L'heure de la vengeance - The Raiders 1952 - le Dernier Chevalier - Lesley Selanders

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar lasbugas » 16 janv. 2015 19:25

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar Trane » 19 janv. 2015 13:00

Une des intrigues du film tourne autour de l'entrée de la Californie dans l'Union, dans ce cas comment peut on avoir déja un bureau et un sherif de l'Union ?



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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar Sitting Bull » 19 janv. 2015 13:19

Prémonition :?: :lol:
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar Hombre » 19 janv. 2015 20:13

Trane a écrit :Une des intrigues du film tourne autour de l'entrée de la Californie dans l'Union, dans ce cas comment peut on avoir déja un bureau et un sherif de l'Union ?


lafayette a écrit :Bonne remarque de Trane qui a l'oeil!



Je ne suis pas un spécialiste mais le peu que j'ai pu lire sur le sujet
me dit que cela ne peut être si contradictoire.
Les États Unis étaient très présents dans la Haute Californie depuis quelques années
et faisaient tout pour se l'approprier,
l'armée américaine, par exemple y était installée carrément sur ce territoire.
On peut dire que l'adhésion de la Californie à l'Union n'était qu'une simple formalité.

Donc, un bureau de shérif avec l'enseigne des United States en Californie
et avant son adhésion à l'Union, me semble toute à fait plausible et crédible.

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar lafayette » 19 janv. 2015 22:04

Bureau de Marshal! :sm57:

J'ai la berlue ou est-ce un bug de mon ordi, mais je ne vois pas mon petit mot, qui semble avoir disparu et qui est repris par Hombre qui soulève une objection à laquelle j'avais pensé, mais que j'ai eu la flemme de vérifier, ce qui n'enlèverait rien au coup d'oeil et à l'interrogation de Trane! :sm57:

Apparemment, il n'y a pas de police d'Etat en Californie mais divers services spécialisés.

Je poursuis cher Hombre! Donc il ne devait pas y avoir de Marshal fédéral!
Reste le Town Marshal...
United States ne devrait être marqué qu'à partir de 1850 sauf pour les villes franchement unionistes sans doute, ce qui ne semble pas le cas dans le film. La peinture est-elle fraîche ou non sur ce bureau de Marshal :?: :sm57:
Il faut questionner ce Marshal... ou un compétent du site!

OK Hombre pour ton mot ci-dessous, j'ai vu ton tour de passe-passe!
Modifié en dernier par lafayette le 19 janv. 2015 22:40, modifié 4 fois.
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar Hombre » 19 janv. 2015 22:27

:)

La Fayette, va chercher ton message là ou je l'ai pris, le topic :

Les bureaux (Office) de shérif (ou de marshal)

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar Hombre » 22 janv. 2015 20:37

lafayette a écrit :
Je poursuis cher Hombre! Donc il ne devait pas y avoir de Marshal fédéral!
Reste le Town Marshal...
United States ne devrait être marqué qu'à partir de 1850 sauf pour les villes franchement unionistes sans doute, ce qui ne semble pas le cas dans le film. La peinture est-elle fraîche ou non sur ce bureau de Marshal :?: :sm57:
Il faut questionner ce Marshal... ou un compétent du site!


Salut Lafayette, j'ai quand même l'impression que les "ressortissants" des EEUU étaient
plus pressés de rejoindre l'Union que tu ne le penses. Ils devaient s'en passer allègrement
de ses formalités "diplomatiques" que tu signales. L’expansionnisme nord américain
au 19e siècle ne laissait pas de doutes et le Mexique, pays plus faible, était une "proie" facile.
Menant des guerres honteuses de l'avis même des certaines personnalités américaines.
Cela a l'air simpliste mais je crois ne pas me tromper.

