Robert Armstrong (1890-1973)

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DEMERVAL
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Robert Armstrong (1890-1973)

Messagepar DEMERVAL » 24 juin 2015 22:00

Robert Armstrong fut un acteur familier des vieux films pour son élocution ferme et rapide dans des rôles de promoteurs diserts, de managers, d’agents du FBI, de policiers de rue, de détectives et tout autre rôle qui lui permirent de cumuler une carrière de plus de 160 films –nombre d’entre-eux ayant été tournés pour la Warner Brothers, où il faisait partie de ce qu’il convient d’appeler la "Warner Brothers Stock Company" qui réunissait entr’autres des acteurs comme James Cagney, Pat O'Brien, Frank McHugh, Alan Hale et Humphrey Bogart.

Bien que l’on eut pu aisément penser qu’il avait été élevé dans le quartier difficile de Brooklyn ou du Bronx, il était en fait issu du Midwest. Il naquit à Saginaw, Michigan, le 20 novembre 1890 et son père possédait une petite mais rentable flotille de bâteaux utilisés sur le lac Michigan. Ayant entendu les sirènes des mines d’or de l’Alaska découvertes à la fin du 19ème siècle, la famille mit les voiles vers l’ouest. Un endroit typique pour commencer son voyage était l’état de Washington et la famille s’installa à Seattle. Robert fit un petit détour dans l’infanterie durant la 1ère guerre mondiale. Il décida ensuite de s’orienter vers des études de loi à l’université de Washington. Cependant, il ne mit pas longtemps pour se rendre compte qu’il avait un don pour l’art dramatique et – peut-être influencé par son oncle, l’auteur de pièces et producteur Paul Armstrong—décida de suivre cette voie. Il devint ami avec la future star de second plan d’Hollywood, l’acteur James Gleason, connu de tout le monde comme "Jimmy", qui travaillait alors pour nombre de cinémas de la Californie et de l’Oregon et qui avait hérité de la compagnie théâtrale de ses parents qui effectuait des tournées dans tous les Etats-Unis. Robert Armstrong rejoignit la compagnie de James Gleason et revint avec elle à New York. Il commença par la base de l’apprentissage du métier d’acteur. Après avoir décroché des rôles plus importants, il obtint le rôle principal de la propre pièce de James Gleason, "Is Zat So?" (1925-1926), une pièce particulièrement réussie parmi les nombreuses qu’écrivit l’acteur (il dirigea et produisit aussi des pièces sur Broadway jusqu’en 1928).

Les chercheurs de talents d’Hollywood veillaient au grain et Robert Armstrong se retrouva avec un contrat en poche. Il apparut dans approximativement 10 films rien que dans l’année 1928, et après les 5 premiers, il fut capable, avec l’avénement du son, de donner une voix à son élocution au ton impératif au débit rapide qui allait en faire un des acteurs les plus occupés d’Hollywood – et à ses côtés dans plusieurs films du début des années 1930, se trouvait son vieil ami et patron, Jimmy Gleason.

