L'Homme aux colts d'or - Warlock - 1958 - Edward Dmytryk

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musselshell
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Messagepar musselshell » 15 mai 2007 8:09

Mortimer a écrit

L’idée de la démocratie américaine vu par Ford j’ai toujours trouvé ça très moralisateur, Dmytryk s’attache lui aussi dans Warlock à la défense des droits fondamentaux mais je trouve son message moins appuyé que ne le fait Ford par exemple dans l’homme qui tua Liberty Valance.


A partir de la deuxième moitié des années 50, ce que l'on a pu trouver moralisateur (je ne pense pas que le terme soit juste), agacant parce que systématique chez Ford (pour résumer, la foi en la démocratie américaine, le "consensus chantant"...) va passer de plus en plus au second plan. La foi laisse peu à peu place au décryptage des faux-semblants, à l'exploration des motivations inavouables, tant individuelles que collectives...de the Searchers à TMWSLV, en passant par Two Rode Together, Ford radiographie le mirage consensuel américain, alors qu'il en apparut un temps le chantre...Quel serait le message de TMWSLV? A fortiori le "message appuyé"? Sinon celui, non pas de la défense des droits fondamentaux (qu'il ne s'agit évidemment pas de renier), mais de la victoire, toujours, de l'humain, donc de l'alléatoire et du mensonge, des apparences sur la réalité, des illusions sur la vérité, avec le temps qui répare sans jamais réparer, puisqu'on ne revient jamais en arrière...Il y a là une richesse, une charge de vérité (de complexité) qui ne s'épuise pas...Elle était déjà là en 1946 dans My Darling Clementine, à la fois hymne à la civilisation et peinture d'individus qui ne sont rien d'autre que ça.
Maintenant le parallèle entre Blaisdell et Doniphon...tu as raison de dire que le geste de Fonda est éloquent: il laisse la place aux gardiens légaux de la cité (illustration de sa prise de conscience politique au sens le plus large) et épargne Widmark, qu'il a appris à estimer, qui lui a peut-être révélé le sens du juste...Chez Ford, c'est parce que c'est plus trivial que ça va plus loin: Doniphon tue Valance pour Hallie, et probablement parce qu'elle lui a demandé. La motivation amoureuse est plus forte que le code d'honneur, l'homme prend le dessus sur le héros, où à tout le moins, celui-ci demeurera dans l'ombre, pour y sombrer le temps qui lui reste à vivre...
L'éloquence de Ford va bien au delà de la problématique de la loi et de la façon dont elle peut se faire respecter, plus loin que la dichotomie (en est-ce une?) entre le mensonge ou la vérité...Le moralisateur dépasse la morale...
C'est quand même pas mal qu'on face le parallèle entre ces deux films. Je ne perd bien sûr pas de vue que Warlock est réalisé trois ans plus tôt...mais je n'envisage pas vraiment une influence sur le film de Ford... :num1

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mortimer
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Messagepar mortimer » 15 mai 2007 19:24

musselshell a écrit :Chez Ford, c'est une vision de cinéaste, de la poésie (à la fin âpre, désenchantée, "au delà" de la morale...) en images...C'est lui, le "Shakespeare du cinéma


Et pourtant c’est dans l’homme au colt d’or que l’on cite Shakespeare (Morgan dans la scène où il est ivre) :lol:


musselshell a écrit :C'est quand même pas mal qu'on face le parallèle entre ces deux films


J’adore l’homme qui tua liberty valance, c’est le plus beau film de Ford pour moi

:beer1:

musselshell a écrit : je n'envisage pas vraiment une influence sur le film de Ford...


Et pourtant c’est possible ! regarde il y a trop d’éléments qui se répondent dans les deux films : Le théme de l’obsession, de la culpabilité, la thématique de la légende même (avec Morgan qui voit Blaisdell comme une sorte de légende vivante) etc…

Bien sûr les deux films sont différents mais je suis certain que Ford a trouvé que bien des idées de Warlock pouvaient lui servir

musselshell a écrit :Je ne perd bien sûr pas de vue que Warlock est réalisé trois ans plus tôt


Dans ce cas à toi le mot de la fin ! :wink:

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Messagepar Carcasse » 16 mai 2007 22:01

C'est vrai qu'à priori la comparaison paraît tentante (et j'adore les deux films) : d'un côté la loi de la force et de l'autre la force (ou la faiblesse) de la loi.
Pourtant Blaisdell n'est pas Doniphon et Gannon n'est pas Stoddart.

