Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

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Juh
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Juh » 08 déc. 2011 5:51

Ben oui, mais dans un sens, un forum qui ne discute pas, il sert à quoi ? Dire qu'on a aimé le film ou pas, ça va aller vite. Un western, qu'on le veuille ou non, c'est une sorte de littérature : un récit, des thèmes traités d'une manière ou d'une autre, une façon de voir le monde et les hommes, un style, des intentions esthétiques et autres...D'ailleurs, la plupart des westerns sont d'abord des scénarios, donc des sortes de romans, et en plus souvent adaptés d'oeuvres littéraires( destinées à un très large public). Pourquoi donner un sens péjoratif à littérature ? Franchement, s'il n'y a rien à dire et à penser des westerns, il serait temps de se demander ce qu'on fait tous là .

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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Pike BISHOP » 08 déc. 2011 6:30

Tu as tout à fait raison et encore je te prie de m'excuser d'avoir attaqué de façon abrupte sur "Baroque"...
Que tu penses qu'il y ait du baroque sur "GARDEN OF EVIL" est tout à fait légitime et tu expliques pourquoi...
L'autre piste est "WESTERN CHRETIEN"...HATHAWAY a de constantes références à la religion dans ses oeuvres
(LA FUREUR des HOMMES, NEVADA SMITH....)..
Le problème ne vient pas de toi...Tu as dit "Baroque"...Tu aurais dit "Casserole"...Un autre qui est plutôt
néophyte en matière de western aurait commencé à te faire des pages sur l'étamage des casseroles, aurait
cherché toutes les références dans les cahiers du cinéma pour voir si un critique éclairé a déjà donné son avis
sur les casseroles, puis aurait pensé au supplice des casseroles quand elles vont au feu et savoir si à ce moment
là elles écoutent du STAUKAUSEN ou lisent du KIERKEGAARD, tout ça développé dans des pages de dissertation
(plutôt que de "littérature") totalement absconse pour plus de 90% du forum..Et un autre se voulant aussi
intelligent partira sur un délire semblable ou fera un parallèle avec les poiles téfal, dans une prose guère plus compréhensible...
Voilà ce que je voulais que nous évitions..En plombant un sujet dès le départ et en partant dans tous les sens
on fait comme pour les derniers mois..On ne finit par rien dire sur le film ,sur le réalisateur..Sur les comédiens..
Leur carrières ,leurs parcours...Le mois dernier..Le film entier s'expliquait par le parcours de DOUGLAS...
On était sur quelque autre n'importe quoi...
Je l'ai dit maladroitement, et encore une fois, tu l'as pris pour toi seul, mais on est plusieurs à se laisser prendre
à trop négliger le sujet et on se coupe d'énormément (du moins quelques autres) forumeurs qui aimeraient bien
participer, mais qui renoncent dès qu'ils voient dans quelles impasses partent les débats...
Du moins c'est ce qu'ils m'ont dit en SP et téléphone, même s'ils l'expriment plus diplomatiquement
sur le forum... Et moi aussi, en ce moment, dès que je vois une page de laïus hors sujet, j'ai l'envie de renoncer...
Fatigue de fin d'année, peut-être ?....
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 08 déc. 2011 8:27

Je tiens à préciser que mon avis donné plus haut n’est que le mien et qu’il n’est nullement destiné à critiquer tel ou untel…chacun conçoit sa façon de s’exprimer et il ne me viendrait pas à l’idée d’imposer telle conception à une autre (sauf en ce qui concerne le HS )… d’autant plus que "western autour du feu" est effectivement un topic dédié à la discussion et l’analyse, donc finalement mon propos était je dirai même mal venu et m'en excuse :oops:
(dès fois on ferait mieux de se la fermer ! )
Mais en tout cas c’était pour expliquer mon absence de participation à western autour du feu …
:beer1:
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Juh
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Juh » 08 déc. 2011 8:51

