Lydia YEAMANS TITUS (1857-1929)

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DEMERVAL
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Lydia YEAMANS TITUS (1857-1929)

Messagepar DEMERVAL » 22 sept. 2018 13:57

Lydia Yeamans naquit le 12 décembre 1857 au large des côtés du Sud de l’Australie durant un voyage l’emmenant de Sydney à Melbourne. Ses parents étaient Edward "Ned" Yeamans (décédé en 1866), un clown de cirque et comédien américain natif de New York et Annie Griffiths (10 novembre 1835 – 3 mars 1912), une cavalière de cirque australienne née britannique. Ses parents se marièrent peu de temps après que Griffiths, alors âgé de 17 ou 18 ans, eut rejoint le Cirque Rowe, un spectacle américain sous chapiteau qui se produisait alors en Australie. Au milieu des années 1860, son père, sa mère et sa jeune sœur Jennie s’installèrent à San Francisco après une tournée qui avait sillonné le Japon, la Chine, Java et les Philippines. Lydia et sa jeune sœur Emily restèrent à Sydney avec leurs grands-parents et ne devaient plus revoir leur mère et leur sœur pendant plus d‘une décennie. Ned Yeamans décéda après plusieurs saisons passées dans des cirques se produisant dans l’Ouest américain, laissant Annie Yeamans poursuivre une longue carrière dans le vaudeville et sur les planches.
Lydia Titus et ses soeurs, Emily (1859 – 20 février 1892) et Jennie (16 octobre 1862 – 28 novembre 1906), débutèrent toutes sur les planches alors qu’elles n’étaient encore des enfants, Jennie étant la plus populaire. La carrière de Jennie prit fin dans la quarantaine à cause de la tuberculose pendant qu’Emily, pendant longtemps une actrice de second rôle avec la compagnie de vaudeville d’Edward Harrigan, tomba victime d’une affection pulmonaire persistante à l’âge de 32 ans.
Lydia Yeomans Titus commença sa carrière en solo à la fin de 1875 dans un numéro de chant et de danse au sein de la compagnie de vaudeville de Tony Pastor et à la fin des années 1880, elle se créditait elle-même sous le sobriquet de l’"Anglo-Américaine Star du Lyrique". Durant cette période elle devint une star populaire à l’étranger en effectuant des tournées en Grande-Bretagne, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
En tant qu’attraction du vaudeville en 1900, Lydia fut nommée membre honoraire de la Buffalo, New York Elks Lodge. Elle fut plus tard élue membre honoraire de la loge de San Francisco. Ses imitations étaient des chefs d’oeuvres de l’art du mime qui captivèrent les spectateurs avec le personnage qu’elle apportait sur scène à chaque représentation.
En juin 1892, elle fut engagée pour se produire au Madison Square Garden de New York. Avant la première représentation, son mari, le pianiste Frederick J. Titus, fut déçu par le piano que la théâtre avait fourni pour leur spectacle et au sujet d’un problème avec leur position sur l’affiche de la soirée. Comme le directeur du théâtre refusa de régler ces problèmes, le couple décida de ne pas monter sur scène et créèrent une bronca dans le théâtre. Quelques jours plus tard, l’actrice revint sans son mari pour demander au directeur de les libérer de leur contrat. Une chaude discussion s’engagea alors durant laquelle Lydia frappa le directeur plusieurs fois avec son ombrelle lui coupant le dessous de l’œil. La police fut appelée sur les lieux et Lydia fut arrêtée. Plus tard, le directeur décida de ne pas porter plainte et Lydia fut remise en liberté.
Lydia Yeomans Titus débuta sa carrière en 1911 à Brooklyn, New York avec un court métrage de Vitagraph Studios, Un drame d’amour sous la révolution. A partir de 1915 elle apparut dans des films produits par Bison Motion Pictures, Oliver Morosco Photoplay et Universal Studios. En 1919 elle fut la partenaire de Geraldine Farrar dans le rôle de Mamie Connors dans Une idylle dans la tourmente, un conte au sujet d’une paysanne russe (Geraldine Farrar) qui connaissait la gloire comme diva d’opéra. Dans le film, Lydia chanta quelques-unes des chansons (bien que c’était un film muet) qu’elle entonna pour la royauté britannique durant les années 1890.
