Richard Harrison (1935 - )

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scherpschutter
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Richard Harrison (1935 - )

Messagepar scherpschutter » 27 juil. 2008 18:11

Je crois que ça peut interesser les gens, surtout les spag-o-philes d'entre eux:

http://nanarland.com/nanarland_tv.php

"Né en 1936, l’acteur américain Richard Harrison est une véritable icône du cinéma de série B. Péplums, westerns, films d'espionnage, polars, films de guerre, tribulations ninja : il a été le héros de tous les grands genres du cinéma populaire, tournant dans quelques 200 films aux quatre coins du monde, dont plus d'une centaine en tant que vedette. Une carrière haute en couleur et riche en anecdotes cocasses sur laquelle l'acteur a accepté de revenir, avec classe et humour. Un témoignage unique sur tout un pan méconnu du cinéma."

rex lee
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Re: Richard Harrison

Messagepar rex lee » 28 juil. 2008 8:29

scherpschutter a écrit :Je crois que ça peut interesser les gens, surtout les spag-o-philes d'entre eux:

http://nanarland.com/nanarland_tv.php

Très intéressant ...j'ignorais qu'il avait eu de tel déboires.

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Sartana
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Re: Richard Harrison

Messagepar Sartana » 28 juil. 2008 11:45

Excellente interview. Merci à l'équipe de nanardland.
Harrison remonte un peu dans mon estime. icongc1
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

DEMERVAL
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Re: Richard Harrison