Certes, on peut toujours y trouver quelques similitudes ; d'un côté, des hommes qui ne comptent que sur leur habileté aux armes dont le mode de vie s'avère en bout de course et de l'autre des plus faibles qui croient en la justice et qui représentent l'avenir de la civilisation.

Pourtant Doniphon est un homme du cru, un homme brut que personne ne commande. Blaisdell est un mercenaire raffiné entièrement manipulé par Morgan : c'est Lili qui va le réveiller avant même que Gannon l'impressionne, car on sent bien monter un peu de paternalisme puis comme du respect, voire de l'admiration, envers cet homme si banal et si courageux, mais nous pourrons en reparler...

Quant à Gannon, il n'est pas du tout le faible avocaillon venu de l'Est qui croit dur comme fer en la législation écrite. C'est un homme élevé en cowboy qui, au départ, fait partie du camp adverse bien que l'on sente plus qu'une réticence.
Johnny Gannon est un homme normal : il pourrait être vous ou moi. Il n'a rien de spécial. Il sait se servir d'une arme, mais comme tout le monde autour de lui : ce n'est pas un grand pistolero. C'est un homme de tous les jours qui va se dépasser pour se hausser au niveau des meilleurs.

Johnny Gannon va-t-il changer de camp au nom de la justice ?
Pas vraiment. Il va agir au nom d'une éthique.
Pour lui, la loi des cowboys de San Pablo était aussi bonne qu'une autre tant que le jeu était respecté et il ne l'est plus.
Son choix sera le fruit d'une réflexion et d'une évolution : celui d'un être complexe dont le parcours n'est pas épique, mais qui, petit à petit, va l'amener à choisir le camp de la Loi.

D'ailleurs, on sent sa gêne dès le début quand il essaie de parler à Abe. Puis il se soûle et dort quand les autres font la fête, il veut aller secourir le barbier, puis en route il va voir son chef et l'apostrophe violemment :
" Thomson n'avait aucune chance, n'est-ce pas ? [...] Quand donc Cabe et Benner devaient-ils lui tirer dans le dos, avant ou après qu'il dégaîne ? [...] Moi tout ce que je dis c'est que, pour gagner loyalement, faut être prêt à perdre aussi...

Johnny Gannon est le héros du rêve américain : un homme sans talent spécial qui, à force de courage et de volonté va arriver à son but.
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Messagepar mortimer » 16 mai 2007 22:38

Carcasse a écrit :
Certes, on peut toujours y trouver quelques similitudes .


c'est de cela dont je parlais car comme je l'ai dit plus haut (faut suivre un peu :mrgreen: ) les deux films sonts différents... mais quelques similitudes troublantes m'interpelle (il en va de même pour High Noon dont bien des éléments sont repris cette fois par warlock) allez ne me dis pas que tu n'y à pas pensé :wink:

:beer1:

quand on disséque on cherche jusqu'au plus petit détail :horse:

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Messagepar fa » 17 mai 2007 8:02

Les "ressemblances" avec High Noon me semblent en effet évidentes...

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Messagepar musselshell » 17 mai 2007 11:04

cool Bon, pour cette histoire de "ressemblance" entre Warlock et TMWSLV, puisque j'ai un peu lancé ça dès le premier post...je relativise. Qui est le "héros", s'il convient d'en définir un, est une question commune aux deux films...Premier et à mon avis principal point commun et de...comparaison. Même si bien sûr on en trouvera d'autres (la loi/la violence/la légitimité)...ce sont deux westerns! Warlock est un exercice réussi, parfois un peu maladroit, riche d'intentions. TMWSLV est un chef d'oeuvre, qui ne cesse de se ré-éclairer, à chaque fois différemment à mesure que le temps passe...Le temps, justement, étant un protagoniste fondamental chez Ford. Je persiste et signe: on est dans une autre dimension...

