La Guerre des Chichimecas

DEMERVAL
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7030

La Guerre des Chichimecas

Messagepar DEMERVAL » 13 mai 2019 16:21

Le 8 septembre 1546, des Indiens vivant près de Cerro de la Bufa dans ce qui allait devenir la cité de Zacatecas montrèrent à l’Espagnol Juan de Tolosa plusieurs morceaux de minerais riches en argent. Des échos de cet événement se répandirent rapidement à travers la Nouvelle Espagne. Le rêve d’une soudaine richesse amenèrent un exode de nombreux espagnols vers le sud du Mexique vers ce qui est à présnet la cité de Zacatecas dans le cœur de La Gran Chichimeca. Rapidement les mines de San Martín, Chalchihuites, Avino, Sombrerete, Fresnillo, Mazapil et Nieves furent ouvertes. La Nation Chichimeca rejeta les intrusions des Espagnols sur ses terres ancestrales. Des soldats espagnols commencèrent rapidement à effectuer des raids dans les terres des Indiens pour acquérir des esclaves pour leurs mines. Pour communiquer et alimenter les mines situées près de Zacatecas, de nouvelles routes furent construites de Querétaro et Jalisco à travers les terres Chichimecas. Les caravanes pleines de vivres déambulant le long des routes devinrent des cibles économiques pour les guerriers Chichimecas.
Les Chichimecas étaient un peuple nomades et semi-nomades qui occupaient le large bassin désertique s’étendant de nos jours de Saltillo et Durango vers Querétaro au nord et vers Guadalajara au sud. Dans ce territoire d’environ 160 000 kilomètres carrés, les Chichimecas vivaient primairement de la chasse et de la cueillette, particulièrement des haricots de mesquite, des parties comestibles des agaves, des fruits et des feuilles de cactus. Dans les régions favorisées, quelques Chichimecas cultivaient le maïs et autres céréales. La population Chichimeca est difficile à estimer, bien qu’en se basant que la densité moyenne des cultures nomadiques, ils étaient probablement 30,000 à 60,000. Les Chichimecas vivaient dans des rancherias composées d’habitations rudimentaires ou des abris naturels comme des grottes, bougeant fréquemment d’un endroit à un autre pour tirer avantage des aliments de saisons et de la chasse. Les Chichimecas se référaient à eux-mêmes comme étant "Les Enfants du Vent", vivant religieusement de leur pays naturel. Les caractéristiques les plus notables à leur sujet, notées par les Espagnols, étaient qu’hommes et femmes portaient peu de vêtements, avaient de longs cheveux, peignaient et tatouaient leurs corps. Ils étaient souvent accusés de cannibalisme, bien que cette accusation ait été discutée, car les Espagnols tentaient de les faire passer pour des sauvages pour justifier leur conversion forcée au Catholicisme par l’Espagne durant l’Inquisition Mexicaine.
La Confédération des Chichimecas consistait en quatre nations principales : les Guachichiles, les Pames, les Guamares et les Zacatecos. Ces nations avaient des gouvernements décentralisés et étaient plus des états indépendants. A cause de leur unité politique décentralisée, leurs territoires se chevauchaient et d’autres Chichimecas se joignaient les uns aux autres dans des raids.
Le territoire des Guachichiles se concentrait dans l’espace qui allait devenir la cité de San Luis Potosí. Ils semblent avoir été le groupe ethnique le plus nombreux des quatre nations et de facto les leaders des Chichimecas. Leur nom signifiait "Cheveux Teints en Rouge" à l’aide d’un pigment qu’ils appliquaient aussi sur leur peau et leurs vêtements. Vivant à proximité de la route de l’argent entre Querétaro et Zacatecas, ils étaient les raiders les plus craints.
Les Pames vivaient au nord de ce qui est à présent l’Etat mexicain de Querétaro et au sud et à l’est des Guachichiles. Ils étaient les moins belliqueux et militants des Chichimecas. Ils avaient été absorbés par les pratiques religieuses et culturelles de nations Indiennes plus urbanisées.
