Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Personne » 17 févr. 2008 13:10

Pike BISHOP a écrit :Absolument pas.
Continuez la séquence. Le travelling du Bugey de Paolo STOPPA à travers la ville , l'arrière plan quand il parle à JILL.
Le commentaire " dit que SIMI s'est inspiré de toutes les photos d'époque des villes de l'Ouest et en particulier d'Abilène..
Il y de tout et comme toujours chez LEONE, TROP de tout... la gare est vieille, le toit est déjà pourri pour une ligne qui vient de se construire?
Il y a des constructions récentes certes, mais aussi de la pierre, de la brique, un tramway ???..Une coopérative agricole une banque ,
des Horloges murales géantes, de la bourgeoisie plein les rues à coté des ouvriers, plusieurs rues, alors que pratiquement toutes les villes
de l'ouest étaient bâties sous le principe irlandais d'une seule rue principale.
Chez FORD, la ville qui suit le chemin de fer est faite de tentes, et de démontable, il n'y a aucune structure bourgeoise.
Idem chez DE MILLE "UP" IDEM dans "HOW THE WEST WAS WON".. Ceci dit ce n'est pas l'important, la ville existe avant ou après le
chemin de fer... On est dans la convention dès le début, comme dans tout "spaghetti" on l'accepte ou on ne l'accepte pas..
Mais jamais chez LEONE aussi pointu se veut-il, sauf dans ses deux derniers films qui ne sont déjà plus des westerns, on ne se sent
dans l'authentique. Tant mieux si tout le forum et 99, 99% du public s'en fout. Moi, je le remarque, et c'est pour cela que
"CUVIW" se rattache encore au "spaghetti".


Je ne cherche qu'une explication plausible à ce genre de ville dans un tel désert. L'histoire de 'CUVIW' tournant autour de l'avancement d'une ligne de chemin de fer, cela me semble convenir. Enfin, je veux dire que ça ne me choque pas plus que ça.
Dans ce cas dans la plus part des westerns US des 50's traitant de ranch et de bétail donc, pourquoi ne voit on pas un seul brin d'herbe?

Pike BISHOP a écrit :A quelle époque sommes-nous, puisque LEONE
peint un ouest finissant?. La seule ligne transcontinentale a été achevée en 1869. LEONE montre des Chinois y travaillant,
donc ce serait le "CENTRAL PACIFIC" ? Il ne va pas vers le pacifique, il en VIENT !!! toutes les autres lignes
DENVER et RIO GRANDE, SANTA FE-TOPEKA vont du NORD au SUD.. et pour l'Orégon, on longe le pacifique.
En 1869, aucune des armes représentées par LEONE n'existait... Ne parlons pas des indiens qui descendent du train !!!!!
où il a vu ça, même dans un fourgon, aucun train de cette époque n'embarquerait des peaux-rouges. Et vous avez vu
les costumes ??? pire que le pire hollywoodien, on se croirait à MEDRANO !!
LEONE s'est haussé au niveau des grands qu'il admirait tant... Il a fini en beauté par son chef-d'oeuvre, son film
américain, qui n'est pas un western. J'applaudis l'artiste, il m'a donné tant de plaisir, mais qu'il ne me prenne pas
pour un gogo, je ne suis pas dupe. Il est aussi "bidon" (aide de Carlo SIMI ou pas) sur l'authenticité que des tas d'autres.


Oui, ok, historiquement avec la construction des chemins de fer US, ça ne se tient pas, mais je l'avais déjà indiqué plus loin. Moins point par point que toi il est vrai.
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Pike BISHOP » 17 févr. 2008 14:31

