Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 06 déc. 2017 9:23

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Bruce Dern



2.20 - First to Thine Own Self

Réalisation : Earl Bellamy
Scénario : Les Crutchfield
Guest Star : Bruce Dern
Première diffusion 12/02/1964 aux USA - 30/08/1983 en France
DVD : VOSTF et VF
Note : 7/10

Le pitch : Après avoir fait fortune, Silas se rend à Medicine Bow y retrouver sa sœur. Sur le chemin il recueille un jeune guitariste, Randy. Alors que celui-ci est parti chercher de l’eau, Silas se fait tuer et cambrioler par deux bandits. Seule sa petite fille Mélanie est témoin du meurtre, mais elle est tellement sous le choc qu’elle n’arrive pas à innocenter Randy lorsque les hommes du ranch Shiloh le découvrent sur les lieux du crime. De peur de se faire lyncher, Le jeune homme s’enfuit ; une longue et laborieuse traque se met en place alors que Betsy, persuadé de l’innocence de Randy qu’elle a importunément rencontré, va tout faire pour lui venir en aide…

Mon avis : First to Thine Own Self est un épisode non seulement très réussi mais important pour l’ensemble de la série puisqu’il introduit un nouveau personnage qui restera en son sein durant 70 épisodes jusqu’à la fin de la quatrième saison. Il s’agit de Randy Benton, un jeune vagabond orphelin qui est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, le seul témoin du crime, une fillette de 6 ans, tellement choquée par le drame auquel elle a assisté qu’elle n'arrive même pas à l’innocenter. Un jeune homme tout aussi attachant que s'avère être le comédien, d’une étonnante droiture pour quelqu’un n’ayant pas eu la chance d’avoir une enfance heureuse, mais qui malheureusement a 'appris' à être méfiant et à ne faire confiance en personne. A la constante recherche de petits boulots à droite à gauche, il ne quitte jamais sa guitare dont il joue à merveille, chantant du Country Blues d’une manière tout à fait remarquable, sa voix jurant avec son visage poupin, bien plus rocailleuse qu’attendu. Le comédien s’avère donc non seulement tout à fait sympathique mais également sacrément talentueux dans le domaine musical, interprétant ici trois mélodies dont une -I'm So Lonesome I Could Cry- signée par le grand Hank Williams. A la fin de cet épisode mouvementé, le Virginien lui proposera de rester travailler pour lui et de rejoindre son équipe de cow-boy. Il gagne ainsi le droit de s'incorporer aux principaux protagonistes, ce qui à mon humble avis nous promet de bons moments puisque je suis aussi ravi de son intégration que Betsy semble l'être, elle qui est tombée sous son charme en tout bien tout honneur et qui est en fin de compte le personnage principal de cet épisode, la seule à avoir immédiatement cru en l’innocence de ce jeune homme et qui n’en a jamais démordu malgré les avis contraires de ses proches.

Leur rencontre représente d’ailleurs le côté cocasse de ce récit par ailleurs très dramatique. Nous n’avions encore jamais eu l’occasion de voir Betsy aussi espiègle ; alors qu’elle voit Randy dans son plus simple appareil en train de se baigner dans un immense abreuvoir, elle s’amuse de la situation tout en le titillant, lui ‘volant’ ses vêtements en lui disant que s’il veut les récupérer il devra s’approcher d’elle. Une séquence tout à fait délicieuse et qui nous prouve que la charmante Roberta Shore a encore fait des progrès en tant qu’actrice, les scènes qu’elle partage avec James Drury s’avérant elles aussi d’une étonnante justesse dans un registre beaucoup plus grave. En effet, totalement sûre d’elle, Betsy veut rester loyale à Randy tout en sachant que si elle veut lui sauver la vie elle devra le 'dénoncer' au Virginien qui a dans l’idée de le faire arrêter croyant au contraire en sa culpabilité. Lors de ces moments de fortes émotions, le Virginien citera Shakespeare pour parler de loyauté –confirmant ainsi le fait d’être cultivé- et Roberta Shore versera des larmes tout à fait crédibles alors qu’elle ne sait plus quoi faire pour démêler l’inextricable situation dans laquelle s’est mis son protégé, pour éviter le danger qui pèse sur sa propre tête ainsi que sur celle de la petite fille, cette dernière par le fait d'avoir été témoin du meurtre et étant à priori capable de reconnaître les coupables. Randy qui a surpris une conversation chez la tante de Mélanie le confirme et annonce à Betsy que les criminels vont tout faire pour les éliminer sans néanmoins penser à prévenir les hommes de loi par peur de se faire arrêter.

'Enquête policière', cachette dans une grotte, mystère, suspense et traque impitoyable pour un épisode qui devrait plaire aux amateurs d’extérieurs et d’action, Earl Bellamy filmant le tout avec ampleur et efficacité, témoin toutes ces séquences où l'on voit les cow-boys de Shiloh galopant sur les terres alentour du ranch à la recherche du jeune homme, ou encore celle teigneuse qui oppose à mains nues le Virginien et l’un des meurtriers, d’une violence et d’une hargne assez étonnante pour une série télévisée réputée ‘familiale’. Alors certes le caractère noble de Randy, son amitié avec la fillette et les chansons qu’il entonne pourront faire penser à de la mièvrerie mais il n’en est rien ; toutes ces séquences se maintiennent toujours sur le fil du rasoir, bien plus sensibles, douces et tendres que ridicules, nunuches et moralisatrices. Il faut dire que la petite Claire Wilcox ne manque pas de charme elle non plus. Dommage que par ailleurs le casting soit un peu bancal, Mary Laroche et Jan Merlin n’étant pas très convaincants dans les rôles de la sœur et du beau frère du chercheur d'or assassiné, L.Q. Jones étant pris ‘en flagrant délit’ de cabotinage lors d’une séquence de cartes au réfectoire, lui qui jusqu’à présent s’était révélé assez juste. En revanche, Bruce Dern est inquiétant à souhait dans la peau d’un personnage haïssable alors que l’on note l’absence dans cet épisode du juge Garth et de Trampas et que par contre Steve nous octroie quelques scènes assez amusantes.

Une histoire assez prévisible, parfois invraisemblable dans les réactions de certains personnages, sans réelles surprises mais néanmoins parfaitement bien charpentée pour un scénario de Les Crutchfield fluide, efficace et carré. Nous sommes contents de retrouver de nombreux thèmes musicaux déjà entendus et appréciés par ailleurs, de leur voir ajouter trois bonnes chansons, un peu d’humour, pas mal d’extérieurs, beaucoup d’émotion et de tensions. Un beau patchwork qui, sans faire atteindre à l'épisode les sommets de la série n’en demeure pas moins extrêmement agréable. Et très bon capital de sympathie pour Randy Boone –le cousin de Richard Boone- à qui l’on souhaite d’autre aussi beaux moments que ceux que les auteurs lui ont offert ici.



