Gary Cooper (1901-1961)

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metek
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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 03 août 2013 0:58


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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 03 août 2013 1:00


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yves 120
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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar yves 120 » 03 août 2013 14:50

Mais qu 'elle classe ce Cooper :D hello metek :beer1:
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar lerebelle » 03 août 2013 21:15

C'était le plus grand des tres anciens westerners. R :wink:

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar Hombre » 03 août 2013 22:03

metek a écrit :


La super classe... :applaudis_6:

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 04 août 2013 5:43

yves 120 a écrit :Mais qu 'elle classe ce Cooper :D hello metek :beer1:

Classe et simplicité - Un grand homme! :beer1:

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar lerebelle » 04 août 2013 5:47

Un tres grand homme. R :wink:

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 01 sept. 2013 21:42

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 13 oct. 2013 16:26

Morocco (1930) - Marlene Dietrich
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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 16 oct. 2013 23:17

Âmes à la mer (1937) - "Souls at Sea" - George Raft

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar metek » 01 déc. 2013 0:47

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar major dundee » 22 avr. 2015 19:37

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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar Hombre » 15 août 2015 20:51

:num1

Gary Cooper à l'âge de deux ans, en 1903 :
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Avec son père, en 1929 :
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Et avec papa et maman :
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DEMERVAL
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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar DEMERVAL » 19 oct. 2015 19:31

BIOGRAPHIE 1ère PARTIE, SA CARRIERE.