Messagepar DEMERVAL » 11 août 2017 20:21

Né à Salt Lake City, Utah, le 26 mai 1935, Richard Harrison quitta sa ville natale pour Los Angeles à 17 ans, où il trouva d’abord du travail dans les gymnases de Vic Tanny et Bert Goodrich. De nombreuses personnes qui travaillaient dans l’industrie du film s’entraînaient dans ladite salle de sports et ces clients amenèrent Richard à étudier l’art dramatique. En 1961 il épousa Loretta Nicholson, la fille de co-directeur de l’American International Pictures, James H. Nicholson.
Il apparut dans une production théâtrale de Santa Monica, puis à la télévision et pour de petits rôles sur le grand écran. Harrison travailla pour la Twentieth Century Fox sous l’égide du professeur d’art dramatique, Sandy Meiser et il y fit une apparition au début du film, South Pacific avec Tom Laughlin et Ron Ely. Il signa finalement un contrat pour trois films avec American International Pictures, ce qui l’amena en Italie, où il devait rester pendant presque trois décennies, apparaissant dans des films de cape et d’épée et des péplums, puis dans des films d’espionnage européens et des westerns spaghetti. Ses études formelles d’art dramatique firent de Harrison un acteur à part parmi les autres acteurs musculeux qui travaillèrent en Italie au début des années 1960, tels que Brad Harris et Steve Reeves, avec qui il fut souvent associé.
Durans les années 1960, Harrison apparut princiaplement dans des films de série B, nombre d’entre eux étant maintenant considérés comme cultes.
Harrison se relocalisa au début des années 1960 en Italie avec sa première épouse Loretta pour initialement un contrat de trois films avec le producteur Italo Zingarelli et il devint une star mineure des films de cape et d’épée et des péplums. Son premier film italien et son premier grand rôle fut The Invincible Gladiator (1962), réalisé par Alberto De Martino et Antonio Momplet. Sans conteste le meilleur film de sa jeune carrière fut le western, Gunfight at Red Sands (Duello nel Texas), réalisé par Ricardo Blasco en 1963. Gunfight at Red Sands est aussi notable pour avoir été le premier western italien à mettre en valeur une musique d’Ennio Morricone. Harrison refusa le film de Sergio Leone, Pour une poignée de dollars et recommanda Clint Eastwood pour le rôle. Harrison blagua en affirmant que ce fut sa plus grande contribution au cinéma.
Le film de 1968, Avec Django, la mort est là, réalisé par Antonio Margheriti, est un autre western préféré des admirateurs du genre spaghetti. Le film de 1965 de Luciano Martino, Les espions meurent à Beyrouth, le premier film d’espionnage de Harrison, est souvent également cité comme étant son meilleur film du genre, et l’un de ses meilleurs premiers film. Il joua de nouveau le rôle de l’espion de la CIA, Bob Fleming, dans une séquelle, A 007 défie les tueurs en 1966.
L’acteur italien, Bruno Piergentili, qui fit des apparitions dans le cinéma européen durant cette période, reçut le nom de "Dan Harrison", peut-être en hommage à Richard.
Ce fut durant cette époque que Richard Harrison commença à apparaître dans des films avec des budgets de plus en plus maigres et, ce, sur la terre entière. Harrison commença à porter une moustache, qui devint une sorte de marque de fabrique pour les années qui suivraient. Bien que la qualité globale de ses films des années 1970 fut plutôt médiocre, quelques films de cette époque devinrent des films cultes.
La carrière de Harrison déclina petit à petit durant les années 1970 au même rythme que le western spaghetti. Il commença à apparaître dans des films à petits budgets tournés dans le monde entier : en Egypte (Si pùo fare molto con 7 donne (1971), avec les Frères Shaw à Hong Kong dans Marco Polo (1975) et dans le rôle du commandant allemand Von Waldensee dans La révolte des Boxers (1976). Harrison travailla en Turquie (L’ami du parrain, 1972) et dans un film de guerre yougoslave en 1979, Pakleni Otok, réalisé par Vladimir Tadej.
Il fit la plupart de ses meilleurs films des années 1970 durant la première moitié de la décennie, comme le western spaghetti parodique Jesse et Lester : Due Fratelli in un posto chiamato Trinita (1972), film qu’il réalisa également. Sa co-star dans Due Fratelli fut l’acteur irlando-américain, Donald O'Brien, un autre vétéran des films B italiens. Harrison et O'Brien incarnaient deux étranges frères réunis par un héritage, Harrison étant un "adorable coquin" et O'Brien un pieux Mormon. Harrison voulait alors dépenser son argent en construisant un bordel et des aventures comiques dans l’esprit du film de Terence Hill/Bud Spencer, On m’appelle Trinita (1971) suivaient.
Parmi ses autres films notables du début des années 1970 figuraient Les Léopards de Churchill (1970), réalisé par Maurizio Pradeaux avec également Giacomo Rossi-Stuart et Klaus Kinski, film dans lequel Harrison dut assumer un double rôle; Acquasanta Joe (1971), réalisé par Mario Gariazzo avec Ty Hardin et Lincoln Tate, un autre western médiocre qui ne vaut d’être mentionné que parce qu’Harrison y incarnait un rôle de méchant à contre-emploi; et Creuse ta tombe, Garringo...Sabata revient (1971), réalisé par Juan Bosch, un western rehaussé par la présence de l’acteur espagnol Fernando Sancho. Harrison joua dans plusieurs films avec Sancho, l’archétype du bandit mexicain, dans les westerns paella et spaghetti, la plupart étant produits par l’acteur et/ou réalisés par Ignacio F. Iquino.
Parmi les films les plus douteux que Harrison tourna durant la décennie figurent Les tigres du désert (1977) pour Paolo Solvay; La guerre du pétrole (1979), aussi pour Solvay; et Les plaisirs d’Hélène (1980), par le notoire réalisateur italien Aristide Massaccessi, aussi connu sous le nom de Joe D'Amato. Les tigres du désert, dans lequel figurait aussi l’ami et fréquente co-tsar de Harrison, Gordon Mitchell et Mike Monty dans un petit rôle, était une superposition de scènes des films sur la seconde guerre mondiale de Solvay tournés auparavant, scènes mixées avec des scènes d’action d’un nouveau camp de prisonniers, dont des scènes de torture de mauvais goût. Black Gold Dossier, de nouveau avec Gordon Mitchell, était un film d’espionnage dont l‘action se situait dans un pays du Moyen-Orient sans nom, épicé par une utilisation libérale d’images d’archives, la vedette féminine étant Florence Cayrol, qui passa la plupart de ses scènes en tenues plus que déshabillées. Voodoo Baby était un film de sexploitation auquel Massaccessi ajouta des scènes porno hardcore à l’insu de Harrison et à son grand dégoût.
Un des films les plus importants de Harrison durant la deuxième moitié des années 1970, fut le film policier italien, Ultime violence (1977), réalisé par Sergio Grieco, avec Helmut Berger et Marisa Mell. Harrison interprétait le rôle du commissaire de police Giulio Santini et Berger était un criminel psychotique, Nanni Vitali, qui voulait tuer Santini et toute personne qui pourrait témoigner contre lui au tribunal. Bien qu’Ultime violence n’est pas un classique, c’est un film bien dirigé et le contraste entre le style sous-joué de Harrison et la performance hystérique de Berger, travailla en sa faveur. Cependant, La Ultime violence ne fait pas l’impasse sur quelques controverses. Apparemment, à la demande de Berger, certaines scènes de Harrison furent coupées au montage. Pour ajouter quelques futilités, une scène de Ultime violence ressortit à la télévision dans le film de Quentin Tarantino, Jackie Brown (1997).
Probablement la curiosité la plus intéressante dans la filmographie de Harrison est en 1971, le film the L'Explosion, réalisé par Marc Simenon (le fils de Georges Simenon) avec en costar Mylène Demongeot. Le film de 1978 mi arts martiaux et mi espionnage, Les 5 de la section spéciale a aussi une notion de curiosité, par la seule présence de l’imitateur de Bruce Lee, Bruce Le (qui réalisa aussi le film, avec l’aide non créditée de Paolo Solvay), la star européenne du softcore Nadiuska et le fils d’Harrison, Sebastian.
Durant les années 1980, Harrison se retrouva principalement cantonné dans les films d’action de série B faits aux Philippines et à Hong Kong. Bien que généralement considéré comme le point le plus bas de sa carrière, quelques-uns de ses films des années 1980 devinrent des films cultes.
Aux Philippines, Harrison joua dans cinq films aux budgets plus que médiocres, classifiés films de série Z, produits par K.Y. Lim pour Silver Star Film Company (appelée Kinavesa aux Philippines). Trois d’entre eux, Fireback, Les massacreurs et Blood Debts (1983), furent dirigés par Teddy Page, et deux autres, Cambodge : opération suicide (1984) et Rescue Team par John Gale. Tous furent mauvais mais les films de Page le furent particulièrement en mélangeant de la violence presque sadique avec des réminiscences enfantines et naïvement enthousiastes des films d’Ed Wood. Dans les livres, Gods In Polyester et Gods In Spandex, Harrison affirme qu’il écrivit quelques-uns des scénarii des films philippins en utilisant un pseudonyme. Le script de Fireback qu’Harrison écrivit est crédité à "Timothy Jorge", un pseudonyme habituellement utilisé par Don Gordon Bell, un des acteurs américains expatriés travaillant pour Silver Star. Harrison mentionne aussi que les films de Silver Star dans lesquels il joua n’avaient pas des scripts complètement écrits et que nombre des scènes étaient improvisées sur le champ, ce qui contribua à l’incohérence du récit.
La Silver Star recycla le même groupe d’acteurs expatriés américains et européens de film en film et tous apparurent dans les meilleurs films de Harrison. Mike Monty, une vieille connaissance de Harrison de l’époque italienne qui avait émigré d’un archipel, James Gaines, Romano Kristoff, Bruce Baron, Ann Milhench et autres. Harrison se lia d’amitié avec Kristoff, un des acteurs principaux de la Silver Star et il l’invita plus tard en Italie à jouer dans un film qu’il produisit et réalisa, Three Men on Fire (1986).
A l’époque où ils furent tournés, la piètre qualité des films philippins entama la réputation de Harrison. Avec les années, ils ont récupéré un statut de film culte au panthéon des films médiocres. Bien qu’il se rappelle de Teddy Page avec tendresse, Harrison ne se fend pas en mots gentils pour Lim et la Silver Star.
A Hong Kong, Harrison fut la vedette de ce qui fut supposé être un petit nombre de films d’arts martiaux à petits budgets, réalisé par le cinéaste chinois Godfrey Ho, avec qui il avait déjà travaillé avec les Frères Shaw durant les années 1970. Cependant, Ho later réédita plus tard ses scènes dans plusieurs films supplémentaires dans un style de copier-coller qui, depuis, l’a rendu infame. Harrison se retrouva être la star peu disposée d’une douzaine de films différents, avec des titres comme Cobra Vs. Ninja, Golden Ninja Warrior et Diamond Nínja Force. Comme les productions de Silver Star, les "ninja" films sont depuis devenus des films cultes. Dégoûté par cet aboutissement, Harrison retourna aux Etats-Unis.
En 1991, Harrison incarna Jack Roth dans le film dramatique Trouble jeu face à Aidan Quinn, Isabella Rossellini et Iman. Réalisé par Tim Hunter, la plupart du film fut tourné dans la maison de Harrison sur la plage de Malibu. Le film fut généralement bien perçu par les critiques à sa sortie.
Harrison par la suite réduisit son travail sur le grand écran pendant les années qui suivirent. A ce jour ses derniers films datent de 1993 avec le thriller érotique Angel Eyes et le film de 2000, Jerks. Angel Eyes fut réalisé par le prolifique réalisateur Gary Graver avec Erik Estrada, John Phillip Law et Monique Gabrielle.
Quelques-uns des films les plus notoires d’Harrison vers la fin de sa carrière furent le film marocain Amok (1982) et Dark Mission (1987), réalisés par le controversé directeur espagnol, Jesus Franco. Le dernier film n’est sans doute pas meilleur que les films philippins en terme de qualité, mais posséde un casting intéressant avec Christopher Lee, Christopher Mitchum et l’actrice française de porno, Brigitte Lahaie (connue aussi pour les films d’horreur de Jean Rollin).
Un des rôles les plus sérieux que Harrison interpréta durant les années 1980 fut celui du président américain Andrew Johnson dans la production iranienne de Ali Hatami, Hajji Washington. Le film fut bouclé en 1982 mais ne fut pas diffusé en Iran avant 1998.
Bien que Richard Harrison reste peu connu du monde anglophone, c’est une figure vivante du film de série B et notamment des films de cape et d’épée, des péplums et des films d’espionnage européens. La récente résurgence des films spaghettis a aussi généré un nouvel intérêt pour le travail de Harrison dans ledit genre. Malgré cela, il est souvent qualifié à tort d’acteur de série Z, probablement parce que les films les plus mauvais sont les plus faciles à trouver aujourd’hui.
Il a maintenant créé une compagnie d’électronique multisystème intitulée Gladiator Electronics avec son fils Sebastian. Richard Harrison fut marié à deux reprises : avec Loretta Nicholson du 24 mars 1961 à une date inconnue, avec qui il eut trois enfants avant de divorcer puis depuis 1978 avec Maria Francesca Pomentale avec qui il a un quatrième enfant.

Sa contribution au western est la suivante :

Duel au Texas de Ricardo Blasco (1963), Ricardo ‘Gringo’ Martinez
Les trois implacables de Joaquin Luis Romero Marchent (1964), Jeff Walker
100 000 dollari per Ringo de Alberto de Martino (1965), Lee ‘Ringo’ Barton
El Rojo de Leopoldo Savona (1966), Donald ‘El Rojo’ Sorensen
Avec Django, la mort est là de Antonio Margheriti (1968), Joko
Uno dopo l’altro de Nick Nostro (1968), Stan Ross
Un colt et le diable de Marino Girolami (1968), le Père Pat Jordan
Ni Sabata, ni Trinita, moi c’est Sartana de Juan Bosch (1970), Robert Walton
Reverendo Colt de Leon Klimovsky (1970), le shérif Donovan
Creuse ta tombe, Garringo, Sabata revient de Juan Bosch (1971), Steve McGowan
On m’appelle King de Giancarlo Romitelli (1971), John ‘King’ Marley
Acquasanta Joe de Mario Gariazzo (1971), Charlie Bennett
Le shérif de Rockspring de Mario Sabatini (1971), le shérif
Jesse et Lester: Due fratelli in un posto chiamato Trinita de Renzo Genta (1972), Jesse Smith
La longue chevauchée de la vengeance de Tanio Boccia (1972), Jeff Carter
Fabuleux Trinita de Ignacio F. Iquino (1972), Scott
Spara Joe…e cosi sia! de Emilio Miraglia (1972), Joe Dakota

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Re: Richard Harrison

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 11 août 2017 20:27

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lasso a écrit :Duello nel Texas 1963

Richard Harrison (gringo) au Bar à Carterville

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Re: Richard Harrison (1935 - )

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 12 août 2017 21:44

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Duel au Texas 1963

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CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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