Tales of the Wells Fargo (1957- 1962)

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metek
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Re: Tales of the Wells Fargo (1957- 1962)

Messagepar metek » 26 déc. 2013 20:07


DEMERVAL
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Re: Tales of the Wells Fargo (1957- 1962)

Messagepar DEMERVAL » 23 janv. 2019 16:26

Dale Robertson a toujours cru que la clé du succès de ses “Tales of Wells Fargo” reposait sur le fait que ce n’était pas un western pour adultes ou pour enfants. Il promut la série comme une émission familiale, en critiquant souvent les westerns supposés pour adultes qui étaient alors la norme. “S’il y a quelque chose qui m’ennuie, ce sont les gimmicks. Ils ont perdu de vue quelques-unes des valeurs basiques. Donnez-moi un Gary Cooper ou un Joel McCrea à chaque fois. Vous investissez sur eux et c’est comme mettre de l’argent en banque. Et pour une bonne raison, ils sont aussi des bons gars.”
La même chose peut être dite sur le très charmant pistolero gaucher Dale Robertson qui débuta sur la NBC dans “Tales of Wells Fargo” les lundis soir de 20h30 à 21h00 le 18 mars 1957 et imposa la série à la 3ème position de l’échelle d’audiences de Nielsen durant la saison 1957-1958. Dans le rôle de Jim Hardie, l’agent de la Wells Fargo, Dale Robertson endossa hebdomadairement le costume d’un détective privé sur un cheval qui enquêtait sur les troubles survenant sur la route de la diligence. De nombreux épisodes furent entre les mains du réalisateur Earl Bellamy avec comme directeur de la photographie un ancien de Republic, Bud Thackery.
Dayle LeMoine Robertson, né à Harrah, Oklahoma, en 1923, grandit entouré de chevaux. Déterminé à devenir acteur, il décrocha finalement un petit rôle en tant que Jesse James dans le film de Randolph Scott, “Fighting Man of the Plains” (1949), produit par Nat Holt, et signa un contrat de sept ans avec la 20th Century Fox, période durant laquelle il fut la vedette de “Return of the Texan”, “Les bannis de la sierra”, “La sarabande des pantins”, “Le fouet d’argent”, “City of Bad Men”, “The Gambler From Natchez” et autres.
Le producteur Nat Holt (1893-1971) avait proposé “Tales of Wells Fargo” à plusieurs reprises à Dale Robertson et il le refusa. Comme Dale l’expliqua, “Nat Holt me téléphona environ quatre ou cinq fois et me voulait pour le pilote de cette série télévisée, ‘Wells Fargo,’ mais je continuais à dire non parce que j’avais environ trois films à tourner autour de Mexico. Il me téléphona finalement tellement souvent que j’ai dit, ‘Laisse-moi voir le script.’ Je n’avais jamais eu l’intention de me produire à la télévision. Mais en le faisant je pouvais payer Nat de retour, parce qu’il était le producteur de mon premier film, ‘Fighting Man of the Plains’. Je ressentais que je devais quelque chose à quelqu’un’. Aussi j’ai dit que je le ferais. Je n’aurais jamais pensé que cette chose se vendrait. Ils me promirent 50% du titre de propriété de la série. Maintenant, personne ne sort et essayons de faire le meilleur film possible. Vous changez le script, le dialogue, tout ce qu’il y a à changer pour l’améliorer. C’est