John CASSAVETES (1929-1989)

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DEMERVAL
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John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar DEMERVAL » 20 févr. 2018 7:20

John Cassavetes naquit le 9 décembre 1929 à New York City, d’une mère gréco-américaine, Katherine Cassavetes (née Demetre), qui devait apparaître dans quelques-uns de ses films, et d’un père immigrant grec, Nicholas John Cassavetes. Ses primes années se passèrent en famille en Grèce et quand il retourna aux Etats-Unis à l’âge de 9 ans, il ne parlait pas anglais. Il fut ensuite élevé à Long Island, New York. Il fréquenta le lycée de Port Washington de 1945 à 1947 et y participa au Port Weekly (le journal du lycée), au Red Domino (le jeu interclasse), au football et au Port Light (le livre annuel). A côté de sa photo à la page 55 du livre de l’année de 1947 est écrit: "'Cassy' est toujours prêt à faire l’abruti mais il le fait d’une manière sérieuse. Une 'personnalité sensationnelle’. Est toujours là où on ne l’attend pas." John Cassavetes fréquenta la Blair Academy de New Jersey et passa un semestre à l’université Champlain avec d’en être expulsé pour avoir échoué à ses partielles. Il passa alors quelques semaines à faire du stop en Floride avant d’intégrer l’American Academy of Dramatic Arts après que des amis lui aient affirmé que l’école grouillait pleine de filles. Il en sortit diplômé en 1950 et y rencontra sa future épouse Gena Rowlands lors de son audition d’entrée à l’Académie en 1953 qu’il maria quatre mois plus tard en 1954. Il continua à se produire sur les planches, endossa de petits rôle au cinéma et commença à bosser à la télévision dans des séries anthologiques comme Alcoa Theatre.
Dès 1956, John Cassavetes avait commencé à enseigner une alternative à la method dans son propre atelier de New York City. Un exercice d’improvisation dispensé dans son atelier lui inspira l’idée de ses débuts de scénariste et de réalisation de Shadows (1959). John Cassavetes récupéra les fonds pour la production du film auprès de ses amis et de sa famille ainsi qu’auprès des auditeurs de l’émission radio de Jean Shepherd, Night People. Son but déclaré était de faire un film sur les petites gens, différent des standards hollywoodiens.
John Cassavetes ne parvint pas à obtenir une distribution américaine de Shadows, mais le film remporta la récompense de la critique au Festival du Film de Venise. Les distributeurs européens diffusèrent plus tard le film aux Etats-Unis, à l’import. Bien que le box-office aux Etats-Unis resta frileux, il attira toutefois l’attention des studios d’Hollywood.
John Cassavetes endossa des petits rôles dans des films de série B et des séries télévisées avant de gagner la notoriété en 1955 dans le rôle d’un tueur vicieux dans Nuit de terreur et en délinquant juvénile dans la drame télévisé Crime in the Streets. John Cassavetes devait reprendre le rôle dans la version cinématographique. Son premier rôle en vedette eut lieu dans L’homme qui tua la peur (1957), avec Sidney Poitier. Il fut brièvement sous contrat avec Metro-Goldwyn-Mayer et fut le partenaire de Robert Taylor dans le western Libre comme le vent, écrit par Rod Serling. A la fin des années 1950, John Cassavetes fut la guest star dans le drame révolutionnaire de Beverly Garland, Decoy, au sujet d’une policière infiltrée à New York City. De là, il incarna Johnny Staccato, le personnage titre de la série télévisée éponyme au sujet d’un pianiste de jazz qui travaille aussi comme détective privé. Au total, il réalisa cinq épisodes de la série, qui contient aussi une apparition en guest star de son épouse Gena Rowlands. Cette série fut diffusée sur la NBC entre septembre 1959 et mars 1960, date à laquelle elle fut rachetée par ABC et bien que critiquement encensée, fut supprimée en septembre 1960. John Cassavetes apparut dans l’émission d’interviews de la NBC, Here's Hollywood.
