Tim McCoy (1891–1978)

Biographies et fiches d'acteurs, réalisateurs, ...
Liste des biographies
Règles du forum
:arrow: Liste des biographies


1 acteur ou réalisateur par topic
Merci de formater le titre de cette façon : Prénom Nom
(pas de titres totalement en majuscule)
Avatar du membre
U.S. Marshal Cahill
Lawman
Messages : 24065
Localisation : au dessus de Strasbourg

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 22 févr. 2014 13:03

Image
Image

Tim Mccoy Riders Of The Dark:
Image
CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
ImageImageImage

Avatar du membre
Loco
Trappeur
Trappeur
Messages : 3077

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar Loco » 07 août 2018 12:14

INJUN TALK (LE LANGAGE DES PLAINES)

Je ne sais par où commencer pour vous présenter ce passionnant petit document de 1946 qui semble se tenir dans un parfait équilibre à la frontière de l'ethnologie, de la sociologie, du divertissement et de la manipulation. Je prendrais donc ces éléments dans le désordre, en fonction de ce qu'il me semble plus important d'aborder d'abord.

Pourquoi manipulation ? Si elle n'était pas évidente à l'époque, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, elle l'est davantage aujourd'hui, quand on sait que le sponsor du film n'est autre qu'une compagnie pétrolière, la Standard Oil, qui s'enorgueillit dans le prologue d'être un protecteur des ressources naturelles qu'elle veut préserver "pour enrichir nos vies et celles de nos enfants." Sept décennies plus tard, nous savons ce qu'il en était en fait, et comment on exploitait et on continue à exploiter la nature, en particulier sur les réserves de ces mêmes Indiens que le film met en scène.

Après ce préambule, qui n'aurait pas eu lieu d'être sans celui qui nous est imposé par la Standard Oil au début du film, passons à des aspects beaucoup plus positifs.

Quand je parlais de sociologie, je l'envisageais dans le sens de ce que peut refléter de la société de l'époque ce court-métrage tant dans sa réalisation que dans ses objectifs. On sent à travers ces images une simplicité qui n'a plus cours aujourd'hui. Pas d'effets graphiques, pas d'animation, pas d'astuces pour maintenir l'attention d'un jeune public, on est dans le factuel, qui repose sur des faits exacts et des légendes ancestrales, dont l'intention est de distiller un peu de culture générale au travers d'un joli moment en Technicolor. Un factuel mis en scène, certes, et qui bénéficie de surcroît du charisme de Tim McCoy - du colonel Tim McCoy, pardon. Autre aspect sociologique intéressant que ce titre militaire porté avec fierté et qui n'était pas que simple coquetterie.

Né en 1891, Tim McCoy s'est engagé au service de son pays dans les deux guerres mondiales, pour finir avec le grade de colonel dans l'armée de l'air en 1945. À l'époque, et voilà ce qui nous amène au divertissement, Tim McCoy avait déjà derrière lui une carrière de plus de 20 ans au cinéma, dont la guerre marquera le terme. Héros de près de 90 films de série B, y changeant souvent de nom mais jamais de prénom, il avait également trouvé le temps de faire des tournées avec le cirque Ringling Bros et d'être l'adjudant-général de l'État du Wyoming entre les deux guerres.

Après 1946, Tim McCoy reviendra à la télévision en 1952 pour un show destiné à la jeunesse, souvent présenté avec Iron Eyes Cody, alias Oscar De Corti fils d'immigrants siciliens devenu le plus Indien des Indiens d'Hollywood, au point de renier totalement ses origines. Comme Cody, McCoy connaissait particulièrement bien la culture des Indiens des plaines et du Grand Bassin, et les Arapahos l'avaient effectivement baptisé "Grand Aigle". Il fera passer au travers de son émission son savoir historique et ethnologique aux plus jeunes générations, comme dans ce film.

Quant à l'ethnologie, ce document peut s'en réclamer, car l'on y trouve une authenticité rarement égalée à Hollywood à l'époque. Les Indiens y sont, bien évidemment, des Indiens, et chacun représente sa tribu. Costumes et tipis sont bien évidemment authentiques, et les dialectes employés ne sont pas le sabir obscur des Indiens de cinéma de l'époque. Quant à la superbe démonstration de langage des signes, véritable langue véhiculaire des plaines, expérience bien plus réussie que notre espéranto, elle est à la fois d'une immense poésie et d'une grande richesse informative.

Bref, un petit bijou que j'avais envie de partager depuis longtemps, et donc la traduction fut un plaisir, que j'espère vous partagerez en le visionnant.

Modifié en dernier par Loco le 11 juin 2019 11:20, modifié 2 fois.
See what I did?
I said I wouldn't, and then I did!

Avatar du membre
laurent
Buckaroo
Messages : 4201

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar laurent » 07 août 2018 22:53

Bon sang ! Merci mille fois d'avoir déniché cette pépite Charging Bear. :applaudis_6:

Tim McCoy n'avait aucun ami parmi les acteurs d'hollywood.