Frank James Cooper naquit le 7 mai 1901 au 730 de la 11ème avenue à Helena, Montana. Ses parents, Alice Brazier 1873-1967) et Charles Henry Cooper (1865–1946) étaient des immigrants anglais. Son père émigra au Montana en provenance de Houghton Regis, Bedfordshire et devint un avocat reconnu, un rancher et finalement un juge de la cour suprême de justice du Montana. Sa mère émigra de Gillingham, Kent et épousa Charles dans le Montana. En 1906, Charles acquit le ranch du Seven-Bar-Nine, comprenant 240 hectares et situé à 80 km au nord d’Helena, près de la ville de Craig sur la rivière Missouri. Frank et son plus vieux frère, Arthur, y passèrent leurs étés et apprirent à monter à cheval, à chasser et à pêcher. En avril 1908, le barrage Hauser céda et engloutit sous les eaux la vallée de la rivière Missouri dont quelques portions de la propriété des Cooper, mais ceux-ci parvinrent à quitter les lieux à temps. Gary Cooper fréquenta la Central Grade School d’Helena.
A l’été 1909, Alice, désirant que ses fils reçoivent une éducation anglaise, les accompagna en Angleterre et les inscrivit à l’école primaire de Dunstable dans le Bedfordshire, où Gary Cooper fut éduqué de 1910 à 1912. A Dunstable, Gary Cooper étudia le latin et le français et prit plusieurs cours d’histoire anglaise. Alors qu’il parvint à s’adapter à la discipline d’une école anglaise et à apprendre les grâces sociales requises, il ne parvint pas à s’habituer à la rigidité de la structure sociale et au port de cravate obligatoire au collége d’Eton. Après avoir terminé ses classes de confirmation, Gary Cooper fut baptisé dans la religion anglicane le 3 décembre 1911 à l’église de Tous les Saints d’Houghton Regis. La mère de Gary Cooper ramena ses fils aux Etats-Unis en août 1912 et Gary Cooper reprit les cours à l’école primaire Johnson d’Helena.
A 15 ans, Gary Cooper se blessa à la hanche à l’occasion d’un accident de voiture et retourna au ranch Seven-Bar-Nine pour récupérer en montant à cheval sur la recommandation de son docteur. Cette thérapie malavisée le laissa avec sa dégaine caractéristique, raide et légèrement déséquilibrée et une manière de monter à cheval légèrement orientée. Après avoir fréquenté le lycée de Helena pendant deux ans, il quitta l’école et retourna au ranch familial pour aider à l’élevage des 500 têtes de bétail et travaillé à temps plein comme cowboy. En 1919, son père s’arrangea pour que son fils puisse compléter son cursus scolaire au lycée du comté de Gallatin à Bozeman, Montana. Son professeur d’anglais, Ida Davis, l’encouragea à se focaliser sur ses études universitaires, à rejoindre le groupe de réflexion de l’école et à s’investir dans l’art dramatique. Ses parents la remercièrent plus tard pour avoir aidé leur fils à terminer ses études au lycée et Gary Cooper confirma, "Elle fut la femme partiellement responsable de l’abandon de mes activités de cowboy pour consacrer à mes études."
En 1920, alors qu’il était toujours au lycée, Gary Cooper prit trois leçons de beaux arts au Montana Agricultural College. Son intérêt pour les beaux arts lui avaient été inspiré des années plus tôt par les peintures de Charles Marion Russell et Frederic Remington, axées sur le Far West. Gary Cooper admira particulièrement et étudia la peinture de Charles Marion Russell intitulé Lewis and Clark Meeting Indians at Ross' Hole (1910), qui est toujours exposée de nos jours au siège de l’Etat du Montana à Helena. En 1922, Gary Cooper intégra l’université de Grinnell en Iowa pour continuer son éducation en beaux arts. Gary Cooper eut de bons résultats scolaires dans la plupart des matières mais ne fut pas accepté au club d’art dramatique. Ses peintures et ses aquarelles furent exposées à travers tout le dortoir et il fut nommé rédacteur de la rubrique artistique de l’annuaire de l’université. Durant les étés de 1922 et 1923, Gary Cooper travailla au parc national de Yellowstone comme guide touristique en conduisant les fameux bus jaunes à toit ouvert. Malgré 18 premiers mois d’études prometteuses, il quitta soudainement l’université de Grinnell en février 1924, passa alors un mois à Chicago à la recherche d’un boulot d’artiste et puis retourna à Helena où il vendit des éditoriaux sous forme de bandes dessinées à l’Independent, le journal local.
A l’automne de 1924, le père de Gary Cooper quitta les bancs de la cour suprême du Montana et déménagea avec son épouse à Los Angeles pour administrer les biens immobiliers de deux parents. A la demande de son père, Gary Cooper rejoignit ses parents en Californie le jour de Thanksgiving, le 27 novembre 1924. Dans les semaines qui suivirent, après avoir travaillé à divers petits boulots sans avenir, il rencontra deux amis du Montana, Jim Galeen et Jim Calloway, qui travaillaient comme figurants et cascadeurs dans des westerns à petits budgets pour les petits studios de Poverty Row sur Gower Street. Ils l’introduisirent auprès d’un autre cowboy du Montana, le champion de rodéo Jay "Slim" Talbot, qui l’emmena voir un directeur de casting qui lui offrit du travail. Avec l’arrière-pensée de gagner assez d’argent pour se payer des études de beaux-arts, Gary Cooper décida d’essayer de se faire la main en travaillant comme figurant pour 5 dollars par jour, et comme cascadeur pour deux fois ce montant.
Au début de 1925, Gary Cooper débuta sa carrière cinématographique dans des films muets comme La ruée sauvage et Blanco, cheval indompté avec Jack Holt, Riders of the Purple Sage et Tel…Don Juan avec Tom Mix et The Trail Rider avec Buck Jones. Il travailla pour plusieurs studios de la Poverty Row, dont Famous Players-Lasky et Fox Film Corporation. Alors que ses abilités de cavalier lui amenèrent régulièrement du travail dans les westerns, Gary Cooper trouva le métier de cascadeur "rude et cruel", occasionnant parfois des blessures aux chevaux ou aux cavaliers. En espérant pouvoir se passer de faire des cascades pour obtenir des rôles d’acteur, Gary Cooper se paya un bout d’essai et demanda au directeur de casting Nan Collins de bien vouloir être son agent. Sachant que d’autres acteurs utilisaient déjà le nom de scène de Frank Cooper, Nan Collins lui suggéra de changer son prénom en "Gary" d’après sa ville natale de Gary, Indiana. Frank Cooper aima immédiatement ce nouveau pseudonyme.
Gary Cooper trouva aussi du travail dans des films d’un autre genre que le western. Il apparut par exemple en cosaque masqué dans L’aigle noir (1925), en garde romain dans Ben-Hur (1925) et en survivant d’une inondation dans La chevauchée de la mort (1926). Petit à petit, il commença à décrocher des rôles enfin crédités qui lui offrirent plus de temps de présence à l’écran comme dans Tricks (1925), film dans lequel il interprétait le rôle antagoniste et le court métrage Lightnin' Wins (1926). En tant qu’acteur crédité, il commença à attirer l’attention des studios majeurs. Le 1er juin 1926, il signa un contrat avec Samuel Goldwyn Productions pour cinquante dollars par semaine.
Gary Cooper décrocha son premier rôle important dans La conquête de Barbara Worth (1926) avec Ronald Colman et Vilma Bánky. Dans le film, Gary Cooper interprétait un jeune ingénieur, Abe Lee, qui aidait un soupirant rival à sauver la femme qu’il aimait et sa ville du désastre imminent occasionné par un barrage défectueux. Selon le biographe Jeffrey Meyers, son expérience passée parmi les cowboys du Montana donna à sa performance un caractère d’authenticité instinctive. Le film fut projeté la première fois le 14 octobre et fut un succès majeur. Les critiques furent unanimes à déclarer que Gary Cooper était “une nouvelle personnalité dynamique” et une future star. Samuel Goldwyn se précipita pour offrir à l’acteur un contrat de long terme, mais Gary Cooper avait déjà en vue un contrat plus intéressant et il signa finalement un contrat de cinq ans avec Jesse L. Lasky de Paramount Pictures pour 175 dollars la semaine. En 1927, avec l’aide de la star Clara Bow, Gary Cooper décrocha des rôles de haut niveau dans Les enfants du divorce et Les ailes, ce dernier film étant le premier film à remporter l’Oscar du meilleur film. Cette année-là, Gary Cooper apparut aussi dans ses premiers rôles en tant que vedette principale dans Arizona Bound et Nevada—tous deux réalisés par John Waters.
En 1928, la Paramount associa Gary Cooper avec la jeune Fay Wray dans Les pilotes de la mort et The First Kiss—le studio les présentant comme “un couple glorieux de jeunes amants”. A chaque nouveau film, les capacités d’acteur de Gary Cooper s’amélioraient et sa popularité grandissait, spécialement auprès du public féminin. A cette époque, il gagnait pas moins de 2 750 dollars par film et recevait un millier de lettres d’admiratrices par semaine. Désirant surfer sur la vague du succès de l’acteur, le studio l’associa avec ses vedettes féminines les plus populaires comme Evelyn Brent dans Beau Sabreur, Florence Vidor dans Doomsday et Esther Ralston dans Mariage à l’essai. La même année, Gary Cooper tourna aussi, pour First National Pictures, Ciel de gloire avec Colleen Moore, son premier film synchronisé avec la musique et la bande son. Ce film fut l’un des plus gros succès commerciaux de 1928.
