Herbert MARSHALL (1890-1966)

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Herbert MARSHALL (1890-1966)

Messagepar DEMERVAL » 03 sept. 2019 9:13

Herbert Marshall naquit à Londres, le 28 mai 1890, le fils unique des acteurs de théâtre Percy F. Marshall et Ethel May Turner. Des critqiues théâtraux encensèrent son père pour son flair comique et sa "riche voix." En plus d’être acteur, Percy écrivit et dirigea quelques pièces dans lesquelles il apparut. Surtout populaire dans les années 1880 et 1890, le père d’Herbert se retira en 1922 et décéda le 28 décembre 1927 à 68 ans. Herbert Marshall se rappellera plus tard: "Mon père était un grand acteur —meilleur que je ne puisse jamais rêver être." Sa mère était la sœur d’un journaliste et critique dramatique, Leopold Godfrey-Turner (né Leopold McClintock Turner). Le grand-père d’Herbert, Godfrey Wordsworth Turner, écrivit plusieurs livres et artciles sur l’art et les voyages. Dans un article au sujet de son amour du théâtre, il nota qu’un de ses oncles était acteur. Godfrey était aussi le petit-neveu de l’influent homme d’affaires Edward Wollstonecraft, qui était le neveu de l’activiste des drpits féminins et auteure Mary Wollstonecraft et le cousin direct de Mary Wollstonecraft Shelley, qui écrivit le classique, Frankenstein.
Enfant, sa mère lui donna le surnom de "Bart" de peur qu’on l’appella "Bertie," un surnom alors en vogue qu’elle exécrait. Sa famille, ses amis et connaissances personnelles continuèrent à l’appeler Bart tout au long de sa vie. La presse fit souvent référence à lui par ce surnom. Tout en étant introduit par son nom de scène, on l’appelait habituellement Bart à la radio. Ses parents lui donnèrent comme 2ème prénom, Brough, en hommage à son parrain, l’acteur comique shakespearien Lionel Brough.
Enfant, Herbert fut initialement élevé par ses trois tantes maternelles pendant que ses parents étaient en tournées théâtrales. Durant les vacances scolaires, cependant, ils l’emmenaient avec eux. Ces primes expériences lui donnèrent une vision négative du théâtre.
‘’Vous savez, quand j’étais un jeune gars, j’avais l’habitude de partir en tournée dans les provinces anglaises avec mon père et ma mère. Et j’étais souvent fatigué et j’avais froid, il me semblait qu’il y avait tellement de maux de cœur, de pauvreté et de déception que j’évitais grâce au glamour et au clinquant du théâtre...Non, je n’avais aucune raison d’aimer le théâtre...J’ai passé la plupart de mon temps à essayer d’oublier ces visages fatigués que les projecteurs ne servaient qu’à illuminer…par moquerie.’’
Herbert Marshall sortit diplômé de St. Mary's College à Old Harlow, Essex et travailla pendant un moment comme guichetier. Après avoir été renvoyé pour la lenteur de ses calculs, il accepta un boulot de directeur adjoint dans une troupe de théâtre dirigée par un ami de son père. Il eut plus tard un certain nombre de boulots en coulisses dans divers théâtres et compagnies théâtrales. Quand une troupe pour laquelle il travaillait, arrêtait ses activités, il se retrouvait sans emploi. Il s’essaya ensuite au métier d’acteur. Dans une interview de 1935, il affirma qu’il ne devint acteur qu’en cas de nécessité parce qu’il ne savait rien faire d’autre. A un autre journaliste, il rappela comment il avait auparavant juré qu’il n’apparaîtrait jamais sur une scène.
Herbert Marshall devait se rappelet le temps passé sur le front de l’Ouest: "J’ai connu un terrible ennui. Il n’y avait pas de drame dans les tranchées pendant 10 mois. Je dois avoir ressenti la peur, mais je ne me la rappelle pas. J’étais trop engourdi pour me rappeler aucune entreprise de ma part." Le 9 avril 1917, il fut touché au genou droit par un tireur isolé lors de la seconde Bataille d’Arras en France. Après une succession d’opérations, les docteurs furent obligés d’amputer sa jambe droite. Herbert Marshall resta hospitalisé pendant 13 mois. Il se rappela plus tard en privé qu’après sa blessure, il avait initialement sur-dramatisé la perte de sa jambe et s’était renfermé dans l’apitoiement sur lui-même et l’alacrité. Sous peu, il décida de retourner au théâtre et apprit à marcher correctement avec une prothèse. Alors qu’il était en convalescence à St. Thomas à Londres, le roi George V visita l’hôpital. Quand on lui demanda de deviner quelle était sa jambe amputée, le roi choisit la mauvaise. Tout au long de sa carrière, Herbert parvint largement à camoufler son handicap, bien qu’on en parla parfois dans la presse.
