Stanley BAKER (1928-1976)

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DEMERVAL
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Stanley BAKER (1928-1976)

Messagepar DEMERVAL » 09 nov. 2018 14:52

William Stanley Baker naquit le 28 février 1928 à Ferndale, Glamorgan, Pays de Galles, le cadet d’une fratrie de trois enfants. Son père était un mineur de fond qui perdit une jambe lors d’un accident de mine mais continua à y travailler comme opérateur d’ascenseur jusqu’à sa mort. Stanley grandit comme, selon ses propres dires, un "enfant sauvage" uniquement intéressé par le "football et la boxe". Il pensait qu’il deviendrait un mineur ou un boxeur.
Ses capacités artistiques furent remarquées dès son jeune âge par un professeur local, Glynne Morse, qui l’encouragea à se lancer dans l’art dramatique. A 14 ans, il se produisit dans une pièce scolaire et fut remarqué par un directeur de casting des Ealing Studios, qui le recommanda pour un rôle dans Undercover (1943), un film de guerre au sujet de la résistance yougoslave en Serbie. Il fut payé 20 dollars la semaine, attrapa le virus du cinéma et poursuivit une carrière d’acteur professionnel. Six mois plus tard, Stanley apparut avec Emlyn Williams dans une pièce jouée dans le West End intitulée The Druid's Rest, dans laquelle il apparut aux côtés du jeune Richard Burton.
Stanley travailla pendant un moment comme apprenti électricien, puis, grâce à l’influence de Glynne Morse, il parvint à se faire une position au sein du Birmingham Repertory Theatre en 1944. Il y resta pendant trois ans avant de faire son service national.
Stanley Baker servit dans la Marine Royale Britannique de 1946 à 1948, terminant son service avec le grade de sergent. Après sa démobilisation, Stanley retourna à Londres, bien déterminé à reprendre sa carrière d’acteur. Il fut recommandé par Richard Burton pour le casting d’un petit rôle dans la pièce de Terence Rattigan, Adventure Story (1949), jouée dans le West End.
Il commença à apparaître sur le grand et le petit écrans, ainsi que sur les planches avec le Middlesex Repertory Company. Parmi les films dans lesquels il endossa un petit rôle figurent All Over the Town (1949), L’obsédé (1949), Your Witness (1950), Lilli Marlene (1950), Something in the City (1950), The Rossiter Case (1951), Cloudburst (1951), Home to Danger (1951) et Whispering Smith Hits London (1952).
Parmi ses rôles à la télévision figurent ceux assumés dans Marion (1950) et Rush Job (1951).
Stanley Baker attira l’attention quand il fut casté dans le rôle du pote au maître d’équipage dans le film financé par Hollywood, Capitaine sans peur (1951). Ce film fut le neuvième plus gros succès du box-office britannique cette année-là.
En 1951 Stanley Baker effectua une tournée en Angleterre dans la pièce de Christopher Fry, A Sleep of Prisoners qui fit partie du Festival de Grande-Bretagne. L’intrigue tournait autour de quatre prisonniers de guerre passant une nuit dans une église démolie par les bombes et la pièce était jouée dans des églises du pays; le reste de la distribution comptait Denholm Elliott, Hugh Pryse et Leonard White. Le projet fut transposé dans sa totalité à New York pour quelques représentations et fit également une tournée à travers les Etats-Unis.
Alors qu’il se trouvait à New York, Stanley Baker entreprit la lecture du roman La mer cruelle de Nicholas Monsarrat. Attiré par l’idée d’incarner le méchant et quelque peu couard Bennett, il fit du lobbying pour obtenir le rôle dans la version cinématographique de 1953. Ce fut le film le plus populaire au box-office britannique en 1953 et Stanley accéda au statut de star.
A la télévision, on put le voir dans "A Cradle in Willow" et interpréta le rôle de Petruchio dans une version de Taming of the Shrew (1952).
