sorti :num1 c 'est en nous et le besoin a un moment donné du moins à ce que l 'on a enfoui au fond de nous sort ! c 'est beau et pas évident du tout ( comme quoi le cinéma ) encore est magique !!!
Je vous l 'ai dis pour moi l 'enfance et le cinéma c 'est la place Clichy , mon premier film avec mes parents fut pour moi aussi le beau film de Disney Bambi et là j 'ai été émerveillé par le cinéma tellement qu 'après je continuais à voir des tas et des tas de films au Cinéma , le Gloria ou pour un Noël j 'y ai vu le Serment du chevalier noir , le Gaité Clichy , l ' Atomic , l ' Artistic Douai où le Dimanche c 'était gratuit où j 'y allais avec mon cousin sourd et muet nous y avons vu la Montagne Rouge et Marqué au fer et non je n 'ai pas vu le Fier Rebelle ,Yo , je l 'ai vu un peu plus tard , je dis ça parce que le fils d ' Alan , David Ladd est muet dans ce beau film qu 'a décrit si bien Yo , :D bon revenons à l ' Artistic , dans cette salle et pourtant et bien avec mon cousin Serge on se regardait en coin et l 'on se comprenait mais c 'est fou je dis bien tout on se comprenait par simple geste :D , dans ce Cinéma le Dimanche il suffisait de donner un pourboire à la dame qui nous plaçait ( l 'ouvreuse ) puis aussi après il y avait le Gaumont Palace puis Bld
de Clichy avec le Moulin Rouge ou avec des copains nous allions voir des films dont un que je me souviens bien , Colère noire :D quelque fois certains d 'entre nous n 'avaient pas d 'argent :cry: pourtant ce n 'était pas cher à cette époque et bien nous rentrions par derrière la rue, ou ils y avaient les sorties et a quatre pattes doucement nous allions vers des sièges vides :lol: nous l ' avons fait souvent :oops: puis après j ' allais voir les affiches des cinémas dans les rues ou ils y avaient toutes ses salles de cinéma le Wepler Pathé , puis le Linx , la Comédie , rue des Martyrs la où il y a Madame Arthur , et Michou , j 'y ai vu la Légion du Sahara et , le Dénonciateur j 'avais 12 ou 13 ans enfin a peu près ? à la Cigale j 'ai vu pleins de westerns dont dans un film de Delon qui se passe sur la Côte , Mélodie en sous sol , on voit une affiche de Rock Hudson dans un western " le Justicier impitoyable ", puis j 'allais un peu plus loin j 'usqu ' à Barbès Rochechouard et là j 'y ai vu Santiago ,sans oublier le film d ' Alan , Lutte sans merci ou je n 'avais pas l ' âge il était interdit au moins de 16 ans la caissière m 'a laissé entrer quand même :D et puis le Trianon qui était un cinéma extraordinaire un vrai Théâtre on se croyait à l ' Opéra puis après au fil du temps je faisais les Grands Boulevard toujours a pieds , où bien sùr pleins de cinéma ouvert du matin au soir ou nous pouvions si nous le voulions rester de l 'ouverture à la fermeture sans relâche puis après j 'allais plus loin dans Paris toujours à pied ou en Métro jusqu' a la Porte d 'Italie , ou Belleville selon le programme dans le journal ( France Soir ) car cela commençait a devenir rare notre cinéma ( les westerns américains, aventures ou policiers ) mais bon ce n 'est pas pour dire mais Chip , a raison à cette époque les plus connus où tout le monde allait au cinéma ( les enfants de 15 à 18 ans ) courraient c 'était pour Gary Cooper et Alan Ladd c 'est clair , pas de John Wayne ou d 'Audie Murphy plus tard si les Mitchum et Randy puis les autres ... perso j 'ai arrêté d 'aller au cinéma après les premiers James Bond que j 'aime bien et apprécie d 'ailleurs toujours autant

Ah j 'oubliais en salles avant et un peu après les james bond , j 'ai vu pas mal de westerns spaghetti et beaucoup de films français tels que les Eddie Constantine

Puis vint la Télé et une autre " Vie " j 'avais grandi :D :D :D
D 'un Titi Parisien je suis devenu un Retraité Antibois :num1 qui aime toujours le cinéma en générale dans l 'ordre Westerns , Aventures ( pour les voyages ) et Films Noirs etc........ !
Modifié en dernier par yves 120 le 08 mars 2015 15:20, modifié 10 fois.
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar lerebelle » 08 mars 2015 4:54

musselshell a écrit :Enfant des fifties aussi, mais débarquant par le siège (façon de manifester une hésitation de toute évidence innée) en 1956 dans cette vallée de larmes.



Nous apprécions !!!!!!!!. R :)

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 mars 2015 11:33

mon premier film vu au cinéma (c'est vrai que c'est un souvenir qui reste gravé à jamais :) ) c'était avec mon beau-frère pour voir Ben-Hur, à Mulhouse dans une très belle salle qui avait encore une mezzanine, puis je me rappelle toujours enfant (7 ou 8 ans je sais plus) mon 1er Disney Bernard et Bianca...par la suite comme j'habitais juste à coté de la rue des cinémas j'allais souvent seul notamment au Gaumont Palace,et au Vox...me rappellerai toujours ma découverte des classiques de Hitchcock qui m'ont fascinés...
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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar Longway » 08 mars 2015 12:16

yves 120 a écrit : quelque fois certains d 'entre nous n 'avaient pas d 'argent :cry: pourtant ce n 'était pas cher à cette époque et bien nous rentrions par derrière la rue, ou ils y avaient les sorties et a quatre pattes doucement nous allions vers des sièges vides :lol: nous l ' avons fait souvent :oops:


L'astuce classique !... Eddy Mitchell nous la narre dans une de ses émissions de " La Dernière Séance ", je ne sais plus laquelle...
Impossible de faire ça dans mes cinémas de banlieue, l'entrée principale était aussi la sortie. Quant aux issues de secours qui donnaient bien souvent sur des cours extérieures désertes, seul un complice ayant payé sa place avait la possibilité de nous faire entrer, mais c'était bien trop voyant... Donc personne n'osait le faire !

