Doris WESTON (1917-1960)

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DEMERVAL
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Doris WESTON (1917-1960)

Messagepar DEMERVAL » 08 oct. 2017 8:23

Thyra Doris Marion Swanstrom naquit le 9 septembre 1917 à Chicago, Illinois, de Gustaf et Cecelia Swanstom. Elle était la plus jeune des deux enfants de la famille – son frère aîné se prénommant Stanely. Ses parents étaient tous deux nés en Suède et émigrèrent aux Etats-Unis au début des années 1900.
Les Swanstoms déménagèrent à New York aux environs des années 1920. Doris était une enfant talentueuse avec une imagination débordante et un réel intérêt pour les arts. Elle parlait un peu de la langue de ses parents, le suédois. Quand Doris eut 9 ans, ses parents l’emmenèrent écouter Irene Bordoni, la célèbre soprano française. Doris fut envoûtée par sa performance. Il n’y avait aucun doute – elle voulait devenir une chanteuse. Ses parents futrent très réceptifs à son souhait – ils l’inscrivirent à la Children’s Professional School. Sa mère décéda quand elle eut 16 ans, en 1933, et elle fut placée chez sa tante Nan et son oncle, Herman Reksting.
Doris travailla avec diligence ses capacités musicales et fit ses débuts sur les planches à 17 ans dans “The great waltz” – elle était une des showgirls. Ceci, à son tour, déclencha sa carrière dans le monde de la radio – dans le Major Bowles Hour, une populaire émission de radio de New York. Cela lui permit de décrocher un contrat au Rainbow Room, où elle fut si populaire qu’elle y resta neuf semaines. Quelqu’un de l’écurie de la Warner Bros la vit au Rainbow Room, et décida de la tester. Après avoir réussi les tests, elle prit la route d’Hollywood.
Doris eut la chance d’être castée dans des rôles principaux dès le premier jour de sa carrière à Hollywood. Etait-ce une bénédiction ou une malédiction ? C’est ce que nous allons découvrir (mais je pense que vous savez comment cela va finir). Dès le moment où elle atterrit à Hollywood, les projets lui étaient préattribués. Le premier, un film de George Brent, ne fut jamais bouclé mais le second le fut…Et c’était…
The Singing Marine est un bon exemple de la sorte de films que Dick Powell tournait tout le temps dans les années 1930 et peut-être un bon exemple des comédies musicales des années 1930. Dans un sens, c’était charmant et divertissant mais elles comportaient aussi des passages complètement ineptes. Les histoires étaient souvent en carton mâché et les rôles que Dick Powell endossait, ne se différenciaient souvent que par le nom du personnage. Powell était déjà une star établie au moment où Doris fut sa partenaire – et selon la plupart des rapports, bien que jolie et ayant une bonne voix, Doris ne possédait pas ce petit quelque chose pour faire impression.
Sur le superbe site dick-powell.com, il y a une page sur ce film et on y trouve une déclaration intéressante : Il semble que Warner Brothers pensa que Dick Powell s’accommoderait de n’importe quelle actrice innocente mais Doris Weston ne remplit réellement pas le contrat. Personne ne pouvait remplacer Ruby Keeler dans l’quipe Powell-Keeler.
Powell admit qu’il était perdu sans Ruby Keeler. “La chose la plus dure que j’ai à faire est de bien écouter. Vous devez réagir à ce que vous écoutez et comme un réacteur je suis mort jusqu’au-dessus du cou. Ruby Keeler réagissait habituellement à moi, et elle était bonne à cela. Mais hier j’ai dû réagir à Doris Weston pendant qu’elle chantait dans The Singing Marine, et j’ai sombré comme une ancre de marine.”
