Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 17:29

Recherchant l'air
Stones River, Tennessee - 3 janvier 1863


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Une charge confédérée sur la rivière.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 17:33

Raid à Minuit
Hartsdale, Virginie - 30 mars 1863



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Les rebelles surpris par un raid à minuit
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 17:40

La mort intervient mal à propos
Twin Forks, Georgie - 30 mars 1863



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Des rebelles tuent d'importants officiers de l'Union.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 17:43

Le général Grant
Quartier général nordiste - 1er avril 1863



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Ulysses S. Grant (né Hiram Ulysses Grant, 27 avril 1822 - 23 juillet 1885) est un général américain, chef d'état-major des troupes de l'Union lors de la Guerre de Sécession et le dix-huitième président des États-Unis d'Amérique. Il est élu pour deux mandats consécutifs de 1869 à 1877.

Le 24 avril 1861, dix jours après la chute du fort Sumter, le capitaine Grant arrive à Springfield (Illinois) avec une compagnie d'hommes qu'il a recruté. Le gouverneur estime qu'un homme sorti de West Point peut être mis à meilleur profit et il le nomme colonel de la 21e division d'infanterie d'Illinois (à partir du 17 juin 1861). Le 7 août il est nommé général de brigade des volontaires.

En novembre 1861, son premier acte important de la guerre est de prendre la ville de Paducah (Kentucky) immédiatement après que les Confédérés eurent violé la neutralité de l'État par l'occupation de Columbus (Kentucky). Trois mois plus tard, Grant donne à l'armée de l'Union sa première victoire de la guerre de Sécession en prenant le Fort Henry (Tennessee) le 6 février 1862. Il enchaine succès sur succès en remportant quelques jours plus tard la bataille de Fort Donelson. Le contrôle du Tennessee et de la rivière Cumberland est rapidement repris par l'Armée de l'Union créant ainsi un boulevard pour l'invasion du Sud. Grant devient ainsi en quelques mois un héros de l'Union.

Il se lance aux trousses de l'armée confédérée et gagne des victoires impressionnantes mais coûteuses à la bataille de Shiloh, la bataille de Vicksburg et la bataille de Chattanooga. Sa combativité et sa capacité à être victorieux impressionnent le président Lincoln qui le nomme Lieutenant-Général le 2 mars 1864 après avoir longtemps cherché un stratège pouvant rivaliser avec le général Lee que les Confédérés avaient mis à la tête de leurs troupes. Le 17 mars 1864, le Congrès rétablit pour lui le grade suprême de lieutenant-général, porté autrefois par George Washington, ce qui fait de lui le nouveau commandant en chef de toutes les armées fédérales. Sans éprouver le moindre complexe, il prend lui-même la direction des opérations sur le front de Virginie et affronte Lee dans une succession d’affrontements autour de Richmond.

Un général de ses collègues a dit que Grant se battait comme un bouledogue. Au cours de nombreuses batailles, il ordonne des offensives ou maintient le siège des forces confédérées alors même que ces dernières sont en train d'attaquer. Qu'il ait choisi l'offensive ou le siège, Grant continue ses attaques jusqu'à la capitulation ou la retraite de l'ennemi. Ces tactiques minent les forces confédérées en leur infligeant des pertes irremplaçables, mais c'est au prix d'un lourd tribut dans les troupes de Grant, ce qui lui vaut le surnom peu flatteur de « Grant le boucher ».

Grant donne au major général William T. Sherman le commandement des forces de la zone ouest et installe son quartier général en Virginie où il porte son attention sur la prise de Richmond (capitale de la Virginie) qui résiste aux attaques de l'armée de l'Union. En dépit de lourdes pertes et du terrain difficile, l'armée du Potomac poursuit implacablement les troupes du général Robert E. Lee aboutissant à une défaite meurtrière à la bataille du désert (ou bataille de la Wilderness), une issue incertaine lors de la bataille de Spotsylvania et une terrible défaite à la bataille de Cold Harbor.

Malgré ses lourdes pertes, Grant ne fait pas retraite sur Washington. Il réussit à faire traverser la James River à ses troupes sans que Lee s'en aperçoive et entame le siège de Petersburg. Cette pression implacable finalement oblige Lee à évacuer Richmond, qui est incendiée, et le force à se rendre à Appomattox le 9 avril 1865. Quelques semaines plus tard, la guerre civile américaine est de facto terminée même si la dernière bataille, celle de Palmito Ranch, a lieu le 12 et 13 mai 1865, où le général confédéré Kirby Smith se rend avec ses forces le 2 juin.

Après la guerre, le Congrès américain le nomme au tout nouveau rang de général d'armée le 25 juillet 1866.

Grant est choisi comme candidat républicain à la convention nationale républicaine de Chicago le 20 mai 1868 sans réelle opposition. Il remporte une majorité de 3 012 833 sur un total de 5 716 082 votes enregistrés aux élections de 1868.
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Messagepar Daniel » 25 mai 2010 17:48

Le général Lee
Quartier général sudiste - 1er avril 1863



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Robert Edward Lee (Stratford Hall Plantation, Virginie, 19 janvier 1807 - Lexington, Virginie, 12 octobre 1870) était un militaire américain, diplômé de West Point, officier du Génie, qui s'illustra notamment comme commandant de l'armée de Virginie du Nord puis comme général en chef des armées des États confédérés au cours de la guerre de Sécession.

Considéré comme le meilleur stratège de la guerre de la Sécession, il devient ensuite président du collège de Washington, qui fut rebaptisé l'université de Washington et Lee après sa mort.

Robert Lee est d'abord le commandant des forces armées de Virginie avant que ne se forme l'armée des États confédérés dont il devient l'un des cinq premiers généraux.