L’extensive filmographie de Lydia embrasse une grande partie de l’ère du muet et aurait pu continuer dans le parlant si elle n’était décédée en 1929. Son dernier film fut l’un des premiers films parlants, Lummox, qui débuta quelques semaines après sa mort. Lydia fut la partenaire de quelques-unes des plus grandes et légendaires stars d’Hollywood comme Rudolph Valentino (Dolly Duchesse, 1918), Lon Chaney (Notre Dame de Paris, 1922), Ronald Colman (L’étreinte du passé, 1924) et Jackie Coogan (Ma..a..archand..d..d’habits, 1925).
Colleen Moore écrivit qu’elle dépensa un jour sa paye dans l’achat d’un manteau de fourrure. Son réalisateur Charles Brabin montra Lydia du doigt sur le plateau de tournage et dit qu’elle vivait dans le luxe comme un ange des planches londoniennes et avait reçu une broche des mains du roi Edward – mais elle dépensa tout son argent et subsistait maintenant avec des petits rôles qu’elle était heureuse de décrocher. Colleen Moore comprit l’allusion et rendit le manteau.
Lydia fut mariée au pianiste Frederick J. Titus qui lui servit d’accompagnateur et de manager. D’aucuns affirment qu’il fut auparavant uni à l’actrice Edna May, mais cela est faux car Edna May était mariée au champion cycliste américain Frederick "Fred" J. Titus. Lydia Yeamans épousa Frederick J. Titus aux environs de 1886. Ils n’eurent pas d’enfants.
Lydia Yeamans Titus décéda à Los Angeles le 30 décembre 1929, à 72 ans, après avoir subi une attaque paralysante. Etant née sur la mer, elle demanda dans son testament que ses restes soient enterrés en mer. De ce fait, après le service funèbre, ses cendres furent dispersées sur les vagues de l’Océan Pacifique le long de la Côte Ouest Californienne. Lydia était veuve au moment de sa mort.
Avec la mort de Lydia Yeamans Titus, Hollywood perdit un de ses personnages les plus intéressants et familiers.
La géniale Mrs. Titus apparut dans d’innombrables films en support des plus grandes stars. Mais ses derniers jours, intéressants comme ils l’étaient, manquaient du glamour de ses premières années alors qu’elle était jeune et jolie. Ce fut Lydia Yeamans Titus qui fit de Sally in Our Alley, une des plus célèbres chansons d’une décennie depuis longtemps terminée. Le Roi Edward VII d’Angleterre l’entendit chanter cet air favori et lui donna une épingle d’or figurant les premières notes de la chanson avec des diamants.
Durant l’acmé de sa prospérité, Mme Titus donna 5 000 dollars aux œuvres humanitaires de l’Actors' Fund. Ce fut grâce à ce fond qu’elle fut soignée pendant ses derniers jours, en plus de l’assistance loyale de nombreux amis d’Hollywood.
Sa contribution au western fut la suivante :
Gene of the Northland de J.J. Clark (1915), la mère Morey
Fatherhood d’Hobart Bosworth (1915), une propriétaire terrienne
Davy Crockett de William Desmond Taylor (1916), la veuve Crockett
The Wrath of Cactus Moore (1916), Elizabeth Reeves
Partners Three de Fred Niblo (1919), une commère
La victime inconnue d’Hobart Henley (1919), une propriétaire terrienne
A Gun Fightin’ Gentleman de John Ford (1919), la tante d’Helen
Water, Water, Everywhere de Clarence G. Badger (1920), Mme Red McGee
The Freeze-Out de John Ford (1921), Mme McGuire
Une femme de tête de Colin Campbell (1922), Mme Simpson
The Footlight Ranger de Scott R. Dunlap (1923), Miss Amelia
Pas de femme d’Edmund Mortimer (1925), Martha
Money ! Money ! Money ! de Doran Cox (1928), Annie
Comment on les mate ! de F. Richard Jones (1928), ‘Ma’ Bennett

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Re: Lydia YEAMANS TITUS (1857-1929)

Messagepar Sitting Bull » 22 sept. 2018 15:55

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