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L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 12:31
par Cole Armin
Le planning prévu par Jean-Louis étant achevé, je propose ce film pour le mois en attendant qu'un nouveau planning soit établi.

Attention, les SPOILER sont autorisés, donc ne lisez pas ce topic avant d'avoir vu le film.
Pour ceux qui n'auraient pas vu le film, merci de vous référer à ce topic : http://www.westernmovies.fr/forum/viewtopic.php?t=2485

Que le débat commence!

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 14:09
par limpyChris
Là, M'sieur l' Maire, i' faudra peut-être quelques jours avant le démarrage ...
D'autant que moi, je confonds souvent "L'Homme qui n'a pas d'étoile" avec "Seuls sont les Indomptés" ... !! Et je crois que je n'ai pas le premier ... Vu il y a quelques années sur RTL9 ...

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 15:52
par jamesbond
Ce western à beaucoup marquait mon enfance car le personnage principal est un anti -héros,ce n'est pas un shérif,ni un hord la loi,c'est tout simplement un vagabond qui erre dans l'ouest avec un passé trouble celui de la peur du fil barbelés,il rencontre un jeune homme vagabond comme lui le forme au tire, il devient un tueur et le drame commence.

Ce western signait par King Vidor est génial,sombre avec un bon scènario solide et original,Kirk Douglas trouvera ici l'un des ses rôles les plus marquant dans un western.

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 18:30
par musselshell
limpyChris a écrit :Là, M'sieur l' Maire, i' faudra peut-être quelques jours avant le démarrage ...
D'autant que moi, je confonds souvent "L'Homme qui n'a pas d'étoile" avec "Seuls sont les Indomptés" ... !! Et je crois que je n'ai pas le premier ... Vu il y a quelques années sur RTL9 ...


Ca, c'est un signe, que dis-je, une indication.
Ca signifie ce qu'on a tous depuis longtemps deviné, perçu, percé à jour: tu es un poète, limpy.

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 18:51
par chip
Un western à l'origine de mon intérêt pour le genre, tout a vraiment commencé après la vision de ce film , j'avais 12 ou 13 ans, lorsqu'il est sorti en France. Avec " Jack slade, le damné" c'est le" western " de ma pré-adolescence. C'est vrai Jack Burns ressemble beaucoup à Dempsey Rae. :wink:

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 22:03
par yves 120
Une merveille ce western , vu bien sur très jeune et revu après , un peu moins" jeune " et bien toujours le même sentiment , un Kirk Douglas à l ' apogée de sa gloire , il nous donne une interpretation grandiose du personnage qu'il incarne , impressionnant , fort , beau , intelligent dans son rôle de cowboy , qui sait tout et à tout vu , avec ses soufffances interieur de son passé , une perle ce film , qui pour moi est encore mieux que "seuls sont les indomptés " ou il y a un message ( bien le message , mais un message quand même ) dans l 'homme qui n'a pas d 'étoile , ( pas de message )" un héros seulement " l 'individu avec tout ce que cela comporte ! un homme quoi ...

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 22:35
par musselshell
Mais que nenni.
Il y a un message aussi, dans celui-là. Plusieurs même, qui se contredisent.
On reviendra là dessus...

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 01 nov. 2011 22:52
par yves 120
OK , mais bon! que" nenni" pas pour moi :num1 plusieurs messages ? , ou ! trop de message , ne font il pas de message du tout ? un seul suffit ! et c 'est déjà pas mal :wink: surtout que si les messages se contredisent , la nuance voudrait sans tomber dans l 'ambiguité et tout le reste , qu'il y en ai déja ( un ) serait un acte concret .
Perso , je pense que Dempsey Rae à plutôt beaucoups de" réactions " humaine et individuel , que de message ,( le titre du film d 'ailleurs , me fait penser ça )" Man Without a star " ...

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 02 nov. 2011 10:04
par Jean-Louis
Ce western L'homme qui n'a pas d'étoile, excellent choix Patron :applaudis_6: :applaudis_6: , est l'un des plus intéressants des années '50,
porté par la prestation incroyable de Kirk Douglas.

Il m'a depuis toujours questionné au niveau du ou des messages qu'il véhiculait, que signifiaient ces symboles qui me semblaient
évidents :

- Homme voyageant dans un wagon à bestiaux.
- L'importance des barbelés.
- L'Homme qui n'a pas d'étoile.
à ceci s'ajoutant les origines (que j'ignorais totalement étant jeune ) de Kirk Douglas.

:? Je n'ai toujours, à ce jour, rien trouvé qui aille dans ce sens !

:sm80:

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 02 nov. 2011 13:30
par chip
Si " seuls sont les indomptés " est parmi les films de Douglas celui qu'il préferait (il se trouvait génial en Jack Burns), il n'en est pas de même de " l'homme qui n'a pas d'étoile", qu'il n'aime guère, juste un petit film d'après lui (lire son autobiographie). Je ne pense pas qu'il est vu un quelconque message dans "man without a star" , c'est le "travail" des critiques de fantasmer en croyant voir des choses derrières les choses, comme disait je ne sais plus qui....
" Man without a star " est un très bon western, qui perment à Kirk de cabotiner, sauf qu'ici , c'est justifié, ça cadre avec le personnage (Dempsey Rae).