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Messagepar Carcasse » 17 mai 2007 11:54

mortimer a écrit :
Carcasse a écrit :
Certes, on peut toujours y trouver quelques similitudes .


c'est de cela dont je parlais car comme je l'ai dit plus haut (faut suivre un peu :mrgreen: ) les deux films sonts différents... mais quelques similitudes troublantes m'interpelle (il en va de même pour High Noon dont bien des éléments sont repris cette fois par warlock) allez ne me dis pas que tu n'y à pas pensé :wink:

:beer1:

quand on disséque on cherche jusqu'au plus petit détail :horse:


Mais c'est justement là où je ne suis plus d'accord...
Parce que des similitudes, on peut en trouver presque partout à partir du moment où l'on le veut vraiment.

Or, ce qui fait la force de High Noon, c'est son principe théatral avec sa règle des trois unités poussée à l'extrème. C'est une tragédie grecque où nous ne sommes pas de simples spectateurs de cinéma, mais où nous faisons directement partie de la ville, avec les autres citoyens-voyeurs, regardant Coop chercher désespérément de l'aide.

Warlock, c'est l'itinéraire intellectuel croisé de deux hommes radicalement différents. Un qui se pose des questions et l'autre qui ne s'en pose pas... Enfin, du moins au début ; il suffit de voir combien les premières interventions de Fonda sentent la routine.
Ces deux personnages vont évoluer pour s'affronter à la fin, mais cet affrontement est psychologique (un Blaisdell/Fonda ne saurait froidement rentrer en conflit contre la loi)... Les colts d'or qu'il jette à la fin sont "pour porter le dimanche", pas ceux du travail...
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Messagepar musselshell » 17 mai 2007 12:04

Carcasse a écrit
Mais c'est justement là où je ne suis plus d'accord...
Parce que des similitudes, on peut en trouver presque partout à partir du moment où l'on le veut vraiment.


Ben oui cool ...et ça peut avoir pour défaut d'encourager à mettre sur un même plan des choses TRES differentes...

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Messagepar mortimer » 17 mai 2007 22:26

Carcasse a écrit :«des similitudes, on peut en trouver presque partout à partir du moment où on le veut vraiment »



Certes et le pire c’est que l’inverse est tout aussi vrai, on peut aussi trouver des similitudes nulle part à partir du moment où on le veut vraiment :wink:

Bon laissons de côté ce genre de formule stérile :beer1: et prenons des exemples concrets pour mieux voir si la comparaison est possible, je te cite :


Carcasse a écrit :
Or, ce qui fait la force de High Noon, c'est son principe théatral avec sa règle des trois unités poussée à l'extrème. C'est une tragédie grecque où nous ne sommes pas de simples spectateurs de cinéma, mais où nous faisons directement partie de la ville, avec les autres citoyens-voyeurs, regardant Coop chercher désespérément de l'aide.




maintenant si l’on regarde par exemple le passage avec le shérif au début de warlock dis moi ou est la différence : même étirement du temps, même cadrage (il manque juste l’horloge et encore le shérif fixe intensément le mur) même attitude dans l’espoir de trouver de l’aide auprès des autres avec en toile de fond des citoyens qui assistent de loin avec crainte ou dégoût à la scène. Alors bien sûr Warlock n’est pas High Noon, bien sûr c’est une scéne classique de western (mais devenue classique grâce à High noon justement) mais tout de même comment ne pas penser au film de Fred Zinnemann en regardant ça. Ajoute en plus l’expérience, différente, mais douloureuse du maccarthysme pour les deux réalisateurs, comment ne pas s’interroger ensuite ?