C'est évident que vous ressentez pour le western européen ce que je ressens pour l'américain si vous avez baigné depuis votre jeunesse dedans.
Vous savez reconnaître le moindre caillou gris d'Alméria, le moindre figurant Italien ou Espagnol. Moi, Alméria ne peut guère que m'évoquer
le Mexique et encore ? Pas le Texas , ni l'Arizona, ni le N-Mexique... Mais tout ça est subjectif et affaire de faux-semblants..
Je sais bien que la plupart des westerns US se sont tournés (Budget restreint oblige aussi) au Mexique et dans "THE LAST FRONTIER,
DANIEL BOONE, SOLDIER BLUE, MAN CALLED HORSE N°2, on nous a fait croire que ça se passait au Kentucky ou dans les rocheuses..
N'empêche quand je regarde "MAN WHITHOUT a STAR" qui est un petit budget (K.DOUGLAS dit à K.VIDOR qui ne voulait pas finir
le film " Allez King, on termine, c'est un petit western de rien du tout, pas DUEL IN THE SUN !) j'y crois de bout en bout..
Gare, mini ville de l'ouest, ranches, prairie sèche ou pas, même si les plans spectaculaires de "Stampede" sont des stock-shots
venus d'autres films.
Même quand le budget est là, il y a quelque chose qui me gène... Les américains aussi sont allé tourné à ALMERIA.. Quand il s'agit
d'un film d'aventure, de guerre (AMERE VICTOIRE de RAY, ENFANTS de SALAUDS de DE TOTH) j'y crois .Quand il s'agit d'un western
et il y en a un des bons tournés en Espagne (LES CENT FUSILS, VALDEZ, EL CONDOR, LES CHAROGNARDS, hum...) il y a quelque chose
qui me gêne et qui fait que je n'adhère qu'à moitié.
Je crois que tout est affaire de talent finalement, talent de celui qui dirige, ou produit (souvent en Amérique dans l'ancien système
des studios) de l'équipe des décorateurs, costumiers ect...ET du scénario...
Pour répondre à MUSSELSHEL, je crois, qui parlait d' Objet Cinématographique Non Identifié à propos de LEONE et de son CUVIW
Je ne vois que Monte HELLMAN qui lui réponde en tant que OCNI dans la production US.. Et à l'inverse de LEONE avec aussi peu
de moyens que l'autre en a.. Il part d'une histoire linéaire, la distord, se perd en route, en digression, rêve d'une paix pastorale
de sentiments impossibles et reviens in extrémis boucler ou pas son histoire initiale.
Monte HELLMAN, fauché, trouve le moyen de réaliser encore un western à l'économie en tournant à cinecitta , il embarque
PECKINPAH et Warren OATES sur le coup, et fout en l'air "CHINA 9, LIBERTY 36 en engageant comme vedette , un catastrophique
acteur italien Fabio TESTI parce qu'il a une vague ressemblance avec Sean CONNERY.
Pour clore (je crois qu'on en a pas encore fini entre W.européen et US) Momentanément disons.. Capitaux ou pas on peut parler
des Westerns français tournés aux US . LELOUCH (abominable navet dans lequel il engloutit J.CAAN, G.BUJOLD, J.WARREN faut le faire)
"BLUEBERRY" catastrophe absolue qui joue sur la notoriété de la BD et qui dégoute pour des années le public français du western
"Les DISPARUES" de R.HOWARD sur un sujet similaire se prend le contre-coup de plein fouet.
Pour clore disais-je, c'est LEONE lui-même qui nous donne ses réponses sur "son" western et sur le western US avec "Mon NOM
est PERSONNE" (Je dis peut-être une horreur mais VALERII n'est qu'un exécutant sur ce film, conçu voulu , produit et en partie, grande, petite?
réalisé par LEONE) PERSONNE est le W.Italien, FONDA est le W.US "Tu brilles comme un miroir de Bordel !".
On trouverai aussi le même genre de réflexion chez ceux qui nous donnerait de "l'authentique" à voir
WilliaM FRAKER dans "MONTE WALSH" fait débouler le jeunot SHORTY au grand galop dans la ville, il saute de cheval en plein
dérapage de sabots, rétablit son équilibre et envoie sa monture à l'écurie. Il s'adresse à L.MARVIN " Tu peux le faire MONTY ?"
MARVIN descend posément de cheval .. et lui dit "voilà!" .... Tu es descendu de cheval, moi aussi.. et PALANCE dit "On l'a tous fait SHORTY!"
Idem. "MAN WITHOUT A STAR" tu peux faire tourner le pistolet, avoir des crosses incrustée, des canons gravés.. Il faut le sortir vite
et le rentrer doucement..
Et je finis sur ma petite comparaison personnelle.. Il y a des caramels qui sont enveloppés dans du simple papier gommé d'un coté
pour pas que ça attache, il y en a avec deux papiers, d'autres avec du papier doré, d'autres avec des papillotes et du papier fantaisie
Mais ce qui compte, c'est si le bonbon est bon ou pas et de toutes façons, il vous collera aux dents....
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Personne » 17 févr. 2008 15:02

