Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar lasso » 17 mai 2018 9:36

Bien que le DVD Sidonis existe, j'ai préféré acheter l'édition allemande (et en anglais sans sous-titres)
de Koch Media et ce en full screen très belle restauration des images et un
Technicolor splendide. Un GRAND WESTERN, mais apparemment boudé.

au lieu de commentaires en bonus, Koch offre un tout petit booklet avec des informations intéressantes
sur le film, avec quelques photos.

introducing Suzan Ball, très jolie actrice, ici dans un rôle de salope.


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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar bigdede » 17 mai 2018 9:53

Passage interdit est actuellement en multi-diffusion sur Paramount Channel. Séance ce soir jeudi 17 mai à 20h40.

Voilà ce qu'en dit un critique sur Tele Cable Sat: La présence dans ce Western de Shelley Winters et Joseph Cotten ne fait pas oublier la faiblesse du scénario (sic).
What was the difference between the West of motion pictures and the West as you knew it ?
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar lasso » 19 mai 2018 9:25

l'as tu regardé ? et ton opinion ou ta critique personnelle ?


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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar bigdede » 19 mai 2018 11:18

lasso a écrit :
l'as tu regardé ? et ton opinion ou ta critique personnelle ?


Non, je n'en avais pas l'intention. Il y a actuellement plus de trente westerns qui sont diffusés sur les chaînes cable/satellite), je ne sais plus ou donner de la tête d'autant que je ne regarde pas les westerns exclusivement. (cf le topic: "Vos infidélités au Western"
Mais suite à ton message, j'ai été lire ta critique : https://decrypte.westernmovies.fr/cri.php?id=558. Alors je l'ai programmé pour la semaine prochaine. Je te dirai ce que j'en pense.
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar Sitting Bull » 19 mai 2018 11:42

Je viens de jeter un coup d’œil sur la fiche, "Western décryté", signalée par "Bigdede", on y trouve une affiche (The far horizons) qui n'a rien à voir avec le film en question. :lol:
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar bigdede » 19 mai 2018 12:49

Sitting Bull a écrit :Je viens de jeter un coup d’œil sur la fiche, "Western décryté", signalée par "Bigdede", on y trouve une affiche (The far horizons) qui n'a rien à voir avec le film en question. :lol:


Mystères de l'informatique: :sm90: moi, quand je clique dessus, j'ai bien la fiche écrite par Lasso sur Passage interdit.
Je te recopie dans le prochain envoi la source de mon information.
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar bigdede » 19 mai 2018 12:55

lasso a écrit :Il y a très longtemps, j'avais commenté ce mémorable Western ici https://decrypte.westernmovies.fr/cri.php?id=558

Bien que c'est un très bon et qu'il est sorti en France édition Si..... on ne parle que peu sur ces pages



L'adresse est la même dans les deux messages: copier/coller :cool:
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar Sitting Bull » 19 mai 2018 13:49

Je me suis sûrement mal exprimé. :wink:
C'est bien le bon film, mais l'illustration pose problème. :D

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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar bigdede » 19 mai 2018 14:46

Peut-être était-ce l'avatar de "cole armin" à l'époque ? Et ce doit être lui qui a écrit la critique sous cette affiche.
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar Cole Armin » 20 mai 2018 9:11

Très juste, c'est mon avatar. :wink:
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar bigdede » 24 mai 2018 9:39

lasso a écrit :l'as tu regardé ? et ton opinion ou ta critique personnelle ?


Comme promis, je l'ai regardé hier soir après l'avoir enregistré.
Et bien oui, effectivement, je ne suis pas d'accord avec la critique de Tele Cable Sat: parce que ce n'est pas vraiment le scénario qui pose problème malgré quelques invraisemblances (l'histoire du pistolet caché est incompréhensible voire contradictoire) Mais ça c'est pas grave. Ce qui l''est, c'est la platitude des dialogues. Ce qui l'est plus encore à mon sens c'est Fregonese lui-même. où était-il pendant le tournage ? Où est passé le réalisateur du superbe "Quand les tambours s'arrêteront"
Il s'est contenté de mettre en images (avec talent cela dit, aidé par la superbe photo et la superbe couleur de Charles P. Boyle ) un scénario, qui est ce qu'il est, sans s'impliquer dans une écriture originale, sans façonner une progression dramatique absente ici (ce qu'on demande à un réalisateur),les acteurs livrés à eux-même en deviennent presque caricaturaux.
Pour ne citer qu'un exemple de ce qui pourrait s'assimiler à de la désinvolture de la part de Fregonese: la scène de fin ou les deux méchants sont abattus dans la plus grande indifférence, est réglée en 10 secondes.

Bon le film n'est pas nul, loin de là mais c'est un film raté.