Ce fut en 1932 que Robert Armstrong s’acocquina avec une paire d’ambitieux et aventureux réalisateurs d’Hollywood. Tous deux avaient été des aviateurs durant la première guerre mondiale, des chasseurs de gros gibiers, des trappeurs et des partenaires dans des documentaires de grande aventure. Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack avaient trouvé un ami dans le producteur en devenir David O. Selznick, qui les amena à bord de la RKO, avec Cooper comme homme idéal de la production. Schoedsack était lui le technicien du duo, sachant tout des méthodes actuelles de tournage et il devint tout naturellement le directeur des projets avec Cooper comme assistant de production et parfois co-réalisateur. Ils produisirent ce qui allait devenir le premier film d’une longue série de films d’aventures teintés d’horreur, à savoir La chasse du comte Zaroff (1932), Robert Armstrong y ayant un petit rôle. Il eut à prononcer ses lignes habituelles chargées de plaisanteries mais pour un rôle beaucoup moins important que ses précédents- le film centrant son action sur les agissements de Joel McCrea et de la jeune vétérane du cinéma muet, Fay Wray. Cooper avait vu beaucoup de lui-même dans la personnalité de Robert Armstrong et il le voulut pour un film qu’il avait depuis longtemps voulu faire, une longue fresque aventureuse ayant affaire aux nombreuses histoires qu’il avait entendues durant ses années passées à tourner des films dans les jungles du monde entier, sur l’existence de grands singes vicieux. Le film qui en résulta, King Kong (1933), allait mettre Robert Armstrong sur le devant de la scène dans la peau du promoteur de grands événements Carl Denham (qui ressemblait d’ailleurs à Merian C. Cooper lui-même). Le film mit aussi sa co-star Fay Wray sur les rails de la célébrité. Sous la co-direction de Cooper et Schoedsack et avec les effets spéciaux du légendaire Willis H. O'Brien à la tête d’une équipe de techniciens utilisant des miniatures pour tourner nombre de séquences, le film fut un vrai trésor caché pour RKO, lui redorant son blason quelque peu terni par les films de série B et les westerns. Ce fut un moment fort de la carrière de Robert Armstrong qui contribua à conforter sa place d’acteur de premier plan durant les années 1930.

Une suite, Le fils de Kong (1933), suivit presqu’immédiatement avec les mêmes équipes de tournage et les mêmes producteurs, mais le film n’eut pas le même retentissement auprès des critiques et des spectateurs, le film ayant néanmoins montré une autre facette du talent de Robert Armstrong, à savoir un grand sens du comique qui n’avait pas été complètement perçu dans ses films précédents. Le duo Cooper/Schoedsack continua sa coopération en 1933, avec Robert Armstrong dans un rôle, imprévu pour lui, d’un héros romantique dans Dans la purée de Londres (1933), un film d’aventure rythmé mais inconstant. Tous les studios se l’arrachaient et ce qui suivit, fut un lot de rôles habituellement bons et plaisants, bien qu’étant dans des films de série B. Parmi les meilleurs figuraient Palooka (1934) et Les hors la loi (1935), avec Armstrong incarnant un impitoyable agent du FBI, mentor et partenaire du jeune James Cagney. Avec une pleine valise de rôles d’aventuriers, de flics et de militaires, Robert Armstrong incarna même à la fin de la décennie le grand héros ouest-américain, Jim Bowie - dans Man of Conquest (1939), cette fois pour Republic Pictures.

Durant la décennie suivante, Robert Armstrong continua dans la même veine bien que son âge commença à lui faire quitter la tête des génériques et que ces rôles se varièrent avec, par exemple, le rôle d’un agent nazi dans le film parodique My Favorite Spy (1942) et ridiculeusement grimé en Japonais dans le rôle d’un colonel de la police secrète (appelé Tojo) avec son ex partenaire James Cagney dans le film Du sang dans le soleil (1945). Finalement, Cooper—ayant toujours les gorilles en tête –appela de nouveau Robert Armstrong pour son Monsieur Joe (1949), qu’il fit à peu près à mi-chemin de son association avec John Ford dans leur aventure d’Argosy Pictures, sous la férule de RKO. Armstrong était de nouveau la réincarnation de Carl Denham en Max O'Hara, un promoteur au débit rapide recherchant une sensation dans l’Afrique Noire. La touche Ford est peut-être sensible par rapport aux cowboys qui évoluaient autour du jeune Ben Johnson en héros romantique face à l’enthousiasmante Terry Moore en propriétaire du petit gorille Joe (à peu près la moitié de la taille de King Kong mais définitivement pas un gorille ordinaire). C’est un bon petit film, avec plus d’intonations insouciantes que "Kong" et une scène d’incendie teintée de rose comme dans les films muets. Ce fut l’un des films favoris du samedi soir pendant au moins une décennie.