Herbert souffrit de sa blessure durant le reste de sa vie, d’une souffrance fantôme communément due aux amputés. Un ami se rappela qu’il gardait des trous dans les poches de son pantalon pour qu’il puisse discrètement relacher la lanière de sa prothèse afin de faire disparaître un soudain manque de confort. La douleur dans sa jambe devint plus aigue plus tard dans sa vie.
Herbert Marshall eut une longue et variée carrière théâtrale au cours de laquelle il apparut aux côtés de comédiens notoires comme Sir Nigel Playfair, Sir Gerald du Maurier, Noël Coward, Gertrude Lawrence, Edna Best (sa seconde épouse), Cathleen Nesbitt, Mabel Terry-Lewis, Marie Löhr, Madge Titheradge et Edmund Gwenn (son futur partenaire de radio et de cinéma). Alors que ses débuts sur les planches sont habituellement situés dans The Adventure of Lady Ursula (1911), d’autres sources les datent de 1909. En outre, Herbert se rappela avoir joué le rôle d’un piéton au côté d’Eric Blore dans The Arcadians de Robert Courtneidgen ce qui ajouterai une apparition en novembre 1910. En 1913, il fit ses débuts à Londres dans le rôle de Tommy dans Brewster's Millions. L’acteur-manager Cyril Maude fit si impressionné par sa performance qu’il recruta Herbert pour sa tournée américano-canadienne de Grumpy. Quand la guerre survint, la compagnie retourna à Londres et l’homme de 24 ans s’engagea.
Suite à l’Armistice, Herbert rejoignit la troupe de répertoire de Nigel Playfair et apparut dans Make Believe (décembre 1918), The Younger Generation (1919) et Abraham Lincoln (1919). En 1920, il fit sa première apparition connue avec Edna Best dans Brown Sugar. Il apparut aussi dans John Ferguson et les pièces shakespeariennes, Le Marchand de Venise et Comme il vous plaira. Herbert Marshall se rappela, "Jacques dans Comme ça vous plaira me donna plus de plaisir qu’aucun autre rôle que j’avais joué". L’année suivante, il effectua une tournée en Amérique du Nord avec la satar australienne Marie Löhr et fut la vedette de A Safety Match à Londres. En 1922, Marshall effectuait des apparitions régulières des deux côtés de l’Atlantique, et débuta à Broadway dans The Voice From the Minaret, The Young Idea de Noël Coward (avec son épouse d’alors Molly Maitland) et The Queen Was in the Parlour. Parmi ses autres succès figuraient Aren't We All? (1923), The Pelican (1924–1925), Lavender Ladies (1925), Interference (1927–1928), S.O.S. (1928) et Tomorrow and Tomorrow (1931). Ses plus grandes réussites avec Edna Best furent Brown Sugar, The Charming People (1925–1926), The High Road (1928–1929), Michael and Mary (1930), The Swan (1930) et There's Always Juliet (1931–1932).
En 1927, Herbert Marshall débuta sur le grand écran face à Pauline Frederick dans le film muet britannique Mumsie. Il fit sa première apparition américaine dans le rôle de l’amant de Jeanne Eagels dans la version cinématographique de The Letter, produite par les studios Astoria pour Paramount Pictures, deux ans plus tard. Après The Letter, de nouveau en Grande-Bretagne, il joua notablement dans Meurtre d’Alfred Hitchcock (1930). L’année suivante, il retourna à la Paramount pour faire Secrets of a Secretary. Après quelques films britanniques supplémentaires au début des années 1930, il ne devait plus tourner qu’aux Etats-Unis durant le reste de sa carrière. Acteur en vue à Hollywood, le suave acteur aux manières de gentleman enchaîna les rôles romantiques avec des stars comme Claudette Colbert, Marlene Dietrich, Greta Garbo, Barbara Stanwyck, Katharine Hepburn, Joan Crawford et Bette Davis, et ce, tout au long des années 1930 et 1940.
