L'Homme aux colts d'or - Warlock - 1958 - Edward Dmytryk

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musselshell
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Messagepar musselshell » 20 mai 2007 8:53

Jicarilla a écrit ::applaudis_6: :lol: :applaudis_6: :lol: :applaudis_6: :lol:
Alors la MUSSELSHELL, MORTIMER et CARCASSE AND Co, je suis largué les westerners.
Lecture passionnante comme toujours, bonne continuation !.... je reviendrai plus tard pour m’abreuver de votre lecture
Pour l’instant, je vais faire un petit tour à cheval. (Celui prêté par JEAN-LOUIS :lol: :lol: :lol: :lol: )

Image


Superbe monture!!! C'est quelle marque? Sacré Jean-Louis, le plus bel haras du grand Sud-ouest!!!

Carcasse
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Messagepar Carcasse » 20 mai 2007 13:15

mortimer a écrit :un peu léger vos commentaires sur Blueberry les gars :wink: :mrgreen: enfin comme je suis fan de la BD moi aussi on dira que pour cette fois ça ira :lol:

Léger ? :shock:
Tu penses que ça méritait davantage de développement ?
mortimer a écrit :que pensez-vous maintenant de la question de l’homosexualité sous jacente dans ce film dont nous parlait Fa plus haut ?

L'homosexualité étant intraitable cinématographiquement à l'époque, nombre de livres de théoriciens du cinéma ont déclaré que des relations sous-jacentes étaient exprimées dans les films. Certains réalisateurs auraient même acquiescé, paraît-il... J'avoue qu'il y a des fois où je me pose des questions...

La relation Morgan Blaisedell est au reste assez trouble tellement ils semblent interdépendants. Morgan ne dit-il pas à Lily, pourtant la femme de sa vie " Si tu lui parles encore (à Blaisedell), je te tue ! "
Or, Morgan n'aime pas Lili, Il regrette de l'avoir perdu ; il se sens "dépossédé" et cela ravive son complexe d'infirmité.

Quant à "C'est la seule personne qui lorsqu'il me regarde, ne voit pas en moi un infirme", elle est sans doute vraie, comme est sans doute vraie la projection qu'il se fait dans l'image (et la légende) de Blaisedell : il assume le côté noir (le paria, le tenancier de bistrot, le serpent de Fort James) pour que Blaisdell reste sans tache.
Et ces hommes rencontrent chacun une femme, mais là où Lili passe après, Jessie passe avant et c'est la montée d'une crise de jalousie à laquelle nous allons assister...
Quand Morgan sera prêt à quitter la ville se sacrifiant pour Blaisedell, le regard de Lili lui fera comprendre : j'ai fait pire que le tuer ; je te l'ai enlevé. Morgan préférera la mort...

Blaisedell n'est pas cet homme qui fait face aux difficultés quoiqu'il arrive : c'est un ancien colonel qui se réfugie derrière les règles, une certaine routine. Il faut voir aussi le côté désabusé avec lequel il parle aux notables ; le raisonnement froid et logique lorsqu'il enjôle Jessie pendant le mariage comme le cynisme avec lequel il entame une conversation météorologique avec elle alors qu'il s'entraîne. Blaisedell, aime-t-il Jessie ou n'est-elle qu'une roue de secours, un moyen de sortir d'une vie qu'il sent arriver au bout ?
Il la quittera sans un regard. Bien sûr, il lui avait demandé de le suivre, mais il n'avait pas tellement insisté... Son départ est aussi une forme de suicide : jetant ses colts à crosse d'or, il a renoncé à la légende (les colts du dimanche : il retue ainsi Morgan) : il est redevenu un homme friable qui s'exposera aux tireurs dans le dos.

