Geraldine BROOKS (1925-1977)

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DEMERVAL
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Geraldine BROOKS (1925-1977)

Messagepar DEMERVAL » 17 oct. 2018 11:59

Native de New York City, Geraldine Stroock vit le jour le 29 octobre 1925 dans une famille d’immigrants néerlandais. Ses parents avaient des connexions avec l’industrie du divertissement, son père, James, étant le propriétaire d’une boutique de costumes pour le théâtre et sa mère, Bianca, travaillant dans la confection de costumes. Deux de ses tantes avaient aussi gravité dans le business, l’une comme chanteuse au Metropolitan Opera et l’autre comme danseuse de revue avec les Ziegfeld Follies. Sa sœur aînée, Gloria, était une actrice. Geraldine, qui portait ce prénom en hommage à la plus grande diva du Metropolitan Opera de l’époque, à savoir Geraldine Farrar, prit des leçons de danse dès l’âge de deux ans et fréquenta la Hunter Modeling School. Elle décrocha son baccalauréat en 1942 au lycée Julia Richman, où elle fut la présidente de club d’art dramatique.
Les années de guerre de 1942 à 1945, virent Geraldine parfaire son métier dans des institutions traditionnelles comme l’American Academy of Dramatic Arts, la Neighborhood Playhouse et les compagnies estivales. Son premier show sur Broadway, Follow the Girls, une comédie musicale ouvrit au New Century Theatre le 8 avril 1944 et fut représentée 888 fois jusqu’au 18 mai 1946, deux ans plus tard. La jeune actrice, qui avait 18 ans quand elle fut castée dans cette harmonieuse parodie de la vie, y interprétait le personnage appelé "Catherine Pepburn". Elle ne resta pas dans le show durant la totalité de son parcours mais fut par la suite castée dans un autre show de Broadway, The Winter's Tale. Cette production de la Theatre Guild d’une romance de Shakespeare ouvrit au Cort Theatre le 15 janvier 1946 et ferma définitivement le rideau après 39 représentations, le 16 février. En y incarnant le rôle principal de Perdita, l’actrice de 20 ans fut remarquée par un cadre de Warner Bros. qui lui fit signer un contrat.
Au contraire de sa sœur de deux ans son aînée, Gloria Stroock, qui connut une longue carrière d’actrice dans des petits rôles sur le grand et le petit écrans, en conservant son vrai nom, la jeune Geraldine décida, à ce point, de prendre le nom de scène de "Brooks". Ce nom était aussi celui de la compagnie de costumes de son père. Ses débuts sous ce nom de scène furent aussi sa première prestation devant une caméra, dans un drame du studio, Le loup des trois collines, qui fut diffusé sur le plan national le 19 août 1947, bien qu’il put être visionné un mois auparavant à New York. Créditée en troisième position sur l’affiche derrière Errol Flynn et Barbara Stanwyck, elle reçut principalement de bonnes critiques, alors que le film en lui-même fut reçu de manière mitigée, le critique du New York Times, Bosley Crowther n’hésitant pas à écrire que "l’explication finale du mystère était ridicule et banale." Son second film pour le studio, Possédée, fut projeté trois semaines avant Le loup des trois collines, le 26 juillet, et fut, de nouveau, visionné plus tôt, le 30 mai à New York. Cette fois, elle se trouvait en quatrième position sur l’affiche derrière Joan Crawford, Van Heflin et Raymond Massey. Incarnant un personnage beaucoup plus vulnérable que celui qu’elle interpréta dans Le loup des trois collines, elle y avait un certain nombre de confrontations dramatiques avec l’excédée personnage incarné par Joan Crawford (qui reçut une nomination à l’Oscar pour ce rôle). Elle devint une éternelle amie de la star de 18 ans son aînée et prit la parole lors de ses funérailles en mai 1977, cinq semaines avant sa propre mort. En voyant l’actrice pour la première fois dans ce dernier film, Bosley Crowther la décrivit comme "une nouvelle venue qui scintille ... en tant que la sensible belle-fille de Miss Crawford".