John Cassavetes réalisa deux films pour Hollywood au début des années 1960 – Too Late Blues (1961) et A Child Is Waiting. A Child Is Waiting (1963) avait pour vedettes Burt Lancaster et Judy Garland. Il fut aussi la vedette de la série western de la CBS, Rawhide, dans l’épisode, "Incident Near Gloomy River" (1961). Durant la saison 1962 et 1963, John Cassavetes fut la guest star de la série anthologique, The Lloyd Bridges Show, et en dirigea deux épisodes dont "A Pair of Boots", dans lequel son ami, Seymour Cassel, fut une guest star. Durant la saison 1963–1964, John Cassavetes apparut dans le drame scolaire de Jason Evers, Channing. La même saison il apparut au générique de la série médicale au sujet de la psychiatrie, Breaking Point. En 1964, il joua de nouveau avec son épouse, cette fois dans un épisode de Suspicion et en 1965 il apparut dans la série western d’ABC, Jesse James. La même année, il fut aussi la guest star d’un épisode de la série sur la seconde guerre mondiale, Combat!, dans l’épisode "S.I.W." ainsi que le scientifique nucléaire Everett Lang dans Voyage au fond des mers, saison 2, épisode "The Peacemaker".
Avec l’argent reçu de son travail télévisuel et de ses quelques rôles sur le grand écran, il fut capable de se relocaliser en Californie et de tourner ses films suivants en indépendant comme il l’avait fait pour Shadows. Les films dans lesquels il joua avec cette intention furent notamment celui de Don Siegel, A bout portant (1964) ; le film sur le gang de motards, Les anges de l’enfer (1967); Les douze salopards (1967), rôle (celui du 1ère classe Victor R. Franko) pour lequel il fut nominé pour l’Oscar du Meilleur Second Rôle; le film de Roman Polanski, Rosemary's Baby (1968); et Furie (1978). John Cassavetes interpréta le meurtrier en 1972 dans l’épisode de la série policière Columbo intitulé "Étude in Black". John Cassavetes et la vedette de la série Peter Falk avait auparavant été ensemble les vedettes du thriller Les intouchables.
Faces (1968) fut le second film à être réalisé et financé de manière indépendante par John Cassavetes. Le film avait pour vedettes son épouse Gena Rowlands, qu’il avait épousée durant sa période de galère, John Marley, Seymour Cassel et Val Avery, ainsi que quelques acteurs débutants comme l’actrice Lynn Carlin. Ce film dépeint la lente désintégration d’un mariage contemporain. Le film ne prit apparemment que trois semaines pour être tourné et il le fut largement au domicile de Cassavetes. Faces fut nominé pour trois Oscars (Meilleur Script Original, Meilleur Acteur dans un second rôle et Meilleure Actrice dans un second rôle). A cette période, John Cassavetes créa "Faces International", une compagnie de distribution à même de commercialiser ses films.
En 1970, John Cassavetes réalisa et interpréta Husbands, avec Peter Falk et Ben Gazzara. Ils interprétaient un trio d’hommes mariés en goguette à New York et Londres après avoir enterré un de leurs meilleurs amis. Cassavetes affirma que ce film était personnel car il avait perdu son frère aîné à l’âge de 30 ans.
Ainsi va l’amour (1971) est un film au sujet d’un couple improbable d’amants avec Gena Rowlands et Seymour Cassel.
Une femme sous influence (1974) a pour vedette Gena Rowlands dans le rôle d’une femme au foyer de plus en plus dérangée appelée Mabel. Gena Rowlands fut nominée pour l’Oscar de la Meilleure Actrice pendant que John Cassavetes était nominé pour celui du Meilleur Réalisateur.
Dans Meurtre d’un bookmaker chinois (1976), Ben Gazzara interprète Cosmo Vitelli, un propriétaire d’un club de strip-tease ayant une addiction sans limite aux jeux, qui est obligé par des mafieux à commettre un meurtre pour payer ses dettes.