Le film de 1932, Blonde Venus, lui apporta la gloire auprès du public américain. Plus tard la même année, il incarna Gaston Monescu, un voleur sophistiqué impliqué dans un amour triangulaire dans la comédie légère d’Ernst Lubitsch, Haute pègre. Dans des in interviews, Marshall exprima une préférence pour ce genre de rôle spirituel. Il discourut sur ses deux films de 1935 lors d’une interview:
‘’Je crois fermement que si il y avait eu un autre 'Blonde Venus'—mon premier film (sic), sous la direction avisée de von Sternberg—j’aurais été rejeté de l’écran! Par la grâce de Dieu et de Lubitsch, contre les volontés de sa compagnie, j’ai ensuite reçu un bon rôle dans 'Haute pègre' pour lequel Lubitsch semblait penser particulièrement à moi et aurait été très contrarié s’il avait eu qui que ce soit d’autre..’’
Herbert Marshall, qui interpréta souvent les gentils maris trompés par leurs femmes, dit à plusieurs journalistes qu’il était fatigué de ces rôles de "gentlemen". Bien qu’étant un autre mari cocu, il apprécia son rôle dans Le voile des illusions (1934) avec Greta Garbo parce que son personnage était capable de montrer "du courage." Pendant le reste des années 1930, il continua à être stéréotypé dans des mélodrames romantiques dont L’ange des ténébres (1935) avec Fredric March et Merle Oberon, Ange (1937) avec Marlene Dietrich et Adieu pour toujours (1938) avec Barbara Stanwyck, bien qu’il apparut aussi dans des comédies déjantées comme If You Could Only Cook (1935), The Good Fairy (1935) et Déjeuner pour deux (1937), ainsi que dans la comédie musicale Délicieuse (1938).
Au milieu de la décennie, la presse nota combien il était un acteur romantique. Le critique spécialisé, Edwin Schallert écrivit: "La demande pour les talents d’Herbert Marshall continuent à arriver de partout. Même les récentes et jeunes actrices principales, on le ressent, ont besoin du romantisme proficient dispensé dans ses films." Un autre journaliste se référa à lui comme étant l’actuel "acteur principal en vogue" et nota que les plus grandes actrices demandaient souvent pour qu’il apparaisse avec elles.
A côté de ses premiers rôles romantiques, Herbert fut particulièrement associé avec les œuvres de l’auteur britannique W. Somerset Maugham. En plus de ses performances dans deux versions cinématographiques de The Letter, Marshall fut aussi la vedette des adaptations de La passe dangereuse (1934), L’envoûté (1942) et Le fil du rasoir (1946). Dans les deux dernières, il interpréta l’auteur en personne, d’abord comme remplaçant de Geoffrey Wolfe dans le rôle de Maugham et plus tard comme Maugham formellement, servant dans les deux cas de narrateur et de personnage.
En 1941, il incarna le mari maltraité et plein de principes de Bette Davis, Horace Giddens, dans La vipère, film qui reçut neuf nominations aux Oscars dont celui de meilleur film. La critique du film dans Variety nota, "Marshall achève une de ses meilleures performances dans l’exact interprétation d’un homme souffrant et mourant." Au cours des années 1940, il commença às’orienter vers des rôles de caractère, dont des rôles dans des classiques comme Correspondant 17 (1940), Le cottage enchanté (1945), Duel au soleil (1946) et The Secret Garden (1949). Egalement dans les années qui suivirent la seconde guerre mondiale, il apparut dans des films noirs, Crack-Up (1946), Le crime de Mme Lexton (1947), Le mur des ténébres (1947), The Underworld Story (1950) et Un si doux visage (1953). Durant les années 1950 et 1960, il apparut périodiquement dans des films comme Le chevalier du roi (1954) avec Janet Leigh et Tony Curtis, Le seigneur de l’aventure (1955) avec Bette Davis, des films de science-fiction, principalement La mouche noire (1958) avec Vincent Price, et des thrillers criminels comme Piège à minuit (1960) avec Doris Day et Rex Harrison.