Pas de mal, Pike, et puis ça ne m'empêchera pas de m'exprimer à nouveau, comme d'habitude, quand j'en aurai envie. Simplement, je pensais que sur un forum, chacun avait son mot à dire, sa bouteille à jeter à la mer, pour le cas où ça concerne quelqu'un. C'est tout. Je pensais ouvrir une piste possible sur un fil plutôt désertique. ça me fait penser à la vie, vous savez, les soirées entre amis : si vous avez le malheur de dire quelque chose pour animer une conversation mortissime, tout le monde finit par vous taper dessus. Et puis , après tout, quelqu'un a peut-être été charmé d'apprendre ce que voulait dire "Baroque" comme moi je le suis en apprenant ici des éléments historiques, des anecdotes de tournage, des musiques country, de nouveaux westerns et des avis contredisant les miens. Ceci dit, je vous laisse reparler du plus important : le film !

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jim
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar jim » 10 déc. 2011 1:34

"L'orgueil est une fleur qui pousse dans le jardin du diable" dit un proverbe anglais et c'est bien de cela dont il s'agit ici (je parle du film bien sûr...) puisque tous les personnages ne sont que des orgueilleux : Cameron Mitchell en jeune écervelé, crâneur. Susan Hayward que la fierté étouffe au point de la rendre glaciale. Richard Widmark en joueur qui se surestime. Seul Cooper échappe à cette classification. Son personnage semble revenu de tout et si le film est une sorte de quête pour les autres qui doivent aller au bout d'eux-même et lutter contre leurs démons, Cooper semble de son côté totalement détaché des autres et du monde. Sa mise à distance (par rapport au groupe dont il tempère souvent les ardeurs) se double d'une sorte de côté pastoral puisqu'il agit aussi à la façon d'un guide. Le voyage s'achève par la seule issue possible : celle de la voie qui s'ouvre à lui parce qu'il a sû mieux que les autres être détaché des passions (l'or, l'orgueil et même la femme qui au final se tient à ses côtés). A cette symbolique de la quête de soi-même s'ajoute celle des correspondances entre l'or et le soleil : non seulement dans la scène du coucher de soleil qui permet à Cooper d'évoquer la cupidité des hommes, mais aussi au travers du signal que laisse le mexicain (un tas de pierres disposé en cercle, surmonté d'une autre pierre) et qui rappelle étrangement le symbole en alchimie de l'or : un cercle avec un point au milieu. Le film ne cesse de distiller un long message fait de rappel, de correspondance et finalement de révélation. C'est assez biblique finalement !

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Yosemite
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Yosemite » 10 déc. 2011 12:01

Je te lis avec plaisir Jim, un plaisir double :
1 - je suis content que nous revenions au film ;
2 - je trouve ton analyse et ton approche très intéressante. On peut y voir effectivement cette notion biblique, cette quête. J'évoquais moi-même le seigneur des anneaux un peu plus avant dans la discussion. Il est vrai qu'il y a un mélange d'Eden et d'enfer dans ce film.
Bien vu, sincèrement. :applaudis_6:
Yo.

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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar jamesbond » 11 déc. 2011 1:23

Ce western je l'adore,en ce qui me concerne il fait partie des trois meilleurs westerns "La fureur des hommes" et L'attaque de la Malle-Poste que j'aime d'Henry Hathaway.

The Garden Of Evil est un western magnifique tourné dans des décors de rêves,le Mexique avec son désert,les rochers et les personnages,le rôle de Coop est sensationnel c'est un vieux routard(si je puis me permette) arrivera dans le même bateau avec un joueur professionnel,remarquable Richard Widmark et un jeune aventurier sans expérience dans une ville portuaire mexicaine.

Pourquoi j'adore ce western?