Robert Armstrong glissa progressivement du grand au petit écran au cours des années 1950. Il fut un visage familier de la majorité des programmes télévisés de la période et fit nombre d’épisodes de séries western et policière. Il participa à une grande parodie comme guest star sur l’émission de variétés de Red Skelton, quand ce dernier, riant, comme à son habitude, sottement, lui demanda, "Dis-moi, as-tu jamais attrapé ce singe grimpant les buildings ?". Robert Armstrong aima rester occupé en aidant ses amis. Un de ces derniers était Merian C. Cooper. Robert Armstrong décéda d’un cancer le 20 avril 1973. Merian C. Cooper décéda lui, moins de 18 heures plus tard, le 21 avril 1973.
Robert Armstrong fut marié à 4 reprises : avec l’actrice Peggy Allenby d’août 1920 au 17 avril 1925, date de leur divorce, avec Ethel Virah Smith du 12 juin 1926 au 27 juillet 1931 (divorce), Gladys Dubois du 10 janvier 1936 au 31 décembre 1939 (divorce) et Claire Louise Frisbie du 1er janvier 1940 au 20 avril 1973, date de sa mort.

Sa contribution au western fut la suivante :
Le cavalier du Kansas de George Archainbaud (1943), Malachy
Belle of the Yukon de William A. Seiter (1944), George
The Royal Mounted Rides Again de Lewis D. Collins (1945), Jonathan Price
Le maître de la prairie d’Elia Kazan (1947), Floyd McCurtin
Far-West 89 de Ray Enright (1948), Wild Bill Doolin
Visage Pâle de Norman Z. McLeod (1948), Terris
Sons of New Mexico de John English (1949), Pat Feeney
Cheyenne, un épisode, le marshall Len Merrick dans « The Travelers » (1956)
Zane Grey Theater, un épisode, le shéif Dan Walker dans « The Long Road Home » (1956)
The Peacemaker de Ted Post (1956), le shérif Ben Seale
La flèche brisée, un épisode, l’inspecteur Higgins dans « Caged » (1956)
Man Without a Gun, un épisode, « Silent Town » (1957)
Have Gun- Will Travel, un épisode, Sidney Carter dans « The Hanging of Roy Carter » (1958)
Trackdown , un épisode, le shérif Vernon Croft dans « Three-Legged Fox » (1958)
Cimarron City, un épisode, Josh Matthews dans « The Town is Prisoner » (1959)
26 Men, deux épisodes :
- Tom Marlin dans « The Unwanted » (1959)
- J .C. Vallon dans « Trial at Verde River »(1959)
La grande caravane, un épisode, Roy Daniels dans «The Estaban Zamora Story » (1959)
Colt.45, un épisode, Jud Bowlus dans « Calamity » (1959)
Riverboat, un épisode, le shérif dans « The Wichita Arrows » (1960)
Sugarfoot, un épisode, Big Bill Carmody dans « The Long Dry » (1960)
The Alaskans, un épisode, John Coleman dans « Sign of the Kodiak » (1960)
Bronco, un épisode, le marshall Herbert Coles dans « The Mustangers » (1960)
Lawman, deux épisodes :
- Lacey Grant dans « The Hardcase » (1960)
- Frank Fenway dans « The Catcher » (1960)
Laramie, un épisode, le shérif dans « The Lost Dutchman » (1961)
Tales of Wells Fargo, deux épisodes :
- Red Willis dans « The Prisoner » (1958)
- Jess Walden dans « Lady Trouble » (1961)
Rawhide, un épisode, Cal Stone dans « Incident Before Black Pass » (1961)
Redigo, un épisode, Pat Royal dans « The Crooked Circle » (1963)

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Re: Robert Armstrong (1890-1973)

Messagepar DEMERVAL » 26 juin 2015 15:31

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Re: Robert Armstrong (1890-1973)

Messagepar metek » 14 août 2019 19:26

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