Le Cavalier du Désert - The Westerner - 1940 - William Wyler (Le débat)

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Carcasse
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Messagepar Carcasse » 08 juin 2006 13:33

Personne a écrit :musselshell+Personne+regis qui ont aimés, Carcasse avis mitigé pour resumer! C'est ça?

Je n'ai pas écrit "avis", mais "sentiments" mitigés...
Non mais ! :mrgreen:
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Messagepar Personne » 08 juin 2006 19:13

Carcasse a écrit :
Personne a écrit :musselshell+Personne+regis qui ont aimés, Carcasse avis mitigé pour resumer! C'est ça?

Je n'ai pas écrit "avis", mais "sentiments" mitigés...
Non mais ! :mrgreen:


Ah désolé, c'est vrai que l'on ne doit pas joué avec les sentiments! :lol:
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musselshell
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Messagepar musselshell » 08 juin 2006 20:37

Carcasse, en matière d'art, éprouve d'abord, analyse ensuite, mélange tout ça, et émet ensuite un AVIS. Il a d'ailleurs raison, c'est la seule façon de faire...
SENTIMENTS, qu'il a dit, non mais... :beer1:
Bon, toute blague à part, on est quatre à avoir dit quelque chose (allez...cinq!), allez! allez!
J'en kôzerai, moua, du Dernier face à face! (et même pas forcément en mal).

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Jicarilla
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Messagepar Jicarilla » 09 juin 2006 8:30

:oops: :oops: HELLO WESTERNERS :oops: :oops:

Il faut que je le regarde un de ce jour pas vu depuis quelques années ,des souvenirs vagues à mon age en oubli vite.Vous savez les neurones ils font vites.....

:oops: et comme on dit "SO FAR SO LONG" :lol: :lol:
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Sartana
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Messagepar Sartana » 13 juin 2006 14:32

Tout d'abord, je suis le 1er spaghettophile à donner mon avis sur ce film je crois, alors soyez indulgent cool
J'ai vu ce film, et je l'ai trouvé disons... sympathique. Sans crier au chef-d'œuvre, sans nier non plus qu'il possède des défauts,on peut dire qu'il a le mérite de sortir du lot des westerns qui sortaient à l'époque.
L'histoire reprend des personnages historiques (ça marchait pas mal dans le cinéma hollywoodien), et incorpore un cow-boy et une guerre entre fermiers et éleveurs.

Tout d'abord, on nous présente les différentes facettes de Roy Bean (il fait pendre, mais se révèle sympathique autour d'un bon verre, et même drôle, notamment lorsqu'il fait sortir de son bar un gars qui n'aime pas Lily Langtry!). Puis, on comprend que cette facette n'est pas la seule, il est aussi un juge légèrement de partie pris (celui des éleveurs) et en viendra même à commettre un incendie pour chasser les fermiers. Ce sont ces différentes palettes du personnage de Roy Bean qui font que l'on évolue tantôt dans l'humour de bistrot, tantôt dans le dramatique voire dans le tragique.
Viens ensuite le personnage de Gary Cooper, un cowboy solitaire attaché à ses grands espaces (mais tolérant quand même : il est pour une conciliation entre éleveurs et colons). Il est lui aussi sympathique en apparence mais se révèle tout de même manipulateur : voir la façon dont il se joue de l'amour que lui porte la fermière (le coup de la mèche), ou dont il manipule Bean avec le "bateau" sur Lily Langtry (il s'en sert pour se tirer d'affaire puis pour faire faire ce qu'il veut au juge).
Enfin, la bonne fermière qui veut une maison, avec des cultures de maïs et veut faire rester le cowboy solitaire avec elle.

