Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

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ROY ROGERS
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar ROY ROGERS » 05 oct. 2011 12:04

Où l'on s'aperçoit que l'objectivité n'est pas de ce monde ! chacun y va de sa sensibilité, de ses préférences, normal ns ne sommes pas formatés comme des boîtes de ravioli (tjrs dans la cuisine, tant pis pour moi, certains vont croire que je ne pense qu'à "bouffer") qui ont la même apparence, le mêmes goût ! Hé bien je vais vs dire les miens de goûts, et que ma préférence personnelle va à Elisabeth. On (je... devrais-je dire) sent bien la vieille fille frustrée, acariatre, mais je lui trouve plus de sensualité que Joan. On sent toute une sensualité qui "couve sous la cendre "de cette femme plus "ronde" plus féminine que la grande et hiératique Joan. L'opposition des deux femmes est aussi physique; je trouve bon le choix de ces actrices, bien que J C ne soit pas une de mes actrices préférées. Mais là c'est une affaire de goût, pas une appréciation objective sur son rôle qui en l'occurence colle bien au film !
(un p'tit apparté : Moi les grandes "sauterelles"...... :? )
dit "ROBERT"

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chip
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar chip » 05 oct. 2011 12:47

C'est qui Elisabeth ? tu dois vouloir dire Emma, Emma Small jouée par Mercedes Mc Cambridge,qu' Orson Welles qualifia un jour de " plus grande artiste radiophonique du monde "

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yves 120
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar yves 120 » 05 oct. 2011 13:33

En résumé , notre Vienna ( Joan Crawford ) est largement écraser par Emma ( Mecedes Mc Cambridge ) dans ce très beau western ( johnny guitar ) et pourtant c 'est vrai qu ' elle était belle , quand elle était très jeune , surtout avec ( Gable ) là dans( le film de Ray ) elle est plus près, de ! " Qu 'est t 'il arriver à Baby Jane " enfin pas toutà fait quand même :oops:
Modifié en dernier par yves 120 le 05 oct. 2011 14:32, modifié 1 fois.
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar Jicarilla » 05 oct. 2011 14:26

:sm80: Un western urbain .....et western ou les femmes dominent les hommes.... :evil: :evil: :evil: au que je n'aime pas :wink: mais je lis je lis...et j'avale vos belles paroles et les raviolis.
PARTI VERS D'AUTRES ESPACES Image

http://western-mood.blogspot.fr/

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gilson
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar gilson » 05 oct. 2011 15:36

Pareil, Jica : un western avec des femmes comme celles-là, moi, ça me tourneboule. Peut-être que le western, en tant que genre, est aussi un vaste entrepôt à illusions dans ce domaine également : on y croit à l’amitié, au dévouement, à la bonne conscience, à l’existence du Bien et du Mal (les autres étant plutôt du mauvais côté), etc…, ET à la supériorité des hommes sur les femmes : il y a des gens importants, d’autres quand même moins. :) Même si c’est idiot, c’est bon à entendre. Au fait, toi qui sais tant de choses, beaucoup apprécieraient sans doute (moi, entre autres) que tu apparaisses plus dans cette rubrique !! Mais c’est juste un souhait.

Ta mention sur WELLES, Chip, répond en grande partie aussi à Alec Longmire sur la VF : si Mercedes Mc C était cette voix, pour juger mieux le personnage, on doit avoir l’original dans l’oreille. Et dans ce film, elle atteint à l’archétype, horrible cauchemar du mâle qui a enfilé ses pantoufles (langage western : qui a ôté ses éperons) : la Mégère Hystérique. C’est bien simple : j’ai la frousse de rerevoir « Johnny Guitar » !!!!, deux femmes pareilles, mais je le ferai par conscience « professionnelle » !!!!
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ROY ROGERS
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar ROY ROGERS » 06 oct. 2011 11:11

chip a écrit :C'est qui Elisabeth ? tu dois vouloir dire Emma, Emma Small jouée par Mercedes Mc Cambridge,qu' Orson Welles qualifia un jour de " plus grande artiste radiophonique du monde "



Elisabeth ?????? :shock: Pourquoi, pourquoi , pourquoi ....... cherches pas ! Freudien maybe ! :roll: D'autre part dorénavant je t'appellerai CHIP et pas STEVENS :wink: :lol:
dit "ROBERT"

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jaceddy
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar jaceddy » 06 oct. 2011 11:24

ROY ROGERS a écrit :
chip a écrit :C'est qui Elisabeth ? tu dois vouloir dire Emma, Emma Small jouée par Mercedes Mc Cambridge,qu' Orson Welles qualifia un jour de " plus grande artiste radiophonique du monde "



Elisabeth ?????? :shock: Pourquoi, pourquoi , pourquoi ....... cherches pas ! Freudien maybe ! :roll: D'autre part dorénavant je t'appellerai CHIP et pas STEVENS :wink: :lol:

Après les beaux écrits de chacun, les très beaux exposés de chacun :num1 Je le garde bien celui-là :
Image
http://www.youtube.com/watch?v=IeCWuN0dc5w
Modifié en dernier par jaceddy le 06 oct. 2011 19:27, modifié 1 fois.