Plus haut, il est dit qu'on a reconnu David Janssen parmi les seconds rôles, moi, j'y ai aperçu Fess Parker, celui de Davy Crockett et de L'infernale poursuite qui lui est crédité au générique..
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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar lasso » 29 mai 2018 13:20

Merci bigdede pour ta réponse
j'étais en vacances, je suis content que tu as changé ton avis sur le film, il ne faut jamais trop
se fier aux critiques des médias comme TV Cable Sat ou autres.

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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar MARCHAND » 06 juin 2018 16:07

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Plusieurs histoires sont mélangées dans ce western couleur assez classique et sans qu'aucun acteur ressorte vraiment. On note la participation de Lee Van Cleef dans un rôle plus développé qu'à l'habitude et une apparition de Fess Parker. Fregonese a fait mieux y compris dans des films pas encore diffusés correctement.

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Re: Passage Interdit - Untamed Frontier - 1952 - Hugo Fregonese

Messagepar Moonfleet » 18 avr. 2019 20:11

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Passage interdit (Untamed Frontier , 1952) de Hugo Fregonese
UNIVERSAL


Avec Joseph Cotten, Shelley Winters, Scott Brady, Fess Parker, Suzan Ball, Lee Van Cleef, David Janssen, Minor Watson
Scénario : Gerald Drayson Adams, John & Gwen Bagni
Musique : Hans J. Salter
Photographie : Charles P. Boyle
Une production Leonard Goldstein pour la Universal


Sortie USA : 23 juillet 1952

Pour ceux qui avaient vu et apprécié Quand les tambours s'arrêteront (Apache Drums) l'année précédente, le rendez-vous avec le nouveau western Universal réalisé par Hugo Fregonese devait être attendu avec une grande impatience. J'imagine la déception à l'arrivée car non seulement l'exploit n'a pas été renouvelé mais le cinéaste a probablement signé le western le moins captivant du studio depuis au moins le début de la décennie. Cependant, grâce surtout au talent de plasticien du cinéaste, Untamed Frontier peut encore se laisser regarder avec plaisir. Car si son scénario se révèle bien médiocre, Fregonese n'a pas perdu la main concernant son sens de la composition, des cadrages et des éclairages, aidé en cela par l'excellent chef-opérateur Charles P. Boyle (Tomahawk de George Sherman et évidemment déjà Apache Drums entre autres). Mais avant d'y revenir un peu plus en détail, voyons de quoi nous parle ce western qui, au vu de son intrigue, devrait vous en rappeler un autre beaucoup plus célèbre, et ce, à juste titre !


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L'histoire se déroule au Texas vers la fin du 19ème siècle. "Vous n'avez pas le droit d'entraver le progrès !" Un journaliste informe Matt Denbow (Minor Watson) que s'il n'ouvre pas un passage au travers de ses terres pour que les immigrants puissent les franchir afin d'atteindre les libres pâturages cédés par le gouvernement, il le dénoncera dans les pages de son journal local. Mais, entêté comme ce n'est pas permis, le patriarche ne veut rien entendre et fait garder 24/24 heures les limites de son domaine par les vaqueros commandés par son fils, Glenn (Joseph Cotten) et son neveu, Kirk (Scott Brady). Mais lors d'une soirée dansante, alors qu'il était sorti flirter avec Jane (Shelley Winters), une serveuse, Kirk tue le prétendant de cette dernière, l'arme du 'fiancé' lui ayant été subtilisé auparavant afin qu'il n'ait aucune chance de pouvoir se défendre. Kirk étant accusé de meurtre, la honte risque de retomber sur la famille si un procès devait avoir lieu et qu'il ne puisse pas se disculper. Jane étant le seul témoin du drame, l'avocat véreux de la famille conseille que l'on célèbre le plus rapidement possible un mariage entre Kirk et Jane, la loi américaine précisant qu'une épouse ne peut en aucun cas témoigner contre son mari. C'est ce qui se passe, la naïve Jane croyant dur comme fer que Kirk l'a prise pour femme par amour. Lorsqu'elle découvre le pot aux roses, il est déjà trop tard. N'empêche qu'elle se met à haïr son époux et à tomber sous le charme de son cousin Glenn, homme d'une grande noblesse. Les relations familiales au sein du ranch Denbow commencent sacrément à s'effriter d'autant que Jane s'affronte avec son beau-père dont elle ne supporte pas la dureté et l'égoïsme...


