Jack HAWKINS (1910-1973)

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DEMERVAL
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Jack HAWKINS (1910-1973)

Messagepar DEMERVAL » 20 nov. 2018 9:48

Jack Hawkins naquit le 14 septembre 1910 au 45 Lyndhurst Road, Wood Green, dans ce qui est maintenant Haringey, Londres, le fils d’un entrepreneur en bâtiment. Il fut éduqué à l’école primaire de Wood’s Green dans le Comté de Trinity, où à l’âge de 8 ans, il rejoignit le chœur de l’école.
A l’âge de 10 ans, Jack Hawkins avait rejoint la société opératique locale et il fit ses débuts sur les planches dans Patience de Gilbert et Sullivan. Ses parents l’inscrivirent à l’Italia Conti Academy et pendant qu’il y étudiait, il fit ses débuts sur les planches de Londres, dans le rôle du roi des Elfes dans Where the Rainbow Ends au Holborn Theatre, le 26 décembre 1923, une production qui comprenait aussi le jeune Noël Coward. L’année suivante, à 14 ans, il incarna le page dans une production de Saint Joan de George Bernard Shaw. Cinq ans plus tard, il se retrouva dans une production de Beau Geste aux côtés de Laurence Olivier. Il apparut, à 18 ans, sur Broadway dans Journey's End.
Durant les années 1930, Jack Hawkins se concentra sur les planches. Il travailla avec les compagnies de Sybil Thorndike, John Gielgud et Basil Dean. Parmi ses performances figuraient Port Said d’Emlyn Williams (1931), Below the Surface de HL Stoker et LS Hunt (1932), Red Triangle de Val Gielgud (1932), Service de CI Anthony, pour le directeur Basil Dean (1933), One of Us de Frank Howard, As You Like It de William Shakespeare (1933) et Iron Flowers de Cecil Lewis (1933, avec Jessica Tandy, son épouse).
Il commença effectivement à apparaître sur le grand écran dans un certain nombre de films vite tournés ainsi que dans des productions plus prestigieuses. Parmi ses apparitions figuraient Birds of Prey (1930), The Lodger (1932) (avec Ivor Novello), The Good Companions (1933), The Lost Chord (1933), I Lived with You (1933), The Jewel (1933), A Shot in the Dark (1933) et Autumn Crocus (1934).
En 1932 il apparut dans une production radio d’Hamlet avec John Gielgud et Robert Donat et l’année suivante apparut dans Danger.
Il fut aussi dans Death at Broadcasting House (1934), Les maudits du château-fort (1934) et Peg of Old Drury (1935).
Parmi ses rôles sur les planches figurèrent While Parents Sleep (1932) d’Anthony Kimmins, Iron Mistress (d’Arthur Macrae 1934); As You Like It (1934) (avec Anna Neagle), Twelfth Night (1934), Comedy of Errors (1934). Quelques-unes de ces productions furent diffusées à la radio : The Maitlands by Ronald Mackenzie (1934) était pour la compagnie de John Gielgud. Il incarna Horatio dans le Hamlet de Gielgud (1934). Il apparut aussi dans Accidentally Yours de Clifford Grey (1935), The World Waits de Clifford Hummel (1935), Coincidence de Bryce Robertson (1935) et The Frog (1935).
Parmi ses films de la fin des années 1930 figurèrent Beauty and the Barge (1937), The Frog (1937) (qu’Hawkins joua sur les planches), Who Goes Next? (1938), A Royal Divorce (1938), Murder Will Out (1939) et The Flying Squad (1940).
Parmi ses apparitions sur les planches figurèrent A Winter's Tale (1937), Autumn de Margaret Kennedy et Gregory Ratoff (1937, avec Flora Robson pour Basil Dean), The King's Breakfast de Rita Welman et Maurice Marks (1937–38), No More Music de Rosamund Lehman (1938), Can We Tell? de Robert Gore Brown (1938), Traitors Gate de Norma Stuart (1938) et Dear Octopus de Dodie Smith (1938–39).
Durant la seconde guerre mondiale, Jack Hawkins servit comme officier avec le Royal Welch Fusiliers. Il devint colonel dans l’ENSA pour l’Inde et l’Asie du Sud-Est. Durant son service militaire, il fit The Next of Kin (1942) pour Ealing Studios.
Jack Hawkins quitta l’armée en juillet 1946. Deux semaines plus tard il apparut sur les planches dans The Apple Cart pour 10 livres sterling la semaine. L’année suivante, il fut la vedette d’Othello, diversement reçue par le public.
L’épouse de Jack Hawkins tomba enceinte et il commença à se questionner sur son futur. Il décida d’accepter un contrat avec Alexander Korda pour trois ans à 50 livres sterling la semaine. Jack Hawkins avait été recommandé à Alexandre Korda par le directeur de sa dernière production, Bill Bryden, qui était marié à Elizabeth Allen, qui avait travaillé avec Hawkins.