Lee prend alors le commandement de l'armée confédérée de Virginie-Occidentale et connait son baptême du feu à la Bataille de Cheat Mountain. Il organise ensuite les défenses de la côte orientale de Caroline et de Géorgie où il constate l'inexistence de la marine confédérée. Il devient ensuite conseiller militaire du président confédéré Jefferson Davis avant de prendre le commandement de l'Armée de Virginie du Nord en juin 1862.

Durant le printemps 1862, l'armée du Potomac commandée par le général George B. McClellan avançait sur Richmond, la capitale confédérée. Le général Joseph Eggleston Johnston ayant été blessé le 1er juin 1862, Lee prend alors le commandement de l'Armée de Virginie du Nord avec pour objectif de défendre Richmond et de repousser l'armée nordiste. Sa nomination fait débat dans la presse sudiste qui le pense trop timide et pas assez agressif pour ce genre de commandement. Après avoir supervisé le renforcement des défenses de Richmond au cours des trois premières semaines de juin, le général Lee lance une série d'attaques contre les forces armées de McClellan (bataille de Sept Jours). En dépit de lourdes pertes confédérées et d'une infériorité numérique, Lee parvient à stopper et repousser McClellan jusqu'à la James River.

Après la retraite de McClellan, le général Lee remporte une autre victoire sur l'armée yankee à la seconde bataille de Bull Run. Il envahit alors le Maryland, dans l'espoir notamment de reconstituer ses vivres et son équipement et, éventuellement, influencer les élections de mi-mandat dans le Nord.

L'armée de McClellan affronte alors de nouveau l'armée, en constante infériorité numérique, du général Lee à la bataille d'Antietam. Aidé du général Stonewall Jackson, Lee parvient à résister aux assauts de McClellan dans ce qui demeure l'une des batailles les plus sanglantes de la guerre civile, avant finalement de battre en retraite en Virginie, permettant au président Abraham Lincoln de se servir de ce prétexte pour proclamer l'émancipation des esclaves et mettre moralement et diplomatiquement la Confédération sur la défensive.

Bien qu'ayant pu repousser Lee à Antietam, McClellan n'a pas réussi à détruire son armée. Lincoln décide alors de le remplacer au commandement de l'armée du Potomac par le général Ambrose Burnside. Celui-ci attaque Fredericksburg le 12 décembre 1862. Cette bataille de Fredericksburg se solde par une nouvelle victoire du général Lee et de l'armée de Virginie du Nord. Burnside est alors remplacé par le général Joseph Hooker qui attaque Lee en mai 1863 au hameau de Chancellorsville. La bataille se solde par une nouvelle victoire de Lee mais celle-ci est amère. Le général Stonewall Jackson, l'un des meilleurs et plus efficaces commandants de Lee, est en effet blessé au cours de la contre-attaque, avant de mourir d'une pneumonie.

En juin 1863, le général Lee tente une seconde invasion du Nord mais, suite aux importantes pertes de Chancellorsville, la plupart de ses subordonnés ont été renouvelés et sont inexpérimentés. Les 75 000 hommes de l'armée de Virginie du Nord sont regroupés à la fin juin à Cashtown, située 10 km à l'ouest de Gettysburg en Pensylvanie, et menacent alors Baltimore, Philadelphie et Washington. Elle se retrouve face à l'armée du Potomac, forte de 90 000 hommes, dorénavant commandée par le général George G. Meade. Les combats entre les 2 armées commencent le 1er juillet. Au bout de trois jours où l'issue semble incertaine, Lee ordonne la retraite, laissant derrière lui plus de 23 000 de ses soldats, morts, blessés, capturés ou disparus (32 % de pertes). Désappointé par la défaite, il vient lui-même à la rencontre de ses troupes et endosse l'entière responsabilité de la défaite, présentant alors sa démission au président Jefferson Davis qui la refuse. Lee parvient néanmoins à ramener les restes de son armée sur la rive sud du Potomac. Déjà en constante infériorité numérique face à l'armée de l'Union, et mal équipée, l'armée confédérée ne se remettra pas des pertes subies lors de la bataille de Gettysburg, la plus sanglante de toute la guerre civile.

À l'arrivée du général Ulysses Grant comme commandant en chef nordiste sur ce front, le général Lee doit mener contre lui une guerre d'usure pendant toute l'année 1864, résistant de plus en plus difficilement aux coups de boutoir de son adversaire. Le but de Grant lors de la campagne Overland est de détruire l'armée de Lee par une stratégie d'attrition. Il dispose pour cela de ressources matérielles et humaines bien plus importantes que son adversaire. Ainsi, bien que Lee réussisse à chaque fois à résister et à stopper chaque assaut de l'armée de Grant, ce dernier continue néanmoins d'avancer vers le sud. Les victoires de Lee, au prix de nombreuses vies humaines tant sudistes que nordistes, lors des batailles de Wilderness, de Spotsylvania et de Cold Harbor n'empêchent pas Grant de continuer à avancer vers Richmond.

Après que Grant est parvenu à traverser furtivement la James River, il mène ses troupes autour de Petersburg, un nœud ferroviaire vital pour Richmond et pour l'armée de Virginie du Nord de Lee, qui tente de déserrer l'étreinte sur la ville. Pour Grant, le siège de Petersburg constitue un changement de stratégie par rapport à la campagne Overland, durant laquelle la priorité était de défaire les armées de Lee directement sur le champ de bataille. Avec Petersburg, Grant choisit une cible stratégique et politique permettant d'immobiliser Lee et de l'assiéger aussi longtemps que nécessaire, ou bien de l'attirer dans un combat décisif à découvert.