La réalisation est assez soignée, on a droit a de beaux plans comme celui où Cooper part pour fort Grant et où l'on voit au 1er plan le juge qui reste serein et regarde le cowboy partir... L'émotion est là elle aussi lorsque Bean mourant est porté par Cooper pour aller voir Lily Langtry et que le juge insiste pour marcher seul jusqu'à la loge. Petit coup de gueule au passage, et ça n'engage que moi, je signale que les américains sont indécrottables car on a une fois de plus droit, à la fin, au malheureusement classique "Regarde comme il est beau mon Texas", avec Gary Cooper qui embrasse sa jolie partenaire : on aurait pu s'en passer... enfin...
La musique ne m'a pas marquée, elle est comme celle de tous les westerns de 1940, elle ne se démarque pas spécialement. Mention à Walter Brennan qui s'en tire plutôt bien dans le rôle de Bean mi-méchant/mi-gentil, et au décorateur qui s'est visiblement fait plaisir à construire le saloon-tribunal (voir par exemple la salle de délibération du jury et sa pancarte double-face :wink: ).
Pour résumé et conclure, un film original, avec une grande place accordée au développement de la psychologie des personnages et à l'humour, et une bonne réalisation, bref : un bon petit film avec quelques défauts.

PS : désolé pour la tartine mais faut savoir ce qu'on veut :D.
"Il suffit de franchir les limites de la violence individuelle qui est criminelle,
pour atteindre la violence de masse qui... qui fait l'histoire..." Brad Fletcher dans Le dernier face à face
Personne a écrit :Sartana, tu as un coeur de pierre!

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Messagepar Personne » 13 juin 2006 15:23

Sartana a écrit :Pour résumé et conclure, un film original, avec une grande place accordée au développement de la psychologie des personnages et à l'humour, et une bonne réalisation, bref : un bon petit film avec quelques défauts.


:applaudis_6: Bravo pour l'effort, qui vallait visiblement la peine et pour la tartine! :D
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Carcasse
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Messagepar Carcasse » 14 juin 2006 13:34

Pour une fois, c'est moi qui vais être laconique. :mrgreen:
J'ai beau y réfléchir, je ne trouve pas grand-chose à dire sur ce film.

Il y a dans ce film, des choses que j'adore. Le début (avec le juge, puis avec le cowboy), avant toutes choses. Début qui ne plaira pas à tout le monde parce qu'il est extrèmement lent. Ces personnages prennent leur temps (je pense justement que cela ne devrait pas déranger les amateurs de spaghettis) et ça accentue le scénario humoristique. J'aime beaucoup les relations entre Coop et Brennan qui sont aussi savoureuses dans la complicité que dans l'opposition. J'aime beaucoup cet incendie traité et filmé avec maestria.

Du côté des fermiers, ça se passe moins bien. Tous ces personnages sont trop prévisibles. J'aurais pratiquement pu expliquer ce qui allait arriver aux 3 personnages, sitôt que Coop entre dans leur maison.
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tepepa
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Messagepar tepepa » 23 juin 2006 19:25

Je vous mets ici ma critique dvdramienne car je n'ai pas trop le temps de détailler plus en... détails. :( Je me rends compte qu'elle reprend tout ce qui a déja été dis plus haut, mais tant pis.
Et merci Carcasse!! :D :D :D :D :D :D

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Cole Hardin (Gary Cooper) ne ressemble pas vraiment à un voleur de chevaux. Pourtant c’est pour ce crime que le juge Roy Bean, le fameux juge qui proclamait sa loi à l’ouest du Pecos, veut le faire pendre illico presto tournicoti tournicota. Hardin s’en sort avec du culot et de l’humour, et devient plus ou moins malgré lui attaché à ce vieux juge fantasque. Hardin voudrait bien reprendre son vagabondage insouciant, mais sa rencontre avec des fermiers qui se battent contre les éleveurs (soutenus par le juge), va lui redonner un petit peu de sens moral.