ce que nous fîmes, chamboulèrent tout. Très peu de choses originales subsistèrent…De toute façon, quand on en eut fini avec le film, la première personne qui le regarda fut l’American Tobacco company et elle l’acheta. Je dois dire, après que nous en eûmes terminé avec la série, que je suis content de l’avoir faite parce que j’ai apprécié ‘Wells Fargo’. Nous avions 63 personnes dans l’équipe technique, on ne fut jamais en retard et n’avons jamais dépassé le budget alloué. On n’eut jamais un mot plus haut que l’autre pendant toutes ces années et on utilisa nombre et nombre de nouveaux visages qui n’avaient jamais été vus auparavant sur un écran.”
Le pilote fut diffusé sous le titre “A Tale of Wells Fargo”, un épisode de “Schlitz Playhouse of Stars” le 14 décembre 1956. La série fit ses débuts au mois de mars suivant sans fanfare et surpassa rapidement “Arthur Godfrey’s Talent Scouts” de CBS au niveau des taux d’audience.
Dale Robertson chevaucha son propre cheval, Jubilee, tout au long de la série dont il possédait la moitié des droits de diffusion. Le sponsor habituel était les cigarettes Pall Mall. En dehors de Godfrey pendant cinq saisons, “Tales of Wells Fargo” supporta la concurrence de “Bold Journey”, “Father Knows Best”, “Bringing Up Buddy” et “Bourbon Street Beat” sur ABC et CBS.
Le producteur Nat Holt fut remplacé au cours de la cinquième saison par Earle Lyon. Avec la sixième saison (1961-1962), la NBC passa la série au format d’une heure, changea le thème musical, y ajouta la couleur et une complète famille de personnages secondaires et programma la série le samedi soir (de 19h30 à 20h30) où elle fut opposée au puissant “Perry Mason” sur CBS. Le prix, les taux d’audience et le nouveau format étaient de trop pour la série et “Wells Fargo” fut supprimée après l’épisode du 2 juin 1962.
Pour mémoire, dans la sixième saison, Jim Hardie achetait un ranch à chevaux près de San Francisco et cinq nouveaux personnages réguliers firent leur apparition: Jack Ging dans le rôle de son assistant Beau McCloud, William Demarest dans le rôle du contremaître du ranch Jeb Gaine, Virginia Christine dans le rôle de leur voisine, la veuve Ovie, avec Mary Jane Saunders et Lory Patrick dans les rôles des filles d’Ovie, Mary Gee et Tina.
Jack Ging (né en 1931 à Alva, Oklahoma) travailla jusque dans les années 1990 et est dorénavant à la retraite. William Demarest (né en 1892) débuta sur le grand écran en 1926. Après “Wells Fargo” il devint célèbre avec le rôle d’Oncle Charley dans “My Three Sons”. Il décéda en 1983. Mary Jane Saunders (née en 1943) quitta le show business au milieu des années 1960. Lory Patrick (née en 1933 en Virginie Occidentale) quitta le business en 1967 et épousa l’acteur Dean Jones en 1973. Elle écrivit le best-seller ‘’Hearing God’’. Virginia Christine (né en 1920) débuta sa carrière en 1943 mais est surtout célèbre pour son interprétation de Mrs. Olsen, la porte-parole de Folger’s Coffee à la télévision. Elle est décédée le 24 juillet 1996. Dale Robertson vécut pendant des années avec son épouse Susan dans leur ranch de Yukon, Oklahoma, avant de décéder le 27 février 2013 à San Diego.