Et sinon as-tu aimé le film?
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Pike BISHOP » 17 févr. 2008 15:09

Bien sur, je l'ai dit plus haut, je le vois et le revois toujours avec plaisir..
Il y a FONDA (Dans quel film a-t-il été mauvais ? comédien veux-je dire .."WELCOME TO HARD TIMES"?)
ROBARDS, K.WYNN (rôle bien massacré) W.STOODE, J.ELAM ; L.STANDER et CLAUDIA !!!! Ahhh la CLAUDIA
de cette époque là ... :shock: :shock: :D
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar tepepa » 17 févr. 2008 15:21

Mais nondidiou, arrêtez de vous chamailler pour savoir qui est le plus authenique. Chaque époque a sa propre vision de l'authenticité. Aujourd'hui, le nec plus ultra de l'authenticité c'est Deadwood. Or un petit tour sur imdb, et on se rend compte que Deadwood est farci d'erreurs volontaires ou involontaires qui feront que cette authenticité là n'aura plus cours dans dix ans!
Jamais il ne me serait venu à l'idée de dire que Il était une fois dans l'ouest est un film crédible. Ne serait ce que la façon dont harmonica se débarasse des trois sbires en intro...

Mon analyse d'Il était une fois dans l'ouest est inexistante. L'authenticité ne m'intéresse pas, les emprunts/hommages au western américain ne m'intéressent pas. Il était une fois dans l'Ouest est un film hors du temps qui me transporte "ailleurs". J'ai découvert tous les Sergio Leone entre neuf et treize ans. Tous m'ont fait cet effet de me transporter "hors du temps" grâce à cette symbiose entre musique, lyrisme désenchanté, lenteur et déconstruction. Devenu adulte, j'ai pris plus de recul sur ses films qui me plaisent tojours autant mais dont je vois désormais les ficelles. Mais pas sur Il était une fois dans l'Ouest, ce film continue de me mettre "hors de moi" sans que je sache où je suis vraiment parti. C'est pour cette raison que je me sens incapable de disséquer quoi que ce soit sur le sujet.

N'appellez pas le SAMU, je reste sinon quelqu'un d'assez équilibré :num1

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar musselshell » 17 févr. 2008 15:54

tepepa a écrit :Mais nondidiou, arrêtez de vous chamailler pour savoir qui est le plus authenique. Chaque époque a sa propre vision de l'authenticité. Aujourd'hui, le nec plus ultra de l'authenticité c'est Deadwood. Or un petit tour sur imdb, et on se rend compte que Deadwood est farci d'erreurs volontaires ou involontaires qui feront que cette authenticité là n'aura plus cours dans dix ans!
Jamais il ne me serait venu à l'idée de dire que Il était une fois dans l'ouest est un film crédible. Ne serait ce que la façon dont harmonica se débarasse des trois sbires en intro...

Mon analyse d'Il était une fois dans l'ouest est inexistante. L'authenticité ne m'intéresse pas, les emprunts/hommages au western américain ne m'intéressent pas. Il était une fois dans l'Ouest est un film hors du temps qui me transporte "ailleurs". J'ai découvert tous les Sergio Leone entre neuf et treize ans. Tous m'ont fait cet effet de me transporter "hors du temps" grâce à cette symbiose entre musique, lyrisme désenchanté, lenteur et déconstruction. Devenu adulte, j'ai pris plus de recul sur ses films qui me plaisent tojours autant mais dont je vois désormais les ficelles. Mais pas sur Il était une fois dans l'Ouest, ce film continue de me mettre "hors de moi" sans que je sache où je suis vraiment parti. C'est pour cette raison que je me sens incapable de disséquer quoi que ce soit sur le sujet.