En 1936, Herbert Marshall commença à louer ses talents à la radio, en apparaissant dans des programmes comme Lux Radio Theatre (au moins 19 apparitions), The Screen Guild Theatre (au moins 16 apparitions), The Jell-O Program (trois apparitions, dont une comme animateur), The Burns and Allen Show (deux apparitions), Birds Eye Open House, The Pepsodent Show et Hollywood Star Time (en devenant l’animateur de Hollywood Star Time en octobre 1946). Il marqua l’histoire de la radio en juillet 1940 en tant que narrateur de "The Lodger", la première émission de la série Suspense. (Marshall fera par la suite 20 apparitions dans le programme.) Mais son rôle le plus célèbre fut celui de l’agent secret itinérant Ken Thurston dans The Man Called 'X' (1944–1952). La série, qui fut d’abord diffusée comme remplacement estival de Lux Radio Theatre, introduisait Thurston comme un employé d’une agence appelée "The Bureau". Son patron, surnommé "The Chief", le chargeait de traiter avec quelques-uns des plus durs et dangereux criminels du monde , dont des trafiquants, des meurtriers, des vendeurs au marché noir, des saboteurs, des kidnappeurs, divers types de voleurs, de politiciens corrompus et de scientifiques voyous. L’ennemi juré de Thurston, Egon Zellschmidt était interprété par l’acteur Hans Conried durant la première saison. De 1945 à 1952, le comique et musicien russe, Leon Belasco apparut dans le même rôle en tant que Pegon Zellschmidt. L’émission fut diffusée non seulement dans l’intérêt du divertissement mais aussi pour "avertir un monde rendu anxieux par la guerre sur les dangers inhérents au fait de s’endormir sur ses lauriers durant une brève paix d’après-guerre."
A partir de 1950, Herbert Marshall se produisit périodiquement à la télévision, notamment à deux reprises dans Alfred Hitchcock présente et plusieurs adaptations de pièces et de films telles que The Philadelphia Story et Now, Voyager. Dans les années 1950, il anima une série d’histoires dramatiques de 30 minutes intitulée The Unexpected (alias Times Square Playhouse). Il apparut en "invité mystère" dans un épisode du jeu populaire What's My Line? en novembre 1954. Son rôle en guest star le plus notable dans les années 1960 était celui du Père Anthony dans 77 Sunset Strip.
Durant la seconde guerre mondiale, Herbert Marshall fit de nombreuses apparitions dans l’Armed Forces Radio Service (AFRS), en y animant The Globe Theatre et en faisant des apparitions en guest star dans Command Performance et Mail Call, entre autres programmes. Il fut aussi un des leaders du comité Britannique d’Hollywood qui aida à organiser les contributions de la communauté à l’effort de guerre. En 1940, Marshall fut le partenaire de Rosalind Russell dans la pièce de Noël Coward, Still Life à l’El Capitan. Les bénéfices furent reversés à la Croix Rouge Britannique. En 1943, il apparut brièvement dans le film de la RKO, Et la vie recommence. Les profits du film servirent de fonds à diverses associations caritatives de guerre. La même année, il édita une lettre publique d’encouragement à ses collégues d’Hollywood servant outremer. Il se produisit aussi dans le court film, The Shining Future (1944), plus tard condensé et rebaptisé Road to Victory, qui était censé vendre des bons de guerre canadiens. Herbert Marshall et 25 autres acteurs reçurent tous une plaque commémorative d’un représentant du gouvernement canadien pour leur participation au film.
Utilisant son propre argent pour voyager, Herbert Marshall rendit visite à de nombreux hôpitaux militaires durant la guerre. En particulier, il encouragee les soldats amputés à garder une attitude positive et à ne pas penser à eux-mêmes comme étant des handicapés ou des êtres amoindris. Malgré sa répugnance habituelle à parler de sa propre blessure, il parla franchement de ses expériences personnelles afin de donner à ces amputés des tuyaux sur comment utiliser et ajuster un membre articiciel. Bien que souvent gardé secret, un article de 1945 de Motion Picture Magazine rapporta, contre les desiderata de Marshall, son travail dans les hôpitaux militaires. L’auteur, Patty De Roulf, insista sur le fait que cette histoire devait être rendue publique pour aider les vétérans blessés et leurs familles et montrer que "Marshall fait l’un des jobs les plus beaux qu’un être humain peut faire." Elle interviewa un jeune officier qui se rappela:
‘’Herbert Marshall me rendit à la vie. Quand j’ai découvert que une pince en métal au lieu d’une main, j’étais complètement anéanti…Et puis un jour, alors que j’étais à l’hôpital, on nous a dit qu’Herbert Marshall, une star de cinéma, venait nous voir. J’étais révolté par l’idée. Une pub de col bleu, j’ai pensé, venant à nous pour nous dispenser un discours de Pollyanna!’’