D’abord son scenario original très bien écrit ,une bande d'aventurier vont suivre une femme aux confins du désert où aucun homme n'y avait été auparavant,ce n'est pas la première fois que ce genre de story line existe,regardons un peut plus près le merveilleux film de guerre de Francis Ford Coppolas,Apocalypse Now tiré du roman de Joseph Conrad,"Au Cœur des Ténèbres" où une bande d'aventuriers sont envoyés en mission et s’enliseront au confins de la forêt vietnamienne où personne n'est revenue vivant, afin d'éliminer un officier fou et dangereux,ici dans le jardin du diable ce n'est pas un officier fou,mais le mari de la femme interprétait par une Susan Hayward extraordinaire dont celui ci est coincé dans une mine d'or sur un amas de poutre et de pierre, mais pour cela ils doivent traverser un endroit dangereux qui s'appelle Le Jardin du diable,nous somme vraiment dans le coté obscure de ce western ou l'ennemie n'est pas forcement l’amérindien mais celui qui est le compagnon de route. regardons de plus près le jeune aventurier interprétait par Cameron Mitchel sans vraiment d’expérience dont ce dernier à un seul désir convoité l'or et la femme de l'homme prisonnier dans les mines,mais le héros est un aventurier sage qui va protéger la femme contre le jeune écervelée. Ah ! j'oubliais le mexicain interprétait par Victor manuel Mendoza qui dans ce western n'est pas un personnage ridicule comme certains cinéastes ont donné une mauvaise étiquette sur eux,mais celui ci est intelligent et il connait tout les coins du désert du Mexique,il dira lui même au dépars que le Jardin du diable est l’endroit le plus dangereux du Mexique,mais celui ci veut prouver qu'il est un homme avec une cervelle ,il va suivre les trois aventuriers malgré que le danger va le guetter.

Ensuite la photo,magnifique prise de l'image et du visuel,où on voit des acteurs dans des positions et dans des états psychologies extraordinaire,la nature,les montagnes et le désert,j'adore le dernier plan où Gary Cooper regardant à perte de vue tout la contré du Jardin du diable ou il dira cette fameuse réplique << Si le monde était d'or... les hommes mouraient pour une poignée de poussière>>,du grand Art.

et enfin les acteurs,D'abord Gary Cooper en homme sage terre à terre,puis la délicieuse Susan Hayward une des rares actrices qu'il ne jouait pas les faire valoir dans un western en femme sage,courageuse et intelligente,ah oui on peu le dire que c'est le remarquable Richard Wildmark qui est vraiment le le héros de ce western,puisque c'est lui qui va se sacrifier afin de laisser le champs libre à Coop et susan,Victor Manuel Mendoza ne parlait pas un seul trait d’anglais,il parlait en espagnol,son personnage est excellent et intelligent,il ne joue pas les ridicules,ni les imbéciles etc...etc . Ce western est vraiment culte,je vais finir avec les dernier mots original de Richard Widmark ,le sacrifié<< See that every night the sun goes down and it always takes someone with it. Tonight it's me(Voyer Chaque soir le soleil se couche et celui ci prend toujours quelqu'un avec lui. Ce soir c'est moi !) >> :applaudis_6: :applaudis_6: :beer1: :sm80:
This is the West ,Sir . When the legende becomes fact, print the legende( The man who shot Liberty Valance,L' homme qui tua liberty valance)

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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Pike BISHOP » 23 déc. 2011 9:21