N'appellez pas le SAMU, je reste sinon quelqu'un d'assez équilibré :num1


Bien dit.
Cest pour çà que tu vas disséquer! :sm32:
Quand même.
J'ai tendance à croire que le débat sur l'authenticité (à tout ce qu'on voudra) tourne essentiellement autour de nos attentes, elles mêmes dépendantes de nos histoires et mythologies personnelles. Il y a donc un bon paquet d'authenticités inauthentiques ou d'inauthenticités authentiques...
Les miennes de mythologies: l'odeur de l'armoise sèche ds le Grand Bassin du Wyoming, les génévriers de l'Utah, les White Cliffs du haut Missouri, le ciel du Montana, la...Popo Agie ("I kind of want to see the Popo Agie again")...les nuages dans le ciel et leurs ombres sur (ce qui reste) de la "short grass prairie"...c'est pas exhaustif mais tout va ds le même sens.

Ca ne m'empêche pas d'être non seulement épaté par IEUFDLO, mais EMU...sniff. Quand l'art est là... :num1
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Breccio » 17 févr. 2008 19:14

tepepa a écrit :Mon analyse d'Il était une fois dans l'ouest est inexistante. L'authenticité ne m'intéresse pas, les emprunts/hommages au western américain ne m'intéressent pas. Il était une fois dans l'Ouest est un film hors du temps qui me transporte "ailleurs". J'ai découvert tous les Sergio Leone entre neuf et treize ans. Tous m'ont fait cet effet de me transporter "hors du temps" grâce à cette symbiose entre musique, lyrisme désenchanté, lenteur et déconstruction. Devenu adulte, j'ai pris plus de recul sur ses films qui me plaisent tojours autant mais dont je vois désormais les ficelles. Mais pas sur Il était une fois dans l'Ouest, ce film continue de me mettre "hors de moi" sans que je sache où je suis vraiment parti. C'est pour cette raison que je me sens incapable de disséquer quoi que ce soit sur le sujet.

En d'autres termes, l'émotion esthétique (indéniable pour ce film) est trop forte. Position légitime.
B
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar tepepa » 17 févr. 2008 19:36

Breccio a écrit :En d'autres termes, l'émotion esthétique (indéniable pour ce film) est trop forte. Position légitime.
B


Exactement. En outre, en disséquant le film, je prends le risque d'amoindrir cette émotion esthétique. Y a t-il quelque chose dans Il était une fois dans l'Ouest au-delà de cette émotion esthétique? Quand je vois le film, c'est évident. Malgré le caractère figé et axiomatique des personnages, je suis tellement pris au jeu que pour moi ce film va au delà du western, au dela du cinéma, il exprime quelque chose de très profond, mais je ne sais absolument pas dire quoi, tant je suis DANS le film. Mais si je me mets à disséquer, je prends le risque de tuer le plaisir en découvrant qu'il n'y a réellement rien derrière tout ça, du vide, de l'esbrouffe, de la maîtrise technique creuse, bref, ce qu'on reproche à Leone depuis des lustres. Donc je ne prends pas le risque, d'alleurs je ne devrais même pas lire ce sujet. Je ne veux pas que l'on me démontre que ce chef-d'oeuvre repose sur du vide intersidéral. Je pourrais chercher moi même à prouver qu'il y a bien quelque chose derrière ce film, mais que se passe t-il si je ne trouve rien? Mon échelle de valeur s'effondre (et cette fois, on peut appeller le SAMU :mrgreen: ), alors non merci! :D

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Fredge » 18 févr. 2008 7:46

tepepa a écrit :
Breccio a écrit :En d'autres termes, l'émotion esthétique (indéniable pour ce film) est trop forte. Position légitime.
B


