Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

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ROY ROGERS
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar ROY ROGERS » 17 juil. 2010 16:02

bjr yves120 (au passage)

vs l'avez compris, je risque de ne pas être très objectif, même si je dois reconnaître des choses sur le film (attention je ne le dis que du bout des lèvres), n'aie crainte old timer, je ne trahirai pas la cause, moi, même sous la torture. IL est certain que lorsqu'un film nous plait, on voit plutôt, le verre à moitié plein, que le verre à moitié vide, et la fille que j'embrassais dans l'obscurité du ciné, n'était pas forcément Vénus réincarnée, mais l'émoi suscité vaut beaucoup d'indulgence, et donc, ce film, c'est pareil. jE vous parle émotion, pas technique...... je laisse celà aux spécialistes, que , toutefois, je lis tjrs avec beaucoup d'attention car très instructifs, et souvent très pointus.....
dit "ROBERT"

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Pike BISHOP
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar Pike BISHOP » 17 juil. 2010 16:34

Ne vous sentez pas agressés si je critique ce film que vous adorez ou considérez mythique...
C'est un bon film et sur le haut du panier, mais avec le temps il me semble que certaines coutures , postures ne tiennent plus
idem pour le précédent "IL ETAIT UNE FOIS...."
Encore une fois TEPEPA souligne l'apparition de personnages plus vulnérables, plus authentiques dans l'oeuvre de LEONE...
VILLEGA est plus Italien que Mexicain, et loin d'un stéréotype....
Je ne connais pas assez la vie et les motivations de LEONE pour en parler en toute sûreté et de toutes façons l'homme était un énorme
menteur qui se créait sa propre légende...Dégoûté du péplum rêvant de l'Ouest, puis dégoûté du western et forcé d'en faire quand même,
puis brassant une grande vision sur "son" histoire de l'Amérique...
Qu'est-ce qui fait qu'à partir de la seconde trilogie son cinéma devient de plus en plus désespéré ?, nostalgie, tristesse et ce thème
constant de l'amitié trahie, du manque de fidélité de l'homme en l'homme, de l'homme en ses idéaux..(La femme est presque quasi exclue
de ce cinéma)...
On connaît les lignes de force de l'oeuvre de PECKINPAH...Sa haine des producteurs qu'il représente à sa façon, dans presque toute son oeuvre
après "COUPS de FEU dans la SIERRA"...Ses héros obligés de composer avec le pouvoir ou de ne pas plier allant vers la même destruction
morale ou physique...Quelle est la trahison qui noircit ainsi l'oeuvre de LEONE ludique jusqu'alors, et même suffisamment pour le rester
par séquences, ou presque toute une moitié de "...LA REVOLUTION"..Et apparaître encore un peu dans les premiers temps du dernier opus..
Cocktail qui lui réussit d'ailleurs très bien puisque provoquant l'adhésion d'un très large public....
"GIU LA TESTA" lui a été imposé ? Il ne voulait pas le mettre en scène...STEIGER était un choix par défaut...Est-ce lui ou ses scénaristes
qui ont noircis le final ? Amené un tel désenchantement...Le western était déjà crépusculaire, MAI 68 avait fait flop, mais les aspirations
à gouverner des gauches européennes étaient encore un espoir à cette époque...

Il faut remarquer aussi une volonté de marcher (mal) sur les brisées de PECKINPAH...Le jet de pisse inondant la fourmilière du générique est
une réponse bien vulgaire et une très laide métaphore à l'ouverture de la "HORDE SAUVAGE"...
Les travellings au dessus des cadavres en positions sulspiciennes est très très en dessous du charnier final Peckinpien, ô combien réaliste, lui...LEONE est très bon
quand il fait du LEONE...Très mauvais quand il copie...Dommage que dans certaines oeuvres il cède tant à la copie de ceux dont il se voulait
(et il était) l'égal...En reprenant du déjà vu, déjà mieux fait, il se rabaissait lui-même.
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar tepepa » 17 juil. 2010 18:31