Le siège de Petersburg dure de juin 1864 à mars 1865 marqué par de multiples désertions dans une armée confédérée disparate, déjà en infériorité numérique, mais découragée et affamée. Durant treize mois, les forces de l'Union tentent de prendre d'assaut la ville de Petersburg dont la défense a été confiée au général P.G.T. Beauregard. Inquiet également de la progression des troupes nordistes dans la vallée de Shenandoah, qui menace les ravitaillements des troupes confédérées basées en Virginie, Lee envoie le corps d'armée du général Jubal A. Early pour repousser les forces de l'Union hors de la vallée et, si possible, menacer Washington, afin de contraindre Grant à réduire les forces armées nordistes encerclant Petersburg. Early débute ses opérations militaires avec réussite, passe Harpers Ferry, traverse le Potomac, et commence à s'avancer dans le Maryland. Pour le contrer, Grant déploie alors le Corps d'armée d'Horatio G. Wright et d'autres troupes annexes. Après quelques victoires, Early doit battre en retraite en Virginie où il est constamment sous la pression des troupes nordistes. Il réussit à mettre en déroute un corps d'armée nordiste qui cherchait à rejoindre Grant et à investir de nouveau la Pennsylvanie où il brule la ville de Chambersburg (Pennsylvanie), en représailles des destructions commises par l'armée nordiste dans la vallée de Shenandoah.

Grant charge alors Philip Sheridan, commandant la cavalerie de l'Armée du Potomac, au commandement de la totalité des forces armées de l'Union dans la région, réunies pour l'occasion sous l'appellation d'Armée de la Shenandoah. De son côté, Robert Lee envoie des troupes confédérées pour renforcer l'armée d'Early mais celles-ci sont attaquées par surprise par une division de Cavalerie de l'Union. Après plusieurs batailles, profitant de la dispersion des forces d'Early, Sheridan attaque près de Winchester (Virginie). Early doit de nouveau se retirer et rejoindre des positions défensives sur Fisher's Hill où il est de nouveau attaqué par Sheridan et obligé de se retirer sur Waynesboro (Virginie). L'armée d'Early étant affaiblie et contenue, la Vallée de la Shenandoah s'ouvre donc aux troupes de l'Union où Sheridan mène une campagne de terre brûlée, préfigurant la marche de Sherman vers la mer en novembre 1864. L'objectif est d'empêcher la Confédération de ravitailler ses armées en Virginie, et l'armée de Sheridan exécute cette consigne sans pitié, brûlant récoltes, granges, moulins et usines. En octobre, à la bataille de Cedar Creek, Early met en déroute les deux tiers de l'armée de l'Union, mais ses troupes, affamées et épuisées, brisent les rangs pour aller piller le camp de l'Union. Sheridan réussi alors à rallier ses troupes et inflige à Early une défaite décisive avant de faire route pour rejoindre Grant au siège de Petersburg.

Le 31 janvier 1865, Robert Lee avait été nommé général en chef de toutes les armées confédérées. À court de main-d'œuvre, la question de l'armement des esclaves est devenue une question primordiale pour les troupes confédérées. En dépit de l'hostilité des civils, Lee obtient finalement que des esclaves soient enrôlés dans l'armée confédérée. En contrepartie de ce service, les esclaves-soldats et leurs familles seraient émancipés.

Le reliquat de l'armée d'Early est définitivement battu lors de la bataille de Waynesboro, le 2 mars 1865. Une nouvelle défaite sudiste intervient encore lors de la bataille de Fort Stedman, le 25 mars 1865, portant un coup dévastateur pour l'armée de Lee, préfigurant la chute de Petersburg les 2 et 3 avril. Les troupes nordistes lancent un assaut final sur les tranchées de la ville. En dépit d'une défense héroïque des confédérés, Lee est obligé, sous la pression yankee, de retirer ses forces de Petersburg puis de Richmond, la capitale sudiste, désormais sans défense, abandonnée et incendiée. Il prend la direction de l'ouest afin d'essayer de rejoindre les unités commandées par le général Joseph E. Johnston en Caroline du Nord. Encerclé de nouveau, conscient de l'impossibilité de renverser le court des évènements, Lee résiste à l'appel de certains de ses officiers de mener une guérilla dans les montagnes. Il décide de capituler à Appomattox (Virginie) le 9 avril 1865.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 17:59

Balles meurtrières
Port Gibson, Missouri - 1er mai 1863



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La bataille de Port Gibson

Peu après minuit, le 1er mai 1863, les soldats fédéraux furent reçus par des tirs de mousquets aux abords de Shaifer House. Les forces de l'Union se rangèrent en ordre de bataille et déployèrent leur artillerie. Trois heures durant, les deux camps échangèrent les salves sans qu'aucun des protagonistes ne parvienne à prendre l'avantage. Vers 3 heures du matin, le combat cessa et les deux armées prirent du repos en vue de la bataille qui s'annonçait pour le lendemain.

A l'aube, les troupes de l'Union reprirent leur avance le long de Rodney Road en vue d'atteindre Magnolia Church. Une division US fut envoyée le long de Bruinsburg Road, au cours d'une manooeuvre de flanc, afin de fondre sur la droite sudiste. Vu la résistance sudiste, l'avancée fédérale fut lente mais continue.

Très inférieurs en nombre, les Sudistes durent reculer de deux kilomètres vers 10 heures du matin et établirent une nouvelle ligne de défense le long du Willow Creek. Surtoutt attaquée sur sa gauche, la ligne confédérée fut repoussée progressivement par l'attaque principale de l'Union.
Sur Bruinsburg Road, l'attaque de flanc nordiste fut aussi couronnée de succès malgré une forte résistance confédérée. Dans l'après-midi, les troupes sudistes, essentiellement formées d'hommes de l'Alabama, abandonnèrent progressivement leurs positions.