Bien sûr, nous sommes loin du Banni (the outlaw) de Howard Hughes où la sculpturale Jane Russel est livrée aux fantasmes des spectateurs (se couchant nue pour réchauffer un blessé qui s'en fiche, portant un soutien-gorge aérodynamique dessiné spécialement pour le film, attachée, les bras écartés, presqu'offerte, aux regards médusés), tandis que pour ceux qui font l'action, elle vaut moins qu'un cheval. Il faut voir aussi Pat Garret faisant une véritable scène de ménage à Doc Holliday quand il part avec Billy the Kid...
Mais bon, il semble aussi que le richissime Howard se soit autant intéressé à Jack qu'à Jane... :P

Aussi, dans l'homme aux colts d'or, je ne nie pas totalement un plausible message sous-jacent. Morgan est certes complexé, mais il est assez fort pour assumer son image sombre et, complètement manipulateur, tire les ficelles d'un Blaisedell qui n'est au départ qu'une marionnette en forme d'icône.

Et tous deux boivent souvent au long du film, même si c'est "un verre à la fois". Ils trinquent même dans leur chambre, car ils vivent ensemble - encore un côté ambivalent de leur relation - Blaisedell n'ira vraiment s'installer chez Jessie que lorsqu'il aura enfin compris que Morgan l'a manipulé, qu'il n'a pas respecté les sacro-saintes règles. C'est lorsqu'il l'aura perdu que ce dernier pètera les plombs et qu'il boira vraiment trop.
Pourtant, Blaisedell, quand il aura tué Morgan piquera à son tour une véritable crise de folie que ne justifie pas totalement le fait que son comparse, plus rapide, se soit suicidé en le laissant l'abattre...

Pas si simple, en fait. cool
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mortimer
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Messagepar mortimer » 20 mai 2007 14:49

Carcasse a écrit :
Tu penses que ça méritait davantage de développement ?


pour me convaincre oui ! :mrgreen:

mais l'essentiel n'est quand même pas là, j'avais surtout envie que d'autres viennent nous rejoindre sur ce débat :wink:

à ce sujet tu as remarqué sans doute que j'ai ensuite ouvert le débat sur le côté annonciateur du "spaghetti" précisément toujours dans le but de rallier d'autres amigos du forum à discuster avec nous autour de ce film. Allez les gars on attend vos commentaires ! :wink:

Carcasse a écrit :La relation Morgan Blaisedell est au reste assez trouble tellement ils semblent interdépendants. [..]Pas si simple, en fait. cool


pas si simple en effet :wink:

Carcasse
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Messagepar Carcasse » 20 mai 2007 15:12

mortimer a écrit :à ce sujet tu as remarqué sans doute que j'ai ensuite ouvert le débat sur le côté annonciateur du "spaghetti" précisément toujours dans le but de rallier d'autres amigos du forum à discuster avec nous autour de ce film. Allez les gars on attend vos commentaires ! :wink:
Effectivement, j'ai remarqué et je suis assez d'accord avec toi (d'autant qu'il se trouve que j'ai vu les deux Corbucci) et que le Blaisedell de Warlock, sa tenue, son regard (les fameux "yeux bleus innocents" d'Henry fonda dont parlait Leone) est assez annonciateur d'un mythique "Il était une fois dans l'Ouest".
Si tu ne l'as pas vu, jette également un œil sur "The Tin Star" où tu retrouveras sans doute des ambiances de ville (des regards jetés ou une relation intérieur/extérieur) qui te rappeleront sans doute aussi quelque chose.

Je n'en n'ai pas trop parlé pour laisser s'exprimer nos spaghett-men... cool
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Vixare
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Messagepar Vixare » 20 mai 2007 15:12

mortimer a écrit :
à ce sujet tu as remarqué sans doute que j'ai ensuite ouvert le débat sur le côté annonciateur du "spaghetti" précisément toujours dans le but de rallier d'autres amigos du forum à discuster avec nous autour de ce film. Allez les gars on attend vos commentaires ! :wink:



De mon côté, j'ai reprogrammé le film à lundi ou mardi soir et dés que j'aurais revu je rejoins le débat :wink: ( Avec ces révisions j'ai moins de temps de voir un film le soir :? mais j'y viendrai :D et je suis attentivement le déroulement du débat :wink: )
" Leboeuf j'te conseille de pas te trouver sur ma route ou tu t'rendras compte que j'suis pas encore fini et que j'ai encore une bonne dose de dynamite dans les poings !"