Stanley Baker eut un petit rôle de soldat britannique dans la co-production de Warwick Films, Les bérets rouges (1953), avec Alan Ladd, film qui fut un autre grand succès en Grande-Bretagne. Warwick Films apprécia tellement son travail qu’ils le réunirent rapidement de nouveau avec Alan Ladd dans L’enfer au-dessous de zéro (1954), Stanley apparaissant en quatrième position au générique dans le rôle du principal méchant.
Stanley Baker enregistra un nouveau succès quand George Sanders tomba malade et fut incapable d’interpréter Sir Mordred dans l’onéreux épique Les chevaliers de la table ronde (1953), tourné par la MGM en Grande-Bretagne. Stanley le remplaça au pied levé et engrangea d’excellentes critiques; le film fut très populaire.
Il enregistra son plus grand rôle jusqu’alors dans un film purement britannique avec Les bons meurent jeunes (1954), réalisé par Lewis Gilbert, film dans lequel il incarnait un boxeur qui commet un cambriolage. Stanley fut casté dans Twist of Fate (1954) face à Ginger Rogers, en remplacement de Walter Rilla, qui quitta la production dix jours avant le début du tournage. Hollywood vient de nouveau à l’appeler pour lui offrir le rôle d’Achille dans Hélène de Troie (1955), tourné en Italie par Robert Wise.
La plupart des rôles de Stanley sur le grand écran avaient pour l’heure été ceux de méchants. Sa carrière reçut un nouvel élan quand Laurence Olivier le sélectionna pour jouer Henry Tudor dans Richard III (1955).
A la télévision, il apparut dans The Creature (1955) de Nigel Kneale, plus tard repris sur le grand écran (sans Baker) sous le titre, L’abominable homme des neiges (1957).
Il fut ensuite au générique d’un autre film épique dans le rôle d’Attalus dans Alexandre le Grand (1956), dont la vedette était Richard Burton dans le rôle-titre et fut tourné en Espagne par Robert Rossen. Il incarna aussi Rochester dans une adaptation télévisuelle britannique de Jane Eyre (1956).
Le premier rôle de Stanley en vedette principale eut lieu dans Child in the House (1956), écrit et réalisé par Cy Endfield.
Il endossa un rôle de soutien de caporal psychotique dans Commando en Corée (1956), un film sur la guerre de Corée qui comptait aussi dans le générique Michael Caine, Stephen Boyd et Robert Shaw.
Il fut le méchant dans un drame sur la course automobile, A tombeau ouvert (1956), face à Anthony Steel. Le film fut tourné par l’équipe de Betty E. Box et Ralph Thomas pour la Rank Organisation.
Stanley Baker en termina finalement avec les rôles secondaires quand il fut retenu dans le rôle principal dans Train d’enfer (1957), un drame sur les routiers réalisé par Cy Endfield. Avant la sortie du film, il interpréta un autre méchant pour Box et Thomas, La vallée de l’or noir (1957), face à Dirk Bogarde, film tourné en Italie. Il devait tourner Tread Softly Stranger avec Diana Dors mais George Baker fut casté au lieu de cela.
Train d’enfer fut un succès mineur et à la fin de l’année, les propriétaires de salle nommèrent Stanley septième star britannique la plus populaire de 1957 (après Dirk Bogarde, Kenneth More, Peter Finch, John Gregson, Norman Wisdom et John Mills, et avant Ian Carmichael, Jack Hawkins et Belinda Lee).