HATHAWAY était-il catholique, simplement chrétien ?
Une grande partie de son oeuvre est traversée par la religion, très significative dans le catholicisme des westerns
(proximité ou situés au Mexique)...Oeuvre presque essentiellement marquée par le bien et le mal...Manichéisme du début,
frontières plus floues dans la maturité et la fin de carrière...
Le "bon" commence à montrer des tas de failles...Mouchard dans le polar, souvent ivrogne (WAYNE, City of the Lost, True Grit...COTTEN plusieurs fois)
Il doute beaucoup (COOPER ici, DON MURRAY "From hell to Texas) Devient impitoyable et franchit la frontière du mal (STEVE McQUEEN, GREGORY PECK)
Souvent le parcours du héros de HATHAWAY croise celui d'un prètre (catholique) qui essaye de le remettre dans le droit chemin ou de le conforter
dans sa mission ou ses convictions..
Ici le discours du prêtre est off...Il évoque les dangers du "JARDIN du DIABLE" et sans doute faut-il y voir les dangers que l'âme va courir...
Motivations de nos "héros" en panne de bateau, s'ennuyant et n'étant pas encore tout à fait tombés dans le jeu, l'alcool et la luxure
(le tout symbolisé par le bar mexicain et la danse de RITA MORENO)....L'aventure proposée par LEA ?...
Elle sait bien (une bonne connaisseuse d'hommes ? Sachant les pousser hors de leurs limites dit son mari revenu de tout) que l'aventure désintéressée
ne saurait seule les motiver...On n'est plus dans les prémices du westerns (les ZANE GREY bien naïfs qu'HATHAWAY illustrait avec RANDOLPH SCOTT)
Elle possède les deux attraits...Le lucre (L'Or) et le désir (Elle)..Qui font que les 3 yankees et le macho mexicain vont la suivre...
Tous les symboles et avertissements vont jalonner le parcours aller... Déjà quelque peu révélateur des personnalités de chacun..
Mais ce sont les évènements de la mine, les révélations du mari désabusé, le chois évident de LEA, de s'appuyer sur HOOKER qui vont déclencher
les attitudes, faire basculer les avides, faire se sacrifier les repentis, et charger de remords le (les) survivant...
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Munny
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Munny » 23 déc. 2011 10:41

Bonjour,
Voyant l'intérêt pour ce film, je me suis mis devant cette oeuvre hier soir. Néophyte dans le domaine, je souhaiterais vous faire partager quelques réflexions. Ainsi, Gary Cooper est, pour moi, assez égal à lui même. Néanmoins, j'ai pu y voir quelques failles. Ainsi, n'a t-on pas à faire ici à une première tentative de remettre en question la nature épique de Cooper dans ses films. Je me suis délecté de le voir douter ou de rencontrer des hommes à sa mesure mais avec toutes leurs imperfections? Je pense personnellement que ces touches subtiles amènent Cooper vers une autre dimension. Malgré les codes inhérents aux héros lisses du début de sa carrière, le réalisateur apporte des éléments nouveaux.
Je voudrais également votre avis sur une scène que je n'ai pas bien comprise en premier visionnage : La scène où le blessé rampe pour prendre l'arme sur la chaise dans la cabane. Elle ne lui servira pas et ne réapparaitra pas. Dois-je y voir un élément symbolique de l'homme voulant reprendre malgré son infirmité sa position dominante sur sa femme? N'est-ce qu'un prélude à son "évasion"? Merci d'avance pour vos avis.
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Yosemite
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Yosemite » 27 déc. 2011 10:10

Bonjour Munny,
Effectivement cette scène, ou plutôt l’utilité de cette scène est assez surprenante.
Ce que je saurais en dire pour ma part :

Aux environs de la 45ième minute, lorsque Hugh Marlowe est sorti de la mine, il ne porte pas de pistolet (ni de cartouchière), alors que sa femme, Susan Hayward, elle si.
A la 51ième minute, ces deux se retrouvent dans la fameuse cabane que tu évoques. Là, Susan Hayward n’a plus de révolver à la ceinture, j’en ai déduit pour ma part que celui qui est accroché au pied du lit est le sien. Le gros plan sur l’étui, juste avant que le blessé s’en saisisse ne permet toutefois pas de vérifier s’il s’agit bien du même (je ne m’y connais pas assez…). Lorsqu’après avoir rampé, saisi l’arme, et regagné son lit de blessé, Hugh Marlowe glisse le révolver sous son ceinturon : il se voit !
Alors si je ne me trompe pas dans ce que j’écris, l’arme certes ne lui sert pas, mais elle réapparaît ! A 1h04, juste avant le départ. Lorsque Susan Hayward sort de la cabane, elle la porte à nouveau à sa ceinture. Quelques minutes avant, (à 1 :00 :42) la même Susan Hayward recouvre son mari d’une couverture et à cet instant :
- l’arme n’est plus sous la ceinture de Hugh Marlowe
- elle n’est pas non plus à la taille de Susan Hayward
- et n’est pas revenue dans l’étui qui est accroché au montant du lit.

