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Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 04 avr. 2019 6:58
par sunkmanitu
Salut les visages pâles !

Dans le cadre de l'écriture de mon prochain roman je bute sur un détail qui finalement me taraude l'esprit.
Comment prouvait-on son identité au 19e siècle au states ?
En effet malgré de nombreuses recherches, impossible de savoir la "procédure" pour un sheriff dans l'identification d'un "suspect" ou d'un "criminel".
Comment prouver que j'étais vraiment celui qui était innocent, comment prouver que je n'étais pas le dangereux criminel recherché ?

Un truc de fou car mon roman tape essentiellement dans les chasseurs de primes et les "outlaws" donc en gros si ma base n'est pas solide, ça risque vite de paraître farfelu...

SI une âme charitable spécialisée juridique du 19e s pouvait m'aider ce serait super !!

Merci à toutes et tous

Re: Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 04 avr. 2019 17:33
par Nelse McLeod
Encore aujourd'hui, les Etats-Unis (et d'autres pays Anglo-Saxons) n'ont pas de carte d'identité obligatoire. Ceux qui n'ont pas de passeport se débrouillent avec leur permis de conduire ou leur carte de sécurité sociale...

En France, avant l'apparition de papiers officiels vraiment fiables, il y avait beaucoup de formalités qui exigeaient d'être accompagnés de deux témoins qui attestent sur leur honneur de l'identité du demandeur. Et des témoins professionnels étaient là pour dépanner ceux qui avaient oublié ce détail (surtout les ruraux qui le découvraient une fois arrivés en ville), ce qui en dit long sur la fiabilité du procédé.

Pour en revenir au sujet, grosso modo, celui qui prétend être untel est présumé être untel en l'absence d'élément indiquant le contraire. Et celui qu'on accuse d'être untel doit argumenter pour convaincre qu'il est un autre (et l'accusateur argumenter en sens inverse), et en définitive, dans l'hypothèse d'un procès, il revient au jury de décider qui croire.

Re: Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 04 avr. 2019 18:01
par U.S. Marshal Cahill
question intéressante

à mon avis il ne devait y avoir que le témoignage d'autres personnes pouvant certifier sur l'honneur que tel était bien celui qu'il prétend...

Re: Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 04 avr. 2019 19:25
par sunkmanitu
MErci à tous pour vos réponses, valait mieux être pote avec les voisins alors...
J'avais du mal à croire le résultat de mes recherches, mais effectivement si tu ne peux pas prouver qui tu es, prouve qui tu n'es pas !!
JE comprends pourquoi les vendeurs de corde ont fait fortune à cette époque ;) :sm57:

Re: Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 06 avr. 2019 14:15
par Hombre
:num1

En vous lisant il me vient à la mémoire un entretient de l'argentin J.L. Borges, où il disait
qu'il s'était baladé, au début du 20e siècle un peu partout en Europe, sans passeport.

Et pour pouvoir identifier ceux qui étaient recherchés il y avait ça :lol:

Image

Re: Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 01 sept. 2019 18:59
par Franc Suisse
L’émigré arrivant sur le sol des Etats-Unis devait montrer patte blanche et être enregistré après la quarantaine quand elle se justifiait et donc sortait des locaux administratifs étasuniens avec un document officiel à son nom. Qu’il gardait précieusement tant qu’il était honnête et s’empressait d’égarer quand il se savait poursuivi par la justice.
Avant les officiers étasuniens, c’était un contrôleur de l’administration anglaise des colonies qui tenait les registres et délivrait les documents idoines. Les listes de tous temps ont existé dans un but bien précis de contrôler la population.
Et effectivement, si l’on avait peu d’amis, les risques d’être reconnu pour un autre devenaient grand.

Re: Prouver son identité dans le vieil Ouest

Posté : 14 sept. 2019 23:50
par Feuille de Saule
Pour ce qui est de la France avant la carte d'identité nationale, il existait des cartes fournies par les employeurs, qui en tenaient lieu.

Il y aussi eu, au XIX° siècle et tout début du XX°, des carnets de travailleur où les ouvriers et domestiques recevaient de leur employeur une attestation d'avoir travaillé chez eux et une appréciation. Existaient-ils dans l'Ouest... ma foi, je n'y crois pas trop ! Mais je mentionne.

Dans un pays rempli de migrants, faire certifier sur l'honneur qu'on est ou n'est pas quelqu'un ne devait pas être facile.
A partir de quoi, l'imagerie western de l'étranger qu'on regarde de travers est assez justifiée, puisque ce nouveau venu allait devoir s'intégrer avant qu'on sache vraiment quoi penser de lui.

Quelque chose me dit qu'avoir une tache de vin sur le dos de la main ou une oreille amochée par un accident de travail devait être bien utile pour ne pas être confondu trop souvent...
... mais peut-être qu'on ne se posait pas la question très souvent