Train d’enfer vit alors Stanley incarner une série de durs anti-héros. success saw Baker play a series of tough anti heroes. Voici ce qu’en disait David Thomson:
« Jusqu’au début des années 1960, Baker était le seul acteur principal mâle du cinéma britannique qui parvenait à suggérer le mépris, l’agressivité et la classe ouvrière. Il est la première allusion à la mâle vigueur prolétarienne contre la fibre de Leslie Howard, James Mason, Stewart Granger, John Mills, Dirk Bogarde et les chevaliers théâtraux. Ce qui n’est pas dénigrer ces acteurs, mais de dire que Baker était une nouveauté bienvenue, qu’il est un des acteurs britanniques les plus populaires de l’écran et qu’il n’a pas pour l’heure été égalé – même pas par Michael Caine. »
Stanley Baker fut un détective dans Jeunesse délinquante (1958), un drame au sujet de la délinquance juvénile réalisé et produit par l’équipe Basil Dearden et Michael Relph. Il fut associé avec Cy Endfield pour Sea Fury (1958), un film d’action dramatique, dans lequel il incarnait un capitaine de remorqueur. Il fut élu la 10ème plus grande star britannique à la fin de l’année.
Il tourna le film financé par Hollywood, Trahison à Athènes (1959) en Grèce avec Robert Aldrich face à Robert Mitchum. Stanley Baker affirma que Robert Aldrich lui avait offert de jouer dans une série en 28 épisodes au sujet d’un anglais à New York, mais il refusa l’offre pour rester en Grande-Bretagne.
Stanley Baker fut l’acteur principal dans Section d’assaut sur le Sittang (1959), un drame sur la seconde guerre mondiale dont l’action se situait en Birmanie tourné par Hammer Films et réalisé par Val Guest.
Il fut un détective dans L’enquête de l’inspecteur Morgan (1959) pour Joseph Losey, un des rôles préférés de Stanley. Il fit un quatrième film avec Cy Endfield, Jet Storm (1959) dans lequel il interprétait un commandant de ligne. Aucun de ces films ne connut un grand succès au box-office mais, à la fin de l’année, Stanley fut élu quatrième acteur britannique le plus populaire.
Un homme pour le bagne (1960) le vit interpréter un autre détective cynique, une seconde collaboration avec Val Guest. Il fut réuni avec Joseph Losey pour Les criminels (1960), dans lequel il incarnait un ex escroc, le rôle préféré de Stanley.
Il interpréta le rôle relativement restreint de "Butcher Brown", un commando de guerre blasé, dans l’épique blockbuster de guerre d’Hollywood, Les canons de Navarone (1961) qui fut tourné en Grèce. Ce fut un succès considérable au box-office.
Il fut associé une troisième fois avec Joseph Losey pour Eva (1962), un film franco-italien dans lequel il était opposé à Jeanne Moreau. Robert Aldrich lui demanda d’interpréter un autre rôle de vilain, dans le film biblique, Sodome et Gomorrhe (1962). Des pourparlers furent ensuite engagés pour qu’il incarne Rufio dans Cleopâtre (1963) mais le projet n’aboutit pas.
Il fut un rude officier de l’armée commettant un cambriolage dans Les clés de la citadelle (1962) mais le film fut un échec au box-office et il sembla que le marché pour les films d’action purs et durs dans lesquels Stanley s’était spécialisé, se tarissait. Il apparut face à Jean Seberg dans A la française (1962), une romance franco-américaine produite par Irwin Shaw. Il apparut dans The Man Who Finally Died (1963) pour la télévision britannique.
La veuve de Stanley Baker affirma plus tard que l’intéressé s’était vu offrir à l’origine le rôle de James Bond mais qu’il l’avait refusé, ne voulant pas signer un contrat à long terme. Elle dit aussi qu’il devait être la vedette de Le prix d’un homme mais dut le refuser quand Les canons de Navarone furent programmés. Elle dit que Stanley ne regretta jamais avoir abandonné le rôle de James Bond à Sean Connery mais regretta ne pas avoir fait Le prix d’un homme.