‘’Ca se révéla être tout sauf cela. Mr. Marshall nous parla en connaissance de cause. Il ajouta des démonstrations à ses dires nous montrant actuellement ce qu’il pouvait faire. Avant de partir, nous étions convaincus que s’il fut capable de mener une vie normale, nous pouvions faire la même chose..’’
L’article raconta aussi qu’un vétéran avec une double amputation (jambe gauche et pied droit) remercia Marshall de lui avoir montré comment danser avec une prothèse de jambe. Il considéra les conseils de l’acteur comme ses Dix Commandements. Le Général Dwight D. Eisenhower, Chef des Forces Alliées en Europe, nota en privé que, de toutes les stars de cinéma qu’il rencontra en Europe durant la guerre, il fut surtout impressionné par Herbert Marshall et Madeleine Carroll (qui travailla comme infirmière dans les hôpitaux de campagne).
Herbert Marshall, un homme calme qui était un des piliers de la communauté britannique à Hollywood, était extrêmement respecté à cause de son talent et de son professionnalisme, ses manières plaisantes et accommodantes, son comportement de gentleman courtois, son sens de l’humourn aiguisé et son "très grand charme personnel". Parmi les nombreux amis de l’affable acteur dans la communajuté britannique figuraient Edmund Goulding, Eric Blore, Ronald Colman, Clive Brook, Merle Oberon, Sir C. Aubrey Smith, David Niven, Basil Rathbone, Sir Cedric Hardwicke et Brian Aherne. Parmi ses autres amis on trouvait Raymond Massey, Rod La Rocque, Vilma Bánky, Kay Francis, Mary Astor, Irving Thalberg, Norma Shearer, Joan Crawford, Melvyn Douglas, Bette Davis et Grace Moore. Bien que populaire et sympathique, Marshall souffrit d’accès de dépression durant la majeure partie de sa vie. Lors de ses moments libres, il aimait particulièrement le dessin et la pêche.
Marshall fut marié à cinq reprises et divorça trois fois. En 1914, il apparut avec Mollie Maitland (dont le vrai nom était Hilda Lloyd Bosley) dans The Headmaster; l’année suivante, ils étaient mariés. Cinq années plus tard, il apparut d’abord avec Edna Best, qui devait devenir sa partenaire de théâtre la plus fréquente ; ils firent aussi trois films ensemble (The Calendar, Michael and Mary et The Faithful Heart). Marshall et Best se marièrent en novembre 1928, suite à leurs divorces respectifs (ils vivaient ensemble depuis trois ans). En 1931, Edna Best cassa un lucratif contrat avec la MGM et quitta le tournage de The Phantom of Paris avec John Gilbert afin d’être auprès de Marshall à New York, où il se produisait dans une pièce. En réponse à une enquête de la presse, il dit : "Je suis désolé si Hollywood est ennuyé, mais Edna et moi sommes amoureux l’un de l’autre et on veut être ensemble."
Durant un voyage retour à Londres à la fin novembre 1932, Herbert et une Edna enceinte donnèrent une interview dans laquelle ils affirmèrent leur intention de brièvement retourner à Hollywood l’été suivant. Ils devaient emmener une nanny pour s’occuper de leur fille. A un moment, Edna et la jeune Sarah retournèrent à Londres pendant qu’Herbert restait à Hollywood pour répondre aux offres de tournage. Ils continuèrent à voyager pour se voir. A la fin 1933, l’actrice Phyllis Barry but le thé avec Herbert et Claudette Colbert après leur retour d’Hawaii, où ils avaient tourné Four Frightened People. Elle se rappela qu’Herbert Marshall "insista pour que je continue à parler sans arrêter parce que ma voix lui rappelait celle de son épouse". Au moment où Marshall tournait Riptide au début 1934, il buvait apparemment beaucoup à cause de ses problèmes avec Edna Best et ses douleurs fantômes. (Le réalisateur Edmund Goulding et sa costar Norma Shearer le convainquirent avec succès de baisser sa consommation d’alcool). Peu de temps après, Goulding devait l’introduire auprès de Gloria Swanson.