à toi de me convaincre amigo qu'il n'y a pas d'influence possible, auquel cas je changerai ma vision sur le film (comme je l'ai fait pour le western spaghetti) mais là j'avoue que je ne suis pas convaincu :lol:

:beer1:

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Messagepar musselshell » 18 mai 2007 7:15

Il serait absurde de dire qu'il n'y a "pas d'influence possible"! Il va de soi qu'un cinéaste puisse connaitre d'autres oeuvres que la sienne propre, et qu'un jeu d'emprunts (parfois voulus, parfois moins)puisse être à l'oeuvre...mais ceci est de tout temps, et ne concerne pas que le cinéma...Le shériff au début de Warlock, le filmage en temps réel peuvent effectivement renvoyer à High Noon...mais là où Dmytryk consacre dix minutes, Zinneman construit quant à lui tout un film...Dramatiquement parlant, il était d'ailleurs difficile de montrer ça autrement: le courage, la peur, la lâcheté de la collectivité...Il fallait planter le décor, plonger dans une atmosphère, faire un état des lieux. Alors ces dix minutes, telles qu'elles sont mises en scène, illustrent une logique narrative propre à exposer ce qui le sera par la suite...sans qu'il soit forcément nécessaire de se creuser la tête sur l'influence de Zinneman...sans que ce soit complètement interdit non plus...Il y aura toujours des "similitudes", ce qui est interessant, c'est de cibler ce qui, au bout du compte, rend tel ou tel objet unique...

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Messagepar Carcasse » 18 mai 2007 12:16

Sans compter qu'il y a une énorme différence.
Là où le Cooper de High Noon attend de l'aide et se sait naturellement sûr d'en trouver, le Thomson de Warlock sait qu'il sera seul. Et même quand un courageux lui propose son soutien, il lui répond :
"Cette ville n'a peut-être pas besoin d'un shérif, mais elle a sûrement besoin d'un pompier."

Au reste, dans la structure de leur scénario, les deux films sont diamétralement opposés.
Dans High Noon, on trouve un shérif qui à toujours été soutenu par sa ville et cette ville va peu à peu le lâcher. Il partira dégoûté (la fameuse étoile jetée à terre qui avait tant déplu à l'ami John Wayne)...
Dans Warlock, le shérif se sait d'ores et déjà abandonné de tous et il s'enfuit. Devant le courage et la tenacité du nouveau shérif, la ville se relèvera pour lui venir en aide. Il restera en héros...

Alors bien sûr, nier des influences serait ridicule, quand bien même ces plans sont des classiques du western de l'époque à l'aune duquel tous ces réalisateurs ont été élevés, mais le début de Warlock me rappelle davantage celui de l'Homme à l'étoile d'argent (qui part après dans le pur Rio Bravo) que celui de High Noon... :mrgreen:
Modifié en dernier par Carcasse le 19 mai 2007 10:28, modifié 2 fois.
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Messagepar musselshell » 18 mai 2007 13:13

Tiens c'est vrai ça...je n'y avais pas songé. Ah...les vieux Blueb! :num1
Tiens, je viens de découvrir le site "officiel" de la série...très beau...

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Messagepar mortimer » 20 mai 2007 1:27

un peu léger vos commentaires sur Blueberry les gars :wink: :mrgreen: enfin comme je suis fan de la BD moi aussi on dira que pour cette fois ça ira :lol:

que pensez-vous maintenant de la question de l’homosexualité sous jacente dans ce film dont nous parlait Fa plus haut ?

une phrase du film me fait beaucoup réfléchir :

"the only person who looked at me and didn't see a cripple."

Pour moi Morgan est plutôt un pauvre type qui traîne, en raison de son handicap, une existence de misère et il voit en Blaisdell celui qu’il aurait pu être s’il avait été davantage favorisé par la nature et s'il avait eu plus de volonté. Il est un peu le mauvais génie de Blaisdell, son reflet négatif et lorsque une femme arrive et menace d'orienter Blaisdell sur une autre voie que celle de la noirceur que prêche Morgan par dépit de la vie, il ne pourra souffrir de voir lui échapper celui qui lui permet d'oublier qu'il n'est qu'un raté non point parce qu'il est handicapé mais parce qu'il à choisi de gâcher sa vie (il suffit de le voir boire pour comprendre combien il manque de force et de caractére par rapport à un type comme Blaisdell qui lui fait face aux difficultés quoiqu'il arrive).