L’association commença amèrement pour Jack Hawkins qui fut casté dans l’échec notoire de Korda, La grande révolte (1948) dans le rôle de Lord George Murray. Cependant, il poursuivit avec un bon rôle dans le publiquement acclamé Première désillusion (1948) pour Carol Reed. Egalement acclamé fut La mort apprivoisée (1949), pour Powell et Pressburger; il impressionna en méchant dans Secret d’état (1950), pour Sidney Gilliat avec Douglas Fairbanks Jnr.
Il fut recruté par la 20th Century Fox pour soutenir Tyrone Power et Orson Welles dans un onéreux film épique, La rose noire (1950). Il fit un autre film avec Powell et Pressburger pour Korda, Le chevalier de Londres (1950), dans lequel il incarna le Prince de Galles.
Jack Hawkins eut le rôle principal dans The Adventurers (1951), tourné en Afrique du Sud, puis enchaîna avec un bon rôle dans un autre film financé par Hollywood mais tourné en Grande-Bretagne, Le voyage fantastique (1951), avec James Stewart. Puis vint ensuite un thriller britannique avec Ralph Richardson, Home at Seven (1952).
Au printemps de 1951 il se rendit à Broadway et incarna Mercutio dans une production de Roméo et Juliette avec Olivia de Havilland.
Jack Hawkins devint une star avec la diffusion de trois films qui furent des succès dans lesquels il incarnait des personnages autoritairement sympathiques: Angels One Five (1951) un officier de la RAF durant la guerre; La femme du planteur (1952), un planteur d’hévéas combattant les communistes durant l’insurrection malaise (avec Claudette Colbert); et La merveilleuse histoire de Mandy (1952), le directeur d’une école pour sourds. Tous ces films figurèrent parmi les 10 meilleurs films les plus populaires du box-office britannique en 1952 et il fut élu quatrième star britannique la plus populaire.
Jack Hawkins consolida son nouveau statut avec La mer cruelle, dans lequel il interprétait un officier de la marine en guerre. Sir Michael Balcon dit, "Avant même que le script ne soit écrit, nous savions que ce devait être Jack Hawkins. S’il n’avait pas été libre pour le rôle, alors il n’y aurait pas eu de film." La mer cruelle fut le film le plus populaire de l’année et vit Jack Hawkins élu star britannique la plus populaire en Grande-Bretagne quelle que soit sa nationalité.
Selon une rubrique nécrologique, il "personnifiait pour de nombreux spectateurs la tradition du flegme prévalent dans les films de guerre britanniques de l’après-guerre. Son visage anguleux et son port autoritaire furent utilisés pour faire bon effet quelle que soit la branche des services qu’il représentait."
Tonnerre sur Malte (1953) fut une autre histoire militaire, avec Jack Hawkins dans le rôle d’un officier de la RAF lors du siège de Malte durant la seconde guerre mondiale. Ce fut un franc succès qui prit la 9ème place au box-office britannique en 1953.
Il eut un rôle en guest star dans Twice Upon a Time (1953) pour Emeric Pressburger. Il poursuivit ensuite avec deux drames timidement populaires – Le visiteur nocturne (1953) et Front Page Story (1954).
Moana, fille des tropiques (1954) fut partiellement tourné en Nouvelle-Zélande et Jack Hawkins y incarna un rare rôle romantique. ""Les femmes de mon film restent habituellement à la maison et tricotent, où alors sont comme par hasard mortes avant le début du film," dit-il. Ce film fut suivi par L’emprisonné (1955), un drame non conventionnel, dans lequel il interprétait l’interrogateur d’un prêtre (Alec Guinness). Aucun de ces films ne connut vraiment le succès mais Jack Hawkins fut de nouveau nommé cinquième plus grande star au box-office britannique pour 1954 et plus grande star britannique. "C’est une position enviable, je sais", dit Hawkins. "Mais je dois désormais faire plus attention aux rôles que je choisis et c’est difficile de ne pas offenser les gens. Ils pensent tous que leurs scripts sont les meilleurs."
Il refusa le rôle du Colonel Carne dans The Glorious Gloucesters pour Warwick Films et du Capitaine Cook pour un projet de la Rank organisation; aucun des deux films ne fut tourné.
"Je suis fatigué d’incarner des braves gars", dit-il dans une interview de 1954, "avec le flegme et des codes moraux plus rigides. Je vais les assassiner avant qu’ils ne m’assassinent comme acteur. Et je veux des histoires écrites pour moi, non des rôles refusés par des autres... Je ne fais que les hériter des autres acteurs. Souvent, je découvre qu’ils ont laissé le nom de l’acteur initialement suggéré pour le rôle. Toujours les mêmes vieux noms ... Errol Flynn, Gregory Peck ... cinq ou six autre. Avant que le script ne les atteignent, quelqu’un pense à moi — spécialement si c’est un de ces personnages infernalement bons."