Gary Cooper devint une star majeure en 1929 avec la sortie de son premier film sonorisé, The Virginian, film qui fut réalisé par Victor Fleming avec en co-star Mary Brian et Walter Huston. Basé sur le populaire roman d’Owen Wister, The Virginian fut l’un des premiers films sonorisés à définir le code d’honneur du western et aida à établir nombre de conventions du genre qui sont encore en vigueur de nos jours. Selon le biographe Jeffrey Meyers, l’image romantique du grand et beau cowboy qui personnalisait la liberté masculine, le courage et l’honneur fut, pour de larges parts, créer par Gary Cooper. A contrario de quelques acteurs du muet qui eurent des difficultés à faire la transition dans le parlant, Gary Cooper fit la bascule tout naturellement, avec sa voix “profonde et claire” et “plaisamment traînante”, qui s’adapta parfaitement aux personnages qu’il incarna sur l’écran. En 1930, espérant profiter de la popularité de l’acteur, la Paramount le casta dans plusieurs westerns et films de guerre dont Only the Brave, The Texan, Seven Days' Leave, A Man from Wyoming et The Spoilers.
Une des performances les plus importantes de la jeune carrière de Gary Cooper fut sa personnification du légionnaire désabusé dans le film de Josef von Sternberg, Cœurs brûlés, film qui marqua les débuts dans le cinéma américain de la star allemande Marlene Dietrich. Durant le tournage, Josef von Sternberg foculisa son énergie sur Marlene Dietrich et traita dédaigneusement Gary Cooper. La tension atteignit son point critique quand Josef von Sternberg hurla des directives à direction de Cooper en allemand. L’acteur d’1m91 s’approcha du réalisateur d’1m63, le prit par le cou et dit "Si vous voulez travailler dans ce pays, vous feriez mieux d’en venir à la langue que nous utilisons." Selon Thornton Delehanty du New York Evening Post, malgré ces tensions, l’acteur délivra l’une de ses meilleures prestations. En 1931, après un retour au western dans Fighting Caravans (selon une nouvelle de Zane Grey) avec l’actrice française Lili Damita, Gary Cooper apparut dans le film policier Les carrefours de la ville (d’après un roman de Dashiell Hammett), y incarnant un homme de l’ouest qui s’impliquait avec les gangsters d’une grande ville pour sauver la femme qu’il aimait. Gary Cooper termina l’année avec des apparitions dans de films à succès: I Take This Woman avec Carole Lombard et His Woman avec Claudette Colbert. Les exigences et les pressions subies pour tourner quelque 10 films en deux ans, le laissèrent épuisé et dans un pauvre état de santé, souffrant d’anémie et de jaunisse. Durant cette période, il avait perdu 14 kilos et se sentait seul, isolé et abattu par ce succès et sa soudaine richesse. En mai 1931, il quitta Hollywood et navigua vers Alger puis l’Italie, où il résida l’année qui suivit.
Pendant son séjour en Italie, Gary Cooper vécut avec la Comtesse Dorothy di Frasso à la Villa Madama à Rome, où elle lui fit découvrir la bonne cuisine et les bons vins, comment lire les menus italiens et français et comment évoluer dans les milieux de la noblesse européenne. Après l’avoir emmené dans les plus grands musées et galeries d’art italiens, elle l’accompagna dans un safari aux gros gibiers qui dura 10 semaines sur les pentes du Mont Kenya dans l’Afrique équatoriale, safari au cours duquel il cumula 60 trophées dont deux lions, un rhinocéros et diverses antilopes. Cette expérience en Afrique eut une profonde influence sur Gary Cooper et intensifia son amour de la nature sauvage. Après leur retour en Europe, lui et la comtesse s’embarquèrent pour une croisière sur la Méditérranée le long des côtes italiennes et françaises. Reposé et régénéré par ce long exil, un Gary Cooper en forme retourna à Hollywood en avril 1932 et négocia un nouveau contrat avec la Paramount pour deux films par an et un salaire de 4000 dollars par semaine, ainsi que le choix du réalisateur et du script.
En 1932, après avoir complété Le démon du sous-marin avec Tallulah Bankhead afin d’honorer son ancien contrat, Gary Cooper apparut dans L’adieu aux armes, la première adaptation du roman d’Ernest Hemingway. Avec en co-stars Helen Hayes, une star oscarisée du théâtre de Broadway et Adolphe Menjou, le film présentait Gary Cooper dans un de ses rôles les plus dramatiques en ambulancier américain blessé en Italie qui tombe amoureux d’une infirmière anglaise et ce lors de la 1ère guerre mondiale. Les critiques louèrent ss performance intense et toute en émotion et le film devint l’un des plus grands succès commerciaux de l’année. En 1933, après avoir fait Après nous le déluge avec Joan Crawford et One Sunday Afternoon avec Fay Wray, Gary Cooper apparut dans la comédie d’Ernst Lubitsch, Sérénade à trois, basée sur la pièce de Noël Coward. Avec Miriam Hopkins et Fredric March, le film reçut des critiques mitigées et ne fut pas un franc succès au box office. La performance de Gary Cooper—en artiste américain installé en Europe qui concourt avec ses amis pour conquérir l’amour d’une belle femme—fut singularisée pour sa versatilité et révéla la capacité de Gary Cooper à se mouvoir dans la comédie légère. Frank Cooper changea officiellement son nom en "Gary Cooper" en août 1933.
En 1934, Gary Cooper fut prêté à la MGM pour le film ayant pour cadre la guerre civile américaine, à savoir L’agent n° 13 avec Marion Davies, au sujet d’une jolie espionne nordiste qui tombe amoureuse d’un soldat confédéré. Malgré la réalisation pleine d’imagination de Richard Boleslawski et la fastueuse cinématographie de George J. Folsey, le film fit un flop au box office. De retour à la Paramount, Gary Cooper apparut dans le premier des 7 films qu’il tournera avec Henry Hathaway, C’est pour toujours, avec Carole Lombard et Shirley Temple. Dans le film, il incarnait un homme de confiance qui essayait de vendre sa soeur à des relations pour qu’elles l’élevent mais qui, finalement, se retrouvait conquis par l’adorable jeune fille. Impressionné par l’intelligence et le charme de Shirley Temple, Cooper développé une relation très proche avec elle, sur et en dehors de l’écran. Le film fut un succès au box-office.
L’année suivante, Gary Cooper fut prêté à Samuel Goldwyn Productions pour apparaître dans le film romantique de King Vidor, Soir de noces avec Anna Sten, qui était présentée comme "une autre Garbo". Dans le film, Gary Cooper interprétait un romancier alcoolique qui retournait dans la ferme familiale de la Nouvelle Angleterre où il faisait la connaissance et tombait amoureux d’une jolie voisine polonaise. Selon le biographe Larry Swindell, Gary Cooper y délivra une performance tout en surprises et profondeur. Malgré des critiques généralement favorables, le film ne rencontra pas son public, qui peut-être fut gêné par cette histoire d’amour extramaritale et sa fin tragique. La même année, Gary Cooper apparut dans deux films d’Henry Hathaway : le mélodrame Peter Ibbetson avec Ann Harding, au sujet d’un homme évoluant dans un monde imaginaire créé par son amour pour une petite amie d’enfance et le film d’aventures, Les trois lanciers du Bengale, au sujet d’un ambitieux officier britannique et ses hommes qui défendent leur bastion contre des tribus rebelles locales. Alors que le premier film fut plus populaire en Europe qu’aux Etats-Unis, le second fut nominé pour 6 Oscars et devint l’un des films d’aventures de Gary Cooper, les plus populaires. Henry Hathaway eut le plus profond respect pour les capacités d’acteur de Gary Cooper, l’appelant "le meilleur acteur de tous ".
L’année 1936 marqua un important virage dans la carrière de Gary Cooper. Après avoir complété, pour Paramount, le tournage de la comédie romantique de Frank Borzage, Désir avec Marlene Dietrich—en délivrant une performance considérée par des critiques contemporains comme l’une de ses plus fines—Gary Cooper retourna, pour la première fois depuis le temps du muet, à Poverty Row pour tourner, pour Columbia Pictures, la comédie déjantée de Frank Capra, L’extravagant Mr. Deeds avec Jean Arthur. Dans le film, Gary Cooper incarnait le personnage de Longfellow Deeds, un calme et innocent rédacteur de cartes commémoratives qui hérite d’une fortune, laisse derrière lui sa vie idyllique dans le Vermont et se rend à New York où il a à faire face à un monde de corruption et de déception. Frank Capra et le scénariste Robert Riskin purent utiliser la personnalité bien établie de “quintessence du héros américain” de Gary Cooper—un symbole d’honnêteté, de courage et de bonté—pour créer un nouveau type de “héros populaire” pour le commun des mortels. En commentant l’impact de Gary Cooper sur le personnage et le film, Frank Capra observa: “Dès que j’ai pensé à Gary Cooper, il ne m’était plus possible de penser à quelqu’un d’autre pour le rôle. Il ne pouvait pas être plus proche de mon idéalisation de Longfellow Deeds et dès qu’il put penser à Gary Cooper pour le rôle, Bob Riskin trouva très facile de développer le personnage de Deeds en terme de dialogues. Dès lors ce ne pouvait être que Gary Cooper. Chaque ligne dans son visage respirait l’honnêteté. Notre Mr. Deeds devait symboliser l’incorruptiblité et à mon avis Gary Cooper en était le symbole.”
Désir et L’extravagant Mr. Deeds sortirent sur les écrans en avril 1936 recevant des critiques favorables et devenant des succès au box-office. Dans sa rubrique du New York Times, Frank Nugent écrivit que Gary Cooper "prouvait qu’il était l’un des plus grands acteurs de comédies d’Hollywood". Pour sa performance dans L’extravagant Mr. Deeds, Gary Cooper reçut sa première nomination pour l’Oscar du meilleur acteur.