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Sartana
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Messagepar Sartana » 20 mai 2007 15:58

Vixare a écrit :De mon côté, j'ai reprogrammé le film à lundi ou mardi soir et dés que j'aurais revu je rejoins le débat :wink: ( Avec ces révisions j'ai moins de temps de voir un film le soir :? mais j'y viendrai :D et je suis attentivement le déroulement du débat :wink: )

+1 le film m'arrive jeudi ou vendredi, donc je n'interviendrais pas avant... Mais je reviendrais ! Surtout après le post de Mortimer :wink:
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

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musselshell
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Messagepar musselshell » 20 mai 2007 18:25

Carcasse a écrit
Pourtant, Blaisdell, quand il aura tué Morgan piquera à son tour une véritable crise de folie que ne justifie pas totalement le fait que son comparse, plus rapide, se soit suicidé en le laissant l'abattre...


Oui et non, non et oui...ces deux types sont "ensemble" depuis longtemps, et font un boulot qui soude (et dessoude j'ai pas pu m'en empêcher), mais pourquoi pas...mais alors très latente leur homosexualité: en un mot, je ne pense pas que Blaisdell couche avec Morgan. L'homosexualité dite latente, c'est de toutes façons une donnée bien courante dans le western, et dans une certaine littérature américaine, la plus "historiquement" fondatrice d'ailleurs (Huck et Jim chez Twain, Ismaël et Queequeg chez Melville, les héros de Fenimore Cooper, entre autres, et quand ce n'est pas un couple d'hommes, c'est le rêve d'une innocence éternelle, d'un monde sans femmes, d'un monde d'"avant" la sexualité...on trouve ça chez Hemingway, en creux, chez Faulkner (où la femme pervertit), chez Salinger...chez Hawks! Homosexualité latente Jim Deakins-Boone Caudill? :num1
Ce qui est sûr, c'est que si le côté, disons, "troublant", est assez poussé dans Warlock...il n'y a rien là d'étranger au genre, tant celui-ci, dès le départ (littéraire avant d'être cinématographique), entretient une relation avec l'innocence rêvée du monde...en lutte avec son contraire! Le grand Pavese n'était pas fasciné par une certaine littérature américaine pour rien!
Pas si simple, en effet.
De ttes façons, la sexualité, c'est un truc vachement compliqué! (non? :wink: ...ah bon :| )
:beer1: (plus simple)

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Jicarilla
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Messagepar Jicarilla » 20 mai 2007 19:40

mortimer a écrit:
que pensez-vous maintenant de la question de l’homosexualité sous jacente dans ce film dont nous parlait Fa plus haut ?


Bizarre pour moi je n’ai jamais pensé à quelconque amitié homo dans le film surtout en 1958 j’avais 15 ans.
Que se soit WARLOCK ou O. K. CORRAL mais à une vieille amitié comme on le voit pas mal dans les westerns.
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

http://western-mood.blogspot.fr/

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Messagepar Vixare » 20 mai 2007 19:46

Jicarilla a écrit :
mortimer a écrit:
que pensez-vous maintenant de la question de l’homosexualité sous jacente dans ce film dont nous parlait Fa plus haut ?


Bizarre pour moi je n’ai jamais pensé à quelconque amitié homo dans le film surtout en 1958 j’avais 15 ans.
Que se soit WARLOCK ou O. K. CORRAL mais à une vieille amitié comme on le voit pas mal dans les westerns.


Oui ça a été le cas aussi pour moi, c'est seulement en voyant les analyses que j'y réfléchis ...
" Leboeuf j'te conseille de pas te trouver sur ma route ou tu t'rendras compte que j'suis pas encore fini et que j'ai encore une bonne dose de dynamite dans les poings !"