Jack Hawkins exauça ses vœux quand il reçut une offre d’Hollywood pour interpréter un pharaon dans La terres des Pharaons (1955).
Il revint chez lui pour faire une comédie pour Ealing, Touch and Go (1955), qui ne fut pas très populaire. Il fut casté dans un rôle plus confortable d’officier de police dans S.O.S. Scotland Yard (1956) et dans un test pilote pour Flammes dans le ciel (1957). Il fut un enquêteur d’assurances dans le film de Sidney Gilliat, Le manoir du mystère (1957).
La carrière de Jack Hawkins reçut un sérieux coup de pouce quand il décrocha le troisième rôle le plus important dans Le pont de la rivière Kwai (1957), derrière William Holden et Alec Guinness. Ce fut un succès immense.
Il fut nommé Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique en 1958.
Jack Hawkins endossa le rôle principal pour un film de John Ford, Inspecteur de service (1958), dans lequel il incarna un officier de police. Il eut un bon rôle comme agent double dans un film de guerre, Chef de réseau (1958) puis endossa un troisième rôle principal dans le blockbuster hollywoodien Ben-Hur (1959), dans lequel il était l’amiral romain qui adoptait Charlton Heston. Le film fut même plus populaire que Le pont de la rivière Kwai.
Il apparut dans le rôle d’un des Four Just Men (1959) pour la série télévisée de Sapphire Films, une des séries britanniques les plus ambitieuses jamais réalisées. Il interpréta aussi le rôle principal dans une version de "The Fallen Idol" pour la télévision américaine.
En réalité Jack Hawkins était politiquement libéral et un homme très sensible, ce qui était en complet contraste avec son image de conservateur à l’écran. Un de ses films préférés, le film sur un casse, Hold-up à Londres, fut considéré tout à fait révolutionnaire pour son époque à cause de ses références sexuelles. Le film fut populaire au box-office britannique et donna à Jack son dernier rôle en tant qu’acteur principal.
Cependant, bien qu’initialement retenu pour incarner le rôle d’un avocat gay dans Victim, il refusa le rôle par peur que cela ne vienne perturber son image masculine. Le rôle fut finalement interprété par Dirk Bogarde. Il y eut des discussions sur son éventuelle interprétation du rôle du Capitaine Bligh dans Mutiny on the Bounty mais Trevor Howard finit par décrocher le rôle.
Fumeur de trois paquets de cigarettes par jour, Jack Hawkins commença à avoir des problèmes vocaux à la fin des années 1950; sans que cela soit connu du grand public, il subit un traitement au cobalt en 1959 pour ce qui décrit à l’époque comme une affection du larynx mais c’était probablement le cancer.
Jack Hawkins commença à s’inquiéter pour sa voix et de son éventuelle perte. Cela l’amena à accepter toutes les offres qu’on lui proposait. "Je devais être réaliste et prendre autant d’argent que je le pouvais tant que j’en avais la possibilité", dit-il.
Cela pourrait expliquer pourquoi il endossa le rôle du général Cornwallis dans un film épique européen, Lafayette (1961). Il fut crédité en troisième position derrière Shirley MacLaine et Laurence Harvey dans Anna et les maoris (1961) et apporta son soutien à Rosalind Russell dans Five Finger Exercise (1962).
"Il n’y a pas aux alentours pléthore d’acteurs de premier plan", dit’il en 1961 dans une interview. "Il semble y avoir eu un saut générationnel. Je pense que les gens rechignent à devenir acteur. Un certain nombre d’entre eux furent emportés par la guerre. Et quand la guerre prit fin, ce fut difficile pour eux de revenir sur les planches."
Il apparut dans un autre blockbuster, Lawrence d’Arabie (1962), dans le rôle du général Allenby. Massacre pour un fauve (1963) fut moins distingué que Zoulou (1964) dans lequel il était un prêtre couard; c’était néanmoins clairement un rôle de soutien et les jours de Jack Hawkins en tant que star, semblaient dépassés.
Il décrocha des rôles de soutien dans Le secret du docteur Whitset (1964), Les canons de Batasi (1964) et Lord Jim (1965). Doubles masques et agents doubles (1965) lui donna le rôle principal face à Cliff Robertson. Il fit quelques apparitions à la télévision américaine: "To Bury Caesar" avec Pamela Brown en 1963 et "Back to Back" pour Le Bob Hope Theatre. Il apparut aussi dans Judith (1966) et Opération opium (1966).