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Alec Longmire
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar Alec Longmire » 06 oct. 2011 14:57

si Mercedes Mc C était cette voix, pour juger mieux le personnage, on doit avoir l’original dans l’oreille.


Complètement d'accord ! Je préfère de loin voir un film dans sa VO, et ça se justifie particulièrement pour celui-ci. Mais n'empêche, l'ayant vu plus souvent et plus jeune en VF, chaque fois que j'y pense je revois (et entends, surtout) Emma avec son insupportable voix qui cadre mal je trouve avec sa gestuelle. Tout cela, finalement, mérite peut-être encore une vision, en VOST bien sûr...

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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar gilson » 06 oct. 2011 17:26

On ne rigole pas avec les madeleines, Alec, en effet, qu’elles soient digestes ou pas : doublage bâclé ou inadapté = personnage amoché (si le doublage n’est pas très éloigné de l’original, le mal est faible). Egale aussi, peut-être, acteur touché par cette inconvenance. Je m éloigne un peu du film, mais il me semble que pour un J STEWART, les dégâts en France ont été relativement importants, si ces choses ont une vraie importance : j’ai l’impression que pour lui, surtout avec les films d’HITCHCOCK dans lesquels il joue des personnages posés et réfléchis, l’image d’un schnock assez ennuyeux s’est constituée dans la tête des jeunes spectateurs à la faveur de cette voix si éloignée de la vraie*. J’avais eu le même sentiment que le tien en revoyant « the Naked Spur » en VF (sur la 3) : un vrai massacre. A côté de cela, Limpy l’avait bien mieux dit que moi, on peut s’attacher à la VF pour certains films qu’on avait vus, enfant, en VF, alors qu’on est passé à des exigences adultes.

Pour essayer de recoller au film, que je dois revoir aussi, disons que si Mercedes Mc C apparaît comme un peu grotesque (exagérée) et qu’on perçoit, à cause du doublage, de l’incohérence, on s’éloigne beaucoup, il me semble, des intentions de RAY, dont je dirais qu’il a peut-être voulu montrer des puissances de femmes, pour employer, volontairement, un langage teinté de philosophie. Car en montrer deux de ce calibre dans le même film, aux côtés d’hommes qui grattent la guitare ou dansent, c’est quand même tout à fait singulier. Et, dans ces conditions, il ne faut pas affaiblir les personnages, ni les tirer vers le risible.

* alors que, pour de jeunes spectateurs américains, il me semble qu’ils ont plutôt en tête un acteur qui apparaît tourmenté, fragile et généreux. Au total, cela fait une grande différence.
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar gilson » 06 oct. 2011 20:24

PS: Je parlais de danseurs et de gratteurs de guitare : il faudrait ajouter ceux qui se vautrent dans la beaufitude (BORGNINE), ou font la bonne (CARRADINE), ou brillent par leur ... effacement et leurs couleurs ternes (le complice; enfin: pas Turkey, vous voyez bien, l'autre. Notons-le, d'ailleurs, Turkey est le jeunot tellement jeunot qu'il n'aura même pas le temps de se voir pousser la barbe. Vous avez dit "femmes castratrices"? Oui, vous, pas moi!! M'enfin, on y est sacrément, dans le vieux cliché freudien. Je sais, on n'a pas dit grand-chose quand on a dit cela, mais c'est toujours amusant à remarquer, pour un western.).
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar Eager Beaver » 06 oct. 2011 20:53

J'avais lu quelque part que cette opposition de femmes permettait à Nicholas Ray une métaphore sur le totalitarisme, Mercedes Mc Cambridge interprétant en jupon les méfaits du Mccarthysme et le soulèvement haineux de la ville qu'elle soulève évoquant la déferlante de la répression fascisante.

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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar ROY ROGERS » 07 oct. 2011 11:24

Eager Beaver a écrit :J'avais lu quelque part que cette opposition de femmes permettait à Nicholas Ray une métaphore sur le totalitarisme, Mercedes Mc Cambridge interprétant en jupon les méfaits du Mccarthysme et le soulèvement haineux de la ville qu'elle soulève évoquant la déferlante de la répression fascisante.