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Messagepar Jicarilla » 20 mai 2007 20:05

Vixare a écrit :
Jicarilla a écrit :
mortimer a écrit:
que pensez-vous maintenant de la question de l’homosexualité sous jacente dans ce film dont nous parlait Fa plus haut ?


Bizarre pour moi je n’ai jamais pensé à quelconque amitié homo dans le film surtout en 1958 j’avais 15 ans.
Que se soit WARLOCK ou O. K. CORRAL mais à une vieille amitié comme on le voit pas mal dans les westerns.


Oui ça a été le cas aussi pour moi, c'est seulement en voyant les analyses que j'y réfléchis ...


:beer1: Je vois que je ne suis pas le seul :beer1:
:lol: :lol: Encore à les revoir aujourd’hui je ne réfléchi pas, cela ne m’effleure pas du tout l’esprit d’y penser.
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

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Messagepar mortimer » 20 mai 2007 20:10

Sartana a écrit :
Vixare a écrit :De mon côté, j'ai reprogrammé le film à lundi ou mardi soir et dés que j'aurais revu je rejoins le débat :wink: ( Avec ces révisions j'ai moins de temps de voir un film le soir :? mais j'y viendrai :D et je suis attentivement le déroulement du débat :wink: )

+1 le film m'arrive jeudi ou vendredi, donc je n'interviendrais pas avant... Mais je reviendrais ! Surtout après le post de Mortimer :wink:


:wink:

avec plaisir vixare et sartana
:beer1:

je rajoute un mot Carcasse à raison The tin Star est aussi un film intéressant par rapport à ce que nous disions plus haut :wink: je vous le conseille vivement si vous ne l'avez pas vu (là encore Fonda est impérial dans son rôle de chasseur de primes) mais bon je n'en raconte pas plus laissons la place aux spaghettis-men :D

quant à l'homosexualité je l'ai dit plus haut moi aussi j'y crois pas et pourtant j'ai tendance à tout remarquer (trop parfois si j'en crois les commentaires de musselshell :mrgreen: :beer1: ) mais là franchement ça ne me paraît pas flagrant :lol:

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tepepa
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Messagepar tepepa » 21 mai 2007 9:24

En ce qui concerne l'homosexualité latente, sous-jacente, implicite, je veux bien y croire, mais je ne pense pas que ce soit un thème majeur. Le film fonctionne tout aussi bien sur la base d'une simple amitié. Et même pas virile, pourquoi virile? L'amitié c'est l'amitié, pas besoin de rajouter de qualificatif. L'homosexualité, on peut la voir partout, entre Blaisdell et Morgan, entre Batman et Robin, entre Laurel et Hardy, entre le Schtroumphf grognon et le schtroumphf farceur... ça devient un gimmick tellement usé jusqu'à la corde d'aller chercher l'homosexualité pour donner un cachet "subversif" à un vieux film qu'on finit par ne plus y faire attention.

En ce qui concerne le style annonciateur du western spaghetti, je veux bien aussi, mais pas plus que "L'homme de l'Ouest", "Je suis un aventurier", "Rio Bravo", "Au nom de la loi", "Les sept mercenaires", "40 tueurs" et bien d'autres. Le western spaghetti a ses spécificités que l'on aime a mettre en avant (violence exacerbée, intrigues latines, sens du tragique) mais il ne faut pas oublier que le western italien est enraciné à 80% dans le western américain.

Ainsi dans la plupart des westerns américains on trouvera des scènes qui font penser ou qui sonnent comme du spaghetti: la balle dans la main de "l'homme des plaines" et le couteau dans la main de "Warlock", la winchester sciée dans "Au nom de la loi" et les colts d'or dans "Warlock", les longs manteaux dégoulinant de pluie dans "La poursuite infernale", la musique à la trompette dans "Rio Bravo" etc etc. Pour Warlock, Leone avait été impressionné de voir Henry Fonda maltraiter un infirme (le juge) et il a reproduit la scène dans "Il était une fois dans l'Ouest". Mais ça ne fait pas de Warlock un film plus annonciateur du western spaghetti que les autres.