En 1940, après une longue séparation avec son mari et voulant épouser quelqu’un d’autre, Edna Best divorça d’Herbert Marshall sur le motif d’abandon du domicile conjugal (il vivait à Hollywood, pendant qu’elle demeurait en Grande-Bretagne). Elle se remaria presqu’immédiatement. 20 jours plus tard, il épousa l’actrice et modèle Elizabeth Roberta "Lee" Russell, une sœur de la star, Rosalind Russell. Deux années avant leur union, Russell avait divorcé de son ex mari, l’auteur compositeur Eddy Brandt, qui engagea une procédure pour réclamer une somme de 10 000 dollars contre Herbert, pour lui avoir volé son épouse. Brandt dit plus tard à la presse que lui et l’acteur avait trouvé un accord hors tribunal pour 10 000 dollars. Herbert Marshall dénia publiquement cet accord. En 1947, Russell divorça de Marshall à Mexico. Ils se séparèrent en bons termes. Au lieu d’expliquer les raisons de son divorce ; elle dit à la presse: "Je ne dirai jamais rien contre Bart. Il est la personne la plus charmante que j’ai jamais rencontrée."
Il épousa sa quatrième épouse, l’ex Ziegfeld girl et actrice Patricia "Boots" Mallory, de 1947 jusqu’à sa mort en 1958. Ils se marièrent en août 1947 avec Nigel Bruce comme garçon d’honneur. Après une maladie de 16 mois, Mallory décéda d’une infection de la gorge à 45 ans. Herbert Marshall fut profondément atteint par son décès et dut être hospitalisé pour une pneumonie et une pleurésie moins de deux mois plus tard. Il épousa sa dernière épouse, Dee Anne Kahmann, le 25 avril 1960, alors qu’il avait presque 70 ans. Elle était une double divorcée, une employée de magasin de 38 ans. Ils restèrent unis jusqu’à la mort d’Herbert.
Herbert Marshall eut une fille, Sarah, avec Edna Best, et une autre fille, Ann, avec Lee Russell. Sarah Marshall suivit les traces de ses parents et des grands-parents en devenant actrice et elle apparut dans de nombreuses séries populaires des années 1960 dont Star Trek, La quatrième dimension, Perry Mason, F Troop et Daniel Boone. Herbert et Sarah Marshall jouèrent ensemble dans une version télévisuelle de la pièce de J. B. Priestley, An Inspector Calls, en 1951. Sa plus jeune fille, Ann Marshall (souvent appelée "Annie"), travailla pendant de nombreuses années comme assistante personnelle de Jack Nicholson. Il eut aussi au moins quatre beaux-fils, deux de son mariage avec Edna Best et deux de son mariage avec Mallory. Son petit-fils, Timothy M. Bourne, le seul enfant de Sarah Marshall, est un producteur indépendant de films. Bourne fut le producteur exécutif du film oscarisé L’éveil d’un champion (2009).
Au début des années 1930, Herbert Marshall fut communément accusé par les cercles sociaux d’Hollywood, d’avoir eu des relations avec ses deux partenaires de Haute pègre, Kay Francis et Miriam Hopkins. En janvier 1934, Herbert Marshall, alors que toujours marié à Edna Best, débuta une sérieuse relation avec l’actrice Gloria Swanson, qui raconta leur relation dans ses mémoires, Swanson on Swanson (1980). Elle décrivit Hernert Marshall au moment de leur première rencontre comme étant "un bel homme dans sa quarantaine avec un joli visage et de doux yeux bruns", qui avait "une des voix musicales les plus parfaites qu’elle eut jamais entendue". Gloria Swanson écrivit aussi que l’acteur était "doux au-delà de l’entendement" et "un homme bien", qui "charma complètement" elle et ses enfants. Il lui écrivit constamment des mots d’amour, et quand elle quittait la ville, il lui envoyait des télégrammes romantiques toutes les heures. (Nombre de ces documents sont maintenant conservés au Centre des Archives Harry Ransom de l’Université du Texas à Austin, comme part des Papiers de Gloria Swanson Papers.) Les journaux et les magazines de cinéma discutèrent amplement de la relation des deux stars, qu’ils ne tentèrent pas de tenir secrète.