Exactement. En outre, en disséquant le film, je prends le risque d'amoindrir cette émotion esthétique. Y a t-il quelque chose dans Il était une fois dans l'Ouest au-delà de cette émotion esthétique? Quand je vois le film, c'est évident. Malgré le caractère figé et axiomatique des personnages, je suis tellement pris au jeu que pour moi ce film va au delà du western, au dela du cinéma, il exprime quelque chose de très profond, mais je ne sais absolument pas dire quoi, tant je suis DANS le film. Mais si je me mets à disséquer, je prends le risque de tuer le plaisir en découvrant qu'il n'y a réellement rien derrière tout ça, du vide, de l'esbrouffe, de la maîtrise technique creuse, bref, ce qu'on reproche à Leone depuis des lustres. Donc je ne prends pas le risque, d'alleurs je ne devrais même pas lire ce sujet. Je ne veux pas que l'on me démontre que ce chef-d'oeuvre repose sur du vide intersidéral. Je pourrais chercher moi même à prouver qu'il y a bien quelque chose derrière ce film, mais que se passe t-il si je ne trouve rien? Mon échelle de valeur s'effondre (et cette fois, on peut appeller le SAMU :mrgreen: ), alors non merci! :D



Je te rejoins sur ce coup-là, Tep!

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Sylvie Wolfs » 18 févr. 2008 17:53

Sergio Leone a dit qu'il ne pouvait voir l'Amérique qu'à travers ses yeux d'Européens, et qu'il était à la fois fasciné et terrifié...
Je crois que ses films reflètent bien cette ambivalence.
Il était une fois dans l'ouest, pour moi, c'est avant tout un univers à part, une ambiance, une violence esthétique (sic), des personnages étranges, forts, mais en tt cas tellement filmés de façon "à part" . Je suis, moi même, fascinée et terrifiée, par la force de ses films, et de celui ci en particulier. Je ne sais pas quoi dire de plus ! Je n'ai pas votre science cinématographique messieurs (je ne suis qu'un pauvre femme lol). Je ne cherche pas trop à savoir comment ça fonctionne, mais ça fonctionne... C'est Beau tout simplement, et intolérable en même temps (cette famille massacrée du début). Je ne suis guère originale, mais voilà mon sentiment sur ce film.
Je voulais vous ajouter un petit slide show des images du films mais je n'y arrive pas ici !
:?
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Jean-Louis » 18 févr. 2008 18:13

Sylvie Wolfs a écrit :(je ne suis qu'un pauvre femme lol).


Mais si, mais si vous êtes à la Auteure ! :oops:


Oui Christiane j'arrive.....

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Jicarilla » 18 févr. 2008 19:09

Jean-Louis a écrit :
Sylvie Wolfs a écrit :(je ne suis qu'un pauvre femme lol).


Mais si, mais si vous êtes à la Auteure ! :oops:


Oui Christiane j'arrive.....


J'arrive j'arrive il faut le dire vite J. L. il falloir que tu ....Image
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Sylvie Wolfs » 18 févr. 2008 19:17

:num8
Je les mets TTOOUUUSSS dans ma poche lol ha ha ha !
Voici Mister Leone
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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Vixare » 22 févr. 2008 1:33