Les Fédéraux, forts de leur énorme supériorité numérique, lançèrent une offensive générale sur l'ensemble de la ligne de front. Une troupe sudiste, originaire du Missouri, lança une contre-attaque décidée le long de Rodney Road et mit en difficulté les forces fédérales du secteur. Une autre contre-attaque sudiste fut lançée sur Bruinsburg Road. Mais la disproportion de forces était trop grande... Les Confédérés, malgré leur vaillance, furent arrêtés, puis repoussés. Vaincus, ils abandonnèrent définitivement le champ de bataille vers 17h30.

La bataille de Port Gibson coûta à Grant 131 tués, 719 blessés et 25 disparus sur un total de 23.000 hommes engagés. La Confédération perdit 60 tués, 340 blessés et 387 prisonniers ou disparus sur un total de 8.000 combattants. Par ailleurs, quatre canons furent perdus.

La bataille assura définitivement le succès du débarquement nordiste. Pour les Sudistes, ce fut la fin de toute possibilité de résistance sur les berges du Mississipi.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:08

Protègeant sa famille
Westford, Virginie - 2 mai 1863



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Des soldats de l'Union incendie une maison sudiste.
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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:13

La bataille continue
Chancellorsville, Virginie - 10 mai 1863




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L'Union bat en retraite

La bataille de Chancellorsville fut une des plus importantes batailles de la guerre de Sécession en 1863. Aussi surnommée « Lee's perfect battle » (la bataille parfaite de Lee) à cause de sa tactique, victorieuse mais risquée de diviser ses forces face à un ennemi largement supérieur en nombre.

La bataille mettait aux prises l'armée du Potomac commandée par le major général Joseph Hooker avec une armée de Virginie du Nord moitié plus petite commandée par le général Robert E. Lee assisté de "Stonewall" Jackson. L'audace de Lee, combinée à la pusillanimité de Hooker résultèrent en une défaite très sérieuse de l'Union.

La campagne débuta lorsque l'armée de l'union franchit la rivière Rappahannock, le matin du 27 avril 1863.
Des combats intenses débutèrent le 1er mai et ne cessèrent qu'avec la retraite des soldats de l'union dans la nuit du 5 au 6 mai.

Sur le papier, il devait s'agir d'un des affrontements les plus déséquilibrés de la guerre. L'union ayant environ 130 000 soldats tandis que la confédération ne disposait que de moins de la moitié de ce nombre avec environ 60 000 soldats. De plus, les forces de l'union étaient bien mieux approvisionnées et sortaient reposées de plusieurs mois d'inactivité. Les forces de Lee, de plus étaient éparpillées sur tout l'État de Virginie, 15 000 soldats de l'armée de Virginie de Nord ne purent arriver à temps pour aider Lee.

Les plans de bataille de l'armée de l'union étaient, qui plus est, largement supérieurs à la plupart des précédents plans. L'armée partit de ses quartiers d'hiver autour de Fredericksburg, où elle était face à Lee de l'autre côté de la rivière Rappahannock. Hooker envisageait un large encerclement des armées de Robert Edward Lee, envoyant 4 corps d'armée contourner ses forces par l'ouest tandis que le gros des troupes devaient attaquer directement Lee à travers Fredericksburg. Pendant ce temps, 7 000 cavaliers commandés par le major général George Stoneman devaient effectuer des raids dans les lignes arrières de la confédération pour détruire les approvisionnements le long de la voie de Richmond à Fredericksburg.

Cependant, en dépit de sa supériorité numérique et de l'ambition de ses plans, l'absence de généraux compétents à la tête de l'armée du Potomac ruina tous ses efforts.

Le 27 et le 28 avril, les 4 corps de l'armée du Potomac traversèrent les rivières Rappahannock et Rapidan en plusieurs endroits autour d'un hameau nommé Chancellorsville, tandis que la seconde armée de 30 000 hommes la traversait à Fredericksburg et que la cavalerie de Stoneman partait vers les lignes arrières de Lee.

Le 1er mai, le major général Joseph Hooker avait environ 70 000 hommes et 108 canons concentrés autour de Chancellorsville, tandis que Lee essayait désespérément de regrouper ses forces. Il opposait 40 000 hommes, tandis que sur son aile droite, le major général Jubal Anderson Early occupait les solides positions de Marye's height à Fredericksburg avec 12 000 hommes, cherchant à empêcher le major général John Sedgwick d'attaquer l'arrière garde de Lee. La densité de la végétation empêchait Hooker de déterminer la taille des forces du brigadier général Early, de plus Lee leur ordonna de déployer une activité importante et un feu continu pour tromper les Nordistes. Le lendemain, des combats eurent lieu près de Chancellorsville, les troupes de l'union ayant beaucoup de problèmes à se mouvoir dans les résineux et fourrés caractéristiques du lieu. Ceci fut envisagé comme un des éléments-clé pour la victoire par les généraux de l'union, si la bataille se déroulait dans les taillis, l'énorme avantage de l'armée de l'union sur le plan de l'artillerie était minimisé, celle-ci étant peu efficace sur ces terrains. Toutefois, Hooker avait décidé auparavant de se battre défensivement et de forcer Lee, en infériorité numérique à attaquer.

À la bataille de Fredericksburg, l'armée de l'union, offensive, avait subi une sanglante défaite alors qu'elle lançait des assauts successifs contre les confédérés immobiles sur Marye's height.

Hooker savait que Lee ne pouvait se permettre de telles pertes, il demanda donc à ses hommes de faire retraite dans les sous-bois et de prendre une position défensive autour de Chancelorsville. Il laissait ainsi le choix à Lee d'attaquer une position difficile ou de faire retraite, poursuivi par une armée supérieure en nombre.