The Singing marine rapporta beaucoup d’argent et Doris fit son chemin. Submarine D-1 est un bon film sur les sous-marins. George Brent (finalement dans un film avec Doris) est remarquable en commandant. Pour ajouter une note romantique, il y a une histoire d’amour entre les personnages interprétés par Pat O’Brien, Wayne Morris et Doris Weston. Bien sûr Doris ne sort pas du lot dans ce film – c’est un film d’hommes, au sujet de la vie militaire en général et des sous-mariniers en particulier. Les effets spéciaux et la qualité globale du film sont étonnants pour l’époque – et il y a tant de choses à voir, dont (comme un critique le signale sur IMDB): l’utilisation de la Chambre de Sauvetage Sous-marine de McCann et du Poumon de Momsen lors du sauvetage dramatique des hommes d’un sous-marin coulé au large de la côte de Point Loma, Californie.
Delinquent Parents, bien qu’étant un film simple, relate un instant d’une vie qui pourrrait arriver à tout quidam, ce qui en fait, malgré son petit budget, un film tout à fait décent. Ensuite, Doris fit deux courts métrages musicaux de 20 minutes chacun, It’s in the Stars et Men of Steel, pour la MGM. Mais Doris, bien que non talentueuse, était une actrice tout à fait agréable à regarder. Manifestement, elle ne possédait pas la petite chose qui aurait la conduire à une carrière plus prospère.
Excepté peut-être pour son passage dans le territoire de Dick Powell, Doris reste aujourd’hui connue pour la serial Mandrake, the Magician, dans laquelle elle interprétait la petite amie de Mandrake. Le fait que Doris fut pour introduites dans des courts métrages puis dans une serial atteste qu’ Hollywood l’avait définitivement rayée de la liste des futures stars majeures. La serial fut de bonne qualité avec un excellent Warren Hull dans le rôle principal.
When Tomorrow Comes est un film qui arrive à chaque fois qu’Hollywood pense avoir trouvé le filon. Il reprend alors les mêmes acteurs, change un peu le scénario et voilà le tout. Une sorte de séquelle au grand Love Affair, il ne faut retenir que l’osmose entre les acteurs principaux – Irene Dunne et Charles Boyer – tout le reste n’étant que valeur négligeable. Chip of the Flying U est un western à petit budget et sera le dernier film de Doris Weston. Le film fait partie de ces longs métrages fabriqués à la chaîne par douzaines.
Doris se retira après ce film.
Au niveau de sa vie privée, Doris eut une aventure avec un chef d’entreprise de Philadelphie dont le nom ne fut pas révélé, qui lui proposa le mariage en août 1937. Mais ayant travaillé si dur pour parvenir au statut de star, elle ne se sentit pas la force d’abandonner sa carrière. Plus tard, son nom, Joe Linsk, fut révélé et en octobre il se rendit apparemment à Hollywood avec l’idée bien arrêtée de régler le problème et cette fois pour de bon. Manifestement il n’y parvint pas.
Exactement un an plus tard, en octobre 1938, il fut annoncé que Doris allait épouser Dave Miller, qui travaillait au département court métrage de la MGM. Le mariage devait avoir lieu en décembre. Cela aussi n’arriva jamais.
A cette époque, Doris travaillait encore à Hollywood, mais était loin du centre d’intérêt de la presse. En 1939, Doris épousa son premier et seul mari, Martin T. Borden.
Martin T. Borden naquit le 28 janvier 1907 à New York. Ses deux parents étaient des immigrants russes. Il vécut dans le Rhode Island avec sa mère et ses frères et sœurs après le décès de son père. Il travailla comme vendeur de fourrures et de vêtements pour l’élite hollywoodienne.
Le couple vivait à Beverly Hills en 1940 mais déménagea plus tard sur le côte Est. Ils eurent deux enfants, un fils, Weston Borden (né le 13 octobre 1943) et une fille, Patricia Borden (née le 15 décembre 1946). Son fils Weston devint un éminent chimiste et un professeur de la Computational Chemistry and Welch Chair in Chemistry à l’Université de North Texas.
Doris Borden décéda le 27 juillet 1960 à Scarsdale, New York, après une longue bataille contre le cancer du poumon. Elle n’avait que 42 ans.

DEMERVAL
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Re: Doris WESTON (1917-1960)

Messagepar DEMERVAL » 08 oct. 2017 8:29

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