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Messagepar Carcasse » 21 mai 2007 10:51

Doucement les boulets rouges...
Au niveau du thème de l'homosexualité sous-jacente d'un Warlock, je n'ai jamais écrit que c'était un thème majeur... Je n'ai pas même écrit que cela existait. J'ai seulement, suite à la question de mortimer sur les propos de fa, délivré une analyse des faits qui pourraient accréditer qu'il était possible que le réalisateur y ait glissé un clin d'œil...
Et je ne me suis pas mouillé dans l'histoire, parce que, si je me sens capable d'essayer de développer thèse et antithèse, il me semblerait par trop audacieux, voire prétentieux, d'en déduire toute synthèse. :D
Ce ne sont que de simples éléments de réflexion.

Quant au spaghetti, nul doute qu'il soit ancré dans le western américain, mais la balle dans la main de "l'Homme de la plaine", au contraire de Warlock, ne force pas le héros à se battre en mettant bien l'accent sur ce handicap (et la main bien plus sanguinolante de Marlon Brando dans "la vengeance aux deux visages" sera soignée et entraînée avant le combat).

Corbucci en fera quelques tonnes supplémentaires, mais le principe, la référence, me paraît trop évidente pour croire à la simple coïncidence (même si j'avoue qu'elle reste possible). Je n'y verrais d'ailleurs pas le moindre mal (je ne reprocherais quand même pas à ce réalisateur, que je n'aime pourtant pas trop, de posséder une culture cinématographique :P)...

En ce qui concerne Henry Fonda dans 'Il était une fois dans l'Ouest", c'est Leone lui-même qui expliquait ce choix par le décalage choquant qu'il trouvait dans le fait de voir ce personnage mythique aux yeux bleus innocents, abattre un enfant... Raison d'ailleurs d'un certain rejet que le film connût, de prime abord, aux Etats-Unis.
Feu Monsieur mon père avait bien été horrifié par le fait qu'il chiquât...
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Messagepar tepepa » 21 mai 2007 12:21

Point de boulet rouge ami Carcasse, tu n'étais pas visé. Le thème de l'homosexualité dans Warlock est développé sur la critique du film sur DVDClassik: (http://www.dvdclassik.com/Critiques/homme_aux_colts_d_or.htm). L'auteur semble d'ailleurs dire que cette relation homosexuelle a fait la réputation du film. C'est plus par rapport à cela que je réagissais.

L'influence sur Django, oui pourquoi pas...
...mais pas plus que L'homme de la plaine ou Je suis un aventurier... :mrgreen:
En fait le thème de la main blessée semble tellement omniprésent dans le western américain qu'il est bien difficile de dire quel film a pu influencer Corbucci :D. On retrouve même ça à la fin de Une balle signée X, avec le coup du marteau sur la main (tiens encore un truc digne du spagh!).

Et du coup ça me fait penser: je trouve un beau point commun entre Warlock et Une balle signée X: la ville de pleutres, l'ambiance de suspicion, le mercenaire qui fait peur à tout le monde...
Mais là ou Warlock se la pète un peu dans le registre "western intellectuel", adulte et tutti quanti, je me demande parfois si je ne préfère pas la simplicité et la légèreté de Une balle signée X

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Messagepar Carcasse » 21 mai 2007 15:18

tepepa a écrit :Le thème de l'homosexualité dans Warlock est développé sur la critique du film sur DVDClassik:

Je ne l'avais pas lue.
C'est désormais fait et ça me confirme dans mon opinion de ne pas trop m'attarder sur ces critiques de DVDClassik qui sont décidément trop péremptoires, à mon goût, cherchent à tout prix à démontrer et manquent singulièrement d'humour et de recul, hormis celles de certain spaghettophile, dont je me délecte, mais que je ne nommerai pas... cool
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