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Vous l'aurez peut-être deviné ?! L'intrigue ressemble par de nombreux points à celle de Duel au soleil de King Vidor. En gros, Scott Brady reprend le rôle de Gregory Peck, Joseph Cotten se contente de rejouer le sien et, en lieu et place de Lionel Barrymore nous trouvons l'insipide Minor Watson. Seulement, alors que le scénario de Duel in the Sun dégageait une formidable puissance dramatique, il n'en est rien concernant celui du western de Fregonese ; et c'est là que le bât blesse avant tout. Les trois scénaristes semblent ne pas s'être souciés de la progression dramatique justement, commençant leur travail de la plus intéressante des manières pour paraître laisser tomber toute velléité de raccrocher l'attention du spectateur une fois la séquence du mariage bouclée. Bref, ça débutait de façon très convaincante avec des personnages semblant plutôt bien croqués mais tout s'écroulait par la suite, le 'monolithisme' de chacun ressortant d'une manière assez caricaturale. Et puis, quelle manque d'imagination lorsqu'il s'agit de faire mourir les 'Bad Guy', Scott Brady et Minor Watson, tous deux étant expédiés Ad Patres comme pour s'en débarrasser au plus vite et dans une indifférence à peu près totale. Des leçons d'écriture qui se perdent parfois !


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Comment de toute manière aurions nous pu être ému par ces séquences étant donné que les personnages sont dénués d'humanité et que du coup nous nous sentons incapables d'éprouver pour eux ne serait-ce qu'une seconde d'empathie ! Alors que Lionel Barrymore dans le film de Vidor trouvait parfois grâce à nos yeux, devenait touchant le temps de quelques minutes grâce à de petits détails, à un jeu plus nuancé qu'il n'y paraissait, celui qu'interprète sans conviction Minor Watson ne s'avère être (n'ayons pas peur des mots en l'occurrence) qu'un vulgaire 'facho' sans une once de bonté et qui ne semble obnubilé que par une seule chose, à ce qu'aucun émigrant ne vienne fouler ses terres ! Que son épouse regrette ne pas avoir d'amis à cause de la sale réputation de la famille ne le touche pas le moins du monde. Il en va de même pour le personnage de Glenn ; si Scott Brady (excellent second rôle jusqu'à présent) s'avère assez réjouissant au début dans la peau de cet homme fanfaron et roublard, n'ayant pas l'habitude de se retrouver si important au sein d'une intrigue, a tendance par la suite à cabotiner un peu plus que de mesure. Son Glenn n'en demeure pas moins le personnage le plus intéressant du film (le plus rutilant et 'picaresque' aussi avec ses chemises à paillettes brillantes et son sourire carnassier), celui qu'interprète Joseph Cotten étant bien trop lisse et ne sachant pas sur quel pied danser vis à vis de celui que tient Shelley Winters ; un personnage à priori trop riche pour ses encore frêles épaules, tout d'abord naïve arriviste (ce mélange est-il d'ailleurs bien crédible ?) puis se transformant en altruiste révoltée guère plus vraisemblable. Le personnage mystérieux qu'incarne Suzan Ball pour son premier rôle au cinéma, plus fouillé, aurait pu faire son effet ; en l'état, il ne passionne guère plus que les autres même si le visage de la comédienne retient sacrément l'attention.


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Bref, le semi-ratage de ce film provient pour une grande partie de son scénario (qui démarrait plutôt bien mais qui devient de plus en plus languissant et de moins en moins captivant au fur et à mesure de son avancée), de la mauvaise caractérisation de ses protagonistes et d'un casting bien trop 'vert' pour pouvoir assumer une telle tragédie familiale. Il reste néanmoins une bonne idée de départ (avec notamment ce 'piège' ourdi pour faire tomber Jane dans les rets de Kirk), quelques images assez vigoureuses comme l'utilisation du fouet par Minor Watson pour se faire respecter, la description intéressante de ce Cattle Baron entravant le progrès par pur égoïsme, et une mise en scène plutôt soignée de Hugo Fregonsese. A ce propos, on trouve un bon nombre de superbes plans (sur les visages notamment), de belles contre plongées, de magnifiques contre jour sur les cow-boys gardant les clôtures de barbelés. C'est vraiment assez plaisant pour la rétine. Malheureusement, alors qu'Universal s'était fait jusqu'à présent un point d'honneur à ne pas utiliser de transparences, nous en trouvons quelques unes bien gratinées au sein de ce Passage Interdit ; cela tendrait-il à prouver le manque d'implication de l'équipe de tournage ?


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Dans le même style, outre Duel au soleil de King Vidor et The Furies de Anthony Mann évidemment nettement supérieurs, il y avait eu un autre 'précédent' mettant en scène les rivalités entre deux membres d'une même famille, en l'occurrence deux frères ; il s'agissait du sympathique La Vallée de la vengeance (Vengeance Valley) de Richard Thorpe bien plus fouillé psychologiquement parlant. Un questionnement néanmoins intéressant sur la fin d'une époque, celle des ranchers tout puissants, une histoire pas plus bête qu'une autre, un drame familial qui aurait pu être prenant si les scénaristes avaient eu un tant soi peu le sens du tragique et de la progression dramatique. La tension étant presque constamment au plus bas, on ne peut que regarder tout ceci d'un œil amusé mais sans vraiment s'y passionner. Pas spécialement mauvais, juste raté et surtout anecdotique !



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