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar lasbugas » 05 juil. 2015 12:05

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar lafayette » 05 juil. 2015 13:21

Cette photo montre que les cordons de la bourse sont entre de bonnes mains ! :oops: :sm57:

Ca ne me décourage pas de voir ce film... :num10
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders -1952 - Lesley Selander

Messagepar lafayette » 23 août 2015 16:12

Je proteste gentiment de ce qu'on ne puisse trouver ni en recherche ni en recherche avancée L'heure de la vengeance, avec ou sans majuscule, sans doute par ce que ce nom ne figure pas dans le 1er titre du topic. Peut-il y être rajouté?

Je suis très déçu du tout début car on nous assassine la jeune dame du héros du film alors qu'elle y joue de façon plus naturelle que tous les messieurs autour. J'ai toujours du mal avec Conte en western, il a plutôt une belle tronche de polar.

Je note une bien belle scène de chevaux descendant une colline. Belles couleurs et netteté du Sidonis.

Zut il suffit que je dise ça pour qu'une petite scène de plan large montre une image floue avec personnages et décor en double. Mais la netteté revient.

A plus pour le verdict final.
Modifié en dernier par lafayette le 23 août 2015 22:47, modifié 1 fois.
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders 1952 - le Dernier Chevalier - Lesley Selanders

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 23 août 2015 16:48

c'est rajouté :wink:
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders 1952 - le Dernier Chevalier - Lesley Selanders

Messagepar lafayette » 23 août 2015 23:27

Merci beaucoup.

Ce soir, je me mange avec gourmandise du Selander redécouvert ces derniers temps avec Tomahawk Trail.
Après l'Heure de la vengeance, Fort Yuma que j'ai beaucoup apprécié, puis Le justicier de la Sierra où je kiffe Rod Cameron.

Je pense que le doublage français n'est pas toujours au mieux dans ce film (je vais revoir en vost) et encore moins la musique parfois pénibel.

Mais comme le dit bien en bonus, l'irremplaçable M. Brion, ce film est curieux avec une distribution étonnante qui laisse à penser à des remplacements de dernière minute mais aussi avec l'absence de héros réel au profit du déroulé des évènements entre gens terribles auxquels les Usa accorderont l'amnistie pour repartir sereinement dans le nouvel Etat créé.

Richard Conte rate son début quand il arrive à la cabane où sa dame a été violentée et tuée par une attitude surfaite quand il fait une pause au bon endroit pour se faire assommer, alors que déjà il y a eu une petite erreur de bruitage sur la version doublée (à vérifier en vost) car on ne le voit pas siffler en arrivant à la maison au contraire de la bande son.
Mais par la suite il se sortira mieux d'autres scènes.

Selander avance tambour battant dans ses films, j'en veux pour preuve le procès tronqué où notre personnage principal se fait condamner à mort sans qu'on ait eu droit aux développements de la défense. Mais c'était pour mieux arriver au dénouement de l'aministie.

Ce que j'aime bien chez Selander, outre ses utilisations du paysage comme le décrit bien Yosemite plus haut, c'est sa vision des femmes qui sont bien traitées dans ses films et pas que des coucourges comme chez d'autres. Ici nous voyons certes de belles robes, élément essentiel pour le côté apparence de ces dames, surtout pour la fille du méchant de l'Histoire qui, contrairement à ce que je viens de dire sur le plan général, n'est pas trop futée et met du temps à comprendre ce qu'est son père.

Une fin amusante où on nous fait croire un petit instant que cette dernière, ayant compris, sera la nouvelle dulcinée du comdamné amnistié. Mais hop on passe à la suivante, celle qu'on croyait partie définitivement plus tôt dans le film et qui elle réfléchissait, ce qui embêtait fort les buts de l'Homme. ;) Une femme quoi...
Ceci dit les amours de notre homme dans une histoire où il est censé venger, envers et contre tout, la mort de sa belle dame du début n''est pas forcément la meilleure idée de scénario. Mais les scènes s'enchaînent assez vite et les sentiments d'amourettes ne sont pas l'essentiel et s'effacent devant les enjeux nationaux.
Au début d'u film on nous décrit un pays livré aux bandes et assassins, et l'histoire de vengeance vient se greffer sur le ralliement aux Etats-Unis.

