Jeanie MacPHERSON (1887-1946)

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DEMERVAL
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Jeanie MacPHERSON (1887-1946)

Messagepar DEMERVAL » 23 oct. 2017 8:08

Jeanie MacPherson naquit à Boston, Massachusetts, le 18 mai 1887. Elle fut éduquée à Paris et à Chicago et étudia la danse auprès de Theodore Kosloff. Ses performances sur les planches commencèrent quand elle intégra le Chicago Musical College.
Jeanie MacPherson est surtout connue comme ayant été la scénariste de Cecil B. DeMille puisqu’elle collabora exclusivement avec le réalisateur/producteur à partir de 1915 et durant toute l’ère du muet jusqu’au début du parlant, une relation qui dura 15 ans. Comme nombre d’autres femmes qui devinrent des scénaristes avérées, elle commença sa carrière comme performeuse, d’abord comme danseuse puis comme actrice. Ses nombreux crédits en tant qu’actrice commencèrent en 1908 et la plupart des presque 30 courts métrages dans lesquels elle apparut pour Biograph Company,la plupart dirigés par D. W. Griffith, sont encore visibles. Chez Universal Pictures, selon un article du magazine Photoplay en 1916, Jeanie MacPherson commença à écrire mais, par un hasard extraordinaire elle réalisa aussi le seul film dont elle écrivit le scénario pour la compagnie, un western en une bobine, The Tarantula (1913). Bien qu’Anthony Slide ne peut pas confirmer que le film fut un succès, lui et Charles Higham raconte l’anecdote que, lorsque le négatif du film fut détruit par accident, on demanda à l’actrice de retourner l’entièreté du film car elle le connaissait, alors que le réalisateur original était indisponible.
Il y a plusieurs versions au sujet de la naissance du partenariat de Jeanie Macpherson, alors sans travail depuis le tournage de The Tarantula, avec DeMille au sein de la Jesse L. Lasky Feature Play Company. La version la plus élaborée provient de Charles Higham, qui décrivit la tentative de Jeanie de décrocher un rôle comme autant de batailles entre elle et le réalisateur alors que ce dernier tournait Rose of the Rancho (1914). La "tempêtuosité" de leurs relations se retrouva dans le rapport que DeMille fit de leur dernière dispute lors d’un repas 30 ans plus tard : “J’ai eu comme d’habitude un désaccord avec Jeanie—elle se leva et quitta la table—je lui ai dit, si tu quittes maintenant tu ne pourras jamais revenir”. Orageuse ou pas, la relation apparut comme ayant été très productive, même si les crédits ne sont pas une indication. Des films muets produits et /ou réalisés par DeMille durant la période 1915–1930, Jeanie MacPherson est créditée du scénario de 32 d’entre eux. Cependant, la question de la relation de DeMille avec MacPherson continua de colorer l’évaluation de son implication de l’industrie du cinéma muet, alors qu’elle était au conseil d’administration de la Palmer Photoplay Company et considérée comme une fondatrice de l’ Academy of Motion Picture Arts and Sciences.
La nièce du réalisateur, Agnes deMille confirma que Jeanie Macpherson était une des trois maîtresses de Cecil B. DeMille, les autres étant l’actrice Julia Faye et sa secrétaire Gladys Rosson, des liaisons publiquement acceptées par Constance DeMille, l’épouse du réalisateur. L’importance de l’influence de MacPherson dans sa collaboration avec DeMille, a cependant besoin d’être clarifiée et ce, particulièrement depuis la sortie de rapports contradictoires. Dans une interview de 1957, DeMille dit de MacPherson: “Elle n’était pas un bon écrivain. Elle faisait émerger d’excellentes idées mais elle ne parvenait pas à les coucher sur le papier. Son nom figure sur nombre de scénarii car elle les écrivit avec moi. J’apportais l’histoire et elle apportais de nombreuses idées. Vous trouverez son nom sur de nombreux scénarii. La sœur de Beulah Marie Dix (Flebbe), Evelyn Flebbe Scott, se rappelle que sa mère, une des scénaristes en pointe de Lasky Company, bien que plus impressionnée par la scénariste Frances Marion, respectait néanmoins Macpherson pour sa compréhension des desiderata de DeMille dans chaque scène: “Maman ne pensait jamais à elle comme scénariste, mais comme d’une collaboratrice exceptionnelle pour un homme exceptionnel…Jeanie avait un génie pour mettre ça sur le papier”. Pourtant une autre histoire apparait en lisant les registres salariaux de Famous Players-Lasky Corporation. En 1918, MacPherson gagnait moins que Marion Fairfax mais plus que Beulah Marie Dix et au milieu des années 1920, elle avait le plus haut salaire du département scénario.
