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Virginia DABNEY (1907-2000)

Posté : 12 avr. 2019 15:37
par DEMERVAL
Née à Atlanta, Virginie, le 29 août 1907, Virginia Dabney étudia la danse à l’école Potter-Spiker, et durant sa première au Washington Seminary déménagea à Beverly Hills. Après avoir fréquenté la Westlake School for Girls, elle commença comme danseuse dans des spectacles orchestraux, avant d’attirer l’attention de découvreurs de talents alors qu’elle se produisait dans deux comédies musicales au Mayan Theater de Los Angeles. Bien qu’elle n’avait jamais désiré être une actrice et ne cherchait qu’à assurer sa subsistance et celle de sa mère durant la période de la Dépression, dès 1932 elle travaillait dans des films comme Scarface et 42ème rue.
A compter de la mi-1933, Virginia fut placée sous contrat comme "stock-girl" chez Warner Bros. pendant deux ans, gagnant 50 dollars la semaine et bénéficiant d’un contrat spécifiant qu’elle ne pouvait pas ajouter ou perdre plus de 2 kgs à son poids initial de 45 kgs. Durant cette période, Virginia travailla dans un certain nombre de comédies musicales de Busby Berkeley, dont Chercheuses d’or de 1933, Footlight Parade, Fashions of 1934, Dames, Chercheuses d’or de 1935 et A Caliente; il la considérait comme la modèle et la danseuse idéale. Virginia fut aussi la fille de l’affiche pour Dames et Chercheuses d’or de 1935. Virginia fut aussi la danseuse favorite du réalisateur Bobby Connolly, et même après avoir quitté Warner Bros., on lui demanda de revenir pour Chercheuses d’or de 1937 et Le roi et la figurante.
Au début de 1935, Warners remarqua en Virginia, qui chantait aussi, la personne adéquate pour développer un profil d’actrice de cinémaet elle devint ainsi une des 12 Berkeley girls. Cherchant à perdre son accent et à améliorer son élocution, elle prit des cours de diction avec Josephine Dillon, l’ex épouse de Clark Gable. Virginia découvrit les petits rôles, quelquefois comme actrice à texte, tout en étant indépendante pour certaines compagnies, petites et grandes, pour des films de genre de toutes sortes. C’est ainsi qu’elle donna la réplique à William Powell, Buck Jones, Barbara Stanwyck, Betty Grable, Alice Faye, Anna May Wong, et Laurel et Hardy. A cette époque elle gagnait 125 dollars la semaine; durant l’année 1936 elle amassa 2434 dollars, dont 463 dollars à la Paramount, 1081 dollars chez Warners, 789 dollars de Central Casting, et environ 100 dollars des studios indépendants : en 1937, elle se fit 2041 dollars.
Les journaux locaux d’Atlanta donnèrent une considérable publicité à la fille nostalgique de sa cité natale. Marion, la sœur aînée de Virginia, après être apparue dans les Greenwich Village Follies de New York de 1924 à 19et un certain nombre d’autres pièces, abandonna la danse en 1934 pour retourner à Atlanta pour y embrasser une carrière radiophonique, puis se rendit à Los Angeles pour y travailler au département costume de Selznick Pictures pour Autant en emporte le vent.
En avril 1937, Virginia fut castée dans la minable comédie Mountain Music. Elle reprit contact avec le réalisateur Robert Florey, qu’elle avait brièvement rencontré plusieurs années auparavant alors qu’elle assumait des petits rôles dans quelques-uns de ses films pour Warner Bros. dont Smarty, The Pay-Off et La dame en rouge. Alors qu’il dirigeait une des scènes de Mountain Music, Robert Florey rêvait éveillé à Virgini et oublia de crier coupez, laissant une foule d’hommes dans l’expectative. Lui et Virginia venaient tous deux de divorcer récemment et aucun des deux ne recherchait une aventure, mais en moins de 3 mois, leur amitié était devenue de l’amour. Virginia apparut dans un nombre croissant des films de Robert Florey et deux des films qu’il réalisa avec Virginia avaient pour vedette Gail Patrick, qui se plaignit auprès de la direction que Melle Dabney avait de meilleurs angles de vue qu’elle.
A la fin de 1939, Virginia se faisait 250 dollars la semaine mais elle quitta l’écran quand elle et Robert Florey se marièrent à Palm Springs. Leur amour se révéla des plus solides, chacun des deux se dévouant à l’autre pendant les 40 ans qui suivirent et elle décéda dans la maison dont il avait dessiné les plans et construit pour elle au moment de leur mariage.
Durant la romance de Robert et Virginia, elle étudia sa langue maternelle qu’était le français et devint rapidement efficiente, ce qui lui permit durant les années 1940 d’assister son mari au divertissement des cinéastes français et à leur installation à Hollywood pour leur trouver du boulot dans les studios. Son aide lui permit de maintenir des horaires de tournage stricts, particulièrement durant les années de télévision et durant sa retraite alors que sa santé déclinait.
Après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, Virginia démontra ses talents dans une autre voie en remportant un certain nombre de récompenses dans la peinture. Ses toiles furent aussi utilisées comme décor dans quelques-uns des films de son mari tels que Le passé se venge et Johnny One-Eye. En 1950, alors qu’elle était avec Robert Florey, qui réalisait La Taverne de la Nouvelle-Orléans en France, elle reçut l’Ordre de la Reconnaissance Francaise et la médaille de l’Education Artistique. Son "Journal d’une Américaine en France," un roman photo comportant des clichés d’elle utilisé par Robert Florey, apparut dans sept magazines américains titrant 8 millions d’exemplaires. Dans les années 1950, Virginia rejoignit l’University Religious Conference de l’UCLA, et fut la présidente du Conseil d’Administration de Women's Associates, et durant les années 1960 fut active dans l’All Saints Epicopal Church, y dispensant diverses activités et occupant le poste de Présidente des Femmes de l’église.
Lors de la 21ème année suivant le décès de Robert Florey, Virginia put savourer un regain d’intérêt pour ses films et ses livres. Elle accorda un total crédit à Brian Taves pour sa biographie de Robert Florey et elle fut heureuse de constater que ce livre et le dernier volume de l’histoire d’Hollywood par Robert Florey étaient édités en même temps en 1987. Elle fut encore plus ravie au début des années 1990 quand Cinecon diffusa la version de Florey de The Desert Song, et elle fut introduite comme étant la veuve du réalisateur- mais de nombreuses personnes dans l’audience se rappelaient d’elle comme étant l’actrice Virginia Dabney pour ses films des années 1930.
Après son veuvage, Virginia épousa Lloyd Nolan, avec lequel elle était apparue dans L’évadé d’Alcatraz, Prison Farm et The Magnificent Fraud, mais il décéda d’un cancer après trois ans de vie commune. Virginia Dabney décéda le 19 novembre 2000 en Californie à 93 ans.

Sa contribution au western fut la suivante :

Boss of Lonely Valley de Ray Taylor (1937), Blondie
Rythm of the Saddle de George Sherman (1938), une cowgirl

Re: Virginia DABNEY (1907-2000)

Posté : 19 avr. 2019 15:02
par DEMERVAL
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