Les Guamares vivaient princiaplement dans ce qui est aujourd’hui l’Etat de Guanajuato. Ils avaient peut-être plus d’unité politique que les autres Chichimecas et étaient considérés par un écrivain comme les plus "déloyaux et destructifs de tous les Chichimecas et les plus habiles." Les Guamares et la population métissée de Dolores Hidalgo, sur la route de l’argent de San Miguel de Allende, furent aussi à l’origine de la Guerre d’Indépendance Mexicaine, alors peu de temps après avoir envoyé un bataillon de renforts à la Bataille de Puebla durant l’Intervention Française au Mexique.
Les Zacatecos vivaient dans ce qui est aujourd’hui les Etats mexicains de Zacatecas et Durango. Ils avaient participé à la précédente Guerre de Mixton et ainsi étaient devenus des combattants expérimentés contre les Espagnols. Quelques Zacatecos cultivaient le maïs; d’autres étaient nomades.
La culture nomadique des Chichimecas rendit la victoire difficile pour les Espagnols. L’arc était leur arme principale et un observateur avisé dit que les Zacatecos étaient "les meilleurs archers du monde." Leurs arcs étaient courts, habituellement moins d’1m20 de long, leurs flèches étaient longues et fines et faites en roseau avec une pointe d’obsidienne, une roche volcanique plus tranchante qu’un rasoir. Malgré la fragilité de leurs flèches en obsidienne, elles avaient un excellent pouvoir de pénétration même contre les armures espagnoles qui étaient de rigueur pour les soldats combattants les Chichimecas. De complexes armures en peaux de daim étaient préférées aux cottes de maille car les flèches en obsidienne pénétraient les rangs de la maille.
Les arcs et les flèches des Chichimecas étaient expertement travaillés pour permettre la pénétration des armures espagnoles. Il y a deux anecdotes sur l’habileté des archers Chichimecas que Powell relate dans son livre : A une occasion je les ai vus jeter une orange en l’air et ils plantèrent tant de flèches dedans avant qu’elle ne tombe au sol, qu’elle toucha finalement le sol en tous petits morceaux" (Powell 48). "Un des soldats de don Alonso de Castilla vit une flèche traverser la tête de son cheval, dont une couronne en double peau de daim et de métal, une autre flèche traversa son poitrail et le cheval tomba mort sur le sol, ce que de nombreux observateurs encore vivants purent voir' (Powell 48). Les Chichimecas avaient une culture nomadique les rendant très mobiles et des experts des terrains difficiles remplis de cactus dans lesquels ils savaient toujours trouver des endroits pour se dissimuler. "Son long usage de la nourriture trouvée sur le Gran Chichimeca lui donnait bien plus de mobilité que les envahisseurs sédentaires, qui étaient dépendants des vivres domestiques, de l’agriculture et des denrées importées. Les Chichimecas pouvaient et mirent fin à ces ravitaillements, détruisirent leurs stocks de vivres et ainsi paralysèrent la vitalité économique et militaire des envahisseurs ; c’était rarement possible de l’inverse" (Powell 44). Ils attaquaient en petits groupes comprenant de 5 à 200 guerriers. A une occasion, avec seulement 50 guerriers Zacatecos, les Chichimecas tuèrent 200 espagnols dans une bataille ; un ratio de 1 à 5. Ils n’avaient aucune retenue dans le nombre de raids parce que les vivres de haute valeur attiraient les guerriers qui pouvaient ainsi obtenir des objets de haute qualité pour commercer.
La Guerre des Chichimecas gagna en intensité et quand les Espagnols adaptèrent leurs phases offensives et défensives, les Chichimecas s’adaptèrent également leur système défensif et leurs tactiques offensives. "Les Chichimecas envoyèrent des espions dans les villes espagnoles pour évaluer les plans et les forces de l’ennemi ; ils développèrent un lointain système de postes de guet et d’éclaireurs et, à l’occasion d’attaques majeures, ils pratiquaient l’abattage systématique et le vol des chevaux et autres bétails pour changer leurs prétendus attaquants de cavaliers en fantassins" (Powell 46). Quand ils attaquaient, ils utilisaient une très bonne tactique qui terrifiaient les animaux et effrayaient les Espagnols. Les Guachichils, tout spécialement, se déguisaient en animaux grotesques en utilisant des têtes d’animaux et des peintures puis ils criaient comme des bêtes folles en faisant perdre le contrôle des Espagnols, de leurs chevaux et de leurs bétails. Les Espagnols commencèrent à construire de nombreux forts, à louer le service de mercenaires, et essayer d’utiliser de nombreux esclaves aussi bien qu’ils le pouvaient.