DeMille apportait crédit à Jeanie MacPherson et la payait bien mais pourrait ne pas avoir compris son point de vue. Dans son autobiographie, DeMille applaudit son choix du titre pour son film de 1917 au sujet de Jeanne d’Arc, mais alors qu’il dit qu’il voyait dans le titre Joan, the Woman, le soulignage de l’“humanité” sur la sainteté dans le personnage historique, il ne mentionne pas que le film présentait Jeanne d’Arc comme une “femme” en octroyant à la sainte célibataire une romance torride. En 1924, DeMille fit quelques tentatives pour assurer à MacPherson les droits des histoires originales qu’elle avait écrites pour lui. Cela incluait Forbidden Fruit (1921), Adam’s Rib (1923), The Little American (1917), Don’t Change Your Husband (1919) et Les Dix Commandements (1923). MacPherson est aussi créditée avec Hector Turnbull du classique de DeMille, The Cheat (1915), des films destinés à la gloire de Gloria Swanson Male and Female (1919) et Manslaughter (1922) et de nombre des mélodrames sur le mariage et le divorce pour lesquels le réalisateur était légendaire, bien que plus tard il médita que probablement elle n’assuma pas autant de crédits qu’elle aurait pu. Mais comme 75 % des films sur lesquels le nom de MacPherson apparut, existent encore, une analyse plus approfondie peut être conduite en commençant par son histoire originale pour The Little American (1917), un film créé pour Mary Pickford. Situé aux Etats-Unis avant et durant la première guerre mondiale, le film met en scène Mary Pickford en jeune héritière américaine (Angela Moore), déchirée entre ses solliciteurs allemand et français. Son indécision prend fin lors du siège du château de sa tante française, qui est attaqué par son propre ex amant, l’allemand Karl, qui lutte dans la pénombre avec elle jusqu’à ce que les lumières reviennent pour révéler son identité. Karl renonce à la brutalité Prussienne, mais est toujours incapable d’empêcher les officiers allemands d’agresser les femmes et le personnage incarné par Pickford se plaint dans l’intertitre: “Quelque part dans cette maison—il doit y avoir un homme qui est quelque chose d’autre qu’une brute bestiale!” Le patriotisme américain, ordonné par le patron du Jesse Lasky en 1917 dans une lettre adressée à DeMille, peut paraître excessif pour les générations suivantes. Représentant toutes les américaines, Mary Pickford se montre à elle-seule plus courageuse que les Français, qui font appel à elle pour stopper une unité combattante. Bien que le film revêt le caractère insouciant des comédies de Pickford, sa structure attire l’attention sur l’absurdité de la guerre en opposant l’amour borné à l’animosité belligérante. The Little American mérite la comparaison avec au moins un des scenarii de Frances Marion pour Pickford. Comme The Love Light (1921), que Marion écrivit et réalisa, The Little American est un film antiguerre et en castant Mary Pickford dans des films afférents au traumatisme déchirant de la Première Guerre Mondiale, les deux films osent ajouter l’amertume à la douce personnalité de Mary Pickford.
Des recherches plus poussées méritent d’être faites sur le paternalisme de DeMille, qui s’étendit à sa talentueuse secrétaire Gladys Rosson ainsi qu’à l’éditrice oscarisée Anne Bauchens, toutes les deux, comme MacPherson, ne s’étant jamais mariées. La tutelle de DeMille impliqua un droit de regard sur les finances de Macpherson- en déduisant ses arriérés d’impôts de son salaire—et en la sauvant même de la banqueroute après la fin de leur relation aux alentours de 1930. La fin de leur relation marqua le glas de sa carrière et elle décéda à Los Angeles, le 26 août 1946 à 59 ans. Elle est enterrée au Hollywood Forever Cemetery à Hollywood.
On interprète encore aujourd’hui des documents comme le portrait fait par Macpherson du producteur intitulé “DeMille,” dans lequel elle le défend bec et ongles, en essayant d’adoucir l’imga de l’homme connu pour sa froide monomanie : “Scintillant, dominateur et magnétique. Ou aussi timide qu’un garçon lors de son examen est Cecil B. DeMille. Un expert en tapisseries rares, en joyaux et en êtres humains.” Les propres capacités de Jeanie Macpherson ne devraient pas être remises en question mais cependant, comme le soulignent de nombreuses évidences, elle était une Femme Moderne empreinte d’esprit d’initiative comme le prouve sa passion pour le pilotage d’avions.
Pour sa contribution à l’industrie du film, Jeanie MacPherson reçut une étoile sur le Hollywood Walk of Fame située au 6150 Hollywood Boulevard à Hollywood, Californie.
Sa contribution au western fut la suivante :
The Vaquero’s Vow de D.W. Griffith (1908), ????
A Mohawk’s Way de D.W. Griffith (1910), une Indienne
The Fugitive de D.W. Griffith (1910), une femme dans la foule qui salue
His Trust : The Faithful Devotion and Self-Sacrifice of an Old Negro Servant de D.W. Griffith (1911), ????
The Chief’s Daughter de D.W. Griffith (1911), une Indienne
The Last Drop of Water de D.W. Griffith (1911), une femme dans un wagon
On Burning Sands de J. Farrell MacDonald (1913), Nell Carter
The Curse de Edwin August (1913), Helen Willoughby
The Tarantula de Jeanie Macpherson (1913), the Tarantula
The Desert’s Sting de Wilfred Lucas (1914), Alema
The Outlaw Reforms de ???? (1914), Mary
Rose of the Rancho de Cecil B. DeMille (1914), Isabelita
The Girl of the Golden West de Cecil B. DeMille (1915), Nina
Modifié en dernier par DEMERVAL le 26 oct. 2017 10:45, modifié 1 fois.

DEMERVAL
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Re: Jeanie MacPHERSON (1887-1946)

Messagepar DEMERVAL » 26 oct. 2017 10:44

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