Dans son troisième film, Warners permit à sa nouvelle recrue d’élever son niveau à celui de costar. Embraceable You, diffusé en juillet 1948, la voyait en effet figurer à la seconde place de l’affiche derrière Dane Clark, qui incarnait un dur gars au bon cœur bien que criminellement orienté, qui tombe amoureux de la victime d’un accident de la route dont il est le responsable. Il n’y avait pas de fin heureuse pour les deux protagonistes et le film ne fut que peu remarqué et ne donna lieu à aucune rubrique dans The New York Times. Après un film supplémentaire, The Younger Brothers, un western en couleurs non diffusé avant mai 1949, dans lequel, elle était de nouveau créditée en quatrième position après Wayne Morris, Janis Paige et Bruce Bennett, Geraldine Brooks demanda à être libérée de son contrat, ce qui fut accepté par le studio en juillet 1948, après deux ans et quatre films.
Maintenant indépendante, elle décrocha un bon rôle dramatique en quatrième position derrière Fredric March, Edmond O'Brien et Florence Eldridge, dans le film d’Universal Pictures, Le droit de tuer, dans lequel elle était la fille de Fredric March et Florence Eldridge, qui étaient mari et femme à la ville. Le film fut projeté en décembre 1948, mais ce film pessimiste, bien qu’ayant reçu de bonnes critiques, ne fut pas un succès commercial.
Pour Les désemparés (1949), réalisé par Max Ophuls, elle fut créditée en troisième position derrière James Mason et Joan Bennett. Geraldine Brooks, 24 ans, y incarnait la fille de 17 ans de Joan Bennett, dont la relation irréfléchie avec un vendeur d’arts miteux et plus âgé met sa mère dans une position d’affrontement avec un maître-chanteur. Le film de la Columbia fut diffusé en décembre 1949, une année après sa dernière apparition sur l’écran dans Le droit de tuer. Sa dernière prestation des années 1940, Le défi de Lassie, fut tourné en Technicolor par la MGM. Diffusé deux mois plus tôt, en octobre, mais non édité à New York avant avril 1950, elle était créditée au 3ème rang derrière Edmund Gwenn et Donald Crisp qui, dans cette version d’une histoire classique, Greyfriars Bobby, fut de nouveau stéréotypé en vieil écossais. Y incarnant la fille du croquemort, elle y avait le seul rôle féminin ayant une quelconque importance et eut quelques scènes dramatiques mais l’intérêt était monopolisé par la vedette canine.
Ses apparitions plus tardives comprenaient des rôles dans Johnny Tiger (1966) avec Robert Taylor, et Mr. Ricco (1975), face à Dean Martin.
A la mi-1949, n’ayant aucun projet de films à l’horizon, Geraldine Brooks accepta une offre d’une compagnie de production et de distribution italienne, Itala Film and Artisti Associati, pour des rôles dans deux projets de films tournés en extérieurs avec les acteurs romantiques italiens de premier plan, Rossano Brazzi et Vittorio Gassman. Similaire dans le ton, tous deux étaient des sinistres mélodrames dépeignant le prix tragique payé par des femmes s’étant adonnées à la prostitution au milieu de la faim, de la privation et de la corruption morale, prédominant dans une Italie d’après-guerre. Le premier (diffusé aux Etats-Unis trois ans plus tard sous le titre de Streets of Sorrow) lui donna, pour la seule et unique fois, la première place en haut de l’affiche, dans le rôle d’une prostituée vivant dans la rue, qui tente désespérément et tragiquement d’empêcher un élégant magistrat, incarné par Vittorio Gassman, tombé amoureux d’elle, d’apprendre quelle est sa profession. Trois ans plus tard, le film ayant enfin reçu un visa de censure qui le raccourcit quelque peu pour diffusion aux Etats-Unis, A. H. Weiler nota dans sa rubrique de novembre 1952 du New York Times que "Geraldine Brooks, une américaine expatriée qui a montré de l’émotion dans plus d’un film italien, essaie courageusement de faire de Maria une héroïne mélancolique et convaincante, la prostituée saisissant désespérément une chance de décence". Cependant, il décrivit le film comme étant "une triste et flasque romance, qui est banale, légèrement larmoyante et largement peu édifiante".