Dans Opening Night (1977), Gena Rowlands est l’actrice principale au côté de John Cassavetes et le film comprend aussi des stars comme Ben Gazzara et Joan Blondell. Gena Rowlands y incarne une star de cinéma sur le retour appelée Myrtle Gordon qui travaille dans le théâtre en souffrant d’une crise personnelle. Seule et mal-aimée par ses collègues, craignant de vieillir et en retrait des autres à cause de son statut de star, elle succombe à l’alcool et est en proie aux hallucinations après avoir été le témoin de l’accident mortel d’un jeune admirateur. Finalement, Myrtle Gordon finit par vaincre tous ses démons pour délivrer la performance de sa vie dans une pièce. Gena Rowlands remporta l’Ours d’Argent de la Meilleure Actrice au 28ème Festival International du film de Berlin.
John Cassavetes réalisa le film Gloria (1980) dans lequel Gena Rowlands est une mafieuse qui essaye de protéger un orphelin de la Mafia qui veut le tuer. Gena Rowlands fut de nouveau nominée pour l’Oscar de la Meilleure Actrice pour ce rôle. En 1982, John Cassavetes fut la vedette de Tempest de Paul Mazursky, avec également Gena Rowlands, Susan Sarandon, Molly Ringwald, Raúl Juliá et Vittorio Gassman.
John Cassavetes signa la pièce Knives dont il autorisa la publication de la prime version en 1978 dans le premier numéro du magazine trimestriel de l’American Community Theatre Asssociation intitulé On Stage. Ladite pièce fut produite et dirigée comme une des parties de sa trilogie, Three Plays of Love and Hate à Hollywood, au California’s Center Theater en 1981. Le trio de pièces inclut des versions des pièces du dramaturge canadien Ted Allan, The Third Day Comes et Love Streams, la dernière ayant plus tard servi de plan directeur au film éponyme de Cassavetes en 1984.
Après avoir appris par son médecin qu’il n’avait plus que six mois à vivre, John Cassavetes fit Love Streams (1984), dans lequel il incarnait un playboy vieillissant en proie à l’affection envahissante de sa sœur récemment divorcée. Le film fut présenté au 34ème Festival International du Film de Berlin où il remporta l’Ours d’Or. Le film est souvent considéré comme le dernier film de John Cassavetes dans lequel il rassembla de nombreux aspects de ses films précédents. Il méprisa le film Big Trouble (1986) dont il reprit la réalisation après qu’Andrew Bergman, qui écrivit le scénario original, l’eut débutée. John Cassavetes se référa au film comme étant "Le bien nommé 'Big Trouble,'" car le studio opposa son véto à de nombreuses décisions qu’il prit pour finir par l’éditer dans un sens que Cassavetes désavoua.
En janvier 1987, John Cassavetes faisait face à des problèmes de santé mais ayant dépassé les prévisions de son médecin, il écrivit la pièce en trois actes, Woman of Mystery et la mit en scène de mai à juin au Court Theater.
John Cassavetes resta actif durant la dernière année de sa vie pour produire un film qui devait être intitulé She's Delovely. Il était en pourparlers avec Sean Penn pour le rôle principal mais les obstacles financiers se révélèrent insurmontables et le projet fut oublié jusqu’à la mort de John Cassavetes pour être finalement réalisé par son fils, Nick Cassavetes, sous le titre de She’s So Lovely.
John Cassavetes décéda d’une cirrhose du foie le 3 février 1989, à 59 ans. Son épouse, Gena Rowlands et ses trois enfants (Nick, Alexandra et Zoe) lui survécurent. John Cassavetes est enterré au cimetière du Westwood Village Memorial Park de Los Angeles.
Au moment de sa mort, John Cassavetes avait amassé une collection de plus de 40 scenarii non produits ainsi que le roman Husbands. Il laissa aussi trois pièces non produites : Sweet Talk, Entrances and Exits et Begin the Beguine. Mais Begin the Beguine, dans une version traduite en allemand, fut co-produite par la Needcompany of Belgium et le Burgtheater of Vienna; la première eut lieu au Vienna's Akademietheater en 2014.