Le cavalier du désert est un grand petit western, servi par une excellente distribution, un humour toujours présent, un certain sens du spectaculaire, et une réalisation qui paraît assez moderne. Le film vaut avant tout par le personnage du juge Roy Bean, faux juge ayant réellement existé, qui tient séance dans son saloon, fait prêter serment sur une bible et un revolver, compose un jury qui part jouer au poker dans l’arrière salle au lieu de discuter du prévenu, et donne des amendes à ceux qui ne consomment pas d’alcool. Le juge Roy Bean est joué avec une sensibilité touchante par Walter Brennan (le petit vieux dans Rio Bravo), qui navigue parfaitement entre hypocrisie ridicule, violence envers les fermiers et naïveté émouvante dans son improbable dévotion pour l’actrice de théâtre Lily Langtry (elle aussi, ayant réellement existé). Impossible de complètement détester ce bon vieux juge quand il renvoie un pauvre ahuri qui a eu l’occasion de rencontrer Lily Langtry un beau jour de sa vie et qui n’y a pas prêté attention. Impossible de vraiment l’aimer non plus quand il fait pendre un fermier coupable d’avoir abattu une vache. Roy Bean est ambigu, et cela sert le film. Cole Hardin, joué par Gary Cooper, est un peu plus droit dans ses bottes, c’est lui le héros. Pourtant, ses motivations sont troubles, il est un vagabond à cheval (riding bum), et tout ce qui l’intéresse de prime abord, est de sauver sa peau. Plus tard, il refuse de l’aide aux fermiers qui manquent cruellement de bras, et quand le juge risque de se faire tuer, Hardin tente de jouer les médiateurs. Hardin ne sait pas choisir son camp, et la duplicité avec laquelle il se joue de l’amour de la jolie fermière pour lui obtenir une mèche de cheveux (afin de faire croire au juge qu’elle appartient à Lily Langtry) en fait un personnage au capital sympathie pas si positif que ça. Il faudra un bel incendie de maïs, commandité par le juge Roy Bean, pour que Hardin retrouve le sens de la justice hollywoodienne tel qu’on l’attend d’un héros à la Gary Cooper.
On tangue ainsi entre plusieurs personnalités, tout comme le film hésite entre la comédie et le tragique, entre la farce et le pathétique flamboyant. Le jugement de Cole Hardin, bien que tendu, est très drôle à partir du moment où l’on comprend comment Hardin va ruser pour s’en sortir. Les scènes de comédie pure (le réveil dans le taudis du juge, la mèche de cheveux « volée » à la fermière, la délicatesse exagérée avec laquelle le juge récupère cette mèche) contraste avec une violence assez crue (la pendaison initiale) et l’incendie spectaculaire du maïs et des maisons des fermiers. Cette séquence magnifiquement photographiée, assez proche des films catastrophes de l’époque (par exemple San Francisco) permet d’asseoir définitivement le coté sérieux du film de Wyler, il donne l’occasion au spectateur de trancher, en même temps que Hardin, le dernier petit cordon de sympathie qui le relie encore au juge Roy Bean. Et pourtant, pourtant, lors de l’ultime scène dans le théâtre, Walter Brennan parvient à nouveau à émouvoir à la fois le spectateur et Cole Hardin, interprétant ainsi un rôle extrêmement riche, très loin des archétypes manichéens que les sots reprochent toujours au westerns de l’âge d’or. C’est à la fin du film que l’on découvre que la véritable star du film est bien Walter Brennan, qui gagna d’ailleurs l’Oscar du meilleur second rôle, quand on aurait dû lui attribuer celui de meilleur premier rôle.
Quand aux fermiers, ils représentent ici le progrès sur l’élevage, ils sont l’avancement de la civilisation. Leur marche forcée hors de leurs terres et certains plans contemplatifs sur les champs de maïs ne sont pas sans rappeler le lyrisme « révolutionnaire » des Raisins de la colère. Même si vous vous débarrassez de nous, d’autres viendront encore et encore, dit en substance la fermière (Doris Davenport) au juge Roy Bean. La photographie particulière des plans concernant les fermiers est signée Gregg Toland, qui travailla d’ailleurs la même année sur Les Raisins de la Colère. Comme quoi…
Tout ceci donne un film riche et assez curieux, mais pas ennuyeux une seconde. Un bon petit fleuron du western classique, mais pas si classique que ça !