Lee accepta le défi et planifia une attaque pour le 2 mai. La nuit précédent l'assaut, Lee et son second, le lieutenant-général Stonewall Jackson mirent au point un plan extrêmement osé et risqué. Ils diviseraient leurs 40 000 hommes en deux. Jackson prendrait 28 000 hommes de côté pour attaquer le flanc droit de l'union. Lee, pendant ce temps commanderait directement les 12 000 hommes restants et s'opposerait aux 70 000 hommes de Hooker à Chancellorsville. Pour que ceci puisse marcher, il fallait beaucoup de conditions réunies : Il fallait que Jackson effectue une marche de 18 kilomètres par des routes détournées pour contourner l'armée de l'union, et il fallait le faire sans être repéré. Ensuite, il fallait à Lee que Hooker reste sur la défensive. Il fallait aussi que Early puisse contenir Sedgwick à Fredericksburg. Et surtout, il fallait que l'attaque de Jackson prenne les troupes Nordistes complètement par surprise.

Étonnamment, toutes ces conditions furent réunies : la cavalerie du major-général Stuart empêcha les Nordistes de repérer Jackson et ses troupes dans leurs manœuvres (qui prirent presque toute la journée). Les manœuvres furent repérées une seule fois par l'armée de l'union alors que Jackson se retirait au sud de Chancellorsville et ceci fut mal interprété par Hooker, à l'avantage des confédérés : Hooker pensa que la cavalerie nordiste de George Stoneman avait réussi à couper l'approvisionnement de Lee et que Lee était sur le point de faire retraite. Donc, il resta sur ses positions et n'envisagea pas de faire une attaque massive, envoyant juste son 3e corps de 13 000 hommes commandé par le major–général Sickles. Celui-ci captura quelques miettes du second corps de Jackson puis s'arrêta.

John Sedgwick (à Fredericksburg) et Joseph Hooker se retrouvèrent dans l'impossibilité de communiquer à cause d'une panne de télégraphe entre les deux. Et quand Hooker réussit enfin à ordonner à Sedgwick tard dans la soirée du 2 d'attaquer Early, celui-ci ne le fit pas, pensant que Early disposait de plus d'hommes qu'il n'en avait réellement.

Mais la principale raison de l'échec fut l'incompétence du commandant du 11e Corps d'armée de l'union, le major général Oliver Otis Howard, qui se trouvait sur l'aile droite de l'union. Celui-ci négligea de prendre des précautions défensives malgré les ordres de Hooker dans ce sens. L'aile droite n'était aucunement abritée et la seule précaution contre une attaque de flanc consistait en deux canons dirigés vers les fourrés. Pour aggraver les choses, le 11e Corps était une unité peu entraînée, composée presqu'entièrement d'immigrants allemands, dont certains ne parlaient pas anglais. À 16h30, les 28 000 hommes de Jackson sortirent des fourrés et prirent les soldats de Howard totalement par surprise tandis que la plupart d'entre eux était occupée à cuisiner. Plus de 4 000 furent faits prisonniers avant d'avoir pu tirer un coup de feu et la plupart des autres partirent en déroute. Une seule des divisions du 11e Corps offrit une résistance temporaire. À la tombée du jour le 2e corps avait progressé de plus de 3 km, jusqu'à se trouver en vue de Chancellorsville et n'était plus séparé de l'armée de Lee que par le corps d'armée de Sickles qui se trouvait toujours à l'endroit où s'était achevée son attaque du matin. Hooker lui même avait été légèrement blessé quand un boulet Sudiste avait atteint le pilier contre lequel il s'appuyait au plus fort des combats à son QG. Bien que très handicapé, il refusa de transmettre le commandement à son second, le général Darius Nash Couch et ceci fut dommageable à son commandement les jours suivants, le rendant particulièrement nerveux et perturbant son jugement.

Le 3 mai, le major général Ambrose Powell Hill qui avait remplacé Jackson blessé à la tête du 2e Corps d'armée fut immobilisé, il prit conseil auprès du brigadier général Robert Emmett Rodes, le second plus âgé du corps qui fut d'accord avec sa décision de demander à James Ewell Brown Stuart de le remplacer ce qui serait signalé à Lee plus tard. Ce cavalier intrépide se montra aussi un bon chef d'infanterie, il décida de lancer un assaut massif sur l'ensemble du front. Aidé par Hooker qui retirait ses troupes de Hazel Grove, il y plaça son artillerie qui put bombarder celle de l'union. Des combats féroces s'engagèrent le soir quand Stuart lança ses troupes à l'assaut des lignes Nordistes qui perdaient pied doucement, sous la pression et par suite d'un manque d'approvisionnement et de renforts. Le soir même, les confédérés avaient capturé Chancellorsville et Hooker dut regrouper ses troupes épuisées sur des positions défensives autour de leur seule voie de retraite possible.

La bataille était encore indécise, au plus fort des combats il avait encore ordonné à Sedgwick d'attaquer l'arrière garde de Lee et une fois de plus celui-ci avait tergiversé avant de ne rien faire.

Le soir, il se décida enfin à attaquer la position de Early, (que celui-ci avait laissée d'ailleurs suite à un ordre de Lee mal interprété) et la conquit, trop tard dans la journée pour pouvoir aider Hooker. En fait, une simple brigade de troupes de l'Alabama commandée par le brigadier-général Cadmus Wilcox se mit en travers de leur route sur l’Orange Plank Road, à l'ouest de Fredericksburg et réussit à retarder encore une avance déjà extrêmement lente. Des renforts commandés par le major-général Lafayette Mac Laws arrivèrent de Chancellorsville tard dans la journée et rejoinrent Wilcox à l'église de Salem 6 km à l'ouest de Fredericksburg il réussirent à empêcher Sedgwick de rejoindre Chancellorsville.