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Messagepar Moonfleet » 03 janv. 2018 13:42

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Peter Graves & James Drury



2.21 - A Matter of Destiny

Réalisation : Maurice Geraghty
Scénario : Al C. Ward
Guest Star : Peter Graves & Richard Jaeckel
Première diffusion 19/02/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 7/10

Le pitch : Robert Gaynor (Peter Graves), riche entrepreneur de Chicago, a décidé de connaître la chaine de la viande de A à Z. Pour se faire il achète un ranch près de Shiloh et s’y rend pour apprendre auprès des meilleurs. Sans le vouloir il va bouleverser la vie de beaucoup de monde à Medicine Bow à commencer par Trampas dont il ‘s’empare’ de la fiancée. Un certain Pat Wade (Richard Jaeckel) arrive quasiment en même temps ; il s’agit d’une vieille connaissance de Trampas que le Virginien accepte dans son équipe pour le gros travail qui les attend pour rassembler le bétail ; il semble pourtant être venu pour une raison précise, bien moins noble…


Mon avis : Après son arrivé à Shiloh dans l’épisode précédent, le désarmant comédien Randy Boone semble s'être confortablement installé et se sentir très à son aise au milieu des cow-boys du ranch. Ici, dans un épisode réalisé par le très bon Maurice Geraghty déjà signataire de l'excellent Impasse, il prend en sorte la place d’un Steve qui est aux abonnés absents ; son caractère et son tempérament sont toujours aussi attachants et en bonus il nous octroie en duo avec Betty, Paper of Pins, une chanson entrainante lors d’une séquence de fête organisée par le juge Garth. Son capital de sympathie demeurant au beau fixe, les amateurs de la série se réjouissent donc à nouveau du fait qu’il poursuive l’aventure durant encore de nombreux épisode d’autant que l’alchimie fonctionne très bien que ce soit avec Roberta Shore ou avec James Drury. Quoiqu’il en soit, c’est en l’occurrence dans cet épisode l’une des deux Guest Star qui domine le reste du casting, le futur Jim Phelps de Mission impossible que l’on avait déjà pu voir à plusieurs reprises au cinéma y compris dans le domaine du western ; il était effectivement très bien dans les superbes Wichita (Un jeu risqué) de Jacques Tourneur ou encore dans Le Raid (The Raid) de Hugo Fregonese. Dans A Matter of Destiny, il s’avère remarquable, bien plus charismatique que l’autre invité de prestige, Richard Jaeckel, que l’on a parfois du mal à trouver crédible en… tueur à gages sombre et taciturne.

Car oui, la surprise est éventée assez vite et l’on devine assez rapidement que ce jeune homme n’arrive pas à Medicine Bow par hasard mais que c'est ce qu'on pourrait appeler une sorte 'd'infiltré' ; il s’avère en effet que des concurrents de Gaynor le paient pour se débarrasser de ce rival encombrant ; l’ex cowboy -qui a autrefois travaillé avec Trampas- a pris un mauvais chemin, ce nouveau métier lui rapportant bien plus et étant bien moins éreintant. L’acteur est loin d’être mauvais mais son personnage n’apporte pas grand-chose à l’intrigue pas plus que l’idée d’avoir ajouté ce personnage de Gunmen, le scénario étant déjà bien assez riche sans qu’il n’y ait eu besoin de rajouter un suspense inutile qui au contraire affaiblit un peu l’ensemble. Car sinon, l’épisode est principalement centré sur Robert Gaynor, homme d'affaires et millionnaire de l’Est des États-Unis venu se rendre compte sur place de la gestion d’un ranch après en avoir acheté un pour avoir la mainmise sur toute la chaine de la viande, de l’éleveur au consommateur ; un nouveau capitaliste qui n’hésite pas à relever les manches et à participer à toutes les tâches pour mieux appréhender le travail de tout un chacun. Ce qui permet au spectateur d’avoir un aperçu documentaire très intéressant concernant l’organisation d’un grand rassemblement de bétail. Où l'on apprend en même temps que Gaynor comment on établit un camp principal où sera stocké le matériel ainsi que des camps secondaires éparpillés sur le domaine, comment on attrape les bêtes pour vérifier la présence de tiques, comment on s'organise entre les différents éleveurs… ?

Des idées vont pouvoir être échangées entre le régisseur et l’entrepreneur, chacun apportant son expérience à l’autre pour rendre cet imposant travail tout à la fois encore plus productif et moins exténuant ; tout se passe pour le mieux jusqu’au jour où, une fois le troupeau rassemblé, sans le dire à ses voisins, Gaynor va s’accaparer tous les trains disponibles pour le transport de ses bêtes, faisant comprendre que le fait de leur laisser plus d’espace en les 'dispatchant' dans un plus grand nombre de wagons les fera moins stresser, les gardera en meilleure santé tout en les amaigrissant moins. Il n'a évidemment pas tort mais ce à quoi il n’a pas immédiatement pensé c’est que les autres ranchers finiraient perdants : arrivant plus tard sur le marché, les prix auront entre temps chuté et les acheteurs seront pour beaucoup déjà servis. Mais ce sont les nouvelles règles du jeu de ce capitalisme naissant et de l'ouverture à la concurrence ; ce qui est certes pénalisant pour les ‘rivaux’ mais pas pour autant illégal. Et c’est la grande force du scénario de faire de ce personnage qui aurait facilement pu être odieux un homme finalement très attachant par sa capacité d’écoute et de compréhension, l'immense talent de Peter Graves faisant le reste. Les manigances de Gaynor n’en sont en fait pas vraiment puisque le magnat acceptera sans problèmes des concessions après avoir discuté avec les concurrents dont il ne s’imaginait pas forcément qu’ils les mettraient ainsi dans une situation aussi difficile.

Gaynor, un personnage très original richement dépeint, un gentleman magnat débonnaire et à priori dénué d’états d’âme mais au final d’une belle noblesse et sachant se montrer humble. On ne lui en veut même pas lorsqu’il s’accapare la fiancée de Trampas puisque rien n’est calculé : ils tombent sous le charme l’un de l’autre et décident de convoler en juste noce. N’empêche que Trampas devra in fine faire un choix cornélien : choisir entre sauver la vie d’un homme qui lui a subtilisé sa femme ou celle d’un vieil ami qui a sombré sur une mauvaise pente. Sur un rythme assez paisible, un scénario bien ficelé pour une histoire assez captivante juste un peu plombée par un dernier quart d’heure au suspense pas nécessaire et à une Jean Hale qui a un peu tendance à surjouer, tout comme ici Doug McClure que l’on avait connu plus subtil, rendant ainsi assez faible l’aspect romance de l’épisode. Sinon au programme des réjouissances un combat à poings nus extrêmement teigneux entre Peter Graves et Doug McClure et quelques notifications passionnantes sur l'arrivée du capitalisme aux États-Unis à la fin du 19ème siècle. Un très bon épisode !