Alors, pourquoi a-t-il voulu prendre cette arme ? Je pense qu’il fait ce geste pour être en mesure de se protéger, voire de protéger da femme ou bien même de se suicider qui sait s’il se retrouvait seul dans cette cabane ? Il se pourrait fort en effet qu’à cet instant, il n’ait aucune envie de quitter les lieux.
Ceci nous est suggéré dans le dialogue entre Gary Cooper et Richard Widmark à 47’37 (juste après que le blessé a été transporté dans la cabane).
Cooper s’explique à Widmark du conditionnel qu’il vient d’utiliser quant au souhait de partir de Marlowe (pas sûr d’être bien clair…) :
- He may stay. He’s got supplied here, he’s came to stay (“il peut préférer rester, il était venu pour rester”).

Peut-être est-ce donc sa femme qui l’a convaincu de rentrer et qu’au passage, elle a récupéré son arme lorsqu’ils étaient seuls dans la cabane ?
Bon, c’est mon analyse, mais peut-être suis-je complètement à côté.
Yo.

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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Pike BISHOP » 27 déc. 2011 12:14

J'ai tendance à penser à peu près pareil...
Je trouve le rôle de HUGH MARLOWE (très bon comédien) assez diminué par rapport à ses possibilités...
Il peut vouloir prendre l'arme, étant d'abord persuadé que seules des crapules peuvent pouvoir venir jusqu'à sa mine
et pas pour le sauver...Pour l'or...Lui aussi se trompe..qu'à moitié..
Il peut vouloir se protéger, protéger sa femme (même si elle s'est plutôt émancipé de lui)
où vouloir une arme de dernier recours voire de suicide (?)
Sans doute manque-t'il une scène entre lui et son épouse...Scène où elle arrive à le convaincre de partir
de risquer sa chance...Il reste assez dubitatif quand elle propose de rester (cynisme après la scène avec WIDMARK)...
Son attitude suivante n'est pas explicitée non plus..Laissant le doute...A-t-il voulu tenter sa chance seul ?
S'est-il sacrifié pour que LEA n'est plus son "poids" à porter.?
Sa mort, encore une fois très "chrétienne" et le commentaire de HOOKER laisse pencher pour l'opinion la moins
négative...
Encore une fois, on peut regretter, un caractère un peu moins dessiné et explicite que les autres ou
est-ce du aux coupures...A cette époque, un western d'aventure ne dépassait guère 1H 30...Les westerns longs de
grande envergure n'étaient pas trop appréciés ou devaient bénéficier d'une grosse couverture publicitaire...
If they move, kill'em !!

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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Yosemite » 27 déc. 2011 15:24

J'ai également pensé à la coupure qui pourrait expliquer l'absence d'une telle scène. Pour avoir effectué quelques recherches ici et là, ne suis toutefois pas parvenu à trouver une quelconque confirmation.
Yo.

Jean-Louis
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Jean-Louis » 27 déc. 2011 19:23

Il y a des moments comme ça.

Le jardin du diable – 3e prise.

Clap.

Depuis une dizaine de jours, pas vraiment fier de moi, je me promets d’apporter ma bûche
pour essayer de contribuer à relancer les flammes bien vacillantes du Western autour du feu.