Les combats du 3 mai furent parmi les plus engagés de la guerre et auraient pu à eux seuls être considérés dans la liste des bataille les plus sanglantes. Environ 18 000 hommes également répartis dans les deux camps furent tués ou blessés ce jour-là.

Depuis le soir du 3 et tout le 4, Hooker resta retranché sur ses positions, tandis que Lee et Early attaquaient Sedgwick. Sedgwick après avoir pris les défenses de Early, négligea de sécuriser Fredericksburg. Early revint alors sur ses pas et réoccupa les hauteurs à l'ouest de la ville, divisant les forces de Sedgwick.

Pendant ce temps Lee ramena la division du major général Richard Heron Anderson depuis le front de Chancellorsville et put renforcer McLaws avant que Sedgwick ne réalise que si peu d'hommes se trouvaient face à lui. Sedgwick se montra aussi obstiné en défense qu'il avait été hésitant à attaquer et il résista ce jour-là avant de se replier au-delà de la Rappahannock river à Banks' Ford durant les dernières heures nocturnes du 5. Ironiquement, il s'agissait d'une autre erreur de communication entre Hooker et lui, Hooker voulant simplement qu'il tienne Banks' Ford pour que Hooker puisse se retirer de Chancellorsville et retraverser la rivière à Banks' Ford pour contre-attaquer. Quand il apprit que Sedgwick avait quitté la rive sud, Hooker pensa qu'il n'avait aucune possibilité de sauver la bataille et dans la nuit du 5 au 6 il fit retraite au Nord de la rivière.

George Stoneman, après une semaine de raids infructueux dans le centre et le sud de la Virginie ou il n'avait attaqué aucun des objectifs fixés se replia sur vers les lignes de l'armée de l'union à l'est de Richmond le 7 mai, terminant la campagne.

Une caractéristique notable de la bataille fut les terribles conditions de combat, les soldats se perdaient dans les fourrés parmi lesquels maints incendies se produisirent. On rapporta des cas de blessés brûlés vifs par ces incendies.

Lee, bien que dépassé dans des proportions de 5 pour 2, gagna sa plus grande bataille de la guerre pour laquelle il paya cependant un prix très élevé. Pour seulement 52 000 troupes, il eut plus de 13 000 soldats hors de combat, perdant 25% de ses troupes que la confédération, de population limitée ne pouvait pas remplacer aussi facilement que l'union. Presque aussi tragiquement, il perdit plusieurs de ses meilleurs généraux, au premier rang desquels Thomas "Stonewall" Jackson, son général le plus offensif. La perte de Jackson allait se faire sentir un mois plus tard lors de la bataille de Gettysburg.

Hooker, qui débuta la campagne en disant qu'il avait « 80 chances sur 100 d'être vainqueur », perdit la bataille à cause de problèmes de communication, de l'incompétence de ses généraux (en particulier Howard et Stoneman, sans oublier Sedgwick), et d'erreurs de sa part. Les erreurs de Hooker sont, entre autres, l'abandon de son offensive le 1er mai et l'ordre à Sickles de laisser Hazel Grove et de se retirer le 2 mai. Il négligea aussi le placement de ses troupes : environ 40 000 de ses hommes ne tirèrent pas un coup de feu de la bataille. Quand on lui demanda plus tard pourquoi il ordonna l'arrêt de l'avancée le 1er mai, il répondit : « Pour la première fois, j'ai perdu foi en Hooker ».

Sur les 90 000 soldats de l'union qui engagèrent les hostilités, seuls 17 000 furent mis hors de combat dans la bataille, un taux de perte bien inférieur à celui des confédérés et ceci sans prendre en compte les 4 000 hommes du 11e Corps qui se rendirent sans combattre dans la panique initiale du 2 mai.

La tactique de Hooker de forcer Lee à l'attaquer était certainement bonne dans son concept mais tragiquement faible par la manière dont elle fut appliquée par lui et son état-major. L'affrontement lui-même montra que les armées de l'union avaient atteint un niveau comparable aux armées jusqu'alors supérieures de Lee, ce qui serait redémontré plus tard à Gettysburg. Lee, ragaillardi par la victoire se sentit invincible et la victoire le décida à poursuivre son avantage en attaquant la Pensylvanie avec son armée de Virginie du Nord ce qui conduira à la bataille de Gettysburg deux mois plus tard.

L'Union fut choquée par la défaite, on rapporte que Abraham Lincoln dit : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Que dira le pays ? » Les carrières de quelques généraux souffrirent de la bataille. Hooker limogea Stoneman pour incompétence. Couch fut si dégoûté de la direction de Hooker (et de ses manœuvres politiques permanentes) qu'il démissionna et fut nommé responsable de la milice de Pennsylvanie. Hooker lui-même fut limogé le 28 juin, juste avant la bataille de Gettysburg.
Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 23:49, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:21

Erreur coûteuse
Chancellorsville, Virginie - 10 mai 1863



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Stonewall Jackson tué par erreur

Thomas Jonathan Jackson, surnommé Stonewall Jackson, est un officier américain dans la guerre de Sécession, né le 21 janvier 1824 et décédé le 10 mai 1863.

En 1861, avant que la Virginie ne fasse sécession, il entre au service des États confédérés d'Amérique. Le 27 avril 1861, le gouverneur de Virginie ordonne au colonel Jackson de prendre le commandement de ce qui deviendra la "brigade Stonewall". Il est promu brigadier general (général de brigade), le 17 juin 1861.