Stanley Baker voulut faire la transition vers la production et à cette fin créa sa propre compagnie, Diamond Films avec Cy Endfield. Ils développèrent un script au sujet de la Bataille de Rorke's Drift écrit par Cy Endfield et John Prebble. Alors qu’il tournait Sodome et Gomorrhe, Stanley engagea une relation amicale avec le producteur du film, Joseph E. Levine qui lui permit de lever 3 millions de livres pour budgéter Zoulou (1964), réalisé par Cy Endfield, et partiellement tourné en Afrique du Sud.
Zoulou fut un énorme succès au box-office et aida à faire de Michael Caine, une star. Stanley Baker y interprétait le rôle principal du Lieutenant John Chard VC dans ce qui reste son rôle le plus mémorable. Stanley posséda plus tard, de 1972 à sa mort, la Victoria Cross et la Zulu War Medal de John Chard (Chard décéda à 49 ans en 1897, seulement un an plus vieux que Stanley Baker et ils décédèrent tous deux du cancer).
Joseph Losey voulut réunir Stanley Baker et Jeanne Moreau dans Sailor from Gibraltar, basé sur le roman de Marguerite Duras mais le film fut finalement tourné par d’autres personnes.
Stanley Baker fit deux films supplémentaires en Afrique du Sud : Dingaka, le sorcier (1965), sur lequel il travailla seulement comme acteur mais qui fut distribué par Joseph E. Levine et Les sables du Kalahari (1965), qu’il interpréta et produisit, et fut réalisé par Cy Endfield et financé par Joseph E. Levine. Aucun d’eux n’atteignit le succès de Zoulou et Stanley ne fit plus de films avec Cy Endfield. Il avait des plans pour filmer le roman de Wilbur Smith, When the Lion Feeds et The Coral Strand de John Masters, mais aucun projet ne vit le jour.
Stanley Baker fit un téléfilm pour les Nations Unies, Who Has Seen the Wind? (1965) et apparut dans deux épisodes de Bob Hope Presents the Chrysler Theatre: After the Lion, Jackals (1966) et Code Name: Heraclitus (1967).
En 1966 il passa un accord avec Universal pour produire et jouer dans un film. Il fit un dernier film avec Joseph Losey, Accident (1967) dans lequel il incarna un rôle contre-nature d’un universitaire.
Stanley Baker forma une compagnie de production, Oakhurst Productions, en association avec Michael Deeley. Leur premier film ensemble fut Trois milliards d’un coup (1967), un film sur un casse avec Stanley dans le rôle principal. Ce fut un solide succès an Grande-Bretagne et lança la carrière hollywoodienne du réalisateur Peter Yates.
Stanley Baker annonça qu’il allait tourner un autre film pour Joseph E. Levine, A Nice Girl Like Me face à Hayley Mills qui devait incarner une fille qui tombe constamment enceinte. Le film devait finalement être fait par Levine, mais sans Baker et Mills. Il devait aussi mettre en scène le roman de John Roeburt, The Climate of Hell avec James Goldstone et le roman de Norman Lewis, Everyman's Brother.
Stanley Baker apparut dans La fille au pistolet (1968), une comédie italienne, puis travailla comme producteur seulement sur deux films pour Oakhurst: The Other People (1968), qui ne fut jamais diffusé et The Italian Job (1968) une comédie sur un casse avec Michael Caine, qui fut un grand succès. Il fit aussi partie du consortium qui créa Harlech Television. A la fin de 1968, les exploitants de salle le nommèrent 9ème plus grande star en Grande-Bretagne après John Wayne, Julie Christie, Steve McQueen, Tommy Steele, Paul Newman, Sean Connery, Clint Eastwood et Julie Andrews.
Stanley Baker produisit et joua dans Where's Jack? (1969) pour Oakhurst face à Tommy Steele sous la direction de James Clavell. Ce fut un échec au box-office.
Uniquement comme acteur, il apparut dans Le défi (1970) pour 20th Century Fox. Il apparut dans deux films pour le producteur Dimitri de Grunwald: La dernière grenade (1970), dans lequel il incarna un mercenaire et L’arnaqueuse (1970), un film sur un casse réalisé par Peter Hall que Stanley Baker aida à produire.