BJR Eager et merci de ta remarque qui m'a mis la puce à l'oreille, (en 54 le MC Carthysme avait commis de terribles dégats ayant sévi depuis 1950 (51) ) et après quelques recherches, il s'avère qu'il y a des écrits sur ce film par rapport au mc c. Ray en a subi les foudres, S HAYDEN a été auditionné, et Ward BOND a été un pro MC Carthysme (n'était-il pas un pote à J WAYNE) et vu le rôle qu'il joue on pourrait penser :wink: qu'il n'est pas dans la composition, donc tout celà me parait bien lié, d'où la force de CE WESTERN, qui je pense ne peut se définir uniquement sur un plan plus féministe !
dit "ROBERT"

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Alec Longmire
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar Alec Longmire » 07 oct. 2011 12:38

On ne rigole pas avec les madeleines, Alec, en effet, qu’elles soient digestes ou pas


En effet, toutes n'ont pas le goût de celle de la tante Léonie ! certaines sont amères :D
Plus sérieusement, j'ai revu hier la première partie, et en effet en VOST le jeu de M. McCambridge m'a beaucoup moins dérangé. Dans les sujets divers, je pense que certaines choses pas inintéressantes peuvent être abordées ; un élément qui ne m'avait pas particulièrement marqué jusque là et qui est pourtant commun à bien des westerns est l'opposition entre modernité et vieil ouest (Vienna symbolisant la modernité, l'avancée de la civilisation incarnée par la ville et la gare qui vont naître, et quasiment tous les autres personnages ankilosés dans leur possession de la terre au plus fort). Les autres caractéristiques qui me sautent aux yeux dans ce début de film sont tout d'abord la musique (alors que je la remarque peu habituellement), et d'autre part les dialogues qui sont d'une rare qualité et qui font quasiment mouche à chaque coup. Je me souviens que Chip avait notamment parlé, dans le fil qui est dédié au film, de l'échange entre Johnny et Vienna, dans lequel Johnny demande à Vienna de lui mentir en disant qu'elle l'a attendu, qu'elle l'a toujours aimé...

Mais pour en revenir à ce qui vient d'être soulevé concernant le Mc Carthysme, c'est en effet une des clés de lecture du film (à côté de laquelle j'étais d'ailleurs passé en beauté lors de mes premières visions !). Certains ici seraient sans aucun doute beaucoup plus à l'aise que moi pour en parler mais revoir le film en ayant ça à l'esprit est assez frappant. Moins que Silver Lode où l'allusion n'est même pas voilée, mais tout de même remarquable. La scène dans laquelle Mc Ivers et Emma cherchent à faire parler le conducteur de la diligence attaquée en début de film, ainsi bien sûr que celle où les hommes du posse, tout de noir vêtus, débarquent comme une horde dans le saloon de Vienna, au piano dans son incroyable robe blanche, sont vraiment à double sens. Impossible de les voir autrement une fois qu'on sait à quoi s'en tenir !

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Pike BISHOP
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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar Pike BISHOP » 07 oct. 2011 12:42

MERCEDES Mc CAMBRIDGE, en effet une voix...Puisque c'est elle la voix du démon dans l'EXORCISTE !!!!
Un physique ingrat , une sorte de BRIAN DONLEVY féminin...Grosse tête, corps râblé, membres court...
Abonnée aux vieilles filles revêches (GEANT, la soeur de ROCK HUDSON, jalouse aussi et couve bizarrement JAMES DEAN)
ou aux homosexuelles 'L'hommasse de la "SOIF du MAL" de son copain ORSON WELLES ( qui ne la crédite pourtant pas au générique)..
Un pendant formidable à la sècheresse de CRAWFORD...Qui se radicalise pendant que l'autre s'humanise, se re-feminise...

WARD BOND...En effet RAY l'a roulé dans la farine...L'homme était si bête qu'il croyait tenir le bon rôle, celui du justicier de l'histoire..
IL ne s'est même pas rendu compte qu'il tenait son propre rôle..Un parfait abruti..Uniquement capable de rugir et casser des bouteilles
quand il comprend à quel point on le prend pour un imbécile... Meneur d'enragé qui n'ose pas aller jusqu'au bout, quand mis devant
ses responsabilités, il doit pendre ou tuer une femme...
If they move, kill'em !!

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Re: Johnny Guitar - 1954 - Nicholas Ray

Messagepar chip » 07 oct. 2011 13:13

Une anecdote racontée par Royal Dano dans le livre de B. Eisenschitz:
La scène où Ward Bond jette la bouteille contre un mur du saloon de Vienna , a nécessité plusieurs prises, au milieu de tout ça , un visage avec un bandeau noir est apparu derrière la caméra, c' était John Ford. A partir de ce moment, Bond a eu du mal à dire deux mots de suite. Bond était terrorisé, il est arrivé à jouer la scène, mais elle n'avait plus le même mouvement (Roman américain, les vies de Nicholas Ray).



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