Personnellement j'ai finis de revoir IEUFDO ce matin et de lire tous vos messages à l'instant, c'est très intéressant et je me retrouve dans certains posts. L'impression après cette revision ? D'abord je crois que j'apprécie mieux aujourd'hui le film qu'il y a quelques années où j'étais vraiment obnubilé par les films de Ford, aujourd'hui j'arrive à m'ouvrir, un peu comme l’a fait Leone à sa manière et j'adopte un regard plus adulte ... " quel grand film " ! Quel grand film oui mais aussi qu'est ce qu'il m'énerve Leone :lol: Bon j'avoue aussi que, remonté par les 1ers messages de JL j'étais repartis d'un pas qui disait : " On va voir si c'est vraiment aussi authentique qu'ils le disent !" Bon après tant de pages, j'abandonne l'idée d'en parler davantage :mrgreen: J'ai par contre du mal à le voir comme un spaghetti, le spaghetti pour moi c'est un certains nombre de conventions ( un peu comme chez les US ) avec entre autres les personnages on ne peut plus cyniques, les histoires de Mexicains, Almeria, les méchants plus dégueulasses les uns que les autres, les sales gueules en veux-tu en voilà etc ... simplement là ça s'en détache, j'ai donc un problème quand je me demande de le "classer" dans mon esprit et c'est là qu'il me prend le chou le Leone :lol: La manière dont il met les Américains à ses pieds, outre le western. La manière qu'il a de s'approprier de manière hautaine les références à l'US en les déboussolant me met hors de moi mais ... d'un autre côté, c'est tellement bien fait ... La référence à McQueen par exemple à travers Woody Strode, il va jusqu'à lui refaire faire la même mimique du chapeau qui énervait tant Brynner quand Elam s'adresse au chef de guerre, et de telles références sont innombrables dans le film outre le coup de la Winsh sciée. La manière aussi dont il utilise Fonda par exemple, qui aurait imaginé voir Henry Fonda, ce grand cow-boy au regard clair, toujours du bon côté de la barrière exécuter un enfant de sang froid tel le plus grand des salauds ? La grue au dessus de la gare de Flag Stone, n'en parlons même pas :lol: Le duel de fin ? Aucun mot, rien du tout, simplement une magnifique tension qui se déploie, mais qui aurait osé avant cela montrer un duel sans aucune explication ? ( en plus coup de bol cool , Frank ne claque pas sur le moment ... et me dites pas qu'Harmonica a prit le temps de viser icongc1 )
J'avoue aussi que ce qui me fait bondir est aussi en partie ce qui me fait vraiment aimer ce film. A la manière de L'homme qui tua Liberty Valance, il se détache du reste et du spagh en l'occurence ... la qualité du film est impeccable, si ce n'est sur le côté de l'authenticité, il n'y a rien à dire, qu'à admirer.

Pour répondre à Sartana : T'es sur que le spagh Mysthifie l'ouest ? En grande majorité, j'en ai toujours pensé ( et je pense toujours ) le contraire :lol:
" Leboeuf j'te conseille de pas te trouver sur ma route ou tu t'rendras compte que j'suis pas encore fini et que j'ai encore une bonne dose de dynamite dans les poings !"

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Re: Il était une fois dans l'Ouest - C'era una volta il West - 1968 - Sergio Leone

Messagepar Sartana » 22 févr. 2008 8:29

Vixare a écrit :Pour répondre à Sartana : T'es sur que le spagh Mysthifie l'ouest ? En grande majorité, j'en ai toujours pensé ( et je pense toujours ) le contraire :lol:

Pour moi, le spaghetti mystifie l'ouest.Pourquoi ? Parce que mytifier c'est dans son sens premier "tromper avec des mensonges élaborés présentés avec une grande apparence de vérité" (Encarta). Or combien se sont trompés, en croyant à l'époque aller voir un western US et s'étant fait abuser par les photos d'exploitation et l'affiche du film ?
C'est une des meilleurs preuve que l'imitation a amené des confusions, et c'était là le but des italiens en américanisant leurs noms. Seuls les "initiés" savaient faire la différence.
De plus, dans les westerns spaghetti, avec internet et les bouquins sur le western ou l'ouest, on sait tous à quoi ressemble Almeria et on le distingue facilement du Colorado. Qui pouvait à coup sûr identifier le désert espagnol à l'époque ? Replaçons les choses dans leur contexte. De même un intérieur de saloon est un intérieur de saloon. Seul l'avènement de la vidéo (VHS ou DVD) permet de reconnaître des éléments de décors de films en films. À l'époque, qui y faisait attention à part une poignée de fans ?
Et c'était là le but des italiens : tromper l'amateur de western US pour qu'il voit aussi les westerns italiens. Les fans de spaghetti étaient déjà acquis, il fallait élargir la clientèle...
Commercial ? Bien sûr ? Cynique ? Oui. Authentique ? Autant que peut la simple "apparence" le permet. Pas plus, mais c'est déjà pas mal cool
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!



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