Jack Ging se remémore
“Tales of Wells Fargo”


Jack Ging, Beau McCloud dans la 6ème saison de “Tales of Wells Fargo”, fut élevé dans une ferme de l’Oklahoma et apprit à chevaucher alors qu’il était un enfant. Ayant pu intégrer l’Université de l’Oklahoma grâce à une bourse d’études en football, il remporta l’Orange Bowl face au Maryland. Après avoir été professionnel dans la Ligue Canadienne et avoir fait son service militaire dans les Marines à Quantico, Virginie, Jack étudia à la Sandy Meisner’s Playhouse de New York et arriva à Hollywood en 1957 avec son premier rôle dans un épisode de “Rough Riders”.
“Je me comportais déjà très bien comme acteur,” dit Jack à Western Clippings, “Maintenant, la NBC décida de passer ‘Wells Fargo’ à une heure en couleurs. Et ils dirent qu’on devrait avoir un jeune partenaire et un gars plus âgé, aussi ils embauchèrent Bill Demarest, le grand acteur. Dale dit, ‘Si vous voulez vraiment faire cela, alors essayons Ging, je l’aime bien, il est de l’Oklahoma’…comme Dale était. Mon agent m’appela et dit, ‘Ils vont dépenser une fortune en publicité parce qu’ils vont passer au format d’une heure en couleurs. Maintenant la couleur ne marchera jamais, mais cela importe peu, tu auras un an de grande exposition et la publicité de la NBC, ainsi tu deviendras très connu.’ La couleur ne marchera pas! Je pensais que c’était une très bonne série d’une demi-heure, avec Dale énonçant quelque chose de philosophique à la fin de chaque épisode. Mais ce changement de format bouleversa toute la série. Le producteur Earle Lyon était un brave gars, un bon mec. Demarest était le grand-père de tout le monde. Un homme merveilleux. Lory Patrick était une gentille fille.”
“Pour moi, ce qui clocha dans la série est que Dale continuait à faire sa demi-heure. Et aucun de nous n’avait plus rien à faire. La manière dont cela prit fin, je tenais juste le cheval de Dale Robertson. N’importe qui aurait pu faire cela aussi j’ai quitté la série et fut suspendu pendant six mois pour avoir cassé mon contrat. Mais je traitais avec MCA à cette époque aussi ils m’aidèrent à m’en sortir correctement. Dale était un grand monsieur, un bon ami, et il voulait que j’aille bien, sauf que c’était toujours sa série.”
“La chose la plus marrante qui survint…Dale possédait des chevaux de race. Il dit, ‘Je vais te mettre sur ce cheval appelé Waterloo. Ce cheval va faire de toi une star.’ Bien, les chevaux ne firent jamais de quelqu’un une star, mais c’était comme cela que pensait Dale. Seulement c’était un cheval de race qu’il possédait. Ce n’était pas un cheval de cinéma. Les chevaux de cinéma, ils savent comment se comporter devant la caméra, arrêter, vous faire paraître bon et toute autre chose. Mais c’était un cheval de race! Maintenant Dale était l’un des plus grands connaisseurs en chevaux. Je savais parfaitement monter à cheval mais j’avais du mal à contrôler ce cheval. J’ai dit, ‘Dale je n’arrive pas à manipuler ce cheval.’ Il dit, ‘Oh yeah, il va s’habituer à toi. Tout va bien aller.’ Aussi, lors d’un de nos premiers jours dans les décors d’Universal, Dale était étendu près du feu du campement à m’attendre alors que j’étais à la recherche des mauvais garçons. J’étais supposé arriver dans le camp à cheval et lui dire ‘ils sont tous là-bas!’ Bien, j’arrive dans le camp sur le dos de ce satané cheval…et le camp est rempli des techniciens se tenant derrière Dale, le feu de camp allumé. J’arrive donc sur le dos de satané cheval et celui-ci traverse directement le feu! Au-dessus de la tête de Dale, et renverse l’équipe de tournage qui s’éparpille sur 50 mètres! Je saute du cheval et il continue de chevaucher! Dale se leva. Le horse entailla son genou et il dit, ‘Mon Dieu. Peut-être que ce cheval n’est pas encore prêt pour le cinéma!’ Maintenant le cheval de Dale était Jubilee, mais c’était un cheval de cinéma.”
Ging devait par la suite apparaître dans une centaine d’épisodes de séries télévisées ainsi que dans des films comme “Mosby’s Marauders”, “Un frisson dans la nuit”, “L’homme des hautes plaines”, “Where the Red Fern Grows”, le téléfilm “Le souffle de la guerre” et des douzaines d’autres. Il devint aussi très habile dans l’immobilier.

Lory Patrick se remémore
“Tales of Wells Fargo”


Après du mannequinat à Detroit et trois années de boulot à New York, Lory Patrick arriva à Hollywood en 1960 et endossa le rôle régulier de Tina durant la dernière saison de “Tales of Wells Fargo”.
Lory se rappelle, “Ils étaient en train d’effectuer le casting et il y avait des centaines de filles qui se présentèrent. Il y avait des gens assis tout autour de la pièce, attendant d’être appelés. Je ne sus que bien plus tard que Dale Robertson et la compagnie avait un peu plus tôt embauché Mary Jane Saunders et que celle-ci avait été envoyée dans la salle d’attente pour jauger les filles y entrant et donner ensuite son opinion sur chacune d’entre elles. Mary Jane Saunders devait avoir 18 ans à l’époque. Je suis repartie confiante. Puis mon agent, cette après-midi, fut informé.”
Virginia Christine interprétait la mère de Lory. “Quelle belle âme elle avait. Elle était maternelle, non seulement dans son rôle de la mère de Mary Jane mais elle fut aussi un exemple pour les deux jeunes femmes avec lesquelles nous avons travaillé. Ainsi était son mari, Fritz Feld. J’allais souvent chez eux. Je ne sortais avec personne à cette époque aussi je m’accrochais en quelque sorte au couple et allais chez eux dîner et toutes ces sortes de choses.”
Pourquoi, après une saison d’épisodes d’une heure, “Tales of Wells Fargo” fut supprimée, Lory spécule, “J’ai le sentiment que Dale voulait se dégourdir les jambes et faire autre chose; c’était sur son coeur. Je sais qu’il voulait faire un dessin animé, et, en fait, mit beaucoup d’argent dans le projet. Je pense qu’il avait une vision le voyant travailler pour Disney, ce qui ne se fit pas, mais il fit une pièce intitulée ‘Man From Button Willow’. Je suis restée sous contrat avec Universal pendant trois ans, aussi j’ai commencé ensuite à apparaître dans toutes leurs séries.”