John Cassavetes est le sujet de plusieurs livres sur sa vie d’acteur et de réalisateur. Cassavetes on Cassavetes est un recueil d’interviews rassemblés ou conduites par le chercheur de l’Université de Boston, Ray Carney, livre dans lequel le cinéaste se remémorait ses expériences, ses influences et sa vision sur l’industrie du film. Dans l’édition de Vanity Fair, consacrée aux Oscars, un article est un hommage à John Cassavetes présenté par trois des acteurs de sa troupe, Gena Rowlands, Ben Gazzara et Peter Falk.
De nombreux films de John Cassavetes sont la propriété de Faces Distribution, une compagnie supervisée par Gena Rowlands et Julian Schlossberg, distribuée par Jumer Films (la propre compagnie de Schlossberg), avec des ventes additionnelles et distribution par Janus Films. En septembre 2004 The Criterion Collection produisit un coffret collector de 5 de ses films indépendants en DVD: Shadows, Faces, Une femme sous influence, Le meurtre d’un bookmaker chinois et Opening Night. Figurait également dans le coffret un documentaire sur sa vie et son œuvre, A Constant Forge, et une brochure regroupant des évaluations critiques de ses travaux directionnels et des hommages de ses vieux amis. Criterion sortit une version en Blu-ray du coffret en octobre 2013. En 2005 un coffret des mêmes films fut édité par Optimum Releasing. Le DVD Optimum de Shadow contient un commentaire sur image de Seymour Cassel. Puis, en 2014, la librairie Faces/Jumer library devint la propriété de Shout! Factory, qui acquit la maison mère de la compagnie, Westchester Films.
Le fils de John Cassavetes, Nick Cassavetes, suivit les traces de son père comme acteur et réalisateur. En 1997, Nick Cassavetes fit le film She's So Lovely selon le scénario, She's Delovely écrit par son père. Le film avait pour vedette Sean Penn, comme John Cassavetes l’avait voulu. Alexandra Cassavetes réalisa le documentaire Z Channel: A Magnificent Obsession en 2004, et en 2006 fut la réalisatrice de la seconde unité de tournage du film de son frère, Alpha Dog. La plus jeune fille de John Cassavetes, Zoe Cassavetes écrivit et réalisa en 2007 le film, Broken English, dans lequel figuraient Gene Rowlands et Parker Posey.
Le New Yorker écrivit que John Cassavetes "aura peut-être été le réalisateur américain le plus influent du dernier demi-siècle"—tout en annonçant que tous les films qu’il dirigea, plus ceux dans lesquels il joua, feraient l’objet d’une rétrospective au Brooklyn Academy of Music durant tout l’été 2013.
Les Independent Spirit Awards nommèrent une de leur catégorie en hommage à John Cassavetes, l’Independent Spirit John Cassavetes Award.
En plus de présenter des personnages difficiles dont les désirs interieurs étaient difficilement compréhensibles, John Cassavetes ne paya que peu d’attention à “la cinématographie impressionniste, à l’édition linéaire et au tournage de scènes centrées sur les stars” qui étaient en vogue à Hollywood et dans l’art filmique. A la place, il choisit de tourner principalement avec un éclairage global ou un style documentaire pour s’adapter à la spontanéité des acteurs.
Cassavetes ne fut jamais intéressé pour travailler avec des acteurs qui étaient plus concernés par leurs images que par les personnages qu’ils incarnaient, ce qui explique que dans ses films, il eut rarement des acteurs de renom (autre que Gena Rowlands, Peter Falk et Ben Gazzara). Comme le dit Cassavetes, il s’efforça "de mettre [les acteurs] dans une position dans laquelle ils se rendaient ridicules sans penser qu’ils révélaient des choses qui pourraient éventuellement être utilisées contre eux-mêmes."
La manière avec laquelle John Cassavetes employait l’improvisation est fréquemment incomprise. A l’exception de la version originale de Shadows, ses films étaient complètement scénarisés. La confusion surgit parfois parce que John Cassavetes autorisait les acteurs à apporter leurs touches personnelles à leurs personnages. Le dialogue et l’action étaient scénarisés mais la délivrance ne l’était pas.