En décembre 1965, Jack Hawkins se vit diagnostiquer un cancer de la gorge. Son larynx tout entier fut retiré en janvier 1966. En mars de la même année, il apparut lors d’une projection royale de Vivre libre en présence de la Reine et reçut une standing ovation.
A partir de là, ses performances furent doublées, souvent (avec son accord) par Robert Rietti ou Charles Gray. Jack Hawkins continua à fumer après avoir perdu sa voix. En privé, il utilisa un larynx mécanique pour l’aider à parler.
En 1967 on rapporta qu’il devait diriger Peter O'Toole dans St Patrick's Battalion au Mexique mais le film ne fut pas tourné.
A la place il reprit sa carrière cinématographique, avec sa voix doublée et des dialogues minimisés au maximum: Shalako (1968) et La grande Catherine (1968). Dans Ah! Dieu que la guerre est jolie (1969), dans le rôle de l’Empereur Franz Joseph I d’Autriche, il n’avait aucune ligne à débiter. Il eut une opération pour récupérer sa voix en 1968. Cela ne marcha pas; Hawkins pouvait parler mais seulement avec une voix coassante.
"Le fait que les producteurs m’offrent encore du travail, est pour moi une source de gratitude", dit-il en 1969. "Je me flatte que lorsqu’ils me castent pour un rôle, c’est moi, Jack Hawkins qu’ils veulent et non la personne qui fut un jour Jack Hawkins... si vous voyez ce que je veux dire. Et je suis parfaitement honnête avec tous ceux qui m’embauchent. Je leur dit exactement ce dans quoi ils s’engagent avec moi."
Quelques rares comédies suivirent: Gonflés à bloc (1969), L’ange et le démon (1970), Les aventures du brigadier Gérard (1970). Il y eut aussi des films plus typiques : Waterloo (1970), Jane Eyre (1970), The Beloved (1971), Commando pour un homme seul (1971), Nicolas et Alexandra (1971) et Kidnapped (1971).
The Last Lion (1972), tourné en Afrique du Sud, lui offrit un rare premier rôle. Celui-ci fut suivi par Les griffes du lion (1972), Niet ! (1972), Théâtre de sang (1973) et Tales That Witness Madness (1973).
Jack Hawkins produisit aussi l’adaptation cinématographique de The Ruling Class de Peter Barnes avec Peter O'Toole et Alastair Sim.
Jack Hawkins épousa l’actrice Jessica Tandy en 1932 et le couple divorça en 1940. Ensemble, ils eurent une fille, Susan Hawkins en 1934. En 1947, il se maria à Doreen Lawrence (1919–2013) et ils restèrent unis jusqu’à sa mort en 1973. Ensemble ils eurent trois enfants, Caroline (née en 1955), Andrew et Nicholas Hawkins.
En mai 1973, Jack Hawkins subit une intervention chirurgicale expérimentale à la gorge pour y insérer une boîte vocale artificielle. Il eut une hémorragie et fut admis à l’hôpital St Stephen, Fulham Road, Londres en juin, ce qui l’obligea à quitter le tournage de The Tamarind Seed (1974), dans lequel il devait interpréter un général russe. Il décéda le 18 juillet 1973 d’une seconde hémorragie. Il avait 62 ans.
Il fit sa dernière apparition dans la minisérie télévisée QB VII. Son autobiographie, Anything For a Quiet Life, fut publiée après sa mort. Il fut incinéré et ses cendres enterrées au Golders Green Crematorium au nord de Londres.

Sa seule contribution au western fut Shalako d’Edward Dmytryk (1968) dans lequel il incarnait le rôle de Sir Charles Daggett.

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Re: Jack HAWKINS (1910-1973)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 20 nov. 2018 19:58

une filmo impressionnante !!

dans Shalako
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Ben Hur
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Quintus Arrius :
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Land of the Pharaohs avec Joan Collins
(rôle : Pharaoh Khufu)
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Alec Guinness, William Holden, et Jack Hawkins (Major Warden) dans The Bridge on the River Kwai (1957)
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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DEMERVAL
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Re: Jack HAWKINS (1910-1973)

Messagepar DEMERVAL » 20 nov. 2018 22:28

merci US Marshal, tes photos prouvent que je l'ai pas sorti de l'oubli pour rien, car effectivement il a été un grand acteur!! :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6:



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