La tactique de guerre principale des Chichimecas était l’embuscade et le raid contre les Espagnols. Quelques-uns de leurs raids comprenaient plus de 200 hommes, des groupes de 40 à 50 guerriers étaient communs, du niveau de la taille d’une compagnie d’infanterie moderne ou de pelotons. Durant la guerre, les Chichimecas apprirent à monter à cheval et à les utiliser en guerre. Ce fut peut-être la première fois que les Espagnols en Amérique du Nord faisaient face à des guerriers Indiens à cheval. L’avantage indéniable pour les Espagnols était l’utilisation des chevaux et autres bêtes de somme qu’ils introduisirent aux Amériques. Les chevaux étaient inconnus aux Amériques avant que les Espagnols ne les importent en 1519.
Le conflit se révéla encore beaucoup plus difficile et pénible que les Espagnols ne l’avaient supputé. Le premier déclenchement des hostilités survint à la fin de 1550 quand les Zacatecos attaquèrent les routes d’approvisionnement de Purépecha. Quelques jours plus tard, ils attaquaient les colonies espagnoles à moins de 16 kms au sud de l’actuelle Zacatecas. En 1551 les Guachichiles et les Guamares rejoignirent le conflit, tuant 14 soldats espagnols à un avant-poste de San Miguel de Allende et en forçant son abandon. D’autres raids près de Tlaltenango sont censés avoir tué 120 espagnols en quelques mois. Quelques raids cruciaux des premières années de la guerre eurent lieu en 1553 et 1554 quand de nombreuses caravanes circulant sur la route de Zacatecas furent attaquées, tous les espagnols étant tués, et des sommes substantielles de 32 000 à 40 000 pesos en nourritures furent détruites.. (En comparaison, le salaire annuel d’un soldat espagnol n’était que de 300 pesos). A la fin de 1561 on estime que plus de 4 000 espagnols et alliés indiens avaient été tués par les Chichimecas. Les prix des nourritures et autres commodités importés à Zacetacas avaient doublé ou triplé à cause de la dangerosité des transports. Dans les années 1570, la rébellion s’étendit quand les Pames commencèrent à effectuer des raids près de Querétaro.
Le gouvernement espagnol tenta d’abord de prendre des mesures de bric et de broc pour essayer de faire baisser le niveau d’intensité de la guerre mais, celles-ci ne marchèrent pas et en 1597 il adopta la politique de "la guerre à feu et à sang" (fuego y sangre) – promettant la mort, l’esclavage ou la mutilation aux Chichimecas. Une des priorités des Espagnols tout au long de la guerre était de garder les routes de Zacatecas et des mines d’argent ouvertes – spécialement la Camino Real de San Miguel de Allende. Sans ces routes économiques cruciales ouvertes, les espagnols ne seraient pas capables d’alimenter la guerre ou de continuer à approvisionner les colonisations. Pour ce faire, ils créèrent une douzaine de nouveaux forts, peuplés de soldats espagnols et d’alliés Indiens et ils encouragèrent plus de personnes espagnoles à s’installer dans de nouvelles régions, dont ce qui devait être le cœur des futures cités de Celaya, León, Aguascalientes et San Luis Potosí.
Les premiers forts principaux furent San Miguel, San Felipe en 1562 et Nombre de Dios en 1563. Pourtant même ainsi les Chichimecas parvinrent à connaître des succès. En 1571, la plupart des nations des Chichimecas effectuaient des raids sur les villes et les routes économiques cruciales. Dans une lettre de frère Guillermo de Santa Maria adressée à frère Alonso de Alvarado, il fut affirmé que: "Plus tard ces mêmes Zacatecos effectuèrent un nouvel assaut sur Onate et Ybara, à une lieue de Zenaguilla del Monte et trois lieues de la ville minière de Zacatecas, à laquelle ils firent beaucoup de dommages" (Santa 220 (1)). Après 1560, et spécialement durant la décennie des années 1570, les Chichimecas effectuèrent des raids sur plusieurs villes. Dans une lettre écrite le 31 octobre 1576 par le vice-roi de la Nouvelle Espagne au roi Felipe II, il affirmait: "Nous avons besoin que l’on nous envoie des soldats qui doivent être payés grassement comme il le fut agréé par le V.M." (Hernandez 326 (2)). Dans la même lettre on affirmait aussi : "Personne ne peut soutenir la guerre, le coût est trop important. La situation est vraiment cruciale, nous n’avons pas d’armes, d’escadrons, de vivres parce que chaque jour nos réserves sont dérobées ou tuées ce qui fait que de soutenir le bétail est très difficile. Nous n’avons pas assez de vivres pour garder les gens heureux Tout le monde est d’accord pour dire que nous avons besoin de l’aide du trésor royal" (Hernandez 326 (3)).