Lorsque j'ai lu sa biographie "Tim McCoy remembers the West" j'avoue avoir été troublé par ce simple fait.
"Comment pourrais-je avoir des amis dans ce milieu ?"...voici exactement ce qu'il écrit à ce sujet. :?

Aucune ligne sur la disparition tragique de buck Jones et même de son association avec lui et raymond Hatton dans la série des "Rough Riders".
J'ai pour le coup été déçu, car Jones était un gentleman et un véritable cow-boy doté d'un charisme hors-norme.
Passons...

McCoy était militaire avant tout : lorsqu'il écrit sur sa vie c'est franco de port, prendre des gants n'était pas dans sa façon d'être.
Dans son registre, je ne vois guère que william S.Hart qui peut lui être comparé.

Un véritable OVNI égaré dans la production cinématographique.
ImageImageImage
ken Maynard

Avatar du membre
Loco
Trappeur
Trappeur
Messages : 3077

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar Loco » 08 août 2018 12:32

C'est un plaisir de la partager avec le forum. :beer1:
Modifié en dernier par Loco le 11 juin 2019 11:20, modifié 2 fois.
See what I did?
I said I wouldn't, and then I did!

limpyChris
Marshall
Marshall
Messages : 2847

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar limpyChris » 09 août 2018 10:29

Je l'avais téléchargé, mais une version plus courte, en moins bon état, me semble-t-il ... et sans sous-titres ; je vais pouvoir à présent signaler cette version à des amis non anglicistes. N'avais pas pensé à le signaler ici, me disant que le langage des signes ne devait pas intéresser grand monde ... Pas pensé à Tim McCoy (mais Laurent et Vin étaient encore absents, Charging Bear pas inscrit, lorsque je l'avais trouvé).
Je n'avais d'ailleurs jamais vu ce fil sur 'le Colonel' ... :oops:
Sur la première photo, en haut de cette page, on reconnait, tronqué (sur la gauche de la photo, à côté de Big Tree), Chief Yowlachie et, à la droite de McCoy -à notre gauche, donc- John Big Tree. Belle photo.
Dans "Injun Talk", le chef qui s'exprime en langage/langue des signes est le Blackfoot 'Chief Many Treaties'(William 'Bill' Hazlett), qui fut, ENTRE AUTRES, (pour son film le plus connu, trouvable, où il est repérable) le père de Yellow Hand -Anthony Quinn-, dans "Buffalo Bill" de Wellman ...
Je conseillerais à Metek de regarder ce petit film ("Injun Talk") ... à propos de l'Indien qu'il nous avait demandé de reconnaître ... chip l'avait identifié comme étant 'Chief Many Treaties', et moi comme étant 'Chief Yowlachie' ... Qui croyez-vous qu'il crut, pour la photo qu'il revend sur eBay ... sous le nom de Chief Many Treaties ... ? (J'avais pourtant même indiqué le titre du film d'où était extraite cette photo) ...
De plus, depuis, sur Pinterest, est apparue cette photo de Yowlachie, légendée 'Chief Many Treaties' (du moins il y a quelques semaines ... ne suis pas retourné voir ...). C'est ainsi, qu'après, on voit naître John War Eagle en Angleterre sur l'IMDB, ou la photo du metteur en scène Xavier Koller avec la filmo de Sheldon Peters Wolfchild, ou un pseudo cheminot anglais, Joseph Bradley, qui n'a jamais existé, sous "Il était une fois ..." ; mais là, ce n'est pas moi qui l'ai posté ... un canular non compris, et zou ...
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

- You've seen too many westerns, old man.
- That doesn't exactly work in your favor.

Avatar du membre
chip
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7453

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar chip » 11 août 2019 22:12

Tim Mc Coy "Two fisted law " (1932) de D. Ross Lederman

clic 2 x
Image
Tim Mc Coy
Image

Avatar du membre
chip
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7453

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar chip » 13 févr. 2020 14:26

1929 :
Image

limpyChris
Marshall
Marshall
Messages : 2847

Re: Tim McCoy (1891–1978)

Messagepar limpyChris » 15 déc. 2020 18:48

loco avait reposté "Injun Talk" ci-dessus sous le podcast "LTndien réhabilité" ... Ce qui m'a rappelé cet autre ... mais, plutôt qu'aller le poster sous ce dernier post, car loco l'avait posté en page 1 et on en est maintenant à la 6ième, je préfère mettre le lien ici ...
https://www.dailymotion.com/video/x39xb0v

Avec Chief Yowlachie, et effectivement un conte des peuples du Nord-Ouest, d'où le 'chief' est originaire.
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

- You've seen too many westerns, old man.
- That doesn't exactly work in your favor.


Retourner vers « Biographies »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : DEMERVAL et 1 invité