Les Cavaliers de l'enfer - Posse from hell - 1960 - Herbert Coleman

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pass
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar pass » 08 oct. 2012 18:59

Première représentation à Paris le 9 Août 1961 à L' Artistic , à L' Aubert , aux Folies , au Gaumont-Théâtre , au Marbeuf et au Palais-Rochechouart en version française et originale .


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Abilène
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar Abilène » 16 mai 2014 22:20

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Longway
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar Longway » 21 déc. 2014 14:41

Fiche Télé 7Jours.
Diffusion : Mercredi 10 Avril 1974 sur la deuxième chaine de L'ORTF.

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metek
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar metek » 11 janv. 2015 23:09

Paul Carr - Posse From Hell 1960

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 13 janv. 2015 19:27

tiens, nous n'avons pas de bio dédié à Paul Carr qui a aussi joué dans plusieurs séries TV western :wink:
CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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lafayette
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar lafayette » 15 janv. 2015 13:51

Avec ses revolvers, Paul Carr veut nous faire danser! :sm57:
Ariadna Gil et John Wayne icongc1

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pak
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar pak » 18 févr. 2015 22:55

Viens de découvrir ce film sur DVD SIdonis.

Le DVD fait partie des bonnes éditions de Sidonis qualitativement parlant. Dommage que les bonus soient peu intéressants. Même l’intervention de Brion est banale. Mais bon, de ce dernier, je n'ai plus trop d'illusions. Il est amoureux du cinéma, a une grande culture cinématographique, est un cinéphile hors pair, pas de problèmes, je me prosterne, d'ailleurs il est pour beaucoup dans mon intérêt pour le cinéma, passé, présent et futur. Mais pour les supplément Sidonis, il est là pour vendre de la galette, l'article... Sa prise de position sur le pan & scan, sa manière de répéter qu'on lui reproche de tout aimer dans les films anciens alors que non, mais en fait si, sa manière de rejeter le cinéma récent dans ses commentaires... Bref, il n'est pas toujours crédible dans ces éditions, alors que Tavernier propose régulièrement des analyses plus profondes et plus personnelles, mais hélas il n'intervient pas sur tous les films édités par Sidonis (j'imagine qu'il ne le fait que sur les films qui l'intéressent).

Mais bon, c'est hors-sujet, et pour revenir au film Les cavaliers de l'enfer, c'est pour moi une belle petite découverte. Un western certes linéaire mais au scénario solide, et qui sort de l'angélisme des décennies précédant sa réalisation. Certes Coleman ne propose qu'une plate réalisation, mais l'histoire est riche, et à y regarder de plus près assez inattendue dans son déroulement, n'hésitant pas à démolir quelques personnages clichés du western de manière presque sadique. Il faut vraiment être difficile pour ne pas apprécier son contenu. Hormis la toute fin, cucul et niaise, qui gâche un peu la fête.

Concernant Audie Murphy, c'est un acteur que je redécouvre. J'ai vu mes premiers films avec lui quand j'étais ado, et il me laissait indifférent, d'autant que je ne connaissais pas son passé. A revoir ses films avec en perspective son histoire guerrière et les traumatismes induits, ça permet une relecture de sa manière de jouer et de son choix de rôles. Et ce film bénéficie, si j'ose dire, de ce background, rendant l'acteur très crédible malgré ce qu'on peut lire par ailleurs.

Une bonne série B.
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014


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lasso
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar lasso » 14 mai 2015 9:50

Herbert Coleman a choisi de tourner son excellent Western dans le décor magnifique de la Sierra Nevada et quelques scènes dans les Alabama
Hills. Ce sont des endroits magiques pour les Westerns.

Le film commence par l'arrivée de quatre évadés de prison dans la petite ville paisible de Paradise. ( il me semble que la ville de Paradise a déjà
été mentionnée dans le Western de Sherman "Hell Bent for Leather" avec aussi Audie Murphy ). Ca devait être une ville où il faisait bon vivre,
comme au Paradis. Les quatre bandits y sèment la terreur et la mort, en tuant plusieurs habitants de la ville et le Marshal, pour faire pression,
puis dévalisent la banque, en s'enfuyant avec le butin de 11000 dollars.

C'est à peu près tout ce qu'on voit de ces terribles Bandits.

Banner Cole, un ancien gunman a dû avoir une vie très mouvementée, avant d'être arraisonné par le Marshall, blessé à mort par les bandits, en
acceptant le badge de Deputy Sheriff, de chasser ces tueurs, et enfin faire une bonne action.