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 03 janv. 2018 20:40

2.21 - A Matter of Destiny
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 10 janv. 2018 9:12

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Doug McClure & Richard Carlson



2.22 - Smile of a Dragon

Réalisation : Andrew V. McLaglen
Scénario : Cy Chermak & Don Ingalls d'après une histoire de Borden Chase
Guest Star : Richard Carlson
Première diffusion 26/02/1964 aux USA - 12/06/1966 en France
DVD : VOSTF et VF
Note : 7/10

Le pitch : Durant l'attaque d'une diligence, tous les passagers sont tués à l'exception de Trampas qui en réchappe miraculeusement mais qui n'arrive pas à convaincre le shérif Marden (Richard Carlson) ni de son identité ni de son innocence dans ce massacre. Une course poursuite est alors entamée, Trampas tentant d'échapper à l'homme de loi qui n'a qu'une seule idée en tête, le lyncher. Le cowboy de Shiloh va trouver de l'aide en la personne d'une jeune chinoise qu'il prend dans un premier temps en otage. Quant à Steve qui est venu chercher la dépouille de son ami soi-disant mort, il se joint à la milice partie à la poursuite des meurtriers...

Mon avis : Cet épisode assez linéaire style ‘survival’, avec Trampas comme protagoniste principal, a été réalisé par Andrew V. McLaglen qui a beaucoup œuvré pour le western au cinéma. Fils de l’acteur Victor McLaglen et assistant de John Ford, son premier film était en 1956 le très prometteur Gun the Man Down avec James Arness. En 1961, il eut énormément de succès avec l’amusant western humoristique McLintock qui mettait en scène le duo John Wayne/Maureen O’Hara. Juste après sa seule et unique contribution à la série Le Virginien, il signera encore quelques très belles réussites dans le genre avec surtout le très beau et très fordien Shenandoah (Les Prairies de l’honneur) mais également, malgré sa réputation calamiteuse qui m’est toujours assez incompréhensible, La Route de l’Ouest (The Way West) aux ambitions encore plus vastes et au budget bien plus conséquent, un western épique qui narrait les aventures et le long périple d’une caravane de pionniers se rendant en Oregon. Souvent malmené par la critique française, le réalisateur prouvait à nouveau avec l'épisode qui nous concerne ici qu’il était loin d’être maladroit ou ridicule derrière une caméra !

En effet, filmé dans de nombreux décors naturels que McLaglen utilise à merveille, Smile of a Dragon est rondement mené et très efficace, la mise en scène s’avérant constamment rigoureuse et très précise. Outre l’attachante jeune actrice japonaise Miyoshi Ume qui apporte beaucoup de fraicheur à ce sombre et sanglant épisode, la Guest Star est ici Richard Carlson dans le rôle d’un homme de loi impitoyable, "an ambitious man without a heart and therefore dangerous". Cet artiste hollywoodien un peu oublié fût entre autre réalisateur d’un bon western en 1954, Four Guns to the Border (Quatre tueurs et une fille) -deuxième des six films qu’il signa- mais était surtout connu en tant que comédien. Il fût en 1948 la tête d’affiche de L'Antre de la folie (Behind Locked Doors) de Budd Boetticher, et plus tard de deux des films de science-fiction parmi les plus célèbres des années 50, Le Météore de la nuit (It Came from Outer Space) ainsi que L’étrange créature du lac noir (Creature from the Black Lagoon), tous deux signés par Jack Arnold. Entre temps, dans le domaine du western, il faisait partie du casting de L'Expédition de Fort King (Seminole) -à nouveau réalisé par Budd Boetticher- dans lequel il était très convaincant en officier psychotique, maniaque de la discipline et du règlement. Il se sera certainement souvenu de ce rôle antipathique pour son monolithique shérif Marden ici présent.

L’histoire est assez simple. Lors d’un voyage en diligence, Trampas est le seul survivant de l’attaque de celle-ci. Sa lettre d’introduction signée par le juge Garth ayant été retrouvée sur un des morts, Trampas passe pour décédé alors que dans le même temps il est pris pour l’un des meurtriers par un homme de loi qui semble refuser d’écouter ses explications. Ayant réussi à s’échapper des griffes de ce shérif coriace, Trampas n’aura alors de cesse que de le fuir pour sauver sa peau ; il sera aidé par une jeune chinoise rencontrée sur son chemin et qui connait très bien les cachettes de la région. A Shiloh, Steve ayant appris ‘son décès’, il se rend dans cette contrée californienne chercher sa dépouille et en profite pour se joindre au posse organisé pour rechercher les bandits ; ayant cru deviner la méprise concernant la mort de son ami, il va alors devoir le défendre et lui éviter le lynchage. L’intrigue très linéaire ne consiste qu’en une efficace course-poursuite avec en filigrane le thème de la difficulté d’intégration aux USA de la population asiatique et de leurs conditions de vie déplorables, par l'intermédiaire des personnages d’une jeune chinoise et de son père venus aux États-Unis faire fortune mais ayant été déçus par l’accueil qui leur a été fait ainsi que par le racisme de leurs concitoyens : "When I was a little girl my father told me I was like a beautiful doll to be adored and have the blood of royalty in my veins. But in America I was less than a woman and my blood was yellow.”

Tout ceci n’est pas particulièrement ni surprenant ni très original mais dans l'ensemble plutôt bien scénarisé (il faut dire aussi qu'il s'agit au départ d'une histoire écrite par Borden Chase), le récit fait par la jeune femme étant assez émouvant d’autant que Kim Ho tombe dans le même temps sous le charme de Trampas. Le twist final est assez prévisible mais la résolution ne manque ni de punch ni de rythme, McLaglen ayant l’habitude de mettre en boite de dynamiques scènes d’action et étant très à l’aise dans le domaine. Entre temps Kim Ho aura appris de Trampas qu’il valait mieux lutter que fuir et nous aura dépeint un beau portrait du cowboy de Shiloh qui sort encore plus grandi de ce très joli épisode : "You are kind, even gentle with a love for life […] You are modest, and this is a quality to be admired. You are also tall and handsome, so I'm sure if you did not seek out the ladies the ladies would seek you". Une réussite que cette fiction mouvementée, touchante et non dénuée de sagesse.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 17 janv. 2018 12:17

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Lee J. Cobb & Darren McGavin



2.23 - The Intruders

Réalisation : Charles R. Rondeau
Scénario : Dean Riesner
Guest Star : Darren McGavin, Hugh Marlowe & David Macklin
Première diffusion 04/03/1964 aux USA - 20/11/1966 en France
DVD : VOSTF et VF
Note : 7/10

Le pitch : Etant tombé sous le charme de Betsy lors de leurs rencontres à Chicago, le jeune journaliste Eddie (David Macklin) rend à son tour visite à la jeune femme. Le juge Garth ayant oublié d’ouvrir le télégramme annonçant son arrivée, il n’est guère enchanté par cette venue ; en effet il avait fait en sorte d’envoyer tous ses cow-boys loin du ranch pour accueillir à Shiloh une conférence secrète qui devait se tenir entre indiens et membres du gouvernement afin de discuter de paix. Une réunion à priori pas secrète pour tout le monde vu que d’inquiétants personnages se mettent à tourner autour de la propriété du juge…