Gary Cooper apparut dans deux autres films de la Paramount en 1936. Dans le film d’aventures de Lewis Milestone, Le général meurt à l’aube avec Madeleine Carroll, il incarnait un soldat de fortune en Chine qui aidait les paysans à se défendre contre l’oppression d’un cruel seigneur de la guerre. Ecrit par Clifford Odets, le film fut un succès critique et commercial. Dans l’épique film de Cecil B. De Mille, Une aventure de Buffalo Bill—son premier des quatre films qu’il fit avec le réalisateur— Gary Cooper incarnait Wild Bill Hickock dans une version très romancée de l’ouverture de la frontière ouest-américaine. Le film fut encore un plus grand succès que son prédécesseur, succès en partie dû à la représentation de Calamity Jane par Jean Arthur et à la portraitisation d’un Wild Bill Hickock en tant que personnage énigmatique d’”une substance profondément mythique”. La même année, Gary Cooper apparut pour la première fois dans le top 10 des plus importantes personnalités du cinéma, classement effectué par un sondage des lecteurs du Motion Picture Herald et classement dans lequel il restera pendant les 23 années qui suivront.
A la fin de 1936, alors que la Paramount se préparait à lui offrir un nouveau contrat qui aurait passé son salaire à 8 000 dollars la semaine, Gary Cooper signa un contrat avec Samuel Goldwyn pour six films en six ans avec une garantie minimum de 150,000 dollars par film. La Paramount porta plainte contre Samuel Goldwyn et Gary Cooper et la cour statua que le nouveau contrat signé avec Samuel Goldwyn laissait assez de temps à Gary Cooper pour également honorer le contrat de la Paramount. Gary Cooper continua donc à faire des films avec les deux studios et en 1939, le Ministère du Trésor américain rapporta que l’acteur était le plus gros salaire du pays, salaire évalué à 482,819 dollars (l’équivalent de 8,185,977 dollars de 2015).
Contrairement à sa production de l’année précédente, Gary Cooper n’apparut que dans un film en 1937, le film d’aventures de Henry Hathaway, Ames à la mer. Echec critique et commercial, Gary Cooper se référa à ce film comme étant “son presque film”, en disant, "C’était presque excitant et presque intéressant. Et je fus presque bon." En 1938, il apparut dans le film biographique d’Archie Mayo, Les aventures de Marco Polo. Miné par des problèmes de production et un scénario faible, le film devint le plus gros échec financier de Samuel Goldwyn à cette date, en perdant 700 000 dollars. Durant cette période, Gary Cooper refusa plusieurs rôles importants dont celui de Rhett Butler dans Autant en emporte le vent.. Il était le premier choix du producteur David O. Selznick pour le rôle. Il fit plusieurs propositions à l’acteur mais Cooper pensait que le rôle n’était pas pour lui. Gary Cooper admettra plus tard, "Ce fut l’un des meilleurs rôles jamais proposés à Hollywood …Mais j’ai dit non. Je ne me voyais pas assez audacieux, et plus tard, quand j’ai vu Clark Gable jouer le rôle à la perfection, j’ai su que j’avais eu raison”.
De retour à la Paramount, Gary Cooper revint à un genre plus confortable avec la comédie romantique d’Ersnt Lubitsch, La huitième femme de Barbe-Bleue (1938) avec Claudette Colbert. Dans le film, il interprétait un riche homme d’affaires américain vivant en France qui tombait amoureux de la fille d’une aristocrate désargentée et la convainquait de devenir sa 8ème épouse. Malgré l’intelligence du scénario écrit par Charles Brackett et Billy Wilder et de solides performances de la part de Gary Cooper et Claudette Colbert, les spectateurs eurent du mal à accepter de voir Gary Cooper dans le rôle d’un Don Juan superficiel. Pour nombre de ses admirateurs, il était devenu “l’incarnation de Mr. Deeds”. A la fin de 1938, il apparut dans la comédie romantique d H. C. Potter, Madame et son cowboy avec Merle Oberon, au sujet d’un cowboy de rodéo au grand coeur qui tombe amoureux de la riche fille d’un éventuel futur président de la république et croit qu’elle est une pauvre jeune fille travaillant dur. Les efforts de trois réalisateurs et plusieurs éminents scénaristes ne purent pas sauver ce qui aurait pu être un film fait pour Gary Cooper. Cependant plus populaire que le précédent, le film fut le 4ème échec de Gary Cooper au box-office.
Dans les deux années qui suivirent, Gary Cooper fut plus exigent avec les rôles qu’il accepta et fit quatre films d’aventures à grande échelle et westerns. Dans le film d’aventures de William A. Wellman, Beau Geste (1939), il incarne l’un de trois ambitieux frères anglais qui rejoignent la Légion Etrangère dans le Sahara pour combattre les tribus locales. Filmé dans le même désert des Mojaves que la version originale de 1926 avec Ronald Colman, Beau Geste proposa à Cooper des décors magnifiques et exotiques, de l’action bien inspirée et un rôle taillé sur mesure pour sa personnalité cinématographique. Ce fut le dernier film du contrat avec la Paramount. Dans La glorieuse aventure d’Henry Hathaway (1939), il incarnait un médecin militaire qui accompagnait un petit groupe d’officiers de l’armée britannique aux Philippines afin d’aider les chrétiens philippins à se défendre contre des radicaux islamiques. Beaucoup de critiques louèrent la performance de Gary Cooper dont l’auteur et critique de films, Graham Greene qui reconnut qu’il ‘n’avait jamais aussi bien joué”.
Gary Cooper revint au genre western avec le film de William Wyler, Le cavalier du désert (1940) avec Walter Brennan et Doris Davenport, au sujet d’un cowboy itinérant qui défend les colons contre Roy Bean, un juge corrompu connu comme étant “la loi à l’ouest du Pécos”. Le scénariste Niven Busch se reposa sur la vaste connaissance que possédait Gary Cooper sur l’histoire du Far West pour écrire son script. Le film reçut des critiques positives et fut un succès au box-office, les critiques louant les deux acteurs principaux. La même année, Gary Cooper apparut dans son premier long métrage tout en technicolor, le film d’aventures de Cecil B. DeMille, Les tuniques écarlates (1940). Dans le film, Cooper incarnait un ranger du Texas qui poursuivait un hors-la-loi à l’ouest du Canada où il rejoignait la Police Montée Canadienne qui recherchait la même personne, le leader de la North-West Rebellion. Bien que pas aussi populaire avec les critiques que son prédécesseur, le film fut un autre succès au box-office—le sixième plus gros succès commercial de 1940.
Les premières années de la décennie 1940 furent des années primordiales pour l’acteur Gary Cooper. En une période relativement courte, il apparut dans 5 films qui furent des réussites critiques et commerciales et dans lesquels il produisit des performances parmi ses meilleures. Quand Frank Capra lui offrit le rôle principal de L’homme de la rue avant même que le scénariste Robert Riskin n’ait développé le script, Gary Cooper accepta l’offre de son ami en disant, "C’est d’accord, Frank, je n’ai pas besoin du script." Dans le film, Gary Cooper incarnait Long John Willoughby, un clochard médiocre embauché par un journal pour prétendre être un homme qui se suicidera la veille de Noël pour protester contre l’hypocrisie et la corruption. Considéré par quelques critiques comme le meilleur film de Frank Capra du moment, la sortie de L’homme de la rue fut perçue comme un événement national avec Gary Cooper faisant la une du magazine Time du 3 mars 1941. Dans sa rubrique du New York Herald Tribune, Howard Barnes estima que la performance de Gary Cooper était "une splendide et convaincante interprétation” et loua sa "manière de jouer tout à fait réaliste qui se manifeste avec une telle autorité”.
La même année, Gary Cooper fit deux films avec le réalisateur et ami Howard Hawks. Dans le film biographique Sergent York, Gary Cooper incarnait le héros de guerre Alvin C. York, l’un des soldats américains les plus décorés de la 1ère guerre mondiale. Le film fait la chronique des années de jeunesse d’Alvin C. York dans un coin reculé du Tennessee, de sa conversion au catholicisme, son passage à l’objection de conscience et finalement sa conduite héroïque durant la bataille de la forêt de l’Argonne qui lui rapporta la Médaille D’Honneur. Initialement, Gary Cooper était nerveux et histait à incarner un héros encore en vie, aussi il se rendit dans le Tennessee pour rencontrer York chez lui. Les deux hommes établirent immédiatement une relation de confiance et se découvrirent beaucoup de points communs. Inspiré par les encouragements d’Alvin C. York, Gary Cooper délivra une performance qu’Howard Barnes du New York Herald Tribune qualifia d’ "une extraodinaire conviction et versatilité” et qu’Archer Winston du New York Post estima comme étant "l’une de ses meilleures". Le film une fois sorti sur les écrans, Gary Cooper fut récompensé de la Distinguished Citizenship Medal par le ministère des Anciens Combattants pour sa "puissante contribution à la promotion du patriotisme et de la loyauté". Alvin C. York admira la performance de Gary Cooper et aida à promouvoir le film pour Warner Bros. Sergent York devint le film le plus rentable de l’année et fut nominé pour 11 Oscars. En recevant son premier Oscar du meilleur acteur des mains de son ami James Stewart, Gary Cooper dit, "C’est le Sergent Alvin York qui a remporté cet Oscar. Mince, cela fait 16 ans que je suis dans le business et quelquefois je rêvais que je recevrais un jour une de ces statuettes. C’est tout ce que je peux dire…C’est marrant, mais j’avais aussi rêvé qu’alors je ferai un meilleur speech."
Gary Cooper termina l’année, de retour chez Goldwyn pour tourner la comédie romantique d’Howard Hawks, Boule de feu avec Barbara Stanwyck. Dans le film, Gary Cooper interprétait un timide professeur de langues qui encadrait une équipe de 7 écoliers en train d’écrire une encyclopédie. Alors qu’il recherche quelqu’un qui parle l’argot, il rencontre Barbara Stanwyck alias Sugarpuss O’Shea, une strip-teaseuse dragueuse et burlesque qui dépoussière et bouscule sa vie bien rangée. Le scénario de Charles Brackett et Billy Wilder fournit à Gary Cooper l’opportunité d’exercer toute la palette de ses abilités comiques. Dans sa rubrique du New York Herald Tribune, Howard Barnes écrivit que Gary Cooper manipulait le rôle avec "une grande habileté et une grande force comique" et que sa performance était "définitivement délicieuse” Bien que n’étant pas une grosse production, Boule de feu fut l’un des films les plus rentables de l’année- le 4ème film consécutif de Gary Cooper à figurer dans le top 20.