Dans les années 1970, Stanley annonça un certain nombre de projets comme producteur : une adaptation du roman de George MacDonald Fraser, Flashman, sous la direction de Richard Lester; Summer Fires avec Peter Hall. "Je ne fais pas des films pour m’y voir me produire, je le fais pour jouer", dit Stanley Baker. "J’ai aimé tout ce que j’ai fait, même les mauvais films... J’apprécie être un acteur en activité. J’ai été accusé par les journalistes de manque de discrétion, de manque de goût. Bien, je préfère avoir ce manque que le manque de les avoir fait... La production est une implication totale et compatible avec le jeu d’acteur, alors que je ne pense pas que la réalisation le soit. La production vous donne une continuité dans l’effort qui vous aide à jouer."
Stanley Baker étendit aussi ses activités financières. Il fut l’un des membres fondateurs de Harlech Television et continua à en être un directeur jusqu’à sa mort.
Avec Michael Deeley et Barry Spikings, il créa Great Western Enterprises, qui fut impliqué dans nombre de projets dans le domaine du divertissement, notamment des concerts et, à la fin des années 1960, ils achetèrent Alembic House (maintenant Peninsula Heights) sur l’Albert Embankment, où Stanley Baker occupa le luxueux appartement du dernier étage pendant plusieurs années. Baker, Deeley et Spikings firent aussi partie d’un consortium qui acheta British Lion Films et Shepperton Studios, en vendant Alembic House pour financer l’achat. Stanley Baker dit en 1972 que: « J’aime les affaires pour l’activité qu’elles créent, un investissement total. Le fait de jouer est super pour l’ego, (mais) la vraie excitation est dans les affaires... je suis encore surpris de constater combien je suis bon en affaires. »
Cependant, Stanley Baker fut la victime d’une mauvaise passe. L’industrie britannique du film entra en récession à la fin des années 1960 et un certain de films d’Oakhurst furent des échecs au box-office; des prospectives pour tourner un drame en costume, Sunblack, sous la direction de Gordon Flemyng, ne furent pas suivies d’effets. Son expansion dans les festivals de musique fut finalement désastreuse, le Great Western Bardney Pop Festival de Lincoln prit fin avec une perte de 200 000 livres. La bourse de Londres s’effondra à la fin de 1973, projetant la British Lion dans les difficultés.
Stanley Baker dut continuer à jouer pour payer les factures, acceptant souvent des rôles dans des films minables qui affectèrent par conséquent son statut de star. Son fils Glyn dira plus tard que:
"Mon père dut accepter n’importe quoi pour conserver les compagnies à flot. Faire des choses extraordinairement mauvaises comme Une belle garce et le truand, qui fut une coproduction italo-vénézuélienne et Le venin de la peur [tous deux de 1971] – un film qui n’a ni queue ni tête. Au pire de cette période, Stanley avait encore un effectif de 100 personnes dans ses sociétés. C’était ainsi, 'Me voilà – prenez l’argent, faites ce navet, heureusement, personne ne le verra.' Célèbres derniers mots."
Selon Michael Deeley, les financiers de British Lion Films hésitèrent à impliquer Stanley Baker dans la direction de la compagnie parce qu’ils sentaient que sa focalisation s’axait plus sur le métier d’acteur.
L’arnaqueuse (1970) comprenait Claudia Cardinale; Le venin de la peur (1971) était un film italien; Nid d’espions à Istanbul (1972) fut réalisé par Peter Collinson qui avait fait The Italian Job.
Vers la fin de sa vie, Baker laissa tomber ses affaires et travailla exclusivement comme acteur, en endossant des rôles à la télévision dans deux séries de la BBC : The Changeling et Robinson Crusoe (tous deux de 1974), plus Who Killed Lamb? (1974) et Graceless Go I (1974).