Mon avis : Dans le 17ème épisode de cette même deuxième saison, The Fortunes of J. Jimerson Jones, Betsy et Garth, lors d’un voyage d’agrément à Chicago, avaient fait la connaissance d’un fringant journaliste à peine sorti de l'adolescence. Une romance s’était alors nouée entre la jeune femme et le citadin qui s’était fait tout d’abord vertement repoussé par le juge dès leur première rencontre alors que le jeune homme lui demandait une interview avec peut-être un peu trop d'arrogance apparente. Plus tard ils s’étaient réconciliés mais avec un peu d’amertume pour Garth car pour la première fois il sentait sa fille se détacher et lui ‘échapper’ pour un autre homme, devenir une femme attirante et désirable qui ne pouvait ainsi tout logiquement et irrémédiablement que s'éloigner de lui. Alors qu’Eddie était plein d’aplomb ‘à domicile’ et dans son environnement urbain, sur le ‘terrain adverse’ il se montrera non seulement extrêmement maladroit mais également grandement intimidé par Betsy ; ce qui ne fera qu'entériner pour Garth le fait que cet importun visiteur s'est réellement amouraché de sa fille, cette pensée étant à l’origine d’une très jolie séquence d'explications entre Lee J. Cobb et Roberta Shore qui fait d’ailleurs écho à la plus mémorable de l’épisode dont il est fait cas en début de paragraphe.

La première demi heure fraiche et guillerette va être consacrée à la continuité de cette romance extrêmement platonique ainsi qu’au fait que ce ‘pied tendre’ pataud et empoté soit l’objet des gentilles moqueries des cow-boys du ranch à cause de ses tenues vestimentaires, de sa manière de chevaucher, de ses maladresses et de ses habitudes de ‘jeune blanc bec’ qui détonnent évidemment avec celles des habitants du Wyoming. Nous aurons également la chance durant cette première partie bougrement plaisante d’entendre Roberta Shore fredonner en s’accompagnant au piano la superbe chanson traditionnelle ‘Greensleeves’ ainsi que de constater une fois de plus le très grand talent de chanteur de Randy Boone entonnant ici –pour malheureusement trop peu de temps- l’excellente ‘I Ride An Old Paint’. Beaucoup d’humour et de bonne humeur mais aussi une certaine gêne de voir un jeune homme aussi sympathique se sentir aussi mal à l’aise ; à tel point qu’il va faire croire avoir reçu un télégramme de son patron pour éviter de participer au rassemblement de troupeau auquel on lui avait proposé de prendre part. Sauf que le jour où le malchanceux Eddie devait partir, il se retrouve être pris en otage par trois hommes inquiétants et dangereux en même temps que tous ceux qui étaient restés à Shiloh, soit le juge Garth, Betsy, Randy -qui venait juste de se faire blesser par inadvertance par le tenderfoot, faute à un lancer plus que malhabile au jeu du lancer de fer à cheval-, ainsi qu’un des principaux protagonistes de la conférence à venir s’étant invité un peu à l’avance et interprété par l’excellent Hugh Marlowe.

L’épisode opère alors une vertigineuse rupture de ton, passant d’une intrigue familiale et bon enfant à un suspense sombre et oppressant. Ces quatre bandits connaissent donc l’existence de la conférence qui doit se ternir à Shiloh et complotent de la faire capoter car un processus de paix irait à l’encontre de leur business qui n’est autre que la vente d’armes aux indiens. Ils sont donc tout simplement venus attendre les plénipotentiaires afin de tuer le chef indien pas assez belliqueux à leur goût et qui risque ainsi de les mettre sur la paille. Le Virginien qui était revenu sur ses pas suite à la blessure de son cheval va se retrouver pris en otage à son tour après avoir été touché assez gravement par la balle d’un des agresseurs. Parmi les membres de cette bande, l’excellent Darren McGavin tient le rôle de la tête pensante alors que nous trouvons un tout jeune David Carradine inquiétant à souhait dans le rôle de son homme de main surnommé The Utah Kid, un tueur sardonique et sans scrupules. Comment ces trafiquants ont-ils eu connaissance de cette conférence 'top secrète' ? Ce sera l’objet d’un twist totalement inattendu que je me garderais de vous divulguer, venant s’y ajouter des morts assez violentes, plusieurs moments de suspense parfaitement bien gérés dans la tension ainsi que la découverte d’un fait peu glorieux dans la carrière juridique de Garth dont il se servira néanmoins pour faire basculer la situation et en arriver à un dénouement logiquement heureux pour les principaux protagonistes de la série. Bien évidemment je ne vous en dévoilerais rien non plus sauf que cette manigance de dernière minute pensée par le juge Garth parait un peu grossière pour être crédible et affaiblit ainsi un peu la fin d’un épisode qui avant ça s'était constamment maintenu à un haut niveau.

Quoiqu’il en soit, cette fiction signée par l'homme de télévision Charles R. Rondeau s’avère tout à fait honorable, parfaitement bien mise en scène, écrite et interprétée, permettant par la même occasion d’aborder le problème indien -même si très succinctement-, cette absence ayant été jusqu’à présent reprochée à la série. Nous ne le verrons pas longtemps mais nous sommes contents de retrouver dans la peau du grand chef Sioux l’un des comédiens ayant le plus souvent interprété les chefs indiens, Chief Iron Eyes Cody. Quant à L.Q. Jones, il est de nouveau absolument inénarrable notamment lorsqu’il imite la façon de monter à cheval du jeune citadin. Un épisode de belle tenue qui devrait plaire au plus grand nombre et au cours duquel on regrettera juste l’absence de Doug McClure.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 17 janv. 2018 20:47

...avec David Carradine...The Utah Kid

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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 19 janv. 2018 11:01

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Sheree North & James Drury



2.24 - Another's Footsteps

Réalisation : R.G. Springsteen
Scénario : Frank Chase
Guest Star : John Agar
Première diffusion 11/03/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 8.5/10

Le pitch : Le jeune Dan Grant est tout fier de montrer au Virginien la nouvelle arme qu’il vient d’acquérir. Malheureusement, au cours d’un hold-up qui s’ensuit, il est bêtement tué pour avoir voulu ramasser son revolver. Le régisseur de Shiloh part dans le Montana à la recherche des meurtriers, espérant les appréhender afin qu’ils soient légalement jugés. Il en fait arrêter deux mais il lui manque celui qui a tiré. Le voilà reparti jusqu’à une ferme où il pense y trouver le criminel ; mais il tombe sur son épouse fiévreuse et son jeune fils. Le mari n’étant pas rentré, il décide de les aider le temps que la femme se rétablisse et que le bandit revienne…

Mon avis : Le scénariste Frank Chase n’en était pas à son coup d’essai au sein de la série puisqu’il avait auparavant déjà signé dans la saison 1 le superbe et touchant If You have Tears avec Dana Wynters, ainsi que dans cette deuxième saison le très bon épisode avec Robert Redford, The Evil that Men do. L’on partait donc assez confiant même si le postulat de départ rappelait surtout l’épisode jusqu’à présent le plus faible/raté qu'il m'ait été donné de voir, à savoir The Fatal Journey, celui qui narrait la tentative de vengeance du Virginien à l’encontre du meurtrier de la journaliste Molly, l’un des principaux protagonistes des débuts de la série. Situation paradoxale, autant la mort d’un tel attachant personnage ne nous procurait quasiment aucun désarroi, autant celle du jeune Dan Grant -que nous n’aurons pourtant côtoyé qu’à peine cinq minutes- sera le point de départ d'un épisode admirable et riche en émotions. On peste alors à postériori contre un tel premier rendez-vous manqué pour le même genre d’intrigue, mais on l’oublie bien vite devant la totale réussite de ce second essai porté à bout de bras par un James Drury qui aura rarement été aussi bon, passant d’un registre à l’autre avec une étonnante facilité sans pourtant jamais perdre en crédibilité, son personnage acquérant à ce stade encore plus d’aura, de subtilité et de richesse, se révélant de moins en moins manichéen même si toujours d'une grande noblesse. Nous allons essayer de suivre cet épisode au travers son parcours.