Je n'avais jamais pensé que le jet de pisse initial puisse être une réponse à Peckinpah. Pourquoi pas. Je me souviens surtout de la réaction du public dans la salle (à une époque où il n'était pas encore rediffusé à la TV): le rire. Leone donne tout de suite le ton du film. On peut trouver ça vulgaire, mais Leone aimait bien l'humour scatologique, en témoigne la rage de Valerii qui déteste la scène de la pissotière dans Mon Nom est Personne alors que selon ses dires, Leone l'adorait. Mais il convient de noter qu'alors que Juan pisse sur les fourmis, son regard est ailleurs. Au delà du rire et de la comédie, le film explorera d'autres voies.
Je ne pense pas non plus que Leone copie Peckinpah dans Il était une fois la révolution. Leone s'inspirait de peinture (Goya: le 3 mai à Madrid pour les exécutions nocturnes) pour ses ambiances visuelles, il ne fonctionnait pas par citation directe comme fonctionne un Tarantino aujourd'hui. En outre, mais là ce n'est que mon avis, Leone devait considérer, comme beaucoup, que Peckinpah lui devait beaucoup. Je ne vois pas pourquoi il aurait voulu le copier dans ce cas. L'imitation (volontairement visible) et l'hommage à Peckinpah est beaucoup plus visible dans Mon Nom est Personne

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Django, le retour
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar Django, le retour » 17 juil. 2010 19:28

Faisant partie de mes westerns cultes depuis que je l'ai vu la première fois il y a plus de 20 ans, Il était une fois... la révolution procure toujours chez moi un plaisir oculaire et acoustique. Comme le souligne Pike Bishop, sont-ce ces multidiffusions qui laissent entrevoir les possibles défauts d'un film ? Peut-être ? En tout cas, j'arrive toujours à suivre l'histoire de la révolution mexicaine au travers des aventures de ces deux amis que ce sont James Coburn et Rod Steiger. Oui, je pense qu'ils sont devenus amis. On le voit à travers certaines scènes dont celle où Sean sauve Juan d'une exécution. Ou à moins que Sean cherche à se racheter de la mort de son ami Irlandais en aidant Juan dans son périple ?

Il était une fois... la révolution regorge de séquences chocs (la scène de la diligence où les notables bouffent en méprisant la présence du faussement naïf Juan) ; drôles (la banque de Mesa Verde : Juan pensant accéder, tour à tour, à l'or tant convoité depuis le début du film, libère bien involontairement des "gens comme lui", et qui le propulse au sommet de la révolution) ; tristes (lorsque Juan s'avance dans la grotte et découvre les corps sans vie de ses enfants - superbement accompagnée par la musique mélancolique du Maître Morricone) ; d'action pure (la scène du pont et la scène finale).

N'ayant rien à reprocher à ce film à froid et puisque fan, j'admettrai cependant que Rod Steiger surjoue parfois. Peut-être est-ce son personnage qui veut cela ? En tout cas, cela n'enlève rien au talent de cet acteur que j'apprécie. Par contre, il est évidemment injuste de trouver "gnan-gnan" le refrain du flash-back. Morricone était LE spécialiste de la composition alliant orchestre, sons "réels" et modifiés et chœurs ou voix. Ce morceau joué dans le film est sans doute le plus beau !

Je n'ai pas fait le rapprochement entre les fourmis de Pekinpah et celles de Leone. Je laisse le soin aux experts d'avancer ces propos. Finalement, c'est une sorte de pied-de-nez, comme si l'urine de Juan éteignait le brasier de Peckinpah... :mrgreen: J'admire cependant l'érudition de Pike Bishop (entre autres) pour arriver à parler d'un film avec le contexte de sa sortie et le rapport aux autres films. :applaudis_6:

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ROY ROGERS
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar ROY ROGERS » 21 juil. 2010 17:45

Bjr,
Je viens de récupérer mon DVD (tte une histoire) c’est une version collector 2 DVD , le film et des bonus DE mgm . il me disent que le film bénéficie de la fin originale prévue (j’espère qu’il ne s’agit pas de la fin caviardée dont il est question plus haut) ; Pour las massacres, lecommentaire dit par un « spécialiste léonin » le présente comme un hommage aux victimes des massacres (300 personnes) perpétrés par les nazis en Italie, dans une ville (oups un trou) et il voulait ces scènes avec ces fosses. Il signale aussi (et je trouve que le film le rend bien) que léone à cette période de sa vie ne se faisait pas d’illusions sur la politique, et les révolutions c’est l’horreur, en préambule du film il y avait même une phrase de MAO (z’avez qu’à chercher !) ? Pour le cas STEIGER, c’est vrai qu’il en fait un peu, (beaucoup ?) et cet accent nazillard, il le fait exprès ou c’est sa vraie voix ? J’aime encore mieux le doublage. Bon il s’agit de l’opposition entre lui et coburn, ouai ! Mais le cinéma italien aime bien la peinture de ces gens burlesques, boufffonesques ( çà se dit ?) affreux sales et méchants, je trouve que la patte italienne se retrouve là (entre autre) allez dick you suckers !
PS OUI ? je me sens très agressé par les gens qui ne pensent pas comme moi, ha le bon vieux ouest où ça se réglait au 6 Coups, dans la rue face à face (moi je préfère de dos dans une rue sombre, pas élégant mais plus rentable !)
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar Daniel » 02 sept. 2010 4:18