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar pak » 08 mars 2015 12:27

Une autre chose qu'on pouvait faire mais plus maintenant, c'était rester dans la salle. Je me souviens l'avoir fait pour revoir un film qui m'avait tellement plus que je voulais le revoir de suite.
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar yves 120 » 08 mars 2015 12:51

pak a écrit :Une autre chose qu'on pouvait faire mais plus maintenant, c'était rester dans la salle. Je me souviens l'avoir fait pour revoir un film qui m'avait tellement plus que je voulais le revoir de suite.


A l 'époque on appelait ça " le cinéma permanent "
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar Trane » 08 mars 2015 12:52

Petit j'avais 3 salles assez près : Le Regent (salle classique avec Mezzanine) qui a disparu (ainsi que l' Avenue de Neuilly où il était situé, et qui est devenue Avenue Charles De Gaulle...), le Studio Obligado (petite salle à coté de la sortie du metro " Obligado" qui avait été renommée en "Argentine" suite aux réclamations de l'Amérique Latine car Obligado est le nom d'une victoire Française, je crois..) et une salle, dont je ne me rappelle plus le nom ( Maillot Palace ?) de l'autre coté de l'Avenue de la Grande Armée.
Un de mes plus vieux souvenirs est "Le Capitan" ou Jean Marais grimpait en haut d'une tour et, manifestement la prise de vue avait été faite alors qu'il était à quatres pattes sur un décor horizontal et une rotation de 90°avait ensuite redressé la photo!
En fait je n'ai commencé le cinéma d'adulte que vers 1962-4 et en intello comme on l'est à cet age : Bergman, Godard, Hitchcock..
Pour les westerns j'ai retrouvé dans mes carnets :

Stagecoach 19/02/64
Flaming star 22/08/65
Fort Apache 29/08/66
Hombre 29/07/67
Bandolero 07/08/68
Vera Cruz 28/06/69
the wild bunch 20/11/69
Per un pugno di dollari 09/01/70
Once upon a Time in the West 24/01/70
The Good, the Bad and the Ugly 25/01/70
The Magnificent Seven 13/06/70
The Big Trail 20/06/70
Per qualche dollaro in più 21/06/70
Two Mules for Sister Sara 03/07/70
A Man Called Horse 12/09/70
Chisum 18/09/70
Mackenna's Gold 30/09/70
Paint Your Wagon 01/10/70
Liberty Valance 14/10/70
Little Big Man 18/04/71
How the West Was Won 10/06/71
The Horse Soldiers 25/10/71

Après il y a eu des enfants, des petits enfants....puis les DVD pour la retraite :beer1: :beer1: :beer1:
Masai : Tu as une femme et c'est toi qui portes l'eau?
Cherokee : Tout n'est pas rose chez les Blancs

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar pak » 08 mars 2015 13:45

yves 120 a écrit :
pak a écrit :Une autre chose qu'on pouvait faire mais plus maintenant, c'était rester dans la salle. Je me souviens l'avoir fait pour revoir un film qui m'avait tellement plus que je voulais le revoir de suite.


A l 'époque on appelait ça " le cinéma permanent "


Oui, je me souviens, même si les séances étaient bien définies, c'est juste qu'il n'y avait personne pour aller faire un tour dans la salle à l'inter séance. Dans mon cinéma, l'Artel 6 salles à Créteil, je me souviens qu'il y avait une caissière, une ouvreuse, et le projectionniste. Pas d'agents de la sécurité (videur serait plus approprié).

Et comme à l'époque, on ne vendait pas de bouffe si ce n'est juste des friandises et esquimaux après la première partie BA/pubs/dessin-animé, quand l'ouvreuse passait avec son panier, et comme les gens étaient relativement respectueux des lieux, les salles n'étaient pas trop sinistrées à la fin de la séance. Puis les choses se sont dégradées avec le temps. Je me rappelle que dans ce même cinéma, la dernière séance du samedi était vers 23h00-minuit, et elle a été supprimée pour raison de sécurité, car trop d'agressions et d'embrouilles se déroulaient à la sortie de cette ultime séance. Depuis, dans la plupart des cinés, les dernières séances sont vers 22h00. Et les agents de sécurité sont apparus, comme à l'entrée des grandes surfaces !

La recherche du profit a aussi tué cette notion de cinéma permanent puisque désormais on ne vous laisse plus rester, même si la salle est vide, c'est donc le profit permanent désormais...

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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar pak » 08 mars 2015 13:52

Rien qui vous choque dans le programme de ce ciné des années 1980 (mars 1985) ci-dessus ?

Des 6 films à l'affiche, il y en a 4 français ! :sm57:
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Re: Confession (cinématographique) d’un enfant du demi-siècle.

Messagepar chip » 08 mars 2015 14:37

C'était bien le cinéma permanent, même si les lampes des ouvreuses gênaient un peu. Combien de films , vus deux fois de suite ? En tout cas tous ceux avec Kirk Douglas et Randolph Scott. Les cinémas de quartiers, eux, n'étaient pas permanents et le film commençait après l'entracte, ce qui permettait si l'on était un peu téméraire, de rentrer voir le film sans débourser un sou, les gens sortaient s'aérer et rerentraient.... J'étais pas trop téméraire, peur du gendarme et bonne éducation, sans doute.


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