Au départ, on voit le Virginien se désoler intérieurement de l’amour que porte son jeune protégé pour une arme dont il se vante qu’elle lui a couté sept mois de salaires. Néanmoins il a l'intelligence de ne pas casser son enthousiasme juvénile et décide de ne pas faire tout de suite le rabat-joie, le temps que son cow-boy savoure le plaisir que lui a valu son acquisition. Le voyant mourir sous ses yeux deux minutes après lors d'un hold-up qui tourne mal, le posse mis en place par le shérif pour rattraper les coupables ayant fait chou blanc, il décide de prendre lui-même les choses en main ; son paquetage étant toujours prêt, il part dans le Montana suite à la découverte de la marque d’un ranch de cet Etat sur le cheval abandonné du meurtrier fuyard. Ses adieux à Steve et Randy qui avaient eu dans l’idée de l’accompagner sont très pudiques mais laissent affleurer une grande émotion de part et d’autre ; l’amitié est très importante pour ces cow-boys de Shiloh. Lors de son voyage et pour arriver à récolter des informations, il va faire preuve à la fois d’une froide détermination et d’une pugnacité qui le conduisent à des comportements d’une violence assez viscérale, laissant une mauvaise impression à ses quelques rencontres y compris celles n’ayant rien à se reprocher. Il restera néanmoins dans la légalité lorsqu’il s’agira de mettre en prison deux des trois cambrioleurs ; pour l’anecdote, l’un des deux acteurs n’est autre que son propre frère alors que le second est celui de Robert Mitchum. Ayant réussi à obtenir d’indispensables indices telles le nom du meurtrier ainsi que celui de l'endroit où il se terre, voilà le Virginien reparti pour une dernière étape. Sauf que l’homme n’est pas au rendez-vous et qu’il trouve en lieu et place un jeune garçon qui le tient en joue ainsi que sa mère fiévreuse au point de s’écrouler sur le sol peu après son arrivée.

Ici dans cette ferme isolée se déroulera tout le reste de l’épisode, soit les deux tiers de sa durée. Après un virage scénaristique aussi original qu’inattendu -puisque d'une course-poursuite on passe carrément à un huis-clos-, les westerners que nous sommes se trouveront en un autre terrain connu qui pourrait se situer quelque part entre Shane et Hondo ; nous assisterons ainsi -sans aucune mièvrerie- à l’éducation d’un jeune garçon par le régisseur de Shiloh. Si ce dernier est resté sur place c'est d’une part -noble- pour venir en aide à ces deux personnes fragiles et esseulées, de l’autre –un peu moins glorieuse- avec dans l’espoir d’obtenir des renseignements sur l’époux et le père pour se faire confirmer ou non son identité et savoir s’il s’agit bien du criminel recherché. L’épisode n’étant pas longtemps basé sur ce mystère très vite éventé, il s’appesantira donc beaucoup plus longuement sur un récit d’apprentissage d’une belle et grande dignité –critique de la violence, des armes, justification des actes barbares des indiens…-, mais aussi sur l’affection qui grandit entre l'enfant et le Virginien, sur l’attirance qui se fait jour entre ce dernier et la femme de l'assassin présumé, ainsi que sur de nombreux questionnements et choix cornéliens pour notre héros : peut-il se laisser aller à une romance avec une femme dont le mari est sur le point de revenir au foyer ? Doit-il éduquer le jeune garçon comme s’il était son fils ? Peut-il s’occuper de cette famille avec autant d’énergie sans leur avouer le but premier de sa visite et sachant qu’il finira par leur soustraire un de leur membre ? Peut-il recommencer sa vie en abandonnant Shiloh pour se lancer dans la gestion de son propre ranch ? Peut-il se venger en allant à l’encontre de la loi et de la justice ? A-t-il la légitimité de le faire surtout lorsqu’il a été témoin de la tragédie, le meurtrier masqué lui ayant soufflé à l’oreille qu’il n’avait jamais voulu en arriver à une telle extrémité ("I didn't wanna, he forced me.") ? Peut-on comprendre les actes de sauvagerie des indiens sachant qu’ils agissent ainsi surtout parce qu’ils sont pourchassés et affamés ?

Toutes ces questions, le Virginien va se les poser et sera souvent aussi perplexe et tiraillé que le spectateur même s’il s’en sortira une fois encore la tête haute grâce à sa droiture et à son éthique ; néanmoins sa malchance avec les femmes perdurera et c’est en ‘Poor Lonesome Cowboy’ qu’il rentrera à Medicine Bow. Il va de soi que si l’épisode est aussi admirable ce n’est pas du seul fait d’une interprétation parfaite de notre acteur principal mais aussi des performances tout aussi remarquables de ses partenaires, que ce soit une touchante Sheree North –comédienne que l’on verra dans de nombreux très bons films des 60’s et 70’s, notamment sous la direction de Don Siegel- qui embellit au fur et à mesure de l’avancée de l’épisode et de son amour grandissant pour son ‘sauveur’ -les indiens ayant failli la tuer-, le jeune Dennis Holmes ou encore John Agar, l’inoubliable Lieutenant Cohill du chef d’œuvre de John Ford, She Wore a Yellow Ribbon (La Charge héroïque), ici mémorable durant les dix dernières minutes de l’épisode, à l’origine d’une longue séquence de suspense psychologique extrêmement tendue. Pour couronner l’ensemble, le tout est très bien réalisé -tout simplement la meilleure fiction de R.G. Springsteen-, écrit, dialogué, photographié et mis en musique. Un épisode d'une formidable densité, d'une étonnante richesse thématique et émotionnelle ainsi que d'une efficacité qui en font non seulement un sommet de la série mais du western tout court.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 23 janv. 2018 16:38

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Peter Breck & Diana Millay



2.25 - Rope of Lies

Réalisation : Herschel Daugherty
Scénario : Les Crutchfield
Guest Star : Peter Breck & Paul Fix
Première diffusion 25/03/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VF & VOSTF
Note : 6.5/10