Les personnages non orthodoxes de John Cassavetes reflétaient sa méthode similairement non conventionnelle de faire ses films. Il utilisait principalement ses amis comme acteurs, généralement sans garantie financière ou pour des cachets moindres et avec un intéressement aux bénéfices. Shadows et Faces furent tournés dans une période de quatre ans lors des week-ends et quald des fonds étaient disponibles.
Cassavetes dit: "La chose la plus difficile pour un cinéaste, ou une personne comme moi, est de trouver des gens … qui veulent réellement faire quelque chose … Ils doivent travailler sur un projet qui est le leur." Cette méthode diffère grandement des lignes directrices des productions à gros budgets d’Hollywood.
Selon Marshall Fine, "Cassavetes, qui jeta les bases de ce qui allait devenir le cinéma indépendant en Amérique … passa la majorité de sa carrière à faire des films marginaux pour parler ainsi … sans être entravé par les contraintes commerciales d’Hollywood. Pour fair le genre de films qu’il voulait faire, il était essentiel de travailler dans cette atmosphère marginale parce que la base d’Hollywood est plus économique que politique ou philosophique, et aucun responsable d’Hollywood était intéressé par les études du comportement humain de John Cassavetes. Il hypothéqua sa maison pour acquérir les fonds nécessaires au tournage d’Une femme sous influence, au lieu de chercher de l’argent auprès d’un investisseur qui aurait pu essayer de changer le script pour rendre le film plus commercialisable.
John Cassavetes était passionné par toutes sortes de musique allant du jazz à la musique classique en passant par le rock, "J’aime toute la musique. Cela montre que vous vivez. Le silence est la mort."
Pour la bande-son de Shadows, John Cassavetes travailla avec les compositeurs et musiciens de jazz, Charles Mingus et Shafi Hadi.
Quand André S. Labarthe, durant le tournage de Faces lui demanda s’il voulait un jour faire une comédie musicale, John Cassaevtes lui répondit qu’il ne désirerait en faire qu’une seule, Crimes et châtiments de Fiodor Dostoïevski.
John Cassavetes travailla avec Bo Harwood de 1970 à 1984 dans diverses proportions sur six films même si Bo Harwood n’avait signé que pour quelques notes dans Husbands et Ainsi va l’amour. Harwood composa des musiques poignantes pour les trois films suivants de Cassavetes et fut aussi crédité de la bande-son pour deux d’entre eux. Durant ces projets, Harwood écrivit plusieurs chansons dont quelques-unes avec Cassavetes.
Durant son travail avec Cassavetes, Harwood affirma que le notoirement imprévisible réalisateur préférait utiliser la version rush de ses compositions plutôt que de laisser Harwood les parfaire et les re-enregistrer avec un orchestre. Quelques-uns de ces rushes ont été enregistrés dans le bureau de John Cassavetes, avec un piano ou une guitare, en tant que démonstrations pour finalement terminer dans la version finale du film. Comme cela matchait parfaitement au mal dégrossi qui était l’image de marque des films de Cassavetes, Harwood était quelquefois surpris et embarrassé.
La relation entre Harwood et Cassavetes prit fin amicalement. Quand, durant le tournage du dernier film de John Cassavetes, Love Streams, le documentaliste Michael Ventura demanda à Harwood ce qu’il avait retiré de sa collaboration avec le réalisateur, il répondit: « J’ai appris beaucoup de John. J’ai beaucoup créé pour lui. De l’édition d’images, de l’édition de sons, de l’édition de musiques, de la composition de bandes-sons et j’ai beaucoup appris sur l’intégrité ... Je pense que vous savez ce que cela signifie. Vous savez, dans 30 ans, je pourrais dire que j’ai chevauché avec Billy le Kid. »
Sa contribution au western fut la suivante :
Libre comme le vent de Robert Parrish (1958), Tony Sinclair
Rawhide, un épisode, Cal Fletcher dans « Incident Near Gloomy River » (1961)
Jesse James, un épisode, Blackie Dolan dans « The Quest » (1965)
Le virginien, un épisode, Jonah MacIntosh dans « Long Ride to Wind River » (1966)