Jean-Louis
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Messagepar Jean-Louis » 28 juin 2006 9:46

:( Le cavalier du désert, un Western important dans l'histoire de notre genre favori.
C'est l'un des premiers "sur-western", le film repose sur la psychologie des personnages.

D'abord celle du "juge" Roy Bean, jubilatoirement interprété par Walter Brennan.
Complètement omnubilé par la vénération idolâtre qu'il porte à l'actrice Lily Langtry, dont il
a réuni toutes les représentations.
Il est multi-cartes le bougre : juge, boureau, tenancier de saloon,
propriétaire de bétail et accessoirement chef de gang, la bande qui gravite autour de lui semble
plus composée d'hommes de mains que de simples cow-boys.
Le juge ancien combattant sudiste est très attaché à son passé militaire, son désir est d'être enterré
en uniforme, le sabre au côté.
C'est en uniforme qu'il va à la rencontre de Lily et de la Mort.
Cet homme a plusieurs facettes, c'est vrai mais deux points m'ont marqués (points et non poings) :
l'As que Cole sort de la manche du juge lors de leur difficile réveil et surtout révélateur de son absence
totale de scrupule la façon dont lancé au galop, il piétine le cimetière lorsqu'il poursuit Cole.

Cole Harden, Gary Cooper, le sympathique Cole, le chevalier blanc n'est pas si blanc que ça, il faut voir comment
benoitement il rentre dans le jeu de Roy Bean, pour sauver sa peau certes, mais surtout c'est par
rouerie qu'il extorque à la belle Jane Ellen sa mèche,
Cole faux voleur de chevaux mais vrai voleur de cheveux.

La scène des ciseaux, comme d'ailleurs celle du cheval dans le saloon semblent sorties d'un numéro de cirque.

Le mélange des genres à ce point me gêne, je vous l'avoue ce n'est pas ce film qui fait que je suis là,
sur ce forum Westerner, à apporter ma contribution. :(

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Sentenza
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Messagepar Sentenza » 28 juin 2006 12:50

je l'ai vu il y a pas très longtemps et je l'ai pas sous la main je vais essayer de faire un speech selon mes souvenirs
même si j'ai pas grand chose à dire sur ce film (et je suis pas très fortiche en analyse ^^à part pour des films qui m'ont vraiment marqué)

le film lui-même je l'ai trouvé un peu trop mou,
je trouve Gary Cooper un peu froid, un peu distant (dans presque tous ses rôles d'ailleurs à part un ou deux films genre Sérénade à trois ou Vera Cruz je dis ça je suis loin d'avoir vu tous ses films aussi :oops: )
il campe un perso pas tellement sympathique qui abuse de la crédulité de la fille pour s'en sortir

Walter Brennan je trouve qu'il joue bien mais qu'il colle pas trop au rôle, c'est une impression comme ça parce qu'il joue très bien en plus, émouvant parfois (scène au théâtre) mais c'est quand il est plus cruel que je le trouve pas trop à sa place

la spécificité du film réside dans 2 thèmes : le fanatisme du juge pour l'actrice et cette parodie de justice qu'il applique (on en trouve d'autres bien sur) ceux deux thème apportent le côté contradictoire du personnage
qu'on peut trouver très attachant par moments et détestable d'autres fois (quand il joue au juge)
"dans le fond de quoi l'homme a t'il besoin réellement? rien que d'un bon café et d'un peu de tabac...." -Johnny Guitar-
"je connais deux choses plus belles qu'un revolver : une montre suisse et une femme de n'importe où" -La rivière rouge-


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