La seule apparition de Gary Cooper en 1942 fut aussi sa dernière prestation dans le cadre du contrat le liant à Samuel Goldwyn. Dans le film biographique de Sam Wood, Vainqueur du destin, il incarne la star du baseball Lou Gehrig qui établit un record avec les New York Yankees de 2,130 matches consécutifs. Gary Cooper était réticent à l’idée d’incarner le personnage qui était décédé l’année précédente d’une sclérose amyotrophique latérale- affection maintenant communément appelée "maladie de Lou Gehrig". En dehors du challenge de devoir effectivement incarner une figure populaire et nationalement connue, Gary Cooper ne connaissait que peu de choses sur le baseball et n’était pas gaucher comme l’était Lou Gehrig. Après que la veuve de Lou Gehrig lui eut rendu visite et exprimé son désir que ce soit lui qui portraitise son ex-mari, Cooper accepta le rôle qui couvrait 20 ans de la vie de Lou Gehrig- de son amour précoce pour le baseball en passant par son ascension vers la célébrité, son heureux mariage et son combat contre la maladie. Le sommet du film fut la scène du discours d’adieu que Lou Gehrig prononça devant 62 000 admirateurs au Yankee Stadium, le 4 juillet 1939. Gary Cooper apprit rapidement les gestes du baseball et développa un swing fluide et crédible. Le problème de la manualité fut résolu en inversant l’impression pour certaines scènes de “battage”. Le film fut l’un des 10 plus rentables de l’année et reçut 11 nominations aux Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur (la troisième du genre pour Gary Cooper).
Peu de temps après la publication du roman d‘Ernest Hemingway, Pour qui sonne le glas, la Paramount acheta les droits de diffusion 150 000 dollars avec la ferme intention que Gary Cooper incarne le rôle principal de Robert Jordan, un expert américain en explosifs qui combat aux côtés des loyalistes républicains durant la guerre civile espagnole. Le réalisateur original, Cecil B. DeMille, fut remplacé par Sam Wood qui imposa Dudley Nichols pour le scénario. Après le début des prises de photographies dans la Sierra Nevada à la fin de 1942, Ingrid Bergman remplaça la danseuse de ballet Vera Zorina dans le rôle féminin principal- un changement soutenu par Gary Cooper et Ernest Hemingway. Les scènes d’amour entre Bergman et Cooper furent "frénétiques" et passionnées. Howard Barnes du New York Herald Tribune écrivit que les deux acteurs se produisirent avec "la stature et l’autorité de vraies stars". Alors que le film prenait quelques libertés avec le roman quant aux thèmes et aux sens politiques, Pour qui sonne le glas fut un succès critique et commercial et reçut 11 nominations aux Oscars dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur (la 4ème nomination du genre pour Gary Cooper).
Durant la seconde guerre mondiale, Gary Cooper ne servit pas dans l’armée à cause de son âge et de santé, mais comme nombre de ses collégues, il s’impliqua dans l’effort de guerrre en divertissant les troupes. En juin 1943, il visita des hôpitaux militaires à San Diego et apparut souvent à la Hollywood Canteen, servant de la nourriture aux soldats. A la fin de 1943, il entreprit une tournée de 37 000km dans le sud-ouest du Pacifique avec les actrices Una Merkel et Phyllis Brooks et l’accordéoniste Andy Arcari. Voyageant à bord d’un bombardier Liberator B-24A, le groupe se rendit aux Iles Cook, aux îles Fidji, en Nouvelle-Calédonie, dans le Queensland, à Brisbane—où le général Douglas MacArthur lui raconta qu’il avait regardé Sergent York dans un cinéma de Manille sous les bombes japonaises—en Nouvelle Guinée, à Jayapur et à travers toutes les îles Solomon. Le groupe partageait souvent les mêmes conditions de vie précaires et les rations K, tout comme les troupes. Gary Cooper rencontra les militaires, visita les hôpitaux militaires, introduisit ses attractives collégues et participa occasionnellement à des sketches. En conclusion des shows, Gary Cooper récitait le discours d’adieu de Lou Gehrig. Quand il revint aux Etats-Unis, il visita de nouveau des hôpitaux militaires à travers tout le pays. Gary Cooper appela plus tard ce moment passé avec les troupes “l’expérience la plus emotionnelle“ de sa vie.
En 1944, Gary Cooper apparut dans le film de guerre de Cecil B. DeMille, L’odyssée du Dr. Wassell avec Laraine Day—son troisième film avec le réalisateur. Dans le film, Gary Cooper interpréte le docteur et missionnaire américain Corydon M. Wassell, qui dirige un groupe de marins blessés à travers la jungle de Java pour échapper à l’envahisseur japonais. Malgré des critiques défavorables, L’odyssée du Dr Wassell fut un des films les plus rentables de l’année. Avec ses contrats avec Samuel Goldwyn et la Paramount prenant fin, Cooper décida de rester indépendant et de former sa propre compagnie de production, International Pictures, avec Leo Spitz, William Goetz et Nunnally Johnson. La première offre du studio nouvellement créé fut la comédie romantique de Sam Wood, Casanova le petit, avec Teresa Wright, au sujet d’un homme qui apprend que sa future ex-épouse est enceinte de son enfant, juste au moment où il doit épouser une autre femme. Le film reçut des mauvaises critiques avec le New York Daily News le qualifiant de "charmant nonsense" et Bosley Crowther, du New York Times, critiquant la “singerie quelque peu évidente et ridicule”. Le film fut à peine profitable. En 1945, Gary Cooper fut la vedette et produisit le western parodique de Stuart Heisler, Le grand Bill avec Loretta Young pour International Pictures. Dans cette satire de son image passée de héros, Gary Cooper interpréte un cowboy ineptement farfelu, Melody Jones, qui est confondu avec un impitoyable tueur. Les spectateurs adorèrent le personnage incarné par Cooper et le film fut l’un des plus gros succès de l’année au box-office—un gage du sex-appeal que dégageait encore l’acteur. Ce fut aussi le plus gros succès de la courte vie de la compagnie International Pictures avant d’être vendue à Universal Studios en 1946.
Durant les années d’après-guerre, la carrière de Gary Cooper dériva vers de nouvelles directions, la société américaine étant elle-même en pleine évolution. Alors qu’il continuait d’interpréter des héros conventionnels, ses films se reposaient maintenant un peu moins sur son image cinématographique. En novembre 1945, il apparut dans le film dramatique de Sam Wood, L’intrigante de Saratoga, dont l’action se situait au XIXème siècle et qui traitait de la relation d’un cowboy texan et d’une magnifique chasseuse de fortune. Tourné au début 1943, la sortie du film fut reportée pendant deux ans à cause de la demande grandissante pour des films de guerre. Malgré des critiques défavorables, L’intrigante de Saratoga performa au box-office et devint l’un des films les plus rentables de l’année pour Warner Bros. Le seul film de Gary Cooper en 1946 fut le thriller romantique de Fritz Lang, La cape et l’épée, au sujet d’un professeur de physique recruté par l’OSS durant les dernières années de la seconde guerre mondiale pour espionner le programme nucléaire allemand. En interprétant un personnage vaguement ressemblant au physicien J. Robert Oppenheimer, Gary Cooper ne fut pas à son aise et fut incapable de transmettre "le sens intérieur" du personnage. Le film reçut des critiques défavorables et fut un échec au box-office. En 1947, Gary Cooper apparut dans l’épique film d’aventures de Cecil B. DeMille, Les conquérants d’un nouveau monde avec Paulette Goddard, au sujet d’un milicien du Virginie qui défend les colons contre un trafiquant d’armes sans scrupules et des indiens hostiles à la frontière de l’Ouest au XVIIIème siècle. Le film reçut des critiques mitigées mais même l’éternel détracteur de Cecil B. DeMille, le critique James Agee reconnut que le film avait "un réel parfum d’authenticité”. Ce dernier des quatre films qu’il fit avec Cecil B. DeMille fut le plus lucratif, rapportant à l’acteur plus de 300 000 dollars en salaire et en pourcentage des recettes. Les conquérants d’un nouveau monde devait être son dernier succès au box-office pour les 5 années qui allaient suivre.
En 1948, après avoir tourné la comédie romantique de Leo McCarey, Ce bon vieux Sam, Gary Cooper vendit sa compagnie à Universal Studios et signa un contrat de long terme avec Warner Bros. qui lui octroya le choix du script et du réalisateur et un salaire minimu de 295 000 dollars par film. Son premier film sous son nouveau contrat fut le drame de King Vidor, Le rebelle (1949) avec Patricia Neal et Raymond Massey. Dans le film, Gary Cooper incarne un architecte idéaliste et intégre qui peine à garder son intégrité et son individualité face à des pressions sociales lui demandant de se conformer aux standards populaires. Basé sur un roman d’Ayn Rand qui écrivit aussi le scénario, le film reflète la philosophie des Objectivistes et attaque les concepts de l’altruisme et du collectivisme en promouvant les vertus de l’égoïsme et de l’individualisme. Pour la plupart des critiques, Gary Cooper fut désespérément mal casté pour le rôle d’Howard Roark. Dans sa rubrique du New York Times, Bosley Crowther conclut qu’il était "Mr. Deeds en dehors de son élément". Gary Cooper retourna à son élement avec le film de guerre de Delmer Daves, Horizons en flammes (1949), au sujet d’un amiral en retraite qui se remémore sa longue carrière comme pilote de l’aéronavale et son rôle dans le développement des porte-avions. La performance de Gary Cooper et l’utilisation du Technicolor fit du film l’un de ses films les plus populaires de l’époque. Durant les deux années qui suivirent, Gary Cooper fit quatre films mal reçus: le drame de Michael Curtiz, Le roi du tabac (1950), le western mélodramatique de Stuart Heisler, Dallas, ville frontière (1950), la comédie guerrière de Henry Hathaway, La marine est dans le lac (1951) et le western de Raoul Walsh, Les aventures du Capitaine Wyatt (1951).