Même quand les offensives furent entièrement financées par le trésor royal, de 1575 à 1585, les Chichimecas commencèrent à attaquer avec des forces militaires plus importantes. Dans une lettre du vice-roi de la Nouvelle Espagne, le Comte de Coruna, adressée à Felipe II le 1er avril 1581: "J’ai fait comprendre au V.M. les rouages de la Guerre des Chichimecas et combien est délicate le situation de toutes les mines de ces districts où les Indiens sont engagés dans la bataille, et avec leur nombre croissant un grand nombre de mines de Zacatecas sont fermées " (Hernandez 340 (4)). Les espagnols n’eurent pas plus de succès même en essayant d’autres tactiques comme la tromperie et la sournoiserie. La route royale fut détruite et il n’y eut plus aucun fort debout dans le territoire des Guachihiles.
L’augmentation du nombre de soldats espagnols dans le Gran Chichimeca ne fut pas complètement favorable à l’effort de guerre parce que les soldats arrondissaient souvent leurs fins de mois en effectuant des rafles esclavagistes, renforçant ainsi l’animosité des Chichimecas. Malgré l’afflux vers Gran Chichimeca de colons et de soldats espagnols provenant du sud du Mexique, les espagnols étaient toujours en manque de soldats comparés au recrutement toujours grandissant de raiders Chichimecas, ce qui les obligeaient à ne laisser que trois espagnols par fort. Les espagnols même avec l’assistance de soldats et auxiliaires Indiens, notamment des Caxcans, des Purépechas, et des Otomis ne pouvaient pas rivaliser avec la Confédération Chichimeca. Les alliés Indiens étaient récompensés par l’obtention de terres colonisées espagnoles et les soldats Indiens furent autorisés à chevaucher des chevaux espagnols et à porter des épées espagnoles, auparavant interdites d’utilisation par les Indiens.
A la fin du 16ème siècle, les espagnols utilisèrent leur dernier recours qui était de payer les tribus Chichimecas en échange de la paix. "Pour obtenir la paix, Villamanrique offrit des vivres, des vêtements, des terres, des outils agricoles et des enfants femelles au cheveux roux provenant des villages côtiers. Ces femmes étaient plutôt une monnaie d’échange pour de l’argent. Voici une preuve de l’influence des enfants aux cheveux roussâtres au sein de la population du sud des territoires Guachihiles entre La Montesa et Milagros, Zacatecas. 'Cette politique de 'recherche de la paix fonctionna et vers la fin du seizième siècle, la Guerre des Chichimeca War prit fin" (Schmal). Les Guachihils, en particulier, devinrent les protecteurs des mines et des caravanes d’Espagnols en les prémunissant des raids des autres Chichimecas. Cette interaction peut être vue dans les villes-soeurs d’El Tepetate et Asientos. Alors que les espagnols et leurs travailleurs indigènes vivaient dans la ville minière d’Asientos, les Guachihils s’installèrent dans la ville d’El Tepetate (une si ce n’est la première colonie permanente des Guachichils) assurant la protection des Espagnols contre les raids des Chichimeca du Nord et en utilisant les scories des mines pour fertiliser leurs céréales. Alors que la guerre continuait sans relâche, il devint évident que la politique de la guerre à feu et à sang prônée par les Espagnols avait échoué. Le trésor royal était vide à cause des demandes de la guerre. Les hommes d’église et autres qui avait initialement supporté la politique de feu et de sang, se posaient maintenant des questions sur la politique menée. La maltraitance et la mise en esclavage des femmes, des enfants et des hommes Chichimecas par les espagnols furent progressivement perçues comme étant la cause de la guerre. En 1574, les Dominicains, contrairement aux Augustiniens et aux Franciscains, déclarèrent que la Guerre des Chichimecas était injuste et causée par l’agression espagnole. Ainsi, pour mettre fin au conflit, les espagnols commencèrent à changer de politique pour rechercher une paix avec les Chichimecas en les assimilant.