Malgré sa résistance Cole accepte qu'une demie douzaine de citadins participent à la posse. Les différents caractères seront étudiés lors de la
poursuite, et plusieurs doivent laisser leur vie. John Saxon, qui a été bien choisi dans les acteurs, apporte un peu d'humour dans les dialogues.

Les bandits n'ont pas fait long chemin, après avoir violé leur hotage, ils font déguerpir un rancher et ses cowboys, de leur ranch et s'y
installent, ne se souciant de rien. Quand la posse, bien décimée arrive à la cache, les bandits pas très courageux prennent la poudre
d'escompette, ils pensent que la posse est beaucoup plus inportante. Curieux comportement d'une équipe si cruelle.....

Malgré quelques invraisemblances c'est un bon spectacle à classer dans les très bonnes oeuvres.

Le tire germanique est : Die Gnadenlose Vier = Les quatres impitoyables - se référant aux bandits, pas à la posse.


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Abilène
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar Abilène » 07 déc. 2015 19:20

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Arizona Kid
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar Arizona Kid » 09 janv. 2018 9:34

Hello, amigos :sm57:

J'ai visionné hier soir cet opus plutôt atypique dans le cycle westernien d'Audie Murphy.
J'emploie à dessein le terme " atypique ", car deux éléments de l'histoire me semblent dénoter assez fortement de la production courante du genre à cette époque.

Primo: Je ne crois pas que le thème du viol (et du traumatisme découlant d'un tel crime) ait été abordé de manière si frontale et si crue dans un western antérieur.
Ici, la victime voudrait carrément se mutiler pour " laver " son corps de l'agression perpétrée par ses quatre ravisseurs.

Secundo: Il ne me semble pas non plus avoir vu, avant ce film, un western dans lequel les chevaux sont si souvent tués lors des fusillades.
Je trouve cela étonnant, car d'ordinaire, les gunfighters prennent soin de viser leur ennemi mais pas son cheval, qui peut toujours servir.
Cheval qui d'ailleurs est le bien le plus précieux du cow-boy, souvent la seule chose qu'il possède...

Bref, je dirais donc que ce western, s'il n'est peut-être pas l'un des plus mémorables d'Audie Murphy, ni de l'Universal, possède quelques éléments faisant qu'il mérite d'être vu, ne fût-ce qu'une fois.

icongc1
Modifié en dernier par Arizona Kid le 13 mai 2018 12:32, modifié 1 fois.
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar lasso » 11 mai 2018 16:49

Le BR sera édité en allemagne le 14 juin 2018 Euro 16,99 DVD 13,99


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Moonfleet
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Re: Les cavaliers de l'enfer - Posse From Hell - 1960 - Herbert Coleman

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2019 14:31

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Les Cavaliers de l'enfer (Posse from Hell - 1960) de Herbert Coleman
UNIVERSAL


Avec Audie Murphy, John Saxon, Zohra Lampert, Vic Morrow, Robert Keith
Scénario : Clay Huffaker d'après son roman
Musique : sous la direction de Joseph Gershenson
Photographie : Clifford Stine (Eastmancolor 1.85)
Un film produit par Gordon Kay pour la Universal



Sortie USA : 01 mai 1961


Quatre hors-la-loi évadés de prison arrivent de nuit dans la tranquille petite bourgade de Paradise, Arizona. Ils sont commandés par l’impitoyable Crip (Vic Morrow) qui n’hésite pas à assassiner les habitants de sang froid afin d’instaurer la terreur, espérant ainsi se faire obéir au doigt et à l’oeil. Après quatre assassinats dont celui du shérif, les dangereux bandits prennent la fuite non sans avoir dévalisé la banque et pris en otage Helen Caldwell (Zohra Lampert), jeune femme qu’ils violent et laissent pour morte dans un coin désertique. Les notables de la ville font appel à un ex-associé de l’homme de loi décédé, le tireur d’élite Banner Cole (Audie Murphy), pour organiser une expédition punitive et récupérer la jeune femme ainsi que l’argent de la banque. Mais la cruauté inaccoutumée des hors-la-loi fait que peu sont prêts à prendre de tels risques. Banner ne trouvera que six citoyens pour le suivre dont Seymour Kern (John Saxon), jeune employé de banque qui ne supporte pas la violence de l’Ouest, l’ex-soldat Jeremiah Brown (Robert Keith), la tête brûlée Jock Wiley (Paul Carr) ou l’honnête indien Johnny Caddo (Rodolfo Acosta). Ils retrouvent rapidement Helen, traumatisée par le viol ; mais le chemin est encore long et semé d’embûche. Peu en sortiront indemnes…