Le film le plus important de Gary Cooper durant les années d’après-guerre fut le western dramatique de Fred Zinnemann, Le train sifflera tois fois (1952) avec Grace Kelly pour United Artists. Dans le film, Gary Cooper incarne le shérif Will Kane, qui, à quelques heures de sa retraite, prépare son départ de la ville pour partir en lune de miel. Il apprend alors qu’un hors-la-loi qu’il a mis en prison et ses trois hommes de main sont en route pour la ville pour prendre leur revanche. Incapable de trouver du soutien parmi les villageaois apeurés et abandonné par sa jeune épouse, Will Kane reste néanmoins en ville pour faire face, seul, aux hors-la-loi. Durant le tournage, Gary Cooper était malade et supportait des douleurs extrêmes à cause d’ulcères à l’estomac. Son visage fatiqué et l’inconfort de certaines scènes contribuèrent à l’efficacité de sa performance. Considéré comme l’un des premiers westerns “adultes” pour son thème du courage moral, Le train sifflera trois fois reçut des critiques enthousiastes pour son art, le Time magazine le plaçant dans la lignée de La chevauchée fantastique et La cible humaine. Bosley Crowther, dans le New York Times, écrivit que Gary Cooper était "au top de sa forme" et John McCarten, dans le New Yorker, écrivit que Cooper ne fut jamais plus effectif. Le film rapporta 3.75 million de dollars aux Etats-Unis et 18 millions de dollars dans le monde. Suivant l’exemple de son ami James Stewart, Gary Cooper accepta un salaire minoré en échange d’un pourcentage des bénéfices et finit avec la somme de 600 000 dollars. Sa performance fut unanimement encensée et il remporta son second Oscar du meilleur acteur.
Après être apparu dans le drame sur la guerre civile d’André de Toth, La mission du commandant Lex, (1952)—un film standard de Warner Bros. qui fut éclipsé par son prédécesseur —Gary Cooper fit quatre films en dehors des Etats-Unis. Dans le drame de Mark Robson, Retour au paradis (1953), Gary Cooper incarnait un aventurier américain qui libérait les habitants d’une île de la Polynésie de la férule puritaine d’un pasteur. Gary Cooper endura des conditions de vie spartiates, de longues heures de pose et des problèmes de santé durant les trois mois de tournage en extérieurs sur l’île d’Upolu dans les Samoa Occidentales. Malgré sa belle cinématographie, le film reçut des critiques défavorables. Ses trois films suivant furent tournés au Mexique. Dans le film d’aventure d’ Hugo Fregonese, Le souffle sauvage (1953) avec Barbara Stanwyck, il incarne un spéculateur à Mexico qui devient impliqué avec un directeur de compagnie pétrolière et son épouse sans scrupules avec qui il avait autrefois eu une aventure. En 1954, Gary Cooper apparut dans le western de Henry Hathaway, Le jardin du diable, avec Susan Hayward, au sujet de trois soldats de fortune qui viennent à la rescousse de l’époux d’une femme. La même année, il apparut dans le western de Robert Aldrich, Vera Cruz avec Burt Lancaster. Dans le film, Gary Cooper interpréte un aventurier américain embauché par l’empereur Maximilien 1er pour escorter une comtesse à Vera Cruz durant la révolution mexicaine de 1866. Ces trois films reçurent des critiques défavorables mais furent des succès au box-office. Pour son travail dans Vera Cruz, il amassa 1,4 million de dollars en salaire et en pourcentage des bénéfices.
Durant cette période, Gary Cooper lutta contre des problèmes de santé. En plus de son traitement pour ses ulcères à l’estomac, il souffrit d’une sévére blessure à l’épaule dutant le tournage de Le souffle sauvage quand il fut frappé par un débris de métal issu du dynamitage d’un puits de pétrole. Durant le tournage de Vera Cruz, il se reblessa à la hanche en chutant de cheval et fut brûlé quand Burt Lancaster actionna son fusil trop près de lui, le rembourrage de la cartouche à blanc ayant percé ses vêtements. En 1955, il apparut dans le drame biographique d’Otto Preminger, Condamné au silence au sujet du général de la 1ère guerre mondiale qui essaya de convaincre les membres du gouvernement de l’importance de l’aviation et fut traduit en cour martiale après avoir accusé le ministère de la guerre pour une série de désastres aériens. Quelques critiques trouvèrent que Cooper était mal casté et que sa morne et tacite performance ne reflétait pas la personnalité dynamique et caustique du général Mitchell. En 1956, il fut plus à son aise en interprétant un gentil quaker de l’Indiana dans le drame sur la guerre civile américaine, La loi du seigneur avec Dorothy McGuire. Comme pour Sergent York et Le train sifflera trois fois, le film met en évidence le conflit entre le pacifisme religieux et le devoir civique. Pour sa performance, Gary Cooper reçut sa deuxième nomination pour le Golden Globe du meilleur acteur de cinéma. Le film fut nominé pour 6 Oscars, fut récompensé de la Palme d’Or au festival de Cannes de 1957 et amassa 8 millions de dollars dans le monde.
En 1956, Gary Cooper se rendit en France pour faire la comédie romantique de Billy Wilder, Ariane avec Audrey Hepburn et Maurice Chevalier. Dans le film, il incarnait un playboy américain d’âge moyen à Paris qui poursuit de ses avances et finalement tombe amoureux d’une femme bien plus jeune que lui. Malgré quelques critiques positives—dont de la part de Bosley Crowther qui loua les "charmantes performances” du film—la plupart des critiques conclurent que Gary Cooper était simplement trop vieux pour le rôle. Alors que les spectateurs ne furent peut-être pas enchantés de voir l’héroïque image cinématographique battue en brèche par celle d’une personne âgée tentant de séduire une innocente jeune fille, le film fut aussi un succès au box-office. L’année suivante, il apparut dans la comédie romantique de Philip Dunne, 10 rue Frederik. Dans le film, basé sur un roman de John O'Hara, Gary Cooper incarnait un avocat dont la vie est ruinée par un politicien véreux et sa propre relation secrète avec la fille de sa jeune colocataire. Alors que Gary Cooper apporta "de la conviction et de l’anxiété contrôlée" à sa performance, ce ne fut pas assez pour sauver ce que Bosley Crowther appela un "film malchanceux".
Malgré ses problèmes de santé récurrents et plusieurs opérations pour ses ulcères et des hernies, Gary Cooper continua à travailler dans des films d’action. En 1958, il apparut dans le western d’Anthony Mann, L’homme de l’ouest avec Julie London et Lee J. Cobb, au sujet d’un hors-la-loi et tueur repenti qui est forcé de se confronter avec son violent passé quand le train dans lequel il voyage, est attaqué par des membres de son ex gang. Le film fut surnommé “le western le plus pathologique” de Gary Cooper avec ses thèmes de la rage impuissante, de l’humiliation sexuelle et du sadisme. Selon le biographe Jeffrey Meyers, Gary Cooper, qui luttait contre des conflits moraux dans sa vie personnelle, "comprit l’anxiété d’un personnage luttant pour retrouver son intégrité... et apporta un sentiment authentique au rôle de ce tenté et tourmenté et pourtant décent homme” ". Majoritairement ignoré par les critiques à sa sortie, le film est maintenant bien considéré par les érudits en cinéma et est considéré comme le dernier grand film de Cooper.
Quand son contrat avec Warner Bros. prit fin, Gary Cooper créa de nouveau sa propre compagnie de production, Baroda Productions et tourna trois films particuliers en 1959 au sujet de la rédemption. Dans le western de Delmer Daves, La colline des potences, il interprétait un médecin frontalier qui sauvait un criminel d’un lynchage, qui, plus tard, essayait d’exploiter le passé sordide du médecin. Gary Cooper délivra une performance "puissante et persuasive" en homme émotionnellement traumatisé qui a besoin de dominer les autres par l’amour et le sacrifice d’une femme. Dans le film d’aventures de Robert Rossen, Ceux de Cordura avec Rita Hayworth, il incarnait un officier de l’armée convaincu de couardise et qui se voit assigner la tâche dégradante de recommender des soldats pour la Médaille d’Honneur du Congrés durant l’Expédition de Pancho Villa en 1916. Alors que Gary Cooper reçut des critiques favorables, Variety et Films in Review trouvèrent qu’il était trop vieux pour le rôle. Dans Cargaison dangereuse de Michael Anderson avec Charlton Heston, Gary Cooper incarne un officier déchu de la marine marchande qui décide de rester à bord de son bâteau en train de couler pour prouver que le vaisseau avait été volontairement sabordé et afin de regagner son honneur. Comme les deux films précédents, le film était physiquement difficile à tourner pour Cooper, qui était un plongeur confirmé et fit lui-même la plupart des scènes sous-marines. Le biographe Jeffrey Meyers observa que dans ces trois rôles, Gary Cooper transmettait effectivement le sens de l’honneur perdu et le désir de rédemption—ce que Joseph Conrad dans Lord Jim appela la "lutte d’un individu essayant de sauver du feu son idée de ce que son image morale devrait être".