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 02 nov. 2011 14:56
par musselshell
Kirk Douglas et sa judéité (puisqu'il s'agit de çà apparemment)...Au cinema, au moins trois films s'y réfèrent, indirectement, en dressant le portrait d'un Juif fuyant ses racines pour devoir mieux s'y confronter...C'est le militant, et l'écrivain, à partir des années 70 /80 , qui va se retourner là dessus. En 1955, je ne crois pas que le film de Vidor joue avec çà...même s'il est postérieur à the Juggler, le film de Stanley Kramer.
Le déplacement du vagabond en train de marchandises (bétail en l'occurence) n'a pas attendu les années 1890 et les hoboes, le barbelé appartient ici à la thématique de la clôture des espaces libres, l'étoile est celle du voyageur autant que celle, intérieure, qui guide et protège...
Bon, Dempsey est marqué dans sa chair, c'est vrai...mais il choisira le camp de ceux qui utilisent ce qui l'a meurtri.
C'est bien King Vidor aux commandes , aidé par un Kirk resplendissant... On retrouve tant de choses ...l'exacerbation paroxysmique des situations et des personnages, le passage de la détente,de l'humour, à la violence, au tragique, les déchirements intérieurs, la femme tentatrice, victime ou prédatrice, le héros libre retournant à sa liberté après sacrifice (Jack Dempsey défendra les fermiers qui condamnent à terme ce qu'il représente...)...

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 02 nov. 2011 15:21
par COWBOY PAT-EL ZORRO
Un des westerns qui marquèrent les débuts de ma collection et que j'adore...Kirk DOUGLAS annonce un peu son perso de SEULS SONT LES INDOMPTES qq années plus tard(la haine des barbelés)Je manque de temps là mais j'essayerai de relancer le débat une autre fois :horse:

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 05 nov. 2011 12:02
par tepepa
J'aime bien le contremaître (Jay C. Flippen), survivant d'un capitalisme à l'ancienne, respectueux des voisins et de la communauté, tenant d'une économie au service de l'homme et non pas du profit à tout prix. Il est écarté parce qu'il n'est pas assez combatif, ni compétitif. Il me rappelle les conseillers financiers à l'ancienne, qui étaient de véritables conseillers, remplacés aujourd'hui par des vendeurs de produits complexes sans âmes. C'est chouette quand un film de cinquante ans résonne encore de nos jours. Et le film ne tranche pas, les petites mains prenent une leçon, oui, mais la patronne, représentante de la modernité capitaliste en marche, reste en selle.

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 06 nov. 2011 21:23
par COWBOY PAT-EL ZORRO
J'adore Jay C.Flippen dans ses westerns depuis que je le découvris en clone du Juge BEAN dans AU NOM DE LA LOI(LE PROCES saison 1)mais je ne me souviens pas de ce passage,merci tepepa!
Autre thème important:le coôté néfaste du progrès symbolisé par les barbelés que Kirk DOUGLAS rejette...Il faut que je revois ce film mais j'ai manqué de temps(cette semaine cela devrait être faisable)!

Re: L'Homme qui n'a pas d'étoile - Man Without a star - 1955 - King Vidor

Posté : 09 nov. 2011 16:47
par gilson
Tepepa a raison: cette incarnation du capitalisme sans âme ni états d'âme, qui profite de son "luxe inouï", comme disait le poète, dont l'argent va où il rapportera le plus, quitte à transformer les espaces en déserts, est tout à fait d'actualité. Cela suffit-il à faire du film un bon film*?

Il m'est apparu surtout comme un western dans lequel les paires de baffes ne se perdent pas. Je ne les ai pas comptées, mais il y en a une tripotée. Est-ce un thème ???!!!

Un peu plus sérieusement mais pas tout à fait non plus ; si on peut dire cela entre nous, le Jeff, le petit bleu du Montana, si on lui en avait fichu un peu plus, avec sa tête de dentiste rastaquouère, ça m’aurait réjoui : rarement un acteur m’a autant agacé. Le personnage aussi, avec son impatience et son ingratitude, mais l’acteur, surtout. (ça, c'est de la critique, coco!)

Et je doute que ce soit sur lui que repose l’essentiel ou plutôt un des deux thèmes essentiels, la thématique de l’apprentissage. Car ce film déconcertant à pas mal d'égards (je lis dans mon petit dico que K VIDOR l’a plus ou moins désavoué car ayant trop souffert de la moulinette des producteurs) ne montre pas grand-chose sur ce plan, faute de temps i.e. d’un rendu vraiment efficace de cet aspect du récit. Combien de temps Dempsey et lui restent-ils à la ferme de la patronne ? On ne le sait guère. D’autant qu’entre les principes et la réalité (pour ou contre les barbelés), on s’y perd un peu, même Dempsey qui, à la fin, part réfléchir un bon coup pour savoir de quel avis il est. Mais je dis deux choses différentes, là. Restons sur le temps. Le film m’a donné l’impression qu’on empilait pas mal de choses sans vraiment se soucier de respecter des équilibres de narration, sans les mener, ces choses, jusqu’à un degré d’approfondissement qui les rende plus qu’immédiatement séduisantes.

*on est bien d'accord que ce n'est pas du tout ce que Tepepa dit: c'est moi qui embraie sur cette question.