Il tourna une série de films en Espagne : Zorro (1975), avec Alain Delon, dans lequel il avait le principal rôle de méchant; Bride to Be (1975), avec Sarah Miles.
La dernière performance britannique de Stanley Baker fut l’adaptation pour BBC Pays de Galles de How Green Was My Valley (1975), tournée peu de temps avant qu’il apprenne qu’il avait un cancer. Peu de temps avant sa mort, il planifiait de produire un préquel de Zoulou, Zulu Dawn. Il endossa son dernier rôle dans Orzowei, il figlio della savana (1976).
Stanley Baker était un proche ami et pote de beuverie d’un autre acteur gallois, Richard Burton. En 1950 il épousa l’actrice Ellen Martin, qui lui avait été présentée par Richard Burton. Leur union dura jusqu’à sa mort et produisit quatre enfants, Martin et Sally (des jumeaux), Glyn et Adam. Glyn apparut dans Les oies sauvages (1978), face à Richard Burton et dans Le retour du Jedi (1983), dans le rôle du Lieutenant Endicott, l’officier de l’Empire qui dit "Informez le commander que le vaisseau de Lord Vader est arrivé."
Stanley Baker était dans la vie un socialiste convaincu et un ami du Premier Ministre Travailliste Harold Wilson. Il était un ardent opposant au nationalisme gallois et enregistra des émissions de télévision en soutien au Parti Travailliste Gallois. Dans une interview de 1969, il dit, "Je suis un gallois et fier de l’être. Mais je ne suis pas un nationaliste. Je pense que les nationalistes gallois sont des fous et des fourvoyés." Stanley Baker fut fortement critiqué pour avoir gagné de grosses sommes d’argent malgré le fait qu’il était d’extrême-gauche, pour avoir scolarisé ses enfants dans d’onéreuses écoles privées anglaises et pour posséder une grande maison de vacances en Espagne.
Il pensa devenir un exilé fiscal dans les années 1960 mais considéra finalement que la Grande-Bretagne lui manquerait trop. Nombre de ses amis crurent que Stanley avait endommagé sa carrière en voulant se transformer en homme d’affaires.
Dans une interview donnée peu avant sa mort, il confessa avoir été toute sa vie un joueur compulsif, bien qu’il affirma n’avoir jamais manqué d’argent pour élever sa famille.
Le 27 mai 1976, on annonça que Stanley Baker avait été anobli par le Premier Ministre, bien qu’il ne vécut pas assez longtemps pour recevoir l’adoubement.
Stanley Baker était un fumeur invétéré de cigarettes et de cigares et on lui diagnostiqua un cancer du poumon le 13 février 1976. Le même mois, il subissait une intervention chirurgicale. Cependant, le cancer s’était étendu aux os et il décéda la même année d’une pneumonie à Málaga, Espagne, le 28 juin 1976, à 48 ans.
Il fut incinéré au Putney Vale Crematorium, mais ses cendres furent éparpillées au sommet du Llanwonno, au-dessus de sa bien-aimée Ferndale. Il dit à son épouse peu de temps avant sa mort : « Je n’ai aucun regrets. J’ai eu une vie fantastique ; personne n’a eu une vie aussi fantastique que la mienne. Depuis le début, j’ai été entouré par l’amour. Je suis le fils d’un mineur gallois et je suis né dans l’amour, me suis marié dans l’amour et ai vécu dans l’amour. »
La seule contribution de Stanley Baker au western fut « Zorro » de Duccio Tessari dans lequel il incarnait le personnage du Colonel Huerta en 1975.

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Stanley BAKER (1928-1976)

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 09 nov. 2018 19:23

COWBOY PAT-EL ZORRO a écrit :
Stanley BAKER en 1974 dans ZORRO (le Colonel HUERTA)
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Image son dernier film je crois...


metek a écrit :Hell Drivers (1957) - Stanley Baker

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Zulu (1964) avec Michael Caine
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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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