J’ai pondu un premier texte, je l’ai laissé reposer toute la nuit au moment de le reprendre
mon ordinateur refuse obstinément de s’ouvrir…
J’y retourne cet après midi, sur le portable de madame, je tape directement ma « prose »
sur le forum au moment de l’envoyer, après relecture, une mauvaise manip, disparu…

Et nous voici ici.

Hum… Hum

Je suis étonné de ce concert de louanges quasi unanime: Le jardin du diable pour moi bof !

Je ne l’avais pas revu depuis au moins 50 ans ce qui n’est franchement pas bon signe.
pourtant j’en avais acheté le dvd dès sa sortie, malgré Gary Cooper je n’avais jamais éprouvé l’envie
de le revoir.
Je viens de le faire, pour la bonne cause, et bien je comprends mieux le pourquoi de ce manque d’enthousiasme :
dans ce film tout me semble sonner faux.

Le caractère des personnages, sans aucune subtilité :

Hooker ( Gary Cooper ) droit comme un if.
Leah ( Suzan Hayward ) en femme de tête.
Fiske (Richard Widmark) obsédé par le jeu
Luke Daly (Cameron Mitchell) chasseur de primes sans scrupule.
Le mexicain macho et rusé

Les indiens silhouettes bondissantes dépourvues de la moindre parcelle d’humanité.

Pourquoi le mari haït-il autant son épouse ?
Qu’est ce qui justifie le sacrifice final de Fiske ?
Pas de réponse.

Ce chemin escarpé surplombant un abime, trompe l’œil sur une toile peinte, en cinémascope couleur, il faut osé.

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yves 120
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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar yves 120 » 27 déc. 2011 20:38

Ca veut dire quoi , le jardin du Diable , il y a 50 ans que tu l 'as pas revu , et en fait ,( tu comprends pourquoi) ! bah moi je ne comprend pas ? moi je l 'ai vu il à 50ans et revu et revu de temps à autre , ce qui m 'étonnes dans ce que tu dit , si je puis me permettre c 'est quand même l ' orsque que l 'on voyait un film en l 'occurence un western

( gosse) il se créait une image ,une admiration surtout a l ' époque , surtout quand c 'est Cooper et en principe on découvre le cinéma ( le western ) qui se trouve très bien placé dans notre" volupté et nos rêves " que dégage ses grands acteurs américains de cette période , et d 'entendre ce genre de propos me fait bizarre , voir mal , si non ! des interrogations pourquoi ?? pourtant ça nous à aider , forger , aimer la vie cette periode du cinéma de l ' âge d 'or pour nous ," car l ' âge d 'or du cinema était dejà passé "

Pourquoi 50 ans après critiqué Cooper dans ce western , Cooper en vieillissant a donner cette image que les spectateurs attendaient de lui , il a fini par croire qu 'il était comme ça et il l 'était une aura magnifique que toutes les femmes étaient folle de lui , il suffisait et il en jouait , le mouvement des mains , le regard d 'un homme qui comprend tout , une force intérieure , magnifique et ça tous les gosses l ' on très bien ressentit a l ' époque dont j 'en suis certain t 'en faisait parti , Jean - Louis et moi inclus , la question que je me pose , mince alors j 'ai rien compris ? je suis devenu adulte et je suis rester un enfant :roll: ( c 'est plus comme avant ) j 'ai pas évoluer tant pis pour moi ! mais quel " bonheur d ' être rester simple d 'esprit"( c 'est une boutade ) tu me comprends :) ,( le royaume des cieux leur appartient )... et oui j 'aime toujours des films comme ce , Jardin du Diable :beer1:
Modifié en dernier par yves 120 le 28 déc. 2011 0:03, modifié 1 fois.
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Le Jardin du diable - Garden of evil - 1954 - Henry Hathaway

