Louise GLAUM (1888-1970)

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DEMERVAL
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Louise GLAUM (1888-1970)

Messagepar DEMERVAL » 10 mai 2017 21:19

Louise Glaum naquit le 4 septembre 1888 près de Baltimore, Maryland, la troisième des quatre filles de John W. Glaum (9 juillet 1856–7 juillet 1934) et Lena Katherine Kuhn (30 décembre 1863–1er juillet 1946). Ses soeurs étaient Hattie Helen "Phyllis" Glaum (7 septembre 1884–4 février 1941); Lena K. Glaum (22 décembre 1887–15 janvier 1971); et Margaret Olive Glaum (11 octobre 1896–18 juin 1911).
Son père était né Johannes Wilhelm Glaum en Allemagne, émigra avec sa famille aux Etats-Unis en 1869 et vécut dans l’Indiana, puis dans le Comté de Prince George, Maryland, amlors que sa mère était née à New York de parents nés allemands. John et Lena Glaum et la famille déménagèrent dans le sud de la Californie à la fin es années 1890 et vécurent à Pasadena pendant plusieurs années avant de se rendre à Los Angeles. Louise fréquenta l’Ecole Berendo sur la South Berendo Street à Pico Heights.
Louise Glaum commença sa carrière d’actrice dans des productions théâtrales. Elle figura dans la distribution de Crucifixus, une pièce sur la Passion, dont la première eut lieu le 12 novembre 1907 au Gamut Auditorium, 1044 South Hope Street, à Los Angeles, devant une salle bien remplie. Début juin 1908, elle apparut dans la pièce d’Owen Davis, How Baxter Butted In, une comédie mélodramatique, au Los Angeles Theatre sur Spring Street. La distribution comprenait entre autres Lulu Warrenton. Louise Glaum entreprit ensuite une tournée avec un rôle d’ingénue dans un spectacle itinérant intitulé Why Girls Leave Home. Elle gagna 25 dollars par semaine et fournissait ses propres robes qu’elle fabriquait elle-même. Après avoir atteint Chicago, elle y joua les ingénues pour l’Imperial Stock Company pendant 18 mois en apparaissant notamment dans The Lion and the Mouse et The Squaw Man, entre autres pièces. Alors qu’elle se produisait dans une pièce estivale à Toledo, elle créa le rôle de l’ingénue dans Officer 666. Son dramaturge, Augustin MacHugh, par ailleurs directeur du théâtre de Toledo, y expérimenta sa piéce avant de la monter sur Broadway.
Après la mort de sa jeune soeur, Margaret, en juin 1911, Louise Glaum abandonna son métier et retourna chez elle à Los Angeles. Le 29 juillet, le Los Angeles Times écrivit, "Louise Glaum, ingénue, qui fit ici ses débuts il y a quelques années, est chez elle pour une courte visite. Elle s’était récemment produite à Chicago."
Sa mère voulait qu’elle reste mais l’amour des planches était le plus fort. Cependant, elle fit un compromis; alors qu’elle interprétait une ingénue dans la compagnie théâtrale locale, elle commença à faire le tour des studios de cinéma.
Louise Glaum fit ses débuts sur le grand écran en incarnant l’ingénue Mary Gordon, la fille d’un rancher, dans la courte comédie western d’Al Christie, When the Heart Calls (1912) pour Nestor Studios, le premier studio localisé à Hollywood. Elle se produisit dans des comédies à part entière, ne faisant jamais de comédies “tarte à la crème” et interpréta exclusivement les premiers rôles. Elle fut la vedette dans le rôle titre du drame en deux bobines de la Broncho Motion Picture Company, The Quakeress (1913) face à Charles Ray et le funeste William Desmond Taylor. L’année de l’arrivée de Glaum, Nestor fusionna avec Universal Film Company. Un nombre considérable des épisodes de la série de comédies en une bobine, Universal Ike constituèrent son quotidien de 1914.
Ayant signé avec Thomas Ince, son premier rôle de "vamp," et premier rôle principal dans un film en cinq bobines, fut celui de Mademoiselle Poppea dans The Toast of Death (1915) face à Harry Keenan et Herschel Mayall. Le film fut réalisé par Thomas Ince dans son studio d’Inceville à Topanga Canyon. La même année, elle apparut dans le rôle d’une star de cabaret, Kitty Molloy, dans The Iron Strain, la première adaptation américaine de la pièce de Shakespeare, La mégère apprivoisée, une version moderne dans laquelle jouaient Dustin Farnum, Enid Markey et Charles K. French.
Louise Glaum interpréta Milady de Winter dans The Three Musketeers (1916). Elle apparut dans six westerns face à William S. Hart, dont les rôles de Dolly dans Le justicier (1916), Trixie dans Pour sauver sa race (1916) et Poppy dans La rédemption de Rio Jim (1916). Elle incarna Leila Aradella dans Tourmente d’amour (1916) et Marie Chaumontel dans le drame de guerre Somewhere in France (1916) face à Howard C. Hickman.
Le 20 février 1916, elle et le réalisateur Harry J. Edwards (11 octobre 1887–26 mai 1952) se marièrent. Ils divorcèrent le 17 mars 1919.
Louise Glaum interpréta le rôle de Lola Montrose dans le drame A Strange Transgressor (1917). Puis, dans un genre totalement opposé, elle endossa le rôle-titre d’une héroine usant du révolver, un équivalent féminin à Bill Hart, dans le western de la Triangle Company, Golden Rule Kate (1917).
Elle incarna Mary Thorne dans le drame The Goddess of Lost Lake (1918),qu’elle co-produisit également à travers sa propre compagnie de production, la Louise Glaum Organization. C’est l’histoire d’une jeune femme qui a un quart de sang indien et décide de prétendre qu’elle est une Princesse Indienne de sang pur quand elle rend visite à la rustique cabane de son père après avoir terminé ses études dans l’Est.
Louise Glaum commença ensuite à travailler avec J. Parker Read Jr. Productions, qu’elle décrivit par la suite comme étant l’unité J. Parker Read, Jr. une compagnie subsidiaire pour Thomas Ince. Elle signa un contrat de quatre ans, avec un salaire commençant à 2 000 dollars par semaine pour atteindre finalement 4000 dollars et elle apparut pour cette compagnie dans le rôle de Mignon dans Au Sahara (1919), un grand succès commercial écrit spécialement pour elle par C. Gardner Sullivan, dont la production fut supervisée par Allan Dwan; et dans le double rôle de la Princesse Sonia et de sa fille, Sonia, dans le thriller The Lone Wolf's Daughter (1919).
Elle interpréta les rôles d’Adrienne Renault dans le film intitulé Expiation (1920), l’histoire d’une star d’un cabaret de New York qui utilise son sex appeal pour mettre fin à un mariage et quitte son ex mari pour rechercher de meilleurs partis financiers et qui finalement voit son ancien mode de vie venir la hanter; et le rôle-titre de The Leopard Woman (1920), une histoire d’espionnage située en Afrique. Elle interpréta ensuite le rôle de Natalie Storm dans un drame romantique intitulé Love (1920).
Louise Glaum faisait son propre ménage dans sa maison de Los Angeles, quand le recensement de 1920 énuméra la présence avec le couple marié, d’une femme de ménage, d’un concierge et d’un jardinier. Après avoir été la vedette dans le rôle de Grace Merrill du drame Greater Than Love (1921), réalisé par Fred Niblo, elle se retira du grand écran et déménagea à New York.
Le 16 mars 1925, elle déposa plainte devant la Cour Suprême de New York contre le producteur J. Parker Read, Jr., réclamant 103,000 dollars et demanda une consignation de l’argent que lui devait plusieurs distributeurs de films de New York City. La plainte affirmait qu’elle avait été la vedette de plusieurs films réalisés par Read, et le 23 décembre 1921, il rédigea une promesse de versement de l’argent, payable en quatre fois. Cependant, rien ne fut versé et à la fin de 1923, selon Louise Glaum, il se rendit à Paris sans lui avoir réglé la somme promise. Selon son avocat, le départ de Read prit la forme d’une fuite et il s’était déguisé en soutier sur un bâteau.
Elle poursuivit ensuite l’agence de Thomas H. Ince, le partenaire de Read, affirmant que Read était insolvable et demanda les 103 000 dollars précédents plus 290 000 dollars pour rupture de contrat. La Division des Appels, cependant, décida qu’elle ne pouvait pas déposer une plainte dans l’Etat contre les exécuteurs testamentaires des dernières volontés de Ince. Les juridictions New-Yorkaises n’avaient aucune autorité sur les exécuteurs testamentaires, qui avaient été nommés en Californie, état dans lequel Ince résidait et dans lequel il mourut en novembre 1924. Elle déposa donc ensuite plainte en Californie, mais une copie du contrat n’y était pas jointe. Avant que cette dernière n’arriva, le délai légal durant lequel une plainte pouvait valablement être acceptée, était forclos et la cour rejeta donc la plainte pour détails techniques.
Elle fit un seul retour devant les caméras. Ayant signé un contrat avec Associated Exhibitors, elle interpréta le rôle de Nina Olmstead, l’intrigante autre femme, dans le drame réalisé par Henri Diamant-Berger, Fifty-Fifty (1925) face à Hope Hampton et Lionel Barrymore.
Louise Glaum resta à l’écart de Los Angeles pendant trois ans alors qu’elle était tête d’affiche sur le circuit de vaudevilles dans l’Est. Elle fit la tournée des Loew's Theatres avec deux saynètes dramatiques. Une d’elle était The Sins of Julia Boyd de Paul Girard Smith. L’autre était The Web, que Louise Glaum écrivit elle-même. Elle était le seul personnage de ce one-woman show en développant l’argument principal de la pièce sous la forme d’une conversation téléphonique.
Le 19 janvier 1926, Glaum et le propriétaire de théâtre Zachary M. Harris (22 janvier 1878–5 mars 1964) se marièrent à New York City.
Quand elle retourna à Angeles, avec son mari et son business manager, Zack Harris, pour rendre visite à sa famille et à ses amis, ils décidèrent de monter la pièce Trial Marriage à l’Egan Theatre, 1320 South Figueroa Street, avec Louise Glaum dans le rôle principal. Quand un reporter du Times lui demanda si elle avait un jour l’intention de faire un film, elle répondit qu’elle n’en avait aucune idée, mais reconnut qu’elle était intéressée par le parlant.
Le 16 novembre 1928, Glaum fit l’ouverture de Trial Marriage, l’histoire d’une femme qui veut tester l’aptitude de son futur partenaire avec elle sans le bénéfice des liens du mariage avant de les rendre permanents. Bien qu’elle reçut de bonnes critiques, la pièce ne fit pas recette.
Elle et Harris vécurent au 2282 Cambridge Street à Los Angeles, en 1930. Glaum continua à se produire sur les planches et devint aussi professeur d’art dramatique, en ayant ouvert et en apparaissant dans son propre théâtre à Los Angeles au milieu des années 1930.
Le 6 janvier 1935, Glaum annonça au Los Angeles Times l’ouverture du Louise Glaum Little Theatre d’ Union Square, qui était à l’intérieur un cinéma de 400 places remodelé et redécoré situé au 1122 West 24th Street près de Hoover dans le district de West Adams. Plusieurs pièces New-Yorkaises furent considérées pour y être interprétées et l’intention était de présenter des manuscripts originaux avec des possibilités d’adaptations cinématographiques, ainsi que des essais dramatiques provenant du monde entier. Des professionnels et des étudiants devaient y être castés ainsi que quelques comédiens du passé. Les cours pour les étudiants voulant rejoindre l’Union Square Players, et "apprendre par des expériences pratiques," commencèrent le 21 janvier.
Le petit théâtre généra un grand intérêt parmi les dramaturges locaux à un tel point que le 27 janvier, elle avait reçu 15 pièces. Une des plus intrigantes était celle d’Eulalia Andreas, A Friendly Divorce, qui fut répétée sous la direction de Johnstone White. Des stars reconnues furent invitées à se produire. En mars 1935, Glaum et Betty Blythe, une autre star du cinéma muet, furent les vedettes d’Angel Cake, qui fut écrite par Ansella Hunter, qui avait eu trois pièces montées par les Shuberts.
En mai, l’Union Square Players présenta la comédie Ask Herbert, qui avait été écrite par Katherine Kavanaugh et qualifiée dans le Los Angeles Times comme étant "une émeute de rires" et "une farce enjouée du calibre de Broadway." Parmi la distribution que Glaum rassembla, figurait Herbert Vigran, qui se rendit à New York pour y faire ses débuts sur Broadway l’année suivante.
En 1936, Glaum rejoignit le Matinee Musical Club. Un département dramatique fut introduit au sein du club et Glaum en fut nommée directrice. Trois pièces en un acte furent programmées pour le mois de novembre suivant par les membres dudit département qui en discutèrent entre eux le 7 août au domicile de Beverly Hills du secrétaire. Elle présenta ces trois pièces en un acte le 17 novembre 1937 au Creative Arts Center au 4950 Franklin Avenue à Hollywood.
A la fin septembre 1939, Glaum acheta un théâtre situé 11th Street à Downtown Los Angeles, le désignant sous le vocable "Louise Glaum's Happy Hollow." Ouvert un mercredi soir le 27 septembre, avec la pièce rurale Aaron Slick From Pumpkin Creek, qui eut un succès permanent pendant trois mois à Long Beach, des spécialités furent offertes entre les actes.
Une autre pièce rurale fut présentée au Happy Hollow Playhouse le 11 janvier 1940 pour le compte du Matinee Musical Club, qui organisait une soirée Gay Nineties au théâtre.
En septembre 1952, Glaum réouvrit le Beaux Arts Theatre, au coin de la 8ème rue Ouest et de la Beacon Avenue à Westlake, sous le nom de Louise Glaum Playhouse, mais auquel on se référait sous le nom de Louise Glaum Beaux Arts Theatre. L’attraction initiale, qu’elle produisit, dirigea et mit en scène, était une comédie intitulée O.K. By Me, qui avait été écrite par Sheldon Sheppard. La pièce fut jouée pendant sept semaines jusqu’au 22 novembre.
Glaum fut aussi une femme active dans les clubs pendant les trente dernières années de sa vie. Elle servit comme présidente du Matinee Musical Club pendant de nombreuses années et aussi comme Présidente de la Fédération Californienne des Clubs de Musique.
Louise Glaum décéda à 82 ans d’une pneumonie à Los Angeles, le 25 novembre 1970. Son service funèbre eut lieu à 10h00, le samedi 28 novembre 1970 au Pierce Brothers Mortuary, 720 West Washington Boulevard. Elle est enterrée dans le cimétière d’Angelus-Rosedal, au côté de son second mari, Zachary Harris, et d’autres membres de sa famille. Elle a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame pour son travail dans l’industrie du film, au 6834 Hollywood Boulevard, Hollywood.
Sa contribution au western fut la suivante :
Brave Heart’s Hidden Love de ???? (1912), L’amour caché
When the Heart Calls de Al Christie (1912), Mary Gordon
Jealousy on the Ranch de ???? (1912), Nell Barclay
Those Lovesick Cowboys de Al Christie (1912), Mabel Jones
The Lady Barber of Roaring Gulch de Al Christie (1912), Marcia Allen
Cupid’s Assistants de Al Christie (1913), Louise
The Darkening Trail de William S. Hart (1915), Fanny
The Conversion of Frosty Blake de William S. Hart (1915), Bubbles
The Golden Trail de Richard Stanton (1915),
Le mensonge de Rio Jim de William S. Hart (1915), Anita
The Iron Strain de Reginald Barker (1915), Kitty Molloy
Le justicier de Charles Swickard (1916), Dolly
Pour sauver sa race de Reginald Barker (1916), Trixie
La rédemption de Rio Jim de William S. Hart (1916), Poppy
Golden Rule Kate de Reginald Barker (1917), Golden Rule Kate

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Re: Louise GLAUM (1888-1970)

Messagepar DEMERVAL » 11 mai 2017 13:32

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