Sur ce dernier point et pour à revenir à une discussion soulevée par Trane et poursuivie avec Hombre, je reste très sceptique sur l'existence d'un US Marshall et d'un bureau officiel dans une ville d'une Californie encore indépendante où surtout l'alcade tient la ville et fait tout pour garder l'indépendance du pays. En plus le Marshall est plutôt son allié dans l'histoire, bien que non dupe des entourloupes de l'alcade. Dans la version VF, le Marshall est nommé Commissaire.

Film intéressant à voir mais sans grand enthousiasme au contraire du suivant visionné, Fort Yuma, qui m'a bien plus attiré.

Je reprends suite à une remarque lue dans une des analyses. Richard Conte, alias Jan Morrell (à ne pas confondre avec Jean Morel) ne tue pas l'alcade en légitime défense, même s'il le tue quand ce dernier sort une arme pour lui tirer dessus.
En fait, c'est ce dernier qui est en légitime défense puisqu'il vient se faire braquer chez lui et a donc le droit de se défendre. Et même si l'on sait qu'il a fait spolier et assassiner bien des gens dont la belle dame de Morrell et qu'il mérite son funeste destin, c'est lui qui est en légitime défense.
Si j'attaque un épicier avec une arme, que ce dernier sort la sienne pour se défendre et que je le tue, je ne serai pas reconnu en légitime défense.
Donc notre personnage principal méritait sa condamnation, cependant avec des circonstances atténuantes, quoique on pourrait aussi retenir la préméditation car l'épicier se serait attaqué auparavant à ma dame et que je serais venu me venger, mais ceci est un autre scénario qui n'a aucune ressemblance...
Finalement celui de Selander n'est pas mal du tout!
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders 1952 - le Dernier Chevalier - Lesley Selanders

Messagepar lasso » 23 mars 2017 10:40

voici Richard Conte qui met le médaillon autour du cou de sa jeune épouse, MARGARET FIELD
meilleure actrice de ce Western, dans un rôle trop court...

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La musique de "gershenson" chef d'orchestre ? n'est vraiment pas originale, on la connaît
de différents autres "petits Westerns".

Pendant le Goldrush de 49 un maire de Californie s'appropie par la force des terres qui
ont le plus grand filon d'Or. Il a besoin de cet or, pour que la Californie ne tombe pas dans
les mains des USA. Quatre hommes de main se chargent à éliminer les propriétaires de
ces terres. Ne savant pas qui a tué son épouse et son frère, un Rancher survivant, se met
à leur recherche pour les tuer...Il va bientôt connaître aussi leur commanditaire...
Ceci va couper court les aspirations du maire.

Petit Western qui semble pas attirer des masses !

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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders 1952 - le Dernier Chevalier - Lesley Selanders

Messagepar MARCHAND » 10 avr. 2018 6:57

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Pas grand chose d'original dans ce film, ni l'histoire, ni les titres, ni même Richard Conte qui ne ressort pas vraiment de la distribution. Vu en son temps et "archivé".



Un extrait qui aurait pu figurer dans un western mexicain.



Un autre avec des méchants ordinaires et une scène banale de retrouvailles.
Errare humanum est...

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Moonfleet
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Re: L'heure de la vengeance - The Raiders 1952 - le Dernier Chevalier - Lesley Selanders

Messagepar Moonfleet » 21 avr. 2019 19:12

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L'heure de la vengeance (The Raiders - 1952) de Lesley Selander
UNIVERSAL


Avec Richard Conte, Richard Martin ,Viveca Lindfors, Barbara Britton, Dennis Weaver, Morris Ankrum
Scénario : Polly James & Lillie Hayward
Musique : Henry Mancini & Herman Stein sous la direction de Joseph Gershenson
Photographie : Carl E. Guthrie (Technicolor 1.37)
Un film produit par William Alland pour la Universal


