Alice ADAIR (1906-1996)

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DEMERVAL
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Alice ADAIR (1906-1996)

Messagepar DEMERVAL » 04 mai 2017 12:14

Berenice Shook naquit le 8 novembre 1906 à Davis, Oklahoma, de George Shook et Martha Evelyn “Mattie” Williams. Son frère aîné Raymond naquit en 1903. Elle avait aussi deux sœurs, Jennie May et Juanita, qui décédèrent toutes deux à l’âge d’un an, avant sa propre naissance. Ses parents étaient tous deux des Texans.
Son père était salarié comme employé de magasin et acheteur de coton. Il fut aussi employé communal de la ville de Davis en 1903-1904. En 1920, la famille déménagea à Murray, Oklahoma. De là, ils partirent pour la Paul’s Valley, Garvin, Oklahoma à la fin des années 1920, où ils vécurent avec la famille d’un ami, Callie Ryan.
Alice fut une enfant extravertie et active qui se prit de passion pour le spectacle et à 15 ans, elle prit des cours de danse, d’abord à Oklahoma City puis à Dallas, Texas. Pour joindre les deux bouts elle fit aussi du modelling, remportant même un concours de beauté à Oklahoma City.
Aux environs de 1925, elle quitta l’Oklahoma pour des plaines plus vertes de la Californie. Elle dansa sur les scènes de plusieurs boîtes de nuit et joua du piano dans le All Girls Orchestra. C’est durant cette époque où elle dansa avec la troupe de Marion Morgan qu’elle fut remarquée par le directeur de casting Paul Kelly. Impressionné par sa beauté et son aptitude à danser, Kelly lui donna le rôle d’Aphrodite dans la version muette de “Helen of Troy”. Cela la catapulta dans une carrière d’actrice. Elle prit alors le nom de scène d’Alice Adair.
Ses parents décidèrent de la rejoindre à Los Angeles et en 1930 la famille (même son frère Raymond, mais dans sa propre maison de Corona) vivait en Californie.
Alice fut l’une des nombreuses actrices qui ne quitta pas le statut de figurante non créditée. Son premier rôle fut manifestement son plus important, celui d’Aphrodite dans le film muet perdu, The Private Life of Helen of Troy. Si vous pensez que ce film est obscur, essayez donc de trouver une trace de son film suivant, None But the Brave, un film perdu dont personne ne sait rien.
Alice fit son apparition dans le parlant avec le reste d’Hollywood dans The Wild Party, le premier film sonore de Clara Bow. Comme de nombreuses jolies figurantes, Alice y incarna une étudiante (elle avait un nom, Maizie, mais n’était pas encore créditée). Ce film adorable raconte l’histoire d’un groupe de collègiens typiquement sauvages qui découvrent qu’il y a une vie meilleure en faisant la fête et en buvant. The Saturday Night Kid ne restera mémorable que parce qu’il marqua la première apparition à l’écran de Jean Harlow, car même les vedettes principales (Clara Bow et Jean Arthur) ne purent pas sauver une histoire convenue (deux filles s’affrontant pour le même homme).
Passons en 1931, et Alice fut employée pour son premier grand western, La ruée vers l’ouest. De nouveau, elle se perdit dans la foule des figurantes. Une meilleure chance de reconnaissance survint avec ses deux rôles suivants dans des courts métrages de Bing Crosby, I Surrender Dear et One More Chance. Dans le premier elle fut non créditée mais dans le second, son rôle était plus intéressant. Malheureusement, cette opportunité ne l’amena pas à une meilleure carrière. La preuve en est : un rôle non crédité dans Cabaret de nuit, un des nombreux films tournés sur la prohibition. What Price Hollywood? fut un film bien meilleur, un des premiers films traitant du côté sombre de la Tinsel Town. La distribution fut de classe supérieure–la très belle Constance Bennett, Lowell Sherman dans probablement son meilleur rôle et le beau mais dur Neil Hamilton. Mais, de nouveau, Alice fut non créditée.
Alice apparut de nouveau dans un film de série A, L’adieu au drapeau – avec Helen Hayes et Gary Cooper – de loin la meilleure version du livre d’Hemingway. Mais, plus l’on vole haut, plus la chute est brutale– Alice apparut juste après dans une des plus mauvaises comédies jamais filmée, Hypnotized. Il n’y a rien à dire sur ce désastre où les deux vedettes apparaissaient grimées en noir. Pick-up fut un film typique de Sylvia Sidney du début des années 1930– la pauvre fille semble attirer par les mauvaises choses– elle traverse diverses tragédies et pluere toutes les larmes de son corps. George Raft et ses manières sophistiquées relèvent un peu le niveau du film mais pas assez pour en faire un hit.
Après ce film, Alice se retira d’Hollywood et n’apparut plus que dans un film en 1935– Asegure a su mujer était un film en langue espagnole produit pour la 20th Century Fox, totalement oublié de nos jours.
Alice était une fillle longiligne de 1m65 et 52 kgs. Elle épousa Charles John Moffat le 24 décembre 1935 à Los Angeles. Moffatt était né dans l’Illinois le 15 août 1910 de John et Emma Moffatt. Il travailla comme acheteur pour un grand magasin de vente au détail.
Alice et son mari vécurent à Glendale, Los Angeles, Californie. Sa première fille, Evelyn Louise, naquit le 29 octobre 1936. Une seconde fille, Mary Michele, naquit le 30 mai 1940. Ils employèrent une femme de ménage, Katherine Smith, durant les années 1930 et 1940. Le père d’Alice, George, vint vivre avec la famille après la mort de son épouse et ce , jusqu’à sa propre mort en 1949.
Alice vécut une vie tranquille d’épouse et mère, sans plus jamais retourner à Hollywood. Son mari décéda en novembre 1973 et elle déménagea alors à Santa Barbara.
Berenice Moffat décéda le 26 janvier 1996 à Santa Barbara, Californie.

DEMERVAL
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Re: Alice ADAIR (1906-1996)

Messagepar DEMERVAL » 10 mai 2017 13:49

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