Le pitch : Dans une gare, un homme inquiétant est à la recherche d’une certaine Alma que l’on retrouve justement à Medicine Bow. Elle vient d’acquérir un ranch voisin de celui du juge Garth mais a beaucoup de mal à se faire obéir par les cow-boys du précédent propriétaire. Elle est donc à la recherche d’un régisseur et jette son dévolu sur Steve qu’elle semble avoir bien étudié et dont elle apprécie en premier lieu son maniement des armes. Malgré le fait que ses amis de Shiloh le lui déconseillent fortement, Steve, par orgueil et pour contrer leurs sarcasmes, accepte la proposition qui s'avère être un piège et qui va mettre sa vie en danger…


Mon avis : Comme on le devine à la lecture du pitch ci-dessus, l’intrigue louchant pour une bonne part vers le film policier, je ne pourrais pas vous en dire beaucoup plus quant aux manigances mises en place par la très séduisante jeune femme interprétée par Diana Millay, ravissante actrice blonde qui a quasi exclusivement travaillé pour la petite lucarne et qui s’avère plutôt bonne comédienne. Alma Lowell est l’une de ses femmes fatales chère au film noir, de prime abord très aimable, sachant se faire attirante et désirable pour arriver à ses fins, sa sympathie de façade cachant en fait une vilenie de garce capable de faire tuer n’importe quels gêneurs même parmi ses plus proches. Je ne m’égarerais donc pas à aller bien plus loin pour éviter les réprimandes des anti-spoilers même si certains penseront déjà que ces révélations sont bien trop nombreuses : pourtant le fait dévoiler les côtés sordides du personnage féminin ainsi que ses probables malversations à venir ne vend pas la mèche de trop grandes surprises car tout ceci, on l’aura deviné assez vite, et ce dès la séquence inaugurale qui se déroule loin de Medicine Bow et au cours de laquelle on fait immédiatement connaissance avec un homme inquiétant et taciturne tout de noir vêtu qui recherche apparemment pour la tuer la jolie propriétaire terrienne dont il sera question tout au long de l’épisode. Pour vouloir assassiner une femme avec une telle détermination, il faut qu’elle ne soit pas totalement innocente… le titre nous le laissait d'ailleurs facilement deviner.

Après Another's Footsteps, l'admirable épisode précédent au cours duquel Le Virginien s’était éloigné de Medicine Bow à la recherche des assassins d'un de ses employés, Rope of Lies réintègre les lieux familiers de la série avec un peu plus de fantaisie et moins de tension que préalablement même si des morts seront encore au rendez-vous. Un épisode écrit par Les Crutchfield -le scénariste de First to Thine Own Self qui introduisait dans la série peu de temps auparavant le personnage de Randy- et réalisé par Herschel Daugherty, déjà signataire de l’original The Man From the Sea avec un excellent Tom Tryon dans le rôle d’un marin tombant amoureux d’une jumelle assez trouble, ainsi que du non moins réussi Run Quiet avec un Clu Culager très crédible dans le rôle d’un sourd-muet clochardisé. Rope of Lies n’est pas non plus du tout désagréable et se suit sans aucun ennui mais se situe néanmoins un peu en deçà des précédents faute à un scénario un peu inutilement tarabiscoté (notamment l’échange des armes) et à un manque de tension dramatique dans la dernière partie procédurale qui voit arriver sur le devant de la scène un avocat de la défense interprété par un habitué du genre, Paul Fix, qui sera à l'origine d'une résolution guère captivante et pour tout dire un peu bâclée. Pour autant, ce plaisant épisode nous aura offert notre lot de plaisirs et de petites 'nouveautés'.

A commencer par le fait de trouver dès cette date dans une série 'familiale' et avant les films de Sergio Leone un cow-boy sale et mal rasé, ici en la personne du comédien Sam Reese, sa tête de fouine sournoise et son rire d’hyène faisant leur effet. On tombe également sur une séquence ‘documentaire’ rarement -ou jamais- vue dans un western, celle du rangement et du tri des harnais, qui semble avoir été filmée à l’improviste tellement les comédiens abordent à ce moment un naturel confondant, notamment lorsque James Drury vient à donner un coup de pied ‘pour de rire’ à Randy Boone. On se félicitera également une nouvelle fois des portraits nuancés des protagonistes principaux jamais ni tout blancs ni tout noirs, ici Steve tout à fait lucide quant à son mauvais caractère et à son orgueil, avouant avoir en partie accepté la proposition de la jeune femme de devenir son régisseur pour prouver aux autres railleurs qu’il en était capable, balançant même au Virginien qui essayait avec sagesse de l’en dissuader : “You took your chance when it came along! What’s wrong with me doin’ the same thing?” Steve est certes sous le charme de la belle blonde mais pense également à la promotion qui découlerait logiquement de ce nouvel emploi. Il se rendra vite compte n’être pas fait pour ce métier, ayant non seulement du mal à se faire respecter malgré le fait d’avoir donné une sacré raclée à l’un de ses hommes qui ne lui rendait pas la vie facile –une bagarre à mains nues d’une extrême brutalité-, mais ne se sentant également pas du tout à l’aise avec la paperasse. Conscient de son tempérament pas toujours agréable, Steve ne sera d’ailleurs pas plus dupe de sa bêtise, comprenant parfaitement bien s’être fait mené en bateau, avoir été manipulé et s’être fourvoyé dans une machination s’étant terminée en tragédie.

Outre Diana Millay et Gary Clarke qui nous offrent de bonnes compositions, et alors que l’on note l’absence dans cet épisode de Trampas et du juge, la Guest Star Peter Breck s’avère lui aussi plutôt convaincant dans un rôle d’escroc un peu inquiétant ; nous sommes également ravis de retrouver pour la deuxième fois un très bon William Smith dans le rôle d’un des cow-boys de Shiloh. Le tout manque donc un peu de puissance dramatique, le suspense n’est pas vraiment de la partie -sauf lors de l’excellente scène nocturne qui mène au drame-, le final est un peu vite expédiée, mais même si Rope of Lies ne saurait se mêler aux plus grands épisodes de la série, il n’en demeure pas moins extrêmement agréable et non dénué d’humour malgré la noirceur de l’ensemble.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 26 janv. 2018 11:11

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Brooke Bundy



2.26 - The Secret of Brynmar Hall

Réalisation : Robert Totten
Scénario : Herman Groves
Guest Star : Jane Wyatt & Tom Skerritt
Première diffusion 01/04/1964 aux USA - 24/04/1980 en France
DVD : VOSTF et VF
Note : 4.5/10

Le pitch : Le Virginien confie à Randy le soin de conduire Besty au manoir de Brynmar Hall, là où deux ans plus tôt elle avait assisté à un drame, la mort de son amie Mildred dans l’incendie de cette fastueuse demeure. La mère de la jeune fille (Jane Wyatt) l’a convié, ainsi que les autres invités de ce jour tragique, à venir fêter ce triste anniversaire car il semblerait qu’elle ait une chose importante à dire à tous les témoins de ce malheureux accident. Coincé par la tempête, Randy se voit dans l’obligation de rester sur place. Cette nuit-là des l'on assiste à des choses mystérieuses, à commencer par un lustre imposant qui tombe au plein milieu des convives…

Mon avis : De très nombreuses séries télévisées, qu’elles soient anciennes ou contemporaines, tentent de temps à autre de proposer un épisode qui sort de l’ordinaire par rapport au ton et au style habituels de l’ensemble. Pour ne parler que de celles que je connais, Grey’s Anatomy s’est une fois essayé à la comédie musicale, une autre au fantastique, alors que The West Wing nous soumettait un épisode comme s’il était filmé d’un point de vue documentaire journalistique. Malgré leur profonde originalité, force était de constater qu’ils ne constituaient pas de franches réussites. Et malheureusement il en va de même pour ce 26ème épisode de la saison 2 du Virginien, sorte de mélange entre Daphné du Maurier (Rebecca), Agatha Christie (Dix petits nègres) et les films d’épouvante de la Hammer. Au programme donc inquiétant manoir -qui ressemble à la maison hantée Eurodisney-, bruits bizarres et effrayants, faits mystérieux ou (et) dangereux comme un lustre qui tombe sur les invités, un serpent vivant que l’on trouve dans un lit, une boite à musique qui se met à jouer toute seule, un corbeau noir, des portes qui claquent, une cave et une chambre mortuaire pleines de toiles d’araignées, un serviteur que l’on dirait tout droit sorti de la Famille Addams… le tout par une nuit venteuse et orageuse striée d’éclairs et assourdie par d’intempestifs coups de tonnerre, la tempête allant même faire place à un moment donné à une violente tornade ; joli suspense d’ailleurs par le simple fait du silence qui s'instaure d'un seul coup au moment où la maison doit se trouver dans l’œil du cyclone.

L’ambiance gothique étant posée, reste à faire la connaissance des personnages allant partager ce huis-clos le jour anniversaire d’une tragédie s’étant déroulée deux ans auparavant et où ils étaient déjà tous réunis en ces mêmes lieux ; ce jour-là, leur jeune amie et hôtesse avait brûlée en même temps que son père dans un incendie dont on a jamais su comment il s’était déclaré, dont on a jamais su s’il s’était agit d’un accident ou d’un geste meurtrier. En revanche, la mère de la défunte semble connaitre le fin mot de l’histoire car lors du repas qu’elle préside aujourd’hui elle déclame à l’assemblée que le coupable de ce drame dont elle ne s’est jamais remise se trouve autour de la table. A partir de cet instant, le spectateur va devoir cogiter en même temps que les protagonistes, la culpabilité passant de l’un à l’autre jusqu’à la résolution finale. Parmi les potentiels coupables, en tout premier lieu Betsy ; en l’absence de tous les protagonistes principaux de la série -à l'exception aussi de Randy-, l’épisode donne ainsi l’occasion à Roberta Shore de tenir la tête d’affiche ; sans surprises elle s’en sort avec les honneurs, parfaitement à l’aise dans le rôle de la ‘Screaming Girl’ typique des films d’épouvante. Les trois autres jeunes gens sont interprétés par la ravissante Brooke Bundy, Mark Goddard et surtout par un excellent Tom Skerritt, déjà présent dans l’un des meilleurs épisodes de la série, Impasse, connu par la suite pour avoir fait partie de l’équipage du Nostromo dans le fabuleux Alien de Ridley Scott.

Les autres comédiens –qui tiennent les rôles des habitants du manoir- sont Jane Wyatt, Virginia Gregg et Victor French. Si Jane Wyatt (House by the River de Fritz lang) a tendance à en faire un peu trop dans le côté mélodramatique, il faut bien se rendre à l’évidence que l’interprétation d’ensemble est de très belle tenue. La direction artistique -costumes et décors- se tient très bien elle aussi alors que le réalisateur de télévision Robert Totten nous gratifie de pas mal de très jolis plans dont cette plongée sur la pièce principale, à l’endroit même où tombera le lustre qui aura failli tuer plusieurs personnes. Alors, pourquoi cette note peu glorieuse qui a été attribuée à cet épisode ? Parce que le scénario ne s’avère pas forcément très captivant, qu’il ne tient pas non plus très bien la route 70 minutes durant, et parce que l’ensemble fait vraiment trop hors-sujet au sein d’une série western, les spectateurs que nous sommes n’arrivant pas à retrouve nos marques, l’épisode étant trop éloigné des nobles préoccupations habituelles d’une série qui vole très haut et qui aborde très souvent des thématiques passionnantes, ce qui n'est pas le cas ici. Non pas qu’un pur divertissement de temps à autre ne soit pas le bienvenue -bien au contraire et d’ailleurs la série l’a prouvé à maintes reprises, parfois avec grande réussite notamment dans le domaine de la comédie- mais The Secret of Brynmar Hall s’avère tout simplement n’avoir pas très bien vieilli.

Parmi les petits plaisirs à piocher néanmoins, quelques jolis accords de guitare par un Randy Benton toujours aussi attachant même si un peu en retrait, un très luxueux décor de maison victorienne, une belle photographie… Même si l’idée de départ n’était pas mauvaise, le résultat est trop éloigné du style et du ton habituels de la série, trop rempli des clichés du film d’épouvante ; un épisode un peu poussif qui plaira probablement par son atmosphère oppressante et lugubre aux amateurs de romans gothiques mais qui laissera également les fans de la série un peu sur leur faim même si l’ensemble s’avère loin d’être déshonorant.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 30 janv. 2018 11:37

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Joseph Campanella & Ruta Lee


2.27 - The Long Quest

Réalisation : Richard L. Bare
Scénario : Carey Wilber
Guest Star : Ruta Lee & Joseph Campanella
Première diffusion 08/04/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 6.5/10

Le pitch : Mary Ann vit seule avec Crickett, garçon de 12 ans, dans une ferme près de Shiloh. Un jour elle découvre que sa maison a été mise sens dessus dessous. Le coupable est un détective (Joseph Campanella) embauché par une célèbre comédienne (Ruta Lee) pour essayer de récupérer son enfant qu’elle a abandonné à la naissance mais qui pourrait désormais lui rapporter gros. La bible de famille subtilisée par le détective mentionne le fait que Mary Ann n’est pas la mère biologique et s’avère donc une preuve suffisante pour lui supprimer la garde de l’enfant. Le Virginien qui a de l’affection pour le jeune garçon et sa mère va se mêler de l’affaire…

Mon avis : Après un épisode huis-clos à l’atmosphère ‘fantastico-baroque’ qui s'était avéré assez moyen, voici que notre série préférée prend d’autres chemins de traverse pour virer avec beaucoup plus de réussite vers le mélodrame familial et procédural. L’histoire en en très simple et très fluide. Mary Ann vit en paix dans une ferme près de Shiloh en compagnie de son fils Crickett âgé de 12 ans ; celui-ci est un enfant bien élevé, poli et serviable qui vient souvent rendre visite à Randy et au Virginien, appréciant plus que tout être témoin et prendre part à la vie quotidienne du ranch. La femme et l’enfant vont voir leur vie basculer le jour où Judith, une célèbre comédienne, arrive à Medicine Bow accompagnée d’un détective pour demander la garde du jeune garçon qu'elle dit avoir abandonné à la naissance. En effet elle se prétend être sa mère biologique et le détective trouve rapidement la preuve de ce fait après être allé fouiller la maison de Mary Ann au sein de laquelle il a trouvé la bible familiale indiquant que le véritable enfant de cette dernière est mort depuis de longues années dans un incendie qui avait également causé la mort de son époux. Tout porte à croire que la nouvelle arrivante dit la vérité et qu'elle est dans son bon droit ; d’ailleurs son avocat a entièrement confiance même si les motivations de cette femme séduisante sont loin d'être très glorieuses. Le shérif vient alors remettre une injonction à la 'mère adoptive' pour laisser le jeune garçon à la garde de sa véritable génitrice. Au moment où elle décide de s’enfuir avec Crickett de peur de le perdre, le chariot de Mary Ann se renverse et elle se retrouve blessée et immobilisée, soignée par Betsy.