En 1584, l’Evêque de Guadalajara fit une proposition pour assimiler "un remède Chrétien" à la guerre : l’établissement de nouvelles villes avec des prêtres, des soldats et des Indiens amicaux pour progressivement christianiser les Chichimecas. Le Vice-Roi, Alvaro Manrique de Zuniga, accepta l’idée en 1586 avec la mise en place d’une politique de retrait de nombreuses troupes de la frontière, troupes considérées plus comme une provocation qu’un remède. Le Vice- Roi ouvrit des négociations avec les leaders Chichimecas et négocia la fourniture de vivres, de vêtements et de terres pour les encourager à travers une "douce persuasion". Il interdit toutes opérations militaires ultérieures. Une des personnes-clés derrière ces négociations était Miguel Caldera, un capitaine qui était espagnol et descendant de Guachichile. A compter de 1590 et pendant plusieurs décennies les espagnols mirent en œuvre le programme de "Recherche de la Paix" en envoyant de grandes quantités de vivres vers le Nord à destination des Chichimecas. En 1590 le Vice-Roi déclara que le programme était un succès et que les routes de Zacatecas étaient sures pour la première fois depuis 40 ans.
L’étape suivante en 1591, fut pour le nouveau Vice-Roi, Luis de Velasco, avec l’aide d’autres personnes comme Caldera, de convaincre 400 familles d’Indiens Tlaxcalans, vieils alliés des Espagnols, d’établir huit colonies dans les régions Chichimecas. Ils servirent d’exemples chrétiens aux Chichimecas et leur enseignèrent l’agriculture et l’élevage. En retour de leur installation à la frontière, les Tlaxcalans reçurent des concessions de la part des Espagnols, dont des terres, des exonérations de taxes, le droit de porter des armes et des provisions pour deux ans. Les Espganols entreprirent aussi de freiner l’esclavage à la frontière nord du Mexique en ordonnant l’arrestation des membres de la famille Carabajal et de Gaspar Castaño de Sosa. Une part essentielle de leur stratégie fut la conversion des Chichimecas au Catholicisme. Les Franciscains envoyèrent des prêtres à la frontière pour aider à l’effort de pacification.
Le programme de la Recherche de la Paix baissa le niveau de l’hostilité et la majorité des Chichimecas devinrent graduellement des sédentaires Catholiques.
La politique espagnole appliquée pour faire la paix avec les Chichimecas eut quatre composantes: la négociation d’accords de paix; l’accueil plutôt que la force pour convertir au Catholicisme ; encourager les Indiens à investir la frontière pour servir d’exemples et de modèles ; l’attribution de vivres, d’autres commodités et des outils aux Indiens potentiellement hostiles. Cela établit le modèle de la politique espagnole pour assimiler les Indiens sur leur frontière du Nord. Les principaux composants de la politique de recherche de la paix devait continuer pendant presque 3 siècles et devait se révéler fructueuse avec des peurs futures comme les Apaches et les Comanches.
Au fil des ans la plupart de la population Chichimeca transforma son identité ethnique et fut absorbée dans la population catholique et dans des courants principaux plus assimilés de la société mexicaine avant et durant la Guerre d’Indépendance Mexicaine. De grandes parties de la population Guachihil de La Montesa à Milagros migrèrent vers des villes plus grandes de Zacatecas ou Aguascalientes et dans les territoires américains des Etats-Unis comme la Californie, le Colorado et le Texas.
Les Huicholes sont considérés comme les descendants des Guachichiles. Environ 20,000 d’entre eux vivent dans un territoire isolé aux frontières de Jalisco et Nayarit. Ils sont connus pour avoir préservé leur langage, leur religion et leur culture.
Il y a environ 10 000 adeptes de la langue Pame au Mexique, principalement dans la municipalité de Santa Maria Acapulco dans la région isolée du sud-est de la province de San Luis Potosí. Ce sont des Catholiques conservateurs mais la plupart pratiquent encore leur religion et leurs coutumes traditionnelles. Un autre groupe d’environ 1500 Chichimeca Jonaz vivent dans l’Etat de Guanajuato.

Retourner vers « Western et histoire »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité