La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Jean-Louis » 10 déc. 2008 18:22

Mon dieu quelle idée ai-je eu de faire cette proposition, je n'avais pas réalisé qu'il y avait 25 im/sec, donc
qu'il était quasi impossible de sélectionner à coup sûr la bonne image.

Sans autre précision que la description de la scène,

"Il y a les gros plans magnifiques sur les yeux quand BOONE la dévoile"

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"et quand elle est éclairée d'un brandon pour prendre sa soupe et qu'elle l'enverrai
bien à la gueule de BOONE,"

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"mais ce n'est que statique et éclairage..."


35' 48 " elle vole le scalp

Il n'y a rien de bon dans cette séquence pendant 12" jusqu'à 35' 54"

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36' 06" coup de griffe

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45' 03" se rattrape aux cordages

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47' 07" juste pour la beauté d'un petit aperçu de cuisse

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54' 16" s'esclaffe quand BOONE est jeté à l'eau par" ROMAINE"

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57' O0" peur d'être violée

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57' 20" après l'acte ou le non-acte

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57' 55" Couteau

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1H 01' 08" rigole en versant du whisky sur la plaie de BOONE

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1H 14' 36" S'esclaffe pendant la danse

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1H 30' 19" qui n'a pas envie d'être DOUGLAS ?

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1H 58' Raide peut-être, mais quelle magnifique image de solitude !

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"Il faudrait ajouter la manière fluide quand elle se déplace semi courbée dans les bois
difficile à capter, on dirait une panthère..."

Là franchement j'ai cherché mais je n'ai rien, je dis bien RIEN trouvé.


Les scènes ou elle soutient DOUGLAS blessé, dans l'eau, sous la cascade, dans la grotte...


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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Jicarilla » 10 déc. 2008 18:42

:lol: :lol: le revoir pourquoi faire,plus besoin MERCI JL :lol: :lol: :lol: Image
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Jean-Louis » 10 déc. 2008 22:13

Pike BISHOP a écrit :On va pas passer la Noël sur le charisme de DEWEY !!!!


Effectivement jusqu'au réveillon de Noël ça ferait beaucoup, mais j'ai tout de même bien envie
d'en remettre une couche sur les qualités (ou pas) d'acteur de Dewey Martin.

Une petite sélection.

Séquence de charrette, 5' 08" / 5' 49" filmées en continu, sans raccord.

Jim Deakins (Douglas) et Boone Caudill (Martin) viennent de "faire connaissance", se présentent.
La caméra se focalise principalement sur Boone, Jim n'est qu'en soutien. Boone exprime durant
ces 41" sept expressions différentes :

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A Saint Louis Jim Deakins accompagne Boone Caudill au bureau de la compagnie demander des renseignements
sur l'oncle Zeb Calloway.
Cette séquence aussi d'une seule prise en continue, Martin porte presque tout le poids, Douglas n'est là qu'en soutien.
Howard Hawks montre tout de même la confiance qu'il accorde à son jeune acteur,
il lui donne à exprimer en 42" huit expressions différentes.
Avec les nombreux personnages participants à cette séquence c'est une des scènes les plus délicates à diriger de tout le film,
Dewey Martin s'en sort très bien !

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Et surtout à 1h 49' 31"

Lorsque Teal Eye fait le cadeau à Jim Deakins signifiant par là que son amour pour lui n'est que fraternel,
Boone Caudill comprend que c'est de lui qu'elle est amoureuse, le jeu de Martin est parfaitement à la hauteur.

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Bien sûr, comme le souligne Mortimer, il est en retrait par rapport à la formidable vitalité que dégage Kirk Douglas.
Mais pas indigne du tout, loin de là.

Je n'en dis pas autant de la Princesse, mannequin ambulant...

Au fait La Princesse ! Quelqu'un peut m'expliquer l'organisation sociale chez les Black-Feet ?

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Pike BISHOP » 10 déc. 2008 22:17

Désolé, Jean-Louis, malgré toutes tes captures, je l'ai dit et il est très bien dans son rôle
je ne vois qu'un petit c.. qui se passe l'index sous et sur le nez.. Un morveux, quoi !!!
If they move, kill'em !!

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Jicarilla » 11 déc. 2008 9:47

:lol: :lol: Je me répète un peu je DEWEY regarder le film, la... fichu je connais le film par cœur grâce à JL et PIKE CRAZIAS :lol: :lol:

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Pike BISHOP » 11 déc. 2008 10:40

On pourrait peut-être passer à la thématique de HH, du moins dans ses films d'aventure...
Il est aussi un spécialiste de la comédie de dialogues et de situations et il m'impressionne
beaucoup plus dans ce registre, d'ailleurs, il ne peut s"empêcher de parsemer "ses films
d'action" de scènes de comédie pure, ce qui ajoute à leur charme et les porte au succès.
Je n'ai pas vu l'intégrale de HH, mais pour ce que j'en connais, à part, et encore il y a des
thèmes communs, THE BIG SLEEP et LAND of PHARAOS c'est systématiquement le même
film ou la même thématique qui revient... TIGER SHARK, ses films d'aviation,SGT YORK, TO HAVE
or HAVE NOT, RED RIVER,THE THING, BIG SKY, RIO BRAVO et ses séquelles, HATARI...
Un groupe de pros a un boulot à faire.. Un élément féminin vient perturber l'harmonie
du groupe.. Souvent c'est une plante genre mannequin non dépourvue de caractère et
d'humour, rarement une garce. Très vite elle repère le mâle dominant, le séduit, créant
quelques tensions très passagères avec les autres. Puis elle rentre dans le rang, intègre le
groupe, devient plus que soumise et tous ne pensent plus qu'à leur tâche à accomplir.
Rarement le personnage central présente quelque ambiguïté. JOHN WAYNE dans RED RIVER
subit le syndrome de Peters, obnubilé par sa tâche, il devient tyrannique et dépasse son seuil
d'incompétence. La femme s'éprend de l'homme fort et stable (CLIFT).. Le happy end où tout
le monde s'embrasse après s'être tiré dessus et s'être foutu sur la gueule est très peu crédible pour le moins.
Idem pour "LAND of PHARAOS" KHEOPS tout puissant, obsédé par son tombeau, ne détecte pas
la garce qui va précipiter sa fin...
Dans "BIG SKY" L'indienne est séduite par le plus mignon,le plus cabochard, le plus stupide des
deux jeunes gens..Sans doute HAWKS le percevait-il comme sa star ?ou star en devenir.. Le résultat
est qu'il donne beaucoup plus de poids au jeu de Douglas, envieux, douloureux, mais fidèle en amitié
qu'à celui du jeune crétin suffisant et satisfait de lui-même... BOONE ne comprend la leçon, que
chaque jeune coq reçoit dans les films de Hawks, qu'à l'ultime moment, ce qui est presque aussi
artificiel que la fin de "RED RIVER".
If they move, kill'em !!

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Vin » 11 déc. 2008 11:50

I'm back....

Bon, je crois en effet qu'il y a les pro-Dewey, et ceux qui comme moi lui trouvent un charisme de palourde (et morte,la palourde).
En soi, on s'en fiche un peu, par contre, c'est plus génant dans la cadre du film.
La princesse et la palourde, celà manque un peu de réalisme.
Sinon, je suis assez d'accord avec Pike pour HH.
Je le suis déjà moins pour el senor Quentin, mais je crois Pike que nous avons déjà eu l'occasion d'échanger brièvement à ce sujet, et que nos avis divergent.
On va attendre paisiblement que Quentin réalise un western, et nous pourrons alors digresser tout à notre aise!
:wink:

Quant aux princesses...Outre le fait que les blancs voulaient à tout prix que les amérindiens aient des rois, des reines, et autres transpositions de notre propre histoire (ce sera la même chose en Afrique) HH s'est tout particulièrement planté là.
Chez les pieds-noirs, la condition féminine était l'une des pires possibles, les hommes avaient absolument tous les droits vis-à-vis de leur épouses (qui a dit "c'était l'bon temps?)
Pour vous situer l'ampleur de la chose, le mot Cree pour dire "femmes blackfeet" est identique que "petites esclaves".

Comme le dit un slogan actuel, princesse un jour, bonniche toujours!
:wink:
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mortimer
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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar mortimer » 11 déc. 2008 17:16

Pike BISHOP a écrit :On pourrait peut-être passer à la thématique de HH, du moins dans ses films d'aventure...


Chez Hawks le héros trop sûr de lui fini souvent par tomber de haut ! ainsi Kirk Douglas perd le cœur de l’indienne dans la captive aux yeux clairs car il a trop négligé le charme de son rival. Khéops perd la vie dans Land of the Pharaohs car il est trop orgueilleux pour croire qu’une femme puisse le manipuler. Dean Martin dans Rio Bravo perd confiance en lui et en ses capacités à cause précisément du choix d’une femme pour un autre que lui…

Hawks aime aussi souvent la relation du type initiation, apprentissage entre les personnages. On retrouve souvent ce type de schéma notamment dans ses westerns : Red River, Rio Bravo, El Dorado, Rio Lobo etc…

Pike a raison la thématique des professionnels revient aussi souvent aussi chez Hawks : les personnages savent ce qu’ils doivent faire, ils connaissent les risques, lorsqu’il faut être violent ils n’ont pas d’état d’âme.

Hawks m'impressionne aussi par sa capacité comme conteur, la musique (qui joue un vrai rôle dans ses films) est là aussi pour rappeler cela : de l’harmonica de Rio bravo à la guitare sèche de Rio Lobo on est sous le charme. Au fond la thématique centrale de Hawks c'est que la vie est plus forte que tout le reste, peu importe les difficultés, la vie est plus forte que tout car un sourire ou une note de musique suffit à nous réchauffer le coeur. Il chante la vie dans chaque femme, dans chaque coucher de soleil. Le matérialisme est renvoyé au second plan car le vrai bonheu c'est la vie qui nous offre la possibilité de connaître ou de voir des choses merveilleuses et peu importe les leçons qu'elle nous donne le prix à payer est toujours peu de chose par rapport à ce qu'elle nous offre.
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musselshell
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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar musselshell » 11 déc. 2008 18:20

Le héros hawksien a ses limites, j'entends par là ses limites en terme de richesse et/ou de profondeur...Et c'est donc au cinéma de Hawks qu'elles s'imposent aussi. On dit souvent que le héros hawksien "se débrouille tout seul"...C'est vrai dans la mesure où c'est un professionnel, qu'il endosse ses responsabilités, qu'il est "l'homme fort"...même si effectivement le cinéaste tempère en le fragilisant devant les femmes, en troublant parfois son identité ou ses repères (ds les comédies)...Mais globalement, je le trouve bien monolithique, ou plutôt, emblématique de l'idée d'individu jusqu'à ...et c'est là le problème, évacuation quasi totale d'un contexte social, culturel...contre lequel ou avec lequel il faut composer. En celà, le héros fordien est incommensurablement plus riche: il accompagne ou s'oppose, se pose des questions. Il est toujours le reflet, la "création" d'un contexte. Il est au bout du compte plus seul. Chez Hawks, il y a les compagnons (même vieillards ou ivrognes)...l'action frôle le jubilatoire. Chez Ford, l'action se départit rarement du poids qu'elle engendre: culpabilité, souffrance morale...
Chez Hawks, où est la contrainte? Le héros est libre, vit d'un monde dont il est le centre. Chez Ford, tout le cinema part du sens aigu de la contrainte...
Le sens hawksien de l'espace maintenant (puisqu'il s'agit de western)...Chez Howard, l'espace est décor pour l'aventure, et c'est maitrisé et inventif parfois (Red River et Big Sky), mais plus souvent sans plus de résonance...Comparez à Mann, où le décor est littéralement protagoniste. Chez Ford, l'espace est quasi organique aux protagonistes (les Indiens appartiennent à la ligne d'horizon, la ferme des Edwards émane du sol de Monument Valley, les gros plans sur Wayne aussi...
Le cinema de Hawks met des gens ensemble, les fait agir...Le cinéma de Ford est celui, bien plus réaliste, du conflit, toujours, entre des sensibilités et le monde tel qu'il est, en refusant certaines, en glorifiant d'autres...
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Pike BISHOP » 11 déc. 2008 18:44

Le héros Hawksien est la représentation idéale de l'homoaméricanus....
Sûr de ses idéaux, il doit exécuter une tâche...Il se croit dans son bon droit et il liquidera
tous les méchants ou triomphera de l'adversité... Aidé ou non (la plupart du temps oui)
par une communauté confraternelle... La femme vient perturber ou aider, mais est vite
reléguée à son rang de soumise... Mêmes prototypes pour Lauren BACALL, Angie DICKINSON
Elsa MARTINELLI, Elizabeth THREAT Quand elles sont bonnes comédiennes ça pétille :
Jean ARTHUR, Margaret SHERIDAN,Joanne DRU, BACALL, DICKINSON, quand elles sont décoratives
(top models) c'est bof !:THREAT, MARTINELLI, Jennifer O'NEIL....
Le (les) héros ont autre chose de plus important à faire que de séduire, ils séduisent presque
malgré eux, puis après,"'mammy ! occupe-toi de la vaisselle!"
Le groupe autour du héros est presque exclusivement sympathique.. de temps en temps un dévie,
revient, trahi rarement ou se rachète, se sacrifie pour les autres. Dans "BIG SKY" on ne laisse pas
grand monde sur le bord du fleuve. "CHOUQUETTE" parce que obsédé sexuel (l'un des moins sympas)
et le "PASCAL", Mon vieux qu'est-ce qu'il t'arrive ? le lambda qui se prend une flèche dans le cou..
Par contre on liquide tous les affreux...
Le cinéma de HH pour passionnant qu'il soit comme conteur (à hauteur d'homme) est profondément
réactionnaire, manichéen et machiste.. Portant des valeurs qui vont se démoder au fil du temps
simpliste dans ses analyses psychologiques, se refermant sur lui-même, s'autoparodiant
puis se sclérosant...
"BIG SKY" reste dans la fournée très haute des films de HH, mais déjà avec pas mal de redites.
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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar musselshell » 11 déc. 2008 19:51

...et cette réalité du cinéma hawksien me fait même moins aimer Rio Bravo, par exemple...tant le film est aussi, il faut bien le dire, un démarquage "droitier" du film de Zinneman. Malgré d'indéniables qualités, bien sûr...Pourquoi est-ce si difficile de cerner Ford? Parce qu'il révèle un monde de contradictions, de complexité...On ne trouve pas çà chez Hawks. Imaginez-le volontaire sur Grapes of Wrath...Impossible à concevoir...ou Tom Joad aurait bouffé le film (Dewey Martin était heureusement trop jeunot encore :mrgreen: :wink: ) et...pourquoi pas, réglé la crise économique! J'exagère, oui, mais pas tant que çà...
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Pike BISHOP » 11 déc. 2008 21:05

Oui, c'est évident. Bien que ce soit un pièce maîtresse voire un des 10 chefs d'oeuvre du western
"RIO BRAVO" est un film réactionnaire, fait en réaction au très pessimiste "HIGH NOON" dénonciaition
du maccarthisme et de la lâcheté individuelle et collective...
Film qui avait ulcéré HAWKS et WAYNE particulièrement jaloux du regain de popularité de COOP
son grand rival et de son oscar, alors que WAYNE n'était jamais nominé...
(Il l'aurait pourtant bien mérité pour RED RIVER ou SHE WORE A YELLOW RIBBON)
C'est pour cela aussi que j'arrive à préférer" BIG SKY" , sa joyeuse bande et son caractère édénique
à RIO BRAVO que j'aime aussi , western urbain avec son quintet parfait (si on rajoute Angie aux
4 gardiens de la prison)
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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar mortimer » 11 déc. 2008 21:44

Houlà !!! j’ai du mal à vous suivre là…

Après une digression sur John Ford, voilà que l’on bascule maintenant sur Rio Bravo film réactionnaire ! Permettez moi d’avoir la naïveté de vous demander en quoi Rio Bravo est un film si réactionnaire que cela ??? Parce que j’avoue (honteusement je le confesse :oops: ) ne pas avoir trouvé ce film ni plus ni moins réactionnaire que d’autres westerns de la même époque

l'histoire de Rio bravo est quand même celle de nombreux westerns (série A ou B)...ils sont tous réactionnaires alors ? 3h10 pour Yuma de Daves...réactionnaire ?
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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Longway » 11 déc. 2008 22:11

Hola!... Vous êtes en train de faire chavirer le " MANDAN ". Le débat prend de la surcharge hors sujet.

C'est " La Captive aux Yeux Clairs " qui est à bord. Ne la noyez pas ! icongc1

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Re: La captive aux yeux clairs - The Big Sky - 1952 - Howard Hawks

Messagepar Pike BISHOP » 11 déc. 2008 22:17

" RIO BRAVO" d'après les dires de HAWKS et de WAYNE a été construit en "réaction" à "HIGH NOON"
qui a ulcéré ces deux grands progressistes qu'étaient HAWKS et WAYNE...
COOPER (Kane) se retrouve seul face aux tueurs, abandonné de toute la ville, face à l'incivisme
et même au pacifisme de sa femme quaker (revirement de dernière minute)... Son adjoint le quitte
ses amis aussi, le vieux shérif est infirme, seuls lui proposent de l'aide un ivrogne et un gosse.
HAWKS prend la situation inverse... Le groupe soudé autour de son leader WAYNE (Chance)
L'ivrogne(adjoint), l'infirme, le gosse, la femme (condensé de l'épouse et de la maîtresse)
l'ami qui se fait buter (Ward Bond) les Mexicains rigolos et serviles, va triompher des attaques
extérieures... Pas d'ambiguïté, les bons sont d'un coté, les méchants de l'autre.. Les héros et
l'Amérique sont triomphants, ils peuvent chanter, faire l'amour, boire à la fin sans les états
d'âme d'un Gary COOPER, marqué à jamais par sa matinée chaude !!!
C'est en cela que le cinéma de HH est réactionnaire, excellent, divertissant, ne posant jamais
de problèmes réels à travers ses héros sublimés, ses femmes soumises, ses mexicains, ou noirs
déférents et serviles... Bon nombre , quantité de westerns sont basés sur le même principe,
certains vont chercher un peu plus loin... Le DAVES de " 3 H 10" se pose un peu plus de questions
avec son fermier au bord de la misère devant se louer pour convoyer le mal bien trop séduisant..
On est loin avec les personnages de DAVES, ces femmes douloureuses, ces gosses admiratifs d'un
père loser du manichéisme et du machisme de HH.
If they move, kill'em !!



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