Le second titre, Vulcano (sorti plus tard aux Etats-Unis sous le titre de Volcano) avait pour directeur, un réalisateur nominé aux Oscars, (pour The Life of Emile Zola en 1937), William Dieterle, et deux top stars italiennes, Anna Magnani et Rossano Brazzi, qui étaient crédités au-dessus d’elle. L’aventureux tournage se confina à l’origine aux terres et à la mer entourant l’île éponyme de Vulcano ainsi que les îles Lipari, au large des côtes méditerranéennes de la Sicile. Après son retour à Hollywood en octobre 1949, William Dieterle dit au New York Times que "les conditions de tournage du film pouvaient difficilement avoir été plus primitives. A l’exception de l’équipement technique que nous avions embarqué avec nous, on dut fabriquer avec nos propres mains tout ce dont nous avions besoin." Le film replonge Geraldine Brooks dans son rôle familier de l’ingénue innocente dont un manipulateur sans scrupules prend avantage, rôle interprété par Rossano Brazzi, pendant que sa sœur aînée, incarnée par Anna Magnani, retourne dans leur île natale, épuisée par 18 années de prostitution à Naples. Comme dans Streets of Sorrow, cette production fut également censurée et diffusée aux Etats-Unis, des années après le tournage. Dans sa rubrique cinématographique de juin 1953, Time magazine nota que bien qu’il y ait " une réminiscence dans l’histoire et le traitement au film Stromboli, Volcano est un film nettement meilleur. Face au rude arrière-plan de l’île, les passions primitives ne semblent pas particulièrement excessives ou déplacées".
Elle apparut de nouveau sur Broadway dans The Time of the Cuckoo en 1952, et en 1970 elle fut nominée pour le Tony Award de la meilleure performance dans un rôle principal pour Brightower, qui baissa le rideau après une représentation. Geraldine Brooks apparut principalement à la télévision après 1950.
Elle apparut dans de nombreuses séries anthologiques populaires comme Orient Express, Armstrong Circle Theatre, Appointment with Adventure (deux épisodes), Lux Video Theatre, et Studio One.
Geraldine Brooks fut une guest star dans Richard Diamond, Private Detective et Le Fugitif, tous deux avec David Janssen. Parmi ses autres crédits figurent Johnny Staccato, Have Gun - Will Travel, Aventures dans les îles, Perry Mason, L’homme de fer, Les accusés, Dr. Kildare, Stoney Burke, Mr. Novak, Ben Casey, Max la menace, Gunsmoke, Au-delà du réel, Combat! (dans l’épisode "The Walking Wounded"), Bonanza, Opération vol, Daniel Boone et Kung Fu (dans l’épisode "Nine Lives"). Elle interpréta le rôle d’Arden Dellacorte en 1971 dans le soap opera de CBS, Love of Life et incarna le rôle de la propriétaire en surpoids d’une épicerie fine face à James Coco dans l’éphémère sitcom de 1976, ce qui fut son dernier rôle.
Elle fut nominée pour l’Emmy Award de la meilleure actrice dans un premier rôle pour sa performance dans l’épisode intitulé "Call Back Yesterday" (avec comme partenaire David Hedison) de la série dramatique Bus Stop (inspiré du drame de William Inge), avec Marilyn Maxwell dans le rôle de l’opérateur de la station de bus de la ville fictive de Sunrise, Colorado.
Geraldine Brooks décéda, le 29 octobre 1977, d’une crise cardiaque alors qu’elle se battait contre un cancer au Central Suffolk Hospital de Riverhead, New York. Elle avait 51 ou selon la rubrique nécrologique du New York Times, 52 ans. Son enterrement eut lieu au cimetière du Mont Sinai, New York.
Sa contribution au western fut la suivante :
The Younger Brothers d’Edwin L. Marin (1949), Mary Hathaway
Have Gun – Will Travel, un épisode, Tamsen Sommers dans « Love of a Bad Woman » (1960)
Stoney Burke, un épisode, Linda Carson dans « Death Rides a Pale Horse » (1963)
Laramie, un épisode, Lorena Carver dans « The Stranger » (1963)
Daniel Boone, un épisode, Esther Craig dans « The First Stone » (1965)
A Man Called Shenandoah, un épisode, Angie Brewster dans « A Long Way Home » (1966)
Gunsmoke, un épisode, Esther Harris dans « Killer at Large » (1966)
Bonanza, deux épisodes :
- Elizabeth Stoddard Cartwright dans « Elizabeth, My Love » (1961)
- Carol Attley dans « To Bloom for Thee » (1966)
Chaparral, un épisode, Fay Leyton dans « The Price of Revenge » (1967)
Le virginien, deux épisodes :
- Georgia Price dans « Duel at Shiloh » (1963)
- Della Price dans « Silver Image » (1968)
Le solitaire de l’ouest, téléfilm de Jerry Hopper (1972), Georgia Price
Kung Fu, un épisode, Widdaw Tackaberry dans « Nine Lives » (1973)

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Re: Geraldine BROOKS (1925-1977)

Messagepar DEMERVAL » 25 oct. 2018 9:45

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