Dans la première bataille de Bull Run, il organise une défense têtue et gagne son surnom « Stonewall ». Un général confédéré harangue ses troupes en le désignant : "C'est Jackson debout comme un mur de pierre. Décidez-vous à mourir ici et nous vaincrons. Suivez-moi!". Pour certains, cette comparaison a pu être péjorative, au sens où le mur de pierre évoquait l'inaction de Jackson. Ce jour-là néanmoins, la brigade Stonewall repousse les assauts de l'armée de l'Union et, peu de temps après, Jackson est promu au rang de major general (général de division).

En 1862, au cours de la campagne de la vallée de Shenandoah, il commande deux divisions dans la vallée de Shenandoah et vainc plusieurs commandants de l’Union grâce à sa vitesse et sa supériorité manœuvrière. Jackson possède les atouts pour dominer ses adversaires indécis : une grande audace, une excellente connaissance du terrain et un grand talent pour diriger et motiver ses troupes. Son armée marcha plus de 1 000 km en 48 jours et remporta cinq batailles significatives, avec un effectif de 17 000 hommes contre des forces adverses qui en atteignaient 60 000.

Grâce à ses victoires, le général Robert E. Lee lui donne un corps d'armée avec lequel il participe aux batailles des Sept Jours, du second Bull Run, d'Antietam, de Fredericksburg et de Chancellorsville. La réputation militaire de Jackson allait en augmentant : il représentait tout ce que l'armée de Lee avait d'audacieux et d'offensif, alors que le général James Longstreet était plutôt un adepte des stratégies défensives.

À Chancellorsville, explorant les lignes de l’ennemi après avoir mené une attaque spectaculaire contre le flanc droit de l’Armée du Potomac, il est blessé par ses propres soldats dans la nuit du 2 mai 1863. Il est touché par trois balles, deux dans le bras gauche et une dans la main droite. Son bras gauche doit être amputé et, affaibli par l’opération, Jackson contracte la pneumonie dont il meurt le 10 mai 1863.
Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 23:50, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:35

Touchée mortellement
Jackson, Mississippi - 15 mai 1863



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L'armée de l'Union gagne le contrôle de la ville.

La bataille de Jackson, se déroula le 14 mai 1863, à Jackson, dans le Mississippi, durant la Guerre de Sécession.

La bataille de Raymond n'empêcha pas Grant de poursuivre sa marche vers Jackson, capitale de l'Etat du Mississipi. Afin de couper les lignes de ravitaillement sudistes vers Vicksburg, Grant divisa ses forces. Le corps de McPherson progressa de Raymond vers Clinton, le 13 mai 1863. Le corps de Sherman marcha de Raymond vers Mississipi Springs. Enfin, le corps de McClernand fut placé en position défensive entre Clinton et Raymond.

Dans l'après-midi du 13 mai, les Fédéraux apprirent l'arrivée par train à Jackson du brillant général sudiste Joseph E. Johnston, spécialement dépêché par le président Davis pour reprendre en main la situation dans la région. Parvenu sur place, Johnston fut effaré de l'état de délabrement des forces sudistes et de l'absence de fortifications valables autour de la ville de Jackson. Il fit savoir à la capitale confédérée que toute défense de Jackson était impossible. Il ordonna l'évacuation de la ville et demanda au général Gregg de livrer un combat d'arrière-garde afin de couvrir l'évacuation.

Progressant lentement sur des routes boueuses, les corps US de Sherman et McPherson parvinrent aux abords de Jackson le 14 mai vers 9 heures. Les Fédéraux furent pris à partie par l'artillerie sudiste aux abords de la ferme Wright. Les forces de l'Union se rangèrent en ordre de bataille mais une pluie terrible se mit à tomber, empêchant tout assaut. L'attaque fut reportée jusqu'à 11 heures.

A ce moment, les Fédéraux attaquèrent les positions sudistes à la baïonnette, au cours d'un assaut sauvage. Les forces de McPherson atteignirent le Lynch Creek mais furent stoppées par l'artillerie sudiste. Il fallut l'engagement de l'artillerie nordiste pour briser la résistance confédérée et obliger les Sudistes à se replier à l'intérieur de la ville. Ayant franchi l'obstacle constitué par le ruisseau, les Fédéraux de Sherman repartirent à l'assaut à 14 heures, sous un feu nourri qui eut tôt fait d'enrayer leur progression. Jugeant une attaque frontale suicidaire, Sherman engagea l'un de ses régiments dans une marche de flanc contre la gauche sudiste. Le détachement fédéral s'aperçut rapidement que des positions sudistes avaient été abandonnées. Au même moment, en effet, les forces de Johnston et Gregg évacuèrent la ville où la principale force fédérale fit son entrée à 15h00. Le drapeau de l'Union fut hissé sur le capitol local dans un geste très symbolique.

Les pertes sudistes lors de la bataille de Jackson ne furent jamais clairement établies mais furent estimées à 845 tués, blessés, prisonniers et disparus. 17 canons furent par ailleurs perdus. L'Union perdit 300 soldats, dont 42 tués, 251 blessés et 7 manquants. Grant ordonna rapidement la destruction des lignes de télégraphe et des voies de chemin de fer menant à Vicksburg. Avec les sources d'approvisionnement sudistes coupées et les principales forces de défense désorganisées, Grant put alors retourner l'ensemble de son dispositif vers l'Ouest et vers son objectif principal : Vicksburg.
Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 23:51, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:41

Le bateau explose
Memphis, Tennessee - 5 juin 1863



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Un bateau explose et fait 98 morts.
Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 23:52, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Ronald » 25 mai 2010 18:43

Vraiment passionnant cette collection,merci Daniel... :applaudis_6:

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:48

Attaque méchante
Gettysburg, Pennsylvanie - 2 juillet 1863



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La bataille de Gettysburg se déroula du 1er au 3 juillet 1863 à Gettysburg (Pennsylvanie) pendant la guerre de Sécession. Cette bataille, défaite des sudistes aux mains des nordistes, constitue un tournant majeur de cette guerre.