Le Producteur Earle Lyon se remémore
“Tales of Wells Fargo”


Le producteur Earle Lyon avait déjà écrit/joué dans/produit des westerns comme “The Silver Star”, “Two Gun Lady”, “Stagecoach to Fury”, “Quiet Gun” et “Rawhide Trail”, quand il arriva sur “Wells Fargo”.
“Je suis passé aux commandes pour les deux dernières saisons. Dale Robertson me téléphona un jour et dit qu’il sentait que Nat (Holt) devenait trop vieux et ne pouvait plus se rappeler certaines choses. Dale était très déçu de la manière dont les choses se passaient avec la série ? A cette époque, Nat et Dale contrôlaient la série. Elle était financée par Universal et diffusée par la NBC, mais ils n’avaient pas le contrôle sur qui faisait quoi à qui. Aussi, Dale me demanda si je voulais entrer dans le jeu. Dale parla à Nat, et Nat n’aima pas du tout le changement mais Universal et NBC furent d’accord avec Dale que le fait que Nat ne faisait pas ce qu’il était supposé faire. Ils me firent entrer, regardèrent quelques-uns de mes films et dire que j’étais OK. Quand je suis arrivé aux manettes en 1960, j’ai tourné 37 épisodes d’une demi-heure. Quelqu’un de la NBC écrivit des lettres à Universal et moi pour dire combien la série s’était amélioré et nous avons alors pensé qu’avec l’arrivée de la couleur, nous pourrions passer la série le samedi soir au lieu du lundi, tout en utilisant le format d’une heure en couleurs. Ils me donnèrent un impératif temporel et je dis, ‘Nous allons affronter ‘Perry Mason’! C’est son créneau horaire.’ Nous perdons notre soirée habituelle, le lundi soir, et nous allons nous retrouver face à une série de haut niveau qui occupe ce créneau horaire.’ Ils acceptèrent mais décidèrent qu’ils voulaient le faire. La question d’argent était correcte. Dale et moi discutèrent beaucoup du problème de ‘Perry Mason’ mais il n’objecta pas à la couleur ou au format d’une heure. On avait un bon taux d’écoute mais en deuxième position derrière ‘Perry Mason’, ce que moi et tout le monde savions à l’avance.”
“Je vais vous dire ceci, il suffit de presque rien pour que nous restions à l’écran après la saison 1961-1962. Je ne pense pas que la NBC voulait réellement supprimer la série. Dale et moi ne voulions pas l’arrêter, mais à cause du coût de la série…Universal à cette époque, Lew Wasserman et son groupe avaient pris possession du studio, et ils étaient très précautionneux des coûts et ils le furent jusqu’à la fin des temps. Universal essaya de faire des séries et des films moins onéreux que n’importe quel autre studio majeur dans la ville. Aussi ils furent réellement responsables de la suppression de ‘Wells Fargo’ et non la NBC. J’ai plus tard revendu tous mes droits comme Dale.”
“Au sujet de la démission de Jack Ging en plein milieu de la saison, il vint me voir après le 3ème et le 4ème épisodes eurent été diffusés et dit, ‘Si j’entre encore deux mètres derrière Dale Robertson une fois de plus, je pense que je vais me tuer.’ J’ai dit, ‘Bien, c’est l’acteur principal.’ Jack dit, ‘Bien sûr c’est l’acteur principal mais il incarne la série. Je suis là mais je pensais que j’allais être une costar.’ Je sais, ‘Pas dans ‘Wells Fargo’, tu ne peux pas être une costar. On a cinq costars et Dale est la star de la série.’ Je pense que j’ai donné à Jack de très bonnes choses à faire, mais il voulait plus. Il voulait vraiment être la star d’une série télévisée et il était fait pour cela. Mais Dale était la série.”
“Je suis devenu très ami avec William Demarest, il était heureux dans la série. Il fit du bon boulot. Virginia Christine était une bonne petite actrice. Mais on fit 34 épisodes d’une heure en couleurs en 10 mois et demi! On avait des créneaux horaires très serrés pour les faire. Le gars que j’ai embauché pour être scénariste était Al C. Ward, un écrivain vachement bon. J’en fis un producteur associé et un éditeur. Il fut plus tard producteur exécutif pour ‘Medical Center’ et la garda à flots pendant 8 ans.” (Ward fut aussi producteur de “The Monroes” et écrivit pour “Rawhide”, “Bonanza”, “Ben Casey”, “Le Virginien”, “Custer”, “Le grand Chaparral” et autres. Lyon devaitt par la suite produire des films comme “Destination Inner Space”, “Cyborg 2087”, “Castle of Evil” et “Panic In the City”. Bien que rincé, Nat Holt continua de produire—des séries télévisées comme “Shotgun Slade”, “Overland Trail” et “Les ranchers du Wyoming” avec Robert Taylor.)



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