Sortie USA : 12 décembre 1952


La ruée vers l’or de 1849 en Californie. Les habitants de la région pensent que la montée de violence qui s’en est ensuivie pourrait être éradiquée si leur territoire entrait dans le giron de l’Union. En effet, en plus de supporter ce climat de constante brutalité, beaucoup se sont fait déposséder de leurs terres en toute impunité par des ranchers sans scrupules ; ces derniers, corrompus jusqu’à l’os, font tout pour que la Californie devienne une République indépendante afin que l’on ne vienne pas fouiller de trop près dans leurs louches et meurtrières affaires. Le contexte politique étant posé, les pro-unionistes étant éliminés les uns après les autres, le prospecteur Jan Morell (Richard Conte) entre en scène. En rentrant chez lui après une dure journée de labeur, il trouve son épouse Mary assassinée, son or pillé. Son frère Frank a eu le temps de voir s’enfuir quatre hommes ; ils décident de se venger mais Frank est tué à son tour, Jan blessé à l’épaule. Ce dernier est soigné par le mexicain Felipe (Richard Martin) qui lui apprend l’identité des tueurs, des hommes à la solde du gros propriétaire terrien Thomas Ainsworth (Morris Ankrum), l’homme qui les spolie de leurs terres. Avec d’autres péons victimes des méfaits de ce dernier et faisant de Jan leur chef, ils décident de lui rendre la monnaie de sa pièce. Jan accepte surtout pour réussir à tuer les meurtriers de sa femme et parce qu'il est tombé sous le charme d’Elena (Viveca Lindfors), la sœur de Felipe. Lors de l’attaque d’une diligence transportant l’argent d’Ainsworth destiné à la cause de l’indépendance de la Californie, les hommes de Jan capturent Hank Purvis (Hugh O’Brian), le plus violent du groupe des assassins à la solde du tyran local sur qui ils trouvent le médaillon pris sur le cadavre de Mary : ils décident de le lyncher s’il ne dévoile pas les noms de ses complices…


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Plus je découvre de nouveaux films du prolifique Lesley Selander, plus je me dis avec une curiosité non dissimulée que sa filmographie doit encore contenir quelques titres assez jubilatoires, et qu’on a un peu trop vite eu tendance à classer le cinéaste parmi les tâcherons du genre. Dans leur ouvrage sur la série B, Pascal Merigeau et Stéphane Bourgoin disent du cinéaste : "on se demande pourquoi diable Selander aurait soudain réalisé un bon film […] Selander, soyons justes, tourna tout de même autre chose que des westerns, mais avec un égal malheur…" Sur plus de cent films, il y eut vraisemblablement pas mal de déchets (pour le peu que je connais, au moins le ridicule Flight of Mars ou, pour en rester dans le western, le nullissime Arrow Dust – Le Défi des flèches) mais finalement le cinéaste aura aussi eu quelques très sympathiques réussites à son actif (Panhandle, Fort Osage, Tall Man Riding, Shotgun...). Alors que jusqu’à présent, il avait œuvré la plupart du temps pour des studios de la Poverty Row (la Allied Artists tout récemment), il put à l’occasion de The Raiders (ou Riders of Vengeance, le film ayant été distribué sous ces deux titres) tourner pour le studio roi du genre, la Universal, même si ce fut une nouvelle fois avec un budget assez limité. Relatant une vengeance ainsi qu’une traditionnelle lutte entre fermiers et gros propriétaires, L’heure de la vengeance est un film de série B assez conventionnel même si le scénario est un peu plus complexe que l’on pouvait s’y attendre au vu du postulat de départ et surtout extrêmement remuant, les guet-apens et autres fusillades se succédant à une vitesse d’enfer, Selander prouvant une fois encore que ses scènes d’action faisaient alors souvent partie des plus teigneuses du genre dans cette première moitié de décennie.