Pike BISHOP a écrit :Ne vous sentez pas agressés si je critique ce film que vous adorez ou considérez mythique...
C'est un bon film et sur le haut du panier, mais avec le temps il me semble que certaines coutures , postures ne tiennent plus
idem pour le précédent "IL ETAIT UNE FOIS...."
Encore une fois TEPEPA souligne l'apparition de personnages plus vulnérables, plus authentiques dans l'oeuvre de LEONE...
VILLEGA est plus Italien que Mexicain, et loin d'un stéréotype....
Je ne connais pas assez la vie et les motivations de LEONE pour en parler en toute sûreté et de toutes façons l'homme était un énorme
menteur qui se créait sa propre légende...Dégoûté du péplum rêvant de l'Ouest, puis dégoûté du western et forcé d'en faire quand même,
puis brassant une grande vision sur "son" histoire de l'Amérique...
Qu'est-ce qui fait qu'à partir de la seconde trilogie son cinéma devient de plus en plus désespéré ?, nostalgie, tristesse et ce thème
constant de l'amitié trahie, du manque de fidélité de l'homme en l'homme, de l'homme en ses idéaux..(La femme est presque quasi exclue
de ce cinéma)...
On connaît les lignes de force de l'oeuvre de PECKINPAH...Sa haine des producteurs qu'il représente à sa façon, dans presque toute son oeuvre
après "COUPS de FEU dans la SIERRA"...Ses héros obligés de composer avec le pouvoir ou de ne pas plier allant vers la même destruction
morale ou physique...Quelle est la trahison qui noircit ainsi l'oeuvre de LEONE ludique jusqu'alors, et même suffisamment pour le rester
par séquences, ou presque toute une moitié de "...LA REVOLUTION"..Et apparaître encore un peu dans les premiers temps du dernier opus..
Cocktail qui lui réussit d'ailleurs très bien puisque provoquant l'adhésion d'un très large public....
"GIU LA TESTA" lui a été imposé ? Il ne voulait pas le mettre en scène...STEIGER était un choix par défaut...Est-ce lui ou ses scénaristes
qui ont noircis le final ? Amené un tel désenchantement...Le western était déjà crépusculaire, MAI 68 avait fait flop, mais les aspirations
à gouverner des gauches européennes étaient encore un espoir à cette époque...

Il faut remarquer aussi une volonté de marcher (mal) sur les brisées de PECKINPAH...Le jet de pisse inondant la fourmilière du générique est
une réponse bien vulgaire et une très laide métaphore à l'ouverture de la "HORDE SAUVAGE"...
Les travellings au dessus des cadavres en positions sulspiciennes est très très en dessous du charnier final Peckinpien, ô combien réaliste, lui...LEONE est très bon
quand il fait du LEONE...Très mauvais quand il copie...Dommage que dans certaines oeuvres il cède tant à la copie de ceux dont il se voulait
(et il était) l'égal...En reprenant du déjà vu, déjà mieux fait, il se rabaissait lui-même.


Toujours percutant dans ton analyse cher cousin Pike, mais très juste critique au sujet de Leone qui emprunte des idées à Peckinpah. :mrgreen: Ma foi, c'est devenue une habitude dans son cas. :P

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ROY ROGERS
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar ROY ROGERS » 16 oct. 2010 13:05

puis que ce sujet est abandonné, une petite video, sur le film, mais qui aurait surement sa place sur lme sujet humour
http://www.koreus.com/video/dark-vador-harmonica.html

J'ai remanié ce message aujourd'hui pour dire que je mes suis trompé de sujet, normalement il va sur 'il était une fois dans l'ouest", ......
dit "ROBERT"

custard-pie
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Re: Il était une fois la révolution - Giù la testa - 1971 - Sergio Leone

Messagepar custard-pie » 18 août 2011 22:04

bonjour a tous
je suis nouveau sur ce forum alors ma question a peut-etre été déja posée
au debut de il etait une fois la révolution quand coburn fait péter quelques pétards histoire de plaisanter on entend un extrait de musique
ensuite a l'attaque de la banque quand l'enfant dépose le train en jouet on entend de nouveau cet extrait mais un peu différent
alors voila ma question sagit il d'un extrait d'une composition de morricone ou un simple extrait conçut juste pour ces deux scenes
c'est important pour moi je le cherche pour une cérémonie funéraire(dsl de casser l'ambiance)
d'avance merci a tous


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