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Avec ce premier film signé Herbert Coleman, voici déjà quatre westerns au compteur pour Audie Murphy depuis le début de la décennie, dont Les Sept chemins du couchant (Seven Ways from Sundown) réalisé par Harry Keller. Comme pour ce dernier, c’est le scénariste Clair Huffaker qui adapte une fois encore son propre roman et le résultat s’avère à nouveau tout à fait honorable à défaut d’être mémorable. Après avoir signé le script de Les Rôdeurs de la plaine (Flaming Star) de Don Siegel, le romancier-scénariste travaillera encore par la suite pour de grands noms tels Michael Curtiz (Les Comancheros) ou Gordon Douglas (Rio Conchos). Quant à Herbert Coleman, il ne réitèrera qu’une seule autre fois l'expérience de se trouver derrière la caméra : ce sera un film de guerre tourné la même année avec toujours avec Audie Murphy en tête d’affiche, Battle at Bloody Beach, tout aussi méconnu que le western précédent. Avant de mettre en scène ces deux uniques films, Coleman aura surtout été un assistant-réalisateur de premier ordre aux côtés de John Farrow (Terre damnée – Copper Canyon), William Wyler (Vacances romaines – Roman Holiday) et surtout Alfred Hitchcock sur la plupart de ses meilleurs film de la deuxième moitié des années 50 pour lesquels il fut dans le même temps producteur associé (Mais qui a tué Harry, Sueurs froides, L’Homme qui en savait trop…) Pour son premier essai en tant que réalisateur, sans rien transcender, il fournit néanmoins le travail d’un bon professionnel.


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Le film narre la traque de quatre dangereux malfrats par un ‘posse’ qui, au fur et à mesure de son avancée, va connaitre des départs, des morts, des hommes se révélant des héros, d'autres des couards... On a auparavant vu ça des dizaines et des dizaines de fois (même déjà dans certains films avec Audie Murphy), mais la nouveauté du western d’Herbert Coleman est qu’il est bien ancré dans son époque, ce début des sixties où l’on constate la montée d’un cran de la violence à l’écran et une manière plus crue et plus franche d’aborder des sujets tabous (ici le viol), y compris, la preuve en est, dans la production de série B. A ce propos, les dix premières minutes de Posse from Hell sont magistrales (le reste, en comparaison, ne pourra que décevoir d’où probablement la réputation assez moyenne du film) ! Le film débute de nuit avec l’arrivé de quatre cavaliers sur une musique syncopée dont la mélodie est principalement rythmique et qui met immédiatement mal à l’aise, instaurant une tension assez forte et une atmosphère très lourde grâce notamment à des percussions inquiétantes. Les hommes, des brutes sanguinaires, pénètrent dans le saloon et sèment immédiatement la terreur, tuant de sang froid sans s’enfuir pour autant mais restant au contraire en terrain conquis : "We own this town" dira d’emblée le chef de bande interprété par Vic Morrow (l’inoubliable adolescent chahuteur dans le superbe Graine de violence – Blackboard Jungle de Richard Brooks). On peut affirmer sans grande crainte de se tromper, qu’à cette date, Crip était alors peut-être le 'Bad Guy' le plus sadique vu jusqu’à présent dans un western ; un salaud intégral que le comédien interprète avec conviction. La principale erreur du scénariste aura été de nous faire côtoyer les bandits uniquement durant ces dix premières minutes ; pensant probablement (à juste titre) que de les avoir présentés de la sorte nous aura fait comprendre à quel point leur poursuite allait s’avérer dangereuse, il a néanmoins oublié qu’il allait ainsi créer un effet d’attente chez le spectateur qui au final n’allait pas être récompensé, ne croisant plus ensuite les hors-la-loi que quelques secondes en ombres chinoises ou derrière des fenêtres, rochers ou autres cachettes naturelles. Créer d’aussi ahurissants méchants pour ne plus nous les montrer par la suite peut très clairement faire naitre une cruelle déception ; la preuve !