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"1849, the year in which the name John Sutter was heard around the World. Gold was the magic word that sent hundreds, then thousands of men swarming into the vast territory of California. The lust for Gold soon became a raging fever that brought death to conscience and honour. Fear and violence spread throughout the land. Those who tried to enforce the law were destroyed, as were the innocent, the courts were powerless to keep order and the guilty went unpunished. Mob rule reigned and the times were ripe for those who would control at any cost." La description de cette situation infernale et ce climat d'extrême violence pour les tranquilles habitants de la Californie convenait comme un gant à Lesley Selander qui, dans ses bons jours, n’avait pas son pareil pour tourner à toute vitesse des films puissamment acariâtres. Le contexte politique dans lequel se déroule l’intrigue du film de Lesley Selander est à peu près similaire à celui dans lequel se déployait celle de Lone Star (L’étoile du destin) de Vincent Sherman avec Ava Gardner et Clark Gable, à savoir le difficile dilemme qui se présentait aux citoyens (passionnant en revanche pour le spectateur) : devoir choisir entre l'indépendance de leur territoire ou le rattachement à l’Union ; sauf que dans The Raiders il s’agit de la Californie alors que dans Lone Star du Texas. Autre grande différence entre les deux films, celui de Sherman est un western historique et mélodramatique au budget imposant (produit par la toute puissante MGM) avec nombreuses stars et dialogues abondants, alors que celui de Selander est une simple série B nerveuse et mouvementée, peut-être encore plus que de coutume pour l’époque, seuls les films de Nathan Juran lui damant le pion à ce niveau.


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La toile de fond historique et politique étant posée et les deux scénaristes féminines ayant la bonne idée de ne pas l’abandonner en cours de route, vient se greffer dessus une simple et traditionnelle histoire vengeance qui n’est est pas moins pour autant inhabituellement violente, les morts tombant en cascade à commencer dès les dix premières minutes par l’épouse et le frère du héros ; l’arrivée de Hugh O’Brian et ses hommes à la porte de la maison où se trouve seule la très charmante Margaret Field (qu’on regrette qu’elle passe si vite l’arme à gauche d’autant que ses premières scènes avec Richard Conte étaient vraiment attachantes de par leur tendresse, l’alchimie fonctionnement parfaitement entre les deux comédiens) démontre même à quel point Selander, quant il le voulait, était loin d’être un piètre metteur en scène, les inquiétants bandits se dévoilant à nous subrepticement, d'abord par le visage inquiétant de leur chef derrière une fenêtre, puis par un mouvement de caméra assez élégant venant les saisir au passage, nous faisant sursauter en même temps que la femme. La scène de meurtre, même si hors-champ, est assez dure, devinant aisément que Marie s’est non seulement fait tuer mais probablement aussi violer avant ça, l’assassin ayant la figure en sang des griffures reçues. Le portrait de l'épouse était donc plutôt réussi et si on déplore sa mort dès les premières minutes, nos femmes-scénaristes nous la font vite oublier en brossant deux autres figures féminines toutes aussi bien vues. Nous avons tout d'abord la mexicaine paradoxalement interprétée (sans que cela ne choque) par la suédoise Viveca Lindfors (l’inquiétante maîtresse de Jeremy Fox dans Les Contrebandiers de Moonfleet), amoureuse de Richard Conte et n’arrêtant pas, par dégoût de la violence et également par pragmatisme (comme très souvent les femmes dans le genre), d’essayer de freiner son désir de vengeance, lui faisant comprendre de ne pas poursuivre ses inutiles et sanglantes représailles : "Pourquoi ne pas recommencer à zéro sans amertume ? Est-ce qu’une vie pour une vie ne vous suffit pas ?" Cet amour de deux personnes luttant dans le même camp mais totalement opposés quant aux causes à défendre et aux moyens à employer est assez captivant et porteur d'émotions.