Messagepar Pike BISHOP » 27 déc. 2011 23:06

Tout y est dit dans ce film, montré et explicité...
Juste un peu un flou dans les relations de LEA et de son époux...
On peut quand même les comprendre, certaines phrases nous y aident...
LEA...Un caractère trop exigeant...Une femme trop ambitieuse qui mène les hommes trop loin...
plus loin que leurs limites....Certainement pour cela le mari lui en veut...Il risque et finit par laisser sa vie pour elle...
Est-ce lui ou elle qui a besoin de l'or...Par le dialogue on a presque tendance à croire que c'est elle...
Les sauveteurs...Elle les mène et veut rester maitresse du jeu...Séduction, appât du gain et froideur...
Deux s'y laissent prendre dès le début...MITCHELL et le Mex...Machisme d'un petit voyou et de l'hidalgo...
Les deux autres plus complexes ne cèdent que tardivement...FISKE par ce qu'il est avant tout un observateur
comme tout grand joueur, finit par se laisser séduire par la forte personnalité de la femme...
HOOKER, droit comme un chêne, sera celui sur qui elle viendra s'appuyer quand elle va craquer, comptant sur sa force...
Les plus faibles se révèlent dès le parcours aller...MITCHELL n'est plus qu'un gosse qui chiale, quand repoussé par la femme
qu'il pensait séduire (c'est le plus enthousiaste au début...Celui qui croit avoir le "ticket), il se fait rosser sur le feu
et sa lâcheté est révélée (son passé de tireur dans le dos)..
Le Mex le rejoint dans sa veulerie devant l'or..Mais quand il est blessé, c'est le gosse orgueilleux qui crie aux indiens..
Un autre immature... Le mari, poussé trop loin, déjà fini...N'espérant plus l'amour de LEA...fuit ou se suicide...
Dernier acte de lâcheté ou d'amour...
HOOKER est celui qui sait..Qui représente l'ordre (ex sherif) la décision juste, l'homme droit..Qui mieux que COOPER
pouvait l'incarner ? WAYNE ? Plus monolithique que droit....
Sauf que HOOKER se trompe...Se trompe sur les motivations de FISKE...Le méprise presque du fait de son état de joueur
ne comprends pas que l'autre l'admire et qu'ayant perdu toute illusion auprès de LEA..Il va choisir de se sacrifier pour
le bonheur des deux survivants...
Les indiens ? un prétexte, bien sûr..Une péripétie incontournable...De nos jours ce seraient des aliens..
Leurs noms "Apaches" ? et leurs costumes me laissent plus perplexe..leur utilisation soulignée par la musique d'HERMAN est remarquable...
Le décor...Ouaip, les faux ravins depuis TARZAN et jusqu'aux années 60,(SALOMON et SABA, TARASS BOULBA) on a eu droit au demi écran peint..
Beaucoup moins visible dans une salle cinémascope que devant un écran numérique et une copie restaurée sur la quelle on voit même les bandes de colle des
perruques de COOPER et WIDMARK et le maquillage de SUSAN..(très plausible dans la jungle !!!)..
Comme YVES, j'ai adoré ce film dans l'enfance et je le trouve très riche à chaque vision..Je comprends mal, JEAN-LOUIS, que tu y sois passé
complètement à coté..mais les goûts des uns ne sont pas forcément ceux des autres...
SUSAN comme souvent, pour ne pas être la potiche de service comme elle a souvent été et a râlé de l'être (LE CONQUERANT de la même époque)
surjoue..En fait des tonnes..Il fallait la raideur de COOPER pour contrebalancer ce jeu...Il fallait l'ambiguité de WIDMARK...
La brutalité de MITCHELL, mal dégrossi, la virilité du Mexicain...Je l'ai déjà écrit, je regrette le rôle trop faible de MARLOWE..
Mais pour cette distribution et la direction de l'ensemble, je ne vois pas grand chose à reprocher à HATHAWAY...
Tiens..Dès que j'aurais une petite heure et demie je me referai ce "GARDEN of EVIL"....
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