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En plus des surprenants éclairs de violence dues en grande partie à ces malfrats plus durs qu'à l'accoutumée (le meurtre du shérif ou des otages, toujours durant ce fabuleux prologue), l'époque permet également à ce que la jeune femme dise clairement et sans détours qu’elle a été violée par quatre hommes à tour de rôle, ce qui n’était évidemment encore pas courant au sein de la production hollywoodienne. Non seulement on le dit mais on discute crûment de la manière de pouvoir s’en sortir psychologiquement après un tel traumatisme ; la victime tentera d’ailleurs de se suicider avant bien plus tard de vouloir se donner bestialement à son sauveur, estimant qu’elle n’a désormais plus rien à attendre de beau de la vie !! L’actrice Zohra Lampert, à l’instar de Vic Morrow, est sortie de l’Actors Studio et, ainsi que son partenaire, s’avère tout à fait convaincante malgré son faible temps de présence à l’écran. Une autre curiosité de ce western est son épilogue d’au moins dix minutes après la mort du dernier bandit (là où habituellement le film se serait terminé) ; sauf que pour le coup, c’est pour finir le film sur un ton moralisateur et sirupeux qui ne cadre pas très bien avec tout ce qui a précédé. Enfin, pour en terminer avec les ‘originalités’ destinées à montrer un plus grand vérisme, repensons à cette séquence au cours de laquelle Audie Murphy demande à John Saxon de se déculotter afin qu’il lui applique de la pommade sur les fesses ‘abîmées’ par des ampoules dues à son manque d’habitude à chevaucher. John Saxon (le Johnny Portugal de The Unforgiven – le Vent de la plaine de John Huston) interprète avec talent le Tenderfoot (pied-tendre) de l’expédition punitive, un homme qui ne cache pas détester l’Ouest américain et sa violence, ne rêvant que de revenir à New York pour participer aux cocktails organisés au sein de la maison-mère de la plus modeste agence bancaire située à Paradise où il a atterri malgré lui. Il s’agit du personnage le plus intéressant du film, un homme qui s’avèrera le plus digne de confiance de tous, sans la moindre forfanterie, assumant ses goûts et mode de vie, ses limites en tant que cavalier, sans se soucier de ce qu’on pourrait en penser.


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Parmi les autres membres du groupe de poursuivants, un indien foncièrement honnête qui décide d’apporter son aide par pur altruisme, "because it's the right thing to do" (Rodolfo Acosta dans un de ses rares rôles sympathique), un vieux soldat va-t-en-guerre qui n’en a cure de faire échouer l’expédition si c'est pour prouver son courage et retrouver l’ivresse du combat (Robert Keith), ou encore un jeune fou de la gâchette qui perdra tous ses moyens au moment de devoir réellement se défendre (Paul Carr). L’homme qui a été choisi pour les diriger, c’est Audie Murphy une fois de plus très convaincant dans un rôle plutôt complexe, celui d’un ex-homme de loi qui semblerait avoir eu des problèmes à cause de son comportement un peu trop violent et qui serait entre temps devenu, probablement blessé moralement, un aventurier pas forcément recommandable mais surtout amer et désabusé. Quant le shérif mourant le sollicite pour rattraper les coupables, il lui demande bien de ne pas s'en occuper par vengeance mais pour faire revenir la paix à sa ville dont les citoyens ont souffert suite au passage des violents hors-la-loi : "Ne le fais pas pour moi, pas par vengeance, mais pour aider les gens de cette ville". Le moribond espère ainsi que cette mission redonnera à son ami pistolero l’estime de lui-même qu’il semble avoir perdu ainsi qu'une meilleure impression sur la nature humaine. Et en effet, on le verra s’humaniser au fur et à mesure de son parcours, et même retrouver un certain optimisme quant à ses semblables (même si ceci n'ira pas sans lourdeurs, naïvetés et mièvrerie dans le discours durant ce final peu gratifiant). Du côté des 'Bad Guys', outre un Vic Morrow mémorable, on note la présence de Lee Van Cleef qui déclarera très injustement dans une interview que ce fut le plus mauvais film de sa carrière. Enfin, parmi les citoyens de Paradise, on reconnait aussi l’excellent Ray Teal dans le rôle du banquier ou encore Royal Dano dans celui de l’oncle d’Helen. Une bien belle brochette de comédiens habitués du genre et que l'on prend plaisir à rencontrer de nouveau.


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Un western de série B assez fauché (les décors des intérieurs sont minimalistes et toutes les séquences de nuit ont été tournées en studio), non dépourvu de stéréotypes et à la mise en scène ultra-classique mais sinon plutôt efficace (malgré une impression de déjà-vu dominante) et attachant notamment par le fait de nous rendre témoins de la naissance d'une amitié entre deux personnages aux caractères antagonistes (ceux joués par Audie Murphy et John saxon) et de leur intéressante évolution au fur et à mesure de leur parcours. Hormis un final au ton moralisateur assez pénible, un film à la tonalité plutôt sombre, agréable à suivre pour sa belle brochette de comédiens, ses superbes décors naturels de Lone Pine et des Alabama Hills et sa très belle photographie. Un western de série B assez conventionnel mais loin d'être désagréable ; un de plus dans la filmographie de très belle tenue du comédien Audie Murphy.


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