DEMERVAL
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Re: Gary Cooper (1901-1961)

Messagepar DEMERVAL » 19 oct. 2015 19:33

BIOGRAPHIE 2ème PARTIE : SA VIE PRIVEE
Gary Cooper fut officiellement introduit auprès de sa future épouse, l’actrice new-yorkaise débutante de 20 ans, Veronica Balfe, le dimanche de Pâques 1933, lors d’une fête chez son oncle, le directeur artistique Cedric Gibbons. Surnommé "Rocky" par sa famille et ses amis, elle avait grandi sur Park Avenue et fréquenta les écoles de bonnes manières. Son beau-père était Paul Shields, le magnat de Wall Street. Gary Cooper et Rocky se marièrent en toute simplicité dans la résidence de ses parents sur Park Avenue, le 15 décembre 1933. Selon ses amis, le mariage eut un effet positif sur Gary Cooper qui tourna le dos aux indiscrétions passées pour reprendre le contrôle de sa vie. Athlétique et adepte des activités extérieures, Rocky partagea nombre des centres d’intérêt de Cooper comme l’équitation, le ski et le tir au pigeon d’argile. Elle organisa leur vie sociale et leur fortune et leurs relations sociales ouvrirent à Cooper les portes de la haute société de New York. Cooper et son épouse possédèrent des maisons dans la région de Los Angeles, à Encino (de 1933 à 1936), Brentwood (de 1936 à 1953) et Holmby Hills (de 1954 à 1961) et une résidence secondaire à Aspen, Colorado (de 1949 à 1953).
Maria Veroncica Cooper, sa fille, naquit le 15 septembre 1937. Selon toutes les sources, il était un père patient et affectionné, apprenant à Maria à rouler en vélo, à jouer au tennis, à skier et monter à cheval. Partageant nombre des centres d’intérêt de ses parents, elle les accompagna dans leurs voyages et fut souvent photographiée avec eux. Comme son père, elle développa un intérêt pour les beaux-arts et pour le dessin. Ils passaient leurs vacances en famille à Sun Valley, Idaho, passaient du temps chez les parents de Rocky à Southampton, New York et voyagèrent souvent en Europe. Cooper et Rocky se séparèrent officiellement le 16 mai 1951 quand Gary Cooper quitta le domicile conjugal. Pendant plus de deux ans, ils maintinrent une fragile et inconfortable vie de famille avec leur fille. Gary Cooper revint au domicile conjugal en novembre 1953 et leur réconciliation fut officiellement scellée en février 1954.
Avant son mariage, Gary Cooper avait eu une série d’aventures amoureuses avec des actrices en vue, en commençant en 1927 par Clara Bow, qui facilita sa carrière en lui faisant obtenir son premier rôle de leader dans Les enfants du divorce. Clara Bow fut aussi à l’origine du rôle que Cooper décrocha dans Les ailes, qui lui généra un afflux de lettres d’admiratrices. En 1928, il eut une relation avec Evelyn Brent, qu’il avait rencontrée durant le tournage de Beau Sabreur. En 1929, alors qu’il tournait Le chant du loup, il commença une relation intense avec Lupe Vélez, qui fut sa romance la plus sérieuse de cette époque. Durant leurs deux années ensemble, Gary Cooper eut de brèves affaires avec Marlene Dietrich sur le tournage de Coeurs brûlés en 1930 et avec Carole Lombard en 1931 sur le tournage de I Take This Woman. Durant son année passée en Europe en 1931-1932, il eut une relation avec la comtesse Dorothy di Frasso alors qu’il résidait chez elle à la Villa Madama de Rome. Leur relation fut parodiée par Clare Booth Luce dans sa pièce, The Women, Cooper devenant Buck Winston et la comtesse Dorothy di Frasso, la comtesse de Lage.
Au sein des studios, la bisexualité passée de Gary Cooper était bien connue. En 1929, il rencontra l’acteur débutant de la Paramount, Anderson Lawler, avec qui il développa une relation intime pendant trois ans et avec qui il vécut pendant un certain temps. Anderson Lawler introduisit Gary Cooper au sein de la société hollywoodienne, mais leur relation (aussi confirmée par Patricia Neal) rendit jalouses Clara Bow et Lupe Velez.
Après son mariage en décembre1933, Gary Cooper resta fidèle à son épouse jusqu’à l’été 1942, quand il débuta une relation avec Ingrid Bergman durant le tournage de Pour qui sonne le glas. Leur relation dura jusqu’à la fin du tournage de L’intrigante du Saratoga en juin 1943. En 1948, après avoir terminé le tournage de Le rebelle, Gary Cooper débuta une relation avec l’actrice Patricia Neal, sa co-star. Au début, ils gardèrent leur relation secrète mais finalement cela devint, à Hollywood, un secret de Polichinelle et l’épouse de Gary Cooper finit par l’affronter et l’obligea à avouer sa relation. Il confessa aussi qu’il était amoureux de Patricia Neal et continua à la voir. Cooper et son épouse de séparèrent officiellement en mai 1951 mais il ne demanda pas le divorce. Patricia Neal mit fin à leur relation à la fin de décembre 1951. Durant les trois ans qu’il passa loin de son épouse, Gary Cooper eut des aventures avec Grace Kelly, Lorraine Chanel et Gisèle Pascal.
Les 20 ans d’amitié qui unirent Gary Cooper et Ernest Hemingway débutèrent à Sun Valley en octobre 1940. L’année précédente, Ernest Hemingway s’inspira de l’image de Gary Cooper pour créer son personnage de Robert Jordan pour son roman Pour qui sonne le glas. Les deux partageaient leur passion pour la nature et pendant des années chassèrent ensemble le canard et le faisan et skièrent à Sun Valley. Les deux hommes admiraient l’oeuvre de Rudyard Kipling—Cooper gardait une copie du poème "If—" dans sa loge—et gardèrent, adultes, le sens des aventures juvéniles de Kipling. En plus d’admirer les facultés de chasseur de Gary Cooper et ses connaissances sur la nature, Ernest Hemingway pensait que la personnalité de Gary Cooper collait à son image cinématographique. A ce sujet, il dit un jour à un de ses amis, "Si vous fabriquiez un personnage comme Coop, personne ne le croirait. Il est juste trop parfait pour être vrai.” Ils se voyaient souvent et leur amitié resta très forte au fil des ans.
La vie sociale de Gary Cooper était généralement centrée sur le sport, les activités extérieures et les soirées avec sa famille et ses amis du milieu cinématographique, dont les réalisateurs Henry Hathaway, Howard Hawks, William Wellman et Fred Zinnemann et les acteurs Joel McCrea, James Stewart, Barbara Stanwyck et Robert Taylor. En plus de la chasse, il aimait conduire, pêcher, skier et plus tard dans sa vie faire de la plongée sous-marine. Il n’abandonna jamais son intérêt pour les beaux-arts et le dessin et, au fil des ans, lui et son épouse acquirent une collection privée de peintures modernes, dont des oeuvres de Pierre-Auguste Renoir, Paul Gauguin et Georgia O'Keeffe. Gary Cooper possédait plusieurs oeuvres de Pablo Picasso, qu’il avait rencontré en 1956. Il eut longtemps la passion des automobiles, en possédant une collection dont une Duesenberg 1930.
Gary Cooper était d’un naturel réservé et introspectif et aimait la solitude des activités de plein air. Comme son image cinématographique, sa manière de communiquer consistait souvent en de longs silences ponctués d’occasionnels "ouais" et "mince". Il dit un jour, "Si les autres ont des choses plus intéressantes à dire que moi, je reste silencieux." Selon ses amis, il pouvait aussi être un brillant causeur, bien au fait des choses sur les chevaux, les armes à feu, l’histoire de l’Ouest américain, les voitures de sport et l’art moderne. Il était modeste et sans prétention, minimisant souvent ses capacités d’acteur et sa réussite professionnelle. Ses amis et collégues le décrivaient comme charmant, bien élevé et prévenant, avec un charmant sens de l’humour juvénile. Gary Cooper maintint un sens des convenances tout au long de sa carrière et ne se servit jamais de son statut de star—ne rechercha jamais un traitement de faveur ou refuser de travailler avec un réalisateur ou une actrice. Son proche ami, Joel McCrea se remémora, "Coop ne se bagarra jamais, il ne s’énerva jamais, il ne fit jamais de remarque à qui que ce soit, du moins à ce que j’en sais; tous ceux qui travaillèrent avec lui, l’aimèrent."
Gary Cooper était un Républicain comme son père et vota pour Calvin Coolidge en 1924, Herbert Hoover en 1928 et 1932 et fit campagne pour Wendell Willkie en 1940. Quand Franklin D. Roosevelt concourut pour un inédit quatrième mandat présidentiel en 1944, Gary Cooper fit campagne pour Thomas E. Dewey et critiqua Roosevelt pour son adoption de positions étrangères. Dans un message radiodiffusé qu’il finança lui-même juste avant l’élection, il dit, "Je ne suis pas d’accord avec le credo du New Deal que l’Amérique que nous aimons tous est vieille, usée et finie et doit adopter des notions étrangères qui ne semblent pas fonctionner quel que soit l’endroit d’où elles viennent...Notre pays est un jeune pays qui doit juste se resaisir pour être de nouveau lui-même." Il participa aussi à une convention Républicaine au Los Angeles Memorial Coliseum qui rassembla 93,000 supporters de Dewey.
Gary Cooper fut un des membres fondateurs de la Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals, une organisation conservatrice destinée, selon ses statuts, à préserver le style de vie américain en s’opposant au communisme et au fascisme. L’organisation—qui comptait parmi ses membres, whose Walt Disney, Clark Gable, Ronald Reagan, Barbara Stanwyck et John Wayne—pressa le Congrés américain d’enquêter sur l’influence du communisme dans l’industrie du film. Le 23 octobre 1947, Gary Cooper apparut devant le House Un-American Activities Committee (HUAC) et on lui demanda s’il avait observé une quelconque influence communiste à Hollywood. Il raconta des déclarations qu’il avait entendu suggérant que la Constitution était obsolète et que le Congrés était une institution inutile—commentaires que Cooper estima être comme vraiment “anti-américains”. Il témoigna aussi qu’il avait rejeté plusieurs scripts parce qu’ils étaient empreints d’idées communistes. Contrairement à d’autres témoins, Gary Cooper ne donna pas de noms durant sa déposition.
Gary Cooper fut baptisé dans la religion anglicane en décembre 1911 en Angleterre et fut élevé au sein de l’église épiscopale américaine. Alors qu’il ne fut pas un chrétien pratiquant durant sa vie d’adulte, nombre de ses amis croyaient qu’il avait un côté profondément spirituel.
Le 26 juin 1953, Gary Cooper accompagna sa femme et sa fille, qui étaient des catholiques fervents, à Rome, où ils décrochèrent une audience avec le pape Pie XII. Gary Cooper et son épouse étaient encore séparés à l’époque mais leur visite au pape marqua le début de leur réconciliation. Dans les années qui suivirent, Gary Cooper se pencha sur sa mortalité et sa conduite personnelle et commença à discuter du Catholicisme avec sa famille. Il commença à fréquenter régulièrement l’église avec eux et rencontra le prêtre de leur paroisse qui lui offrit une ligne spirituelle. Après plusieurs mois de réflexion, il se baptisa au sein de l’église catholique romaine le 9 avril 1959 en l’église du Bon Berger de Beverly Hills, devant un petit groupe rèunissant la famille et des amis.