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Car premier curieux et moderne élément scénaristique, le ‘héros’ ne se sert de la cause des péons et ne se bat à leurs côtés que pour pouvoir plus facilement assouvir ses intérêts et son désir de vendetta : "Je les veux tous et je dois le faire à ma façon" ; en anglais dans la version originale encore plus directe : "If it takes the rest of my life I'll get every murdering one of them." Avant d’en revenir à cet étonnant personnage principal, parlons rapidement de l’autre jolie demoiselle qui n’est autre qu’une habituée des westerns, ayant tournée entre autres avec Randolph Scott, la ravissante Barbara Britton dont les robes bleues n’ont d’égales en beauté que ses yeux de la même couleur. Elle interprète la fille du vil propriétaire terrien, une femme de tête assez impulsive et moderne. On sent avec plaisir l’influence féminine des deux auteurs (dont Lillie Hayward, déjà à l’origine du très bon scénario de Ciel rouge – Blood on the Moon de Robert Wise) sur ces protagonistes mais qu’on ne pense pas qu’elles aient un rôle de grande importance (malheureusement) car l’action prime néanmoins sur tout dans le film de Selander : ça caracole, ca chevauche, ça se bat et ça tire dans tous les sens, le nombre de morts étant assez impressionnant sur l’ensemble. Le vengeur, c’est donc Richard Conte, un acteur que l’on était plus habitué à rencontrer dans le film noir que dans tout autre genre. C’était lui le personnage principal dans Thieves' Highway (Les Bas fonds de Frisco) de Jules Dassin ou encore, pour n’en citer que deux, The Big Combo (Association criminelle) de Joseph H Lewis. Contrairement à l’avis de nombreux de ses admirateurs, il m’a semblé tout à fait convaincant ici également, aussi renfrogné et revêche que dans ses films noirs, fonçant tête baissée dans la bagarre et les emmerdes. Il porte à de nombreuses reprises une sorte de chapeau un peu avachi et assez inhabituel, comme le seront d’ailleurs d'autres très nombreux petits éléments tout au long du film.


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Car, outre la violence exacerbée, un autre point commun non négligeable à tous les bons westerns de Selander, c’est ce fourmillement de petits détails insolites ou encore jamais vus dont le principal but est de faire ressentir une certaine véracité, mais aussi d’éléments scénaristiques également plus réalistes qu’à l’accoutumée. C'est assez paradoxal de trouver cette recherche de véracité au sein de petits films destinés avant tout au divertissement, mais si Selander mérite de ne pas être négligé, c'est bien au moins pour cette raison. Énumérons-en quelques exemples en essayant de vous faire toucher du doigt leur originalité ou (et) nouveauté. Tout d’abord, la chanson mexicaine pour une fois sans folklore ni caricature, le guitariste semblant plus vrai que nature, la danse par Viveca Lindfors ne cherchant jamais une quelconque factice virtuosité. Je crois n’avoir jamais vu avant ce film (ni après d’ailleurs) le principal ‘Bad Guy’ se faire tuer par erreur par son propre camp lors d’une fusillade nourrie et confuse. Au procès de Jan à la fin du film, malgré à ce qu’on s’y attende tout du long, le personnage joué par Barbara Britton n’interviendra jamais pour le défendre ; au contraire, le shérif qui l’aura poursuivi tout au long de cette histoire, décidera de se mettre dans le camp de l’accusé. Condamné à mort, notre vengeur sera sauvé par l’amnistie qu’accorde à tous les prisonniers le nouveau gouverneur de l’état de Californie : sa sortie de prison donnera lieu à l’occasion à une sorte de mini-suspense romantique assez curieux mais que je vous laisse découvrir, vous en ayant déjà assez dévoilé.


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J’aurais pu vous citer encore plusieurs exemples mais au détriment de la surprise. Arrêtons nous donc là et réjouissons nous encore d’une intrigue bien menée, d’une mise en scène efficace à défaut d’être géniale, de beaux extérieurs plutôt bien utilisés, d’un Technicolor rutilant, de somptueux costumes portés par ces dames, d’un casting convaincant (au sein duquel un Hugh O’Brian sadique à souhait) et d’une réflexion vraiment intéressante sur la situation de la Californie au milieu du 19ème siècle. Ce film me renforce dans l’opinion que j’ai de l’âge d’or du western à la Universal que je situe entre 1948 et 1953, les équipes techniques et artistiques du studio étant alors superbement bien rodés et nous octroyant 9 fois sur 10 un divertissement de très bonne tenue. C’est le cas ici pour ce vigoureux western signé par un réalisateur dont on aimerait beaucoup pouvoir découvrir plus de films.



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