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Bat Lash
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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar Bat Lash » 20 févr. 2018 9:35

Comme acteur , il a connu trois morts à l'ecran devenue culte :
Tragique dans Libre Comme le Vent
Dérisoire dans Les 12 Salopards (Johnny Ricco est le rôle que je préfère dans sa carrière)
Explosive dans Fury

Comme réalisateur, le film que je préfère c'est Meurtre d'un Bookmaker Chinois, sans doute un des plus grands films du ciné américain avec une fin sublime et un Ben Gazzara légendaire

DEMERVAL
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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar DEMERVAL » 23 févr. 2018 16:27

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Chris
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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar Chris » 23 févr. 2018 17:52

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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar LordDécadent » 08 sept. 2020 16:14

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"Rawhide:Incident Near Gloomy River" en 1961.

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"The Virginian:Long Ride to Wind River" en 1966.

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http://www.carnet-noir-des-acteurs.com/1989

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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar Bat Lash » 08 sept. 2020 18:40

Vient de sortir en Bluray, le rare & curieux Incubus (1982) de John Hough, film d'épouvante ou John Cassavete incarne un médecin enquêtant, au coté d'un shérif joué par John Ireland, sur u,ne série de viol & de meurtre commis par une mystérieuse créature.
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[url=https://www.westernmovies.fr/image/2020/3539/71x6g8ceccl.acsl1215.jpg
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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar harry » 14 juin 2021 9:58

Surtout connu comme père du bébé de Rosemary , il fut un bon acteur de "thrillers" où sa silhouette maigre , sa chevelure noir et ses yeux brillants en faisaient un gangster fort impressionnant .
Longtemps marié à l'actrice Gena Rowlands , il compris très vite qu'il courait à l'enlisement comme interprète et se tourna vers la mise en scène de films souvent austères et ambitieux .
Il y gagna une réputation d'intellectuel auprès de Greenwich Village que ne lui auraient pas assurée " The dirty Dozen ou The killers " .
Donc petite contribution au western , mais avec quel talent ! , pour moi sa prestation la plus formidable est dans " L'homme qui tua la peur " , film terrible et beau , avec la dignité qui l'emportera :applaudis_6:
Encore un grand comédien décédé trop tôt ( 59ans) :!:

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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar jeune papoose » 14 juin 2021 10:26

harry a écrit :Surtout connu comme père du bébé de Rosemary

>>> Tu es sur Harry ? ce n'est pas Satan avec qui il a conclu un pacte :wink:
Quand le dernier arbre aura été abattu,
la dernière rivière empoisonnée
et le dernier poisson péché,
alors l’ homme s’apercevra que l’argent ne se mange pas :sm80:

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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar HART » 14 juin 2021 11:01

C'est toute l'ambiguïté du film ( et du roman très fidèlement adapté ) , il n'y a peut-être aucune présence satanique dans cette histoire , que des humains dérangés ...

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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar jeune papoose » 14 juin 2021 13:30

>>> C'est vrai que le cinéaste lui même est très ambiguë : la scène du cauchemar démontre une certaine culture du viol ( collectif ) quand on connaît le destin de cet enfant du Ghetto de Varsovie ... et quand on pense qu'il voulait Sharon Tate pour interpréter le rôle et quand on connaît son triste destin funèbre ... ce film me met mal à l'aise à chaque vision...
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Re: John CASSAVETES (1929-1989)

Messagepar lasso » 14 juin 2021 15:18

Saddle the Wind 1958

ici avec Julie London


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