En novembre 1936, Gloria Swanson le quitta une fois qu’elle eut accepté qu’il ne divorce pas d’Edna Best pour l’épouser. Bien qu’insistant qu’ils étaient "éperdument amoureux," elle croyait qu’il ne demanderait pas le divorce à cause de son tempérament typiquement docile, sa répugnance à blesser les gens et sa culpabilité de s’être séparé de sa jeune fille. "<il se tournait toujours vers l’alcool plutôt que de faire face à une situation difficile," se rappela-t-elle. Malgré une séparation emplie d’émotions, vers la fin de sa vie, Gloria Swanson qui fut mariée six fois, écrivit: "Je n’ai jamais été aimée d’une manière aussi convaincante et profonde qu’avec Herbert Marshall."
Quelques mois après leur relation, Herbert devint un sujet des ragots médiatiques après une confrontation à El Morocco à New York City. Un photographe saisit des images du couple dinant ensemble. Les photos furent par la suite publiées dans les journaux et les magazines. Quand Herbert vit que Gloria était ennuyée par le photographe, il "entra dans une des rages les plus spectaculaires de tous les temps," selon Modern Screen. Dans un article, Ed Sullivan écrivit qu’il regarda Herbert "sortir violemment" de son siège et pourchasser le caméraman dans les allées entre les tables de la boîte de nuit.
Environ trois mois après cet incident, Herbert reçut de nouveau une substantielle publicité après que le scénariste John Monk Saunders (mari de l’actrice Fay Wray) l’ait frappé au visage et envoyé au sol lors d’une soirée dinatoire donnée par le réalisateur Ernst Lubitsch. Selon le rapport télégraphique, Herbert s’offensa d’un porpos tenu par Saunders au sujet de Gloria Swanson. Plus tard la même nuit, après que Herbert eut appelé Saunders par un terme désobligeant, ce dernier le frappa alors qu’il était, selon ses propres mots, "assis...et regardant dans la direction opposée". Fay Wray ajouta plus tard des détails non relatés à l’époque. Selon l’actrice, Herbert Marshall qualifia Saunders de "bâtard bestial" après que le scénariste eut lorgné le décolleté de Gloria Swanson. Des articles au sujet de l’incident mentionnèrent communément la prothèse de jambe d’Herbert, qui avait rarement été évoquée dans la presse jusqu’alors.
Après la seconde guerre mondiale, avec la demande croissante du public pour des films plus sombres, les membres restants de la colonie britannique à Hollywood commencèrent à suivre chacun leur chemin, certains retournnant en Grande-Bretagne pendant que d’autres restèrent à Hollywood . Herbert Marshall, comme nombre de ses contemporains qui restèrent à Hollywood, commença à ne plus recevoir autant d’offres de rôles et, spécialement vers la fin de sa vie, dut accepter tout ce qu’on lui proposait pour des raisons financières. En mai 1951, alors qu’il était à l’hôpital récupérant d’une chirurgie corrective, il souffrit d’une embolie pulmonaire autour du cœur. Après que la NBC eut programmé trois épisodes de The Man Called 'X' qui avaient été préalablement transcrits, les amis d’Herbert, Van Heflin, John Lund et Joseph Cotten pallièrent son absence (chacun un épisode) jusqu’à son retour en juin 1951. Herbert Marshall apparut dans son dernier rôle significatif dans The Caretakers (1963) avec Joan Crawford,qui était enchantée de tourner avec lui 22 ans après avoir fait Duel de femmes ensemble. Ayant remarqué sa santé chancelante et son lourd penchant pour la boisson, elle travailla avec le réalisateur du film pour minimiser le temps de présence d’Herbert sur le plateau.
A la fin de 1965, après une ultime brève apparition dans le thriller Le témoin du troisième jour, Herbert fut admis au Motion Picture Relief Fund Hospital pour une sévère dépression. Huit jours après sa sortie, il décéda le 22 janvier 1966 à Beverly Hills, Californie, d’un problème cardiaque à 75 ans. Il fut enterré à la Chapel of the Pines Crematory de Los Angeles.

Sa contribution au western fut la suivante :

Duel au soleil de King Vidor (1946), dans lequel il interpréta Scott Chavez, le père de Jennifer Jones
Zane Grey Theater, un épisode, Simon Baker dans « The Atoner » (1961)

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Re: Herbert MARSHALL (1890-1966)

Messagepar lasso » 03 sept. 2019 10:57

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