En plus cet handicap et le côté joueur de Morgan m’évoque plutôt le type de rapport qui existe entre Doc Halliday et wyatt Earp qu’une quelconque homosexualité. Douglas se comporte de façon odieuse envers Kate car au fond il ne supporte pas l'image que Kate lui renvoit, il sera fidéle à Earp en qui il trouve une raison d'exister à nouveau. Morgan trouve en Blaisdell une personne qui le considére comme l'égal de lui-même c'est pour cela qu'il est si fier d'être aux côtés de Blaisdell

Vous en pensez quoi ?

Par là même occasion cette question est en fait un prétexte pour réfléchir aussi sur le côté « moderne » de ce film dont on sait qu’il plait énormément aux amateurs de spaghettis

Alors warlock annonciateur du western spaghetti ? vous y croyez ? en quoi d’après vous ? :roll: :lol:

Sergio Corbucci à sans doute été impressionné par la fin du film avec johnny gannon et cela lui est resté en mémoire car il nous refera le coup deux fois du pistolero blessé aux mains et résolu malgré tout à se battre dans un ultime gunfight (django et le grand silence).Sergio Leone disait lui que Warlock était un des westerns qui l’avait le plus inspiré (Fonda tout de noir vêtu et implacable évoque, dans la silhouette du moins, le personnage d’il était une fois dans l’ouest). Et puis il y à les colts d’or : le genre de trouvaille typique des westerns spaghettis :P , sans parler de la façon de rendre service aux autres qui se négocie en monnaie sonnante et trébuchante pour la somme ronflante de 400 dollars, un marshall pour le moins curieux donc dans l'univers du western des années 50 mais nullement surprenant pour les amateurs de spaghettis :mrgreen:

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Jicarilla
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Messagepar Jicarilla » 20 mai 2007 8:12

:applaudis_6: :lol: :applaudis_6: :lol: :applaudis_6: :lol:
Alors la MUSSELSHELL, MORTIMER et CARCASSE AND Co, je suis largué les westerners.
Lecture passionnante comme toujours, bonne continuation !.... je reviendrai plus tard pour m’abreuver de votre lecture
Pour l’instant, je vais faire un petit tour à cheval. (Celui prêté par JEAN-LOUIS :lol: :lol: :lol: :lol: )

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Messagepar musselshell » 20 mai 2007 8:39

On ouvrira un post permanent sur Mike Steve Donovan. cool
Il allait de soi que le film susciterait pas mal de commentaires sur l'homosexualité latente soi disant à l'oeuvre ds le rapport Morgan-Blaisdell...Je crois que ton point de vue là dessus est le bon. Morgan existe à travers Blaisdell, est méprisé par une femme qu'il a aimé...ce qui ne le laisse pas indifférent, loin de là...Ceci dit, c'est l'expression d'"homosexualité latente" qui fait problème! On a tellement entendu ça que ça ne veux en fait pas dire grand chose...Ce qui existe entre ces deux là est trouble (malsain?) car ils sont totalement dépendants l'un de l'autre, Blaisdell pour faire son boulot, Morgan pour se sentir exister, pour être un homme à la hauteur de tous les autres, et même "ailleurs", au dessus des autres, un seigneur sans contingences. Quand il provoque Blaisdell, c'est en lui disant "je ne te l'ai jamais dit, mais je suis meilleur que toi"...Et il fait deux choses: il le prouve et se suicide ds le même mouvement...S'il avait tiré dix centimètres plus bas, il tuait Blaisdell. Morgan aurait pu être le seigneur, mais a décidé de laisser le rôle à Blaisdell...
Warlock annonciateur du western spaghetti? Pourquoi pas...mais pas plus que Vera Cruz, One Eyed Jack...voire Man of the West!
La main blessée qui doit à tous prix servir: le plus beau reste Jimmy Stewart arrachant rageusement ses pansements dans sa cabane, devant la caméra d'Anthony Mann...The Far Country, quintessentiel (bon, c'est vrai, c'est une blessure à l'épaule...alors the Man from Laramie, là c'est une p....n de blessure à la main!) :wink:


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