Quittant discrètement Fredericksburg (Virginie) le 3 juin, le général des États confédérés d'Amérique Robert E. Lee et son armée de Virginie du Nord de 75 000 vétérans marchent vers l'ouest, suivent ensuite la vallée de la Shenandoah (un affluent du Potomac) pour s'avancer vers le nord dans l'arrière-pays ennemi, en menaçant Baltimore, Philadelphie et Washington ; quand Lee apprend la présence de l'armée du Potomac à Frederick (Maryland), il regroupe ses trois corps d'armée à Cashtown, située 10 km à l'ouest de Gettysburg. L'armée nordiste du Potomac, forte de 90 000 hommes, est commandée depuis peu par le général George G. Meade, qui remplace le général Joseph Hooker. Dans l'après-midi du 30 juin, des éléments avancés aperçoivent à l'ouest de Gettysburg, une bourgade de 2 400 habitants située au carrefour de nombreuses routes. L'infanterie sudiste se retire en voyant la cavalerie nordiste, mais revient en force dès le lendemain.

Sans se conclure par une véritable victoire nordiste, la bataille ne fait qu’éloigner les troupes ennemies. Les pertes humaines sont considérables et la guerre de Sécession est encore loin d’être close.

Le 1er Juillet... Tôt dans la matinée, les cavaliers de Buford (Ire division de cavalerie) sont repoussés de Mc Pherson Ridge par les Confédérés. Plus tard, le général Reynolds (Ier corps) arrive avec des renforts, mais son adversaire en reçoit également (Ewell, Rodes) ; le chef nordiste sur le terrain, le général Reynolds, est tué au cours des combats pour les hauteurs à l'ouest et au nord de la ville.

En fin de journée, les Nordistes se replient sur une ligne défensive incurvée de 4 km sur la pente au sud de la ville, en occupant la butte boisée de Culp's Hill, les hauteurs voisines de Cemetery Hill et Cemetery Ridge, ainsi que deux mamelons, Little Round Top et Big Round Top. Ewell décide de ne pas tenter la prise d'assaut de ces lignes en hauteur.

Le 2 juillet.. Le 1er corps du général Longstreet devait lancer un assaut vers le nord-est, depuis l'extrémité sud de Seminary Ridge, quand le IIIe corps du général Sickles, qui renforçait l'aile gauche des positions nordistes (au sud de Cemetery Ridge, et autour de Little Round Top et de Big Round Top) se porta en avant vers le Peach Orchard sans en référer à ses supérieurs.

Vers 16 h 30, les Confédérés attaquent au sud du champ de bataille : le général McLaw, du 1er corps, repousse les Fédéraux du Peach Orchard et du Wheatfield ; pendant ce temps, le général Hood, également du 1er corps, attaque les Round Top mais ses hommes sont arrêtés au pied de Little Round Top par les Nordistes, notamment grâce à la résistance héroïque du 20e régiment du Maine commandé par le colonel Chamberlain. Prévenu de l'arrivée des troupes sudistes par un observateur au sommet de Little Round Top, le général Warren avait pu s'arranger pour y envoyer des renforts à temps.

Le 3 juillet... Lee, croyant à tort le centre de l'armée nordiste affaibli, décide de l'attaquer, malgré l'avis de Longstreet qui préconise de déborder l'armée nordiste par la droite. À 13 h, débute un bombardement intense des Sudistes sur Cemetery Hill qui durera deux heures.

À 15 h, environ 13 000 Confédérés sortent du couvert des arbres en bas du Seminary Ridge et se dirigent vers les positions nordistes. Cet assaut contre le centre nordiste sera connu sous le nom de Pickett's Charge[1]. Progressant à découvert, sous les tirs de l'artillerie nordiste, environ cent cinquante fantassins seulement parviennent à franchir les lignes ennemies, avec le général Armistead à leur tête, qui est tué lors de l'assaut.

Non soutenus par l'engagement de nouvelles unités Confédérées, les survivants de l'assaut doivent battre en retraite ; ils laissent environ 7 000 hommes sur le terrain.

Pendant cet assaut, la cavalerie de Stuart tente de prendre les positions nordistes à revers, mais elle est bloquée à 4 km à l'est par d'importants éléments de cavalerie nordiste, aux rangs desquels se trouvait le général de brigade Custer.

Le jour de la fête de l'Indépendance, les armées se font face sans chercher le combat. Lee fait évacuer le théâtre des combats après la tombée de la nuit et se replie en Virginie. C'est le grand tournant de la guerre de Sécession sur le front est : désormais, les Sudistes y seront réduits à une défensive de plus en plus pénible.
Modifié en dernier par Daniel le 14 juin 2010 23:54, modifié 1 fois.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Daniel » 25 mai 2010 18:51

Ronald a écrit :Vraiment passionnant cette collection,merci Daniel... :applaudis_6:


Merci Ronald ! :D

Les cartes et les textes offrent un petit voyage dans le temps sur la page la plus sombre dans le grand livre sur l'histoire des États-Unis d'Amérique.

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Re: Une collection sur la guerre de Sécession de la compagnie chewing-gum Topps (1962)

Messagepar Ronald » 25 mai 2010 18:53

Tout à fait,et ça me donne quelques idées de batailles pour mes figurines! :wink:



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