Le 14 avril 1960, Gary Cooper subit une intervention chirurgicale au Massachusetts General Hospital de Boston pour un cancer de la prostate qui s’était métastasé à son colon. Il tomba de nouveau malade le 31 mai suivant et subit une autre intervention chirurgicale au Lebanon Hospital de Los Angeles au début juin pour exéréser une tumeur maligne de son gros intestin. Après avoir récupéré durant l’été, Gary Cooper emmena sa famille en vacances dans le sud de la france avant de se rendre en Angleterre pour faire ce qui sera son dernier film, La lame nue. En décembre 1960, il apparut dans un documentaire de la NBC, The Real West, qui faisait partie de la série Project 20 de la compagnie. Le 27 décembre, son épouse apprit de la bouche du médecin de la famille que le cancer de Gary Cooper s’était propagé à ses poumons et à ses os et était inopérable. Sa famille décida de ne pas lui annoncer la nouvelle immédiatement.
Le 9 janvier 1961, Gary Cooper participait à un repas donné en son honneur au Friars Club par Frank Sinatra et Dean Martin. En présence de nombre de ses amis du cinéma, le dîner se termina par une brève prise de parole de Gary Cooper qui dit, "La seule réalisation dont je suis fier est le nombre des amis que j’ai dans cette communauté." A la mi-janvier, il emmena sa famille en vacances à Sun Valley pour la dernière fois. Gary Cooper et Ernest Hemingway marchèrent dans la neige ensemble pour la dernière fois. Le 27 février, après être retourné à Los Angeles, il apprit qu’il était mourant. Il dit plus tard à sa famille, "Nous allons prier pour un miracle; mais s’il ne survient pas et que c’est la volonté de Dieu, c’est ok aussi." Le 17 avril, Gary Cooper regarda la cérémonie des Oscars à la télévision et y vit son bon ami, James Stewart qui lui avait remis son premier Oscar des années plus tôt, acceptait en son nom un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière—son troisième Oscar. S’adressant à Gary Cooper, un James Stewart en pleurs dit, "Coop, je veux que tu saches que je vais te l’amener immédiatement. Avec cet Oscar, c’est toute l’amitié, l’affection, l’admiration et le profond respect de nous tous qui te sont adressés. Nous sommes, très, très fier de toi, Coop." Le jour suivant, les journaux du monde entier annoncèrent que Cooper était mourant. Les jours qui suivirent, il reçut nombre des messages de reconnaissance et d’encouragement, dont des messages du pape Jean XXIII et de la reine Elizabeth II et un coup de fil du président John F. Kennedy.
Le 4 mai, pour sa dernière déclaration publique, Gary Cooper dit, "Je sais que ceq ui arrive est la volonté de Dieu. Je n’ai pas peur du futur." Il reçut l’extrême onction le 12 mai. Gary Cooper s’éteignit paisiblement le samedi 13 mai 1961 à 12h47, moins d’une semaine avnat son 60ème anniversaire. Une messe de Requiem fut donnée le 18 mai à l’église du Bon Berger, en présence de beaucoup de ses amis, dont James Stewart, Henry Hathaway, Joel McCrea, Audrey Hepburn, Jack L. Warner, John Ford, John Wayne, Edward G. Robinson, Frank Sinatra, Dean Martin, Randolph Scott, Walter Pidgeon, Bob Hope et Marlene Dietrich. Gary Cooper fut enterré dans la grotte de Notre Dame de Lourdes au Holy Cross Cemetery de Culver City, Californie. En mai 1974, après que sa famille se soit relocalisée à New York, ses restes furent exhumés et réenterrés au Sacred Hearts Cemetery de Southampton, New York. Sur sa tombe fut installé un rocher de 3 tonnes provenant de la carrière de Montauk.
Le style Coopérien consiste en trois caractéristiques essentielles : sa capacité à projeter des éléments de sa propre personnalité dans les personnages qu’il incarnait pour apparaître naturel et authentique et de sous-jouer et délivrer des performances mesurées, calibrées pour la caméra et l’écran. Le professeur d’art dramatique Lee Strasberg observa une fois: "Les plus simples exemples des idées de Stanislavsky furent des acteurs comme Gary Cooper, John Wayne et Spencer Tracy. Ils n’essaye pas de jouer mais d’être eux-mêmes, de répondre ou de réagir. Ils refusent de dire ou de faire quelque chose qu’ils jugent dissonante avec leurs propres personnalités." Le réalisateur François Truffaut classa Gary Cooper parmi "les plus grands acteurs" à cause de sa capacité à délivrer de grandes performances “sans directives”. Cette capacité à projeter des éléments de sa propre personnalité dans ses personnages produisit une continuité dans ses performances à tel point que les critiques et les spectateurs furent convaincus qu’il jouait simplement "son propre personnage".
La capacité de Cooper à projeter des aspects de sa propre personnalité dans ses personnages joua un rôle important dans son apparence naturelle et authentique à l’écran. L’acteur John Barrymore dit de Cooper, "Ce mec est le plus grand acteur du monde. Il fait sans efforts ce que le reste d’entre nous passont nos vies à essayer d’apprendre—à savoir, être naturel." Charles Laughton, qui joua face à Gary Cooper dans Le démon du sous-marin convint, "En vérité, ce garçon n’a pas la moindre idée qu’il joue à la perfection…Il parvient à ce fait de l’intérieur, de sa propre manière de voir la vie." William Wyler, qui dirigea Gary Cooper dans deux films, l’appela "superbe acteur, un maître du cinéma".
Sa manière de sous-jouer devant la caméra étonna nombre de ses réalisateurs et camarades acteurs. Même dans ses tout premiers films, il reconnut la capacité de la caméra à saisir ses moindres gestes et les mouvements de son visage. Commentant la performance de Gary Cooper dans Sergent York, le réalisateur Howard Hawks observa, "Il travaillait très durement et pourtant il ne semblait pas en train de travailler. Il était un acteur étrange parce que vous le regardiez durant une scène et vous pensiez…cela ne sera pas bon. Mais quand vous visionniez les extraits dans la salle de projection le jour suivant, vous pouviez voir sur son visage toutes les choses qu’il pensait”. Sam Wood, qui dirigea Cooper dans 4 films, fit le même genre d’observations au sujet de sa performance dans Vainqueur du destin, en notant, "Ce que j’ai pris pour de la minimisation se révéla être finalement la juste approche. A l’écran, il est parfait et pourtant sur le plateau de tournage vous juriez que c’était le pire travail d’acteur de l’histoire du cinéma.” Ses camarades acteurs admiraient aussi ses capacités. Commentant les deux films qu’elle tourna avec lui, Ingrid Bergman conclut, "La personnalité de cet homme était si énorme, si surpuissante—et l’expression de ses yeux et de son visage, c’était si délicat et si sous-joué. Vous ne vous en rendiez pas compte avant de le voir à l‘écran. Je pensais qu’il était merveilleux; l’acteur le plus minimaliste et le plus naturel avec lequel j’ai jamais travaillé."
La carrière de Gary Cooper s’étendit sur 36 ans, de 1925 à 1961. Durant ce laps de temps, il fut la principale vedette de 84 films. Il fut une star majeure du cinéma de la fin du muet à la fin de l’âge d’or d’Hollywood. Sa manière naturelle et authentique de jouer séduisit profondément acteurs et actrices et sa palette de performances contenait des films de tous les genres dont des westerns, des films de guerre, des films d’aventures, des drames, des films policiers, des films d’amour, des comédies et des comédies romantiques. Il apparut dans le top 10 des meilleurs acteurs du sondage des lecteurs du Motion Picture Herald pendant 23 ans consécutifs de 1936 à 1958. Selon le sondage annuel de Quigley, Gary Cooper fut un des acteurs les plus rentables pendant 18 ans, apparaissant dans le top 10 de 1936 à 1937, de 1941 à 1949 et de 1951à 1957. Il fut en tête de la liste en 1953. Dans la liste de Quigley des acteurs les plus rentables de l’histoire du cinéma, il arrive en quatrième position derrière John Wayne, Clint Eastwood et Tom Cruise. Au moment de sa mort, ses films avaient amassé la somme de 200 millions de dollars (soit 1 578 396 437 dollars de nos jours).
Dans plus de la moitié de ses films, Gary Cooper incarna des Westerners, des soldats, des pilotes, des marins et des explorateurs—tous des hommes d’action. Le reste de ses rôles concerna une large palette de personnages dont des docteurs, des professeurs, des architectes, des employés et des joueurs de baseball. L’héroïque image de Gary Cooper à l’écran changea au fil des temps. Dans ses premiers films, il incarnait le jeune héros naïf sûr de sa position morale et confiant dans le triomphe des simples vertus morales (cf Le Virginien). Après être devenue une star majeure, son image westernienne fut remplacée par celle d’un héros plus prudent dans des films d’aventures et des drames (L’adieu aux armes). A l’apogée de sa carrière, de 1936 à 1943, il incarna un nouveau type de héros—un champion, homme commun, qui se sacrifie pour les autres (L’extravagant Mr. Deeds, L’homme de la rue et Pour qui sonne le glas). Dans les années d’après-guerre, Gary Cooper essaya d’élargir son image scénique qui alors reflétait un héros progressivement en désaccord avec le monde qui doit faire face seul à l’adversité (Le rebelle et Le train sifflera trois fois). Dans ses derniers films, le héros coopérien rejetait la violence du passé et recherchait son honneur perdu et trouvait la rédemption (La loi du seigneur et L’homme de l’ouest). L’image scénique qu’il développa et soutint durant toute sa carrière représentait l’idéal du héros américain—un homme grand, beau et sincère d’une intégrité inébranlable qui privilégiait l’action sur l’intellect et combinait les qualités héroïques d’un amoureux romantique, d’un aventurier et de l’homme de la rue.
Le 6 février 1960, Gary Cooper obtint une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6243 Hollywood Boulevard pour sa contribution à l’industrie du film. Il fut aussi récompensé d’une étoile sur le trottoir du Ellen Theater de Bozeman, Montana. Le 6 mai 1961, il fut récompensé de l’Ordre des Arts et Lettres français en reconnaissance de sa contribution significative aux arts. Le 30 juillet 1961, il reçut à titre posthume un David di Donatello d’Honneur en Italie pour l’ensemble de sa carrière. En 1966, il fut introduit au Hall of Great Western Performers du National Cowboy & Western Heritage Museum d’ Oklahoma City. L’American Film Institute (AFI) classa Gary Cooper à la 11ème place sur sa liste des 25 stars masculines d’Hollywood. Trois de ses personnages—Will Kane, Lou Gehrig et le Sergent York—figurent dans la liste de l’AFI des 100 plus grands héros ou vilains du cinéma. Sa réplique de Lou Gehrig, "Aujourd’hui, je me considère comme l’homme le plus chanceux de la terre.", est classée par AFI à la 33ème place des plus grandes répliques du cinéma. Selon le biographe Jeffrey Meyers, plus de 50 ans après sa mort, l’héritage durable de Gary Cooper reste son image du héros américain idéal préservée dans les performances de ses films. Charlton Heston fit un jour remarquer, "Il projeta l’image de la sorte d’homme que tout américain voudrait être, probablement plus qu’aucun autre acteur qui ait jamais vécu."


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