Le Virginien qui a toujours eu beaucoup d’affection pour elle et l’enfant va décider de leur apporter son aide même s’il comprend parfaitement que la requérante a toute légitimité pour réclamer son ‘dû’. Comme on l’aura aisément compris, la thématique principale va être basée sur une réflexion concernant ce qui fait une mère : "Being a mother is much more than bearing a child." Sur le papier, tout ceci aurait facilement pu faire tomber cette fiction dans la plus grande mièvrerie si le ton d’ensemble avait été plus mélodramatique et si les comédiens s'étaient révélés peu convaincants, ce qui n’est évidemment pas le cas même si le réalisateur Richard L. Bare ne lésine pas sur une utilisation intempestive d’une musique outrancièrement dramatique lors de quelques séquences dialoguées et qu’il pousse parfois ses comédiennes à en faire un tout petit peu trop. Le cinéaste n’accomplit pas vraiment de miracles au niveau de la mise en scène mais a eu en revanche la chance d'être très bien secondé -comme c’était déjà le cas pour les trois précédents épisodes qu’il signa dont le superbe If You Have Tears avec Dana Wynters- et de formidablement bien diriger ses acteurs. Ici les deux personnages féminins antagonistes ont la chance d’être incarnés par deux comédiennes rivalisant de talent, Patricia Breslin et surtout Ruta Lee dans un rôle pourtant pas vraiment gratifiant de mère indigne. Cette dernière - l’une des Sept femmes de Barberousse de Stanley Donen, pourtant très pénible cette même année 1964 aux côtés d’Audie Murphy dans le rôle d’une femme dévoyée dans La Patrouille de la violence de R.G. Springsteen- est constamment remarquable, et ce jusqu’à cet épilogue absolument admirable qui ne démérite pas face aux meilleurs de la série, ni bâclé ni trop vite expédié comme c’est parfois le cas, et d’une dignité qui force le respect.

A leurs côtés un James Drury qui confirme depuis quelques épisodes avoir acquis encore plus d’aisance et sachant se faire en quelques secondes tour à tour espiègle et violemment déterminé. L'humour pince-sans-rire et la profonde lucidité de son Virginien fusionné au même mélange concernant un Randy bien moins naïf qu'il n'y parait, sont à l’origine de quelques situations savoureuses et répliques très amusantes lors du premier quart d’heure, que ce soit en rapport à la ‘gossiperie’ des habitants de Medicine Bow ou à celui de l’immaturité du jeune vacher quant aux femmes et à la boisson ("Danny, give him a sarsaparilla"). Les séquences que notre 'héros' partage avec Ruta Lee sont savoureuses et notamment celle où il pense lui donner une grande leçon de morale un peu neuneu et où elle lui rétorque "You're a clever man, and I don't trust clever men." L’autre acteur d’importance au sein de cet épisode est celui qui tient le rôle du détective, à savoir Joseph Campanella qui avait déjà été tout à fait crédible en bandit mexicain dans le génial 13ème épisode de cette saison 2, le fameux et très sombre Siege de Don McDougall. Carey Wilber, pourtant scénariste de quelques uns des épisodes les moins satisfaisants de la série (The Fortunes of J. Jimerson Jones ou Roar from the mountain), se sort avec les honneurs de cette trame dramatique assez prévisible -hormis la fin dont je vous laisse la surprise-, en évitant au maximum les poncifs et en mettant dans la bouche des principaux protagonistes des lignes de dialogue de très grande qualité.

S’échappant à nouveau des traditionnelles intrigues westerniennes, ce drame de l’adoption manque d’intensité mais se révèle néanmoins vraiment réussi grâce surtout à une interprétation de haut niveau qui nous amène en point d’orgue à un face à face vraiment poignant et tendu entre les deux mères. Nous aurons également eu droit à une bagarre courte mais vigoureuse mettant en présence James Drury et Joseph Campanella, à une vision assez ironique de Medicine Bow par notre protagoniste principal ("Nice friendly little town. In fact, those two ladies are so friendly that by supper time there won't be a person in Medicine Bow that doesn't know about this little drive"). Sans atteindre loin de là des sommets, un épisode très plaisant et bénéficiant d’un des plus beaux épilogues qu’il nous ait pour l’instant été donné de voir.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 02 févr. 2018 15:07

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Katherine Crawford & Doug McClure



2.28 - A Bride for Lars

Réalisation : Earl Bellamy
Scénario : True Boardman
Guest Star : Katherine Crawford
Première diffusion 15/04/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 2.5/10

Le pitch : Lars, voisin du juge Garth et également gros rancher, fête son futur mariage avec une jeune suédoise qu’il a rencontré dans son pays d’origine et qu’il doit aller chercher à Laramie où est stationné le convoi qui la transporte. S’étant blessé aux bras après avoir voulu faire une démonstration de force, et par ce fait incapable de se déplacer dans l’immédiat, il demande de l’aide aux cowboys du ranch Shiloh. C’est à Trampas que revient l’honneur de faire ce voyage pour ramener cette charmante mais espiègle jeune femme (Katherine Crawford). Sur leur chemin, ils auront à faire face à des bandits et à des indiens…

Mon avis : Cinquième épisode signé par Earl Bellamy qui s’avère être un réalisateur on ne peut plus inégal au sein de cette série, tournant par ailleurs en cette même décennie des westerns très honorables pour le cinéma, titres que j'ai déjà évoqués par ailleurs. Pour ne s'en tenir qu'au seul Virginien, il y aura eu au cours de la première saison le délicieux The Big Deal avec Ricardo Montalban puis surtout The Judgment avec Clu Gulager qui peut toujours être considéré comme l'un des indéniables sommets de la série. Ce sera ensuite A Portrait of Marie Valonne qui aura probablement déçu ceux qui se souvenaient des deux précédents, un épisode 'mélodramatico-romantico-policier'" qui s’avérait bien en deçà mais dont la mise en scène restait très agréable. Si le ratage de Roar from the Mountain ne lui était aucunement imputable, reposant quasiment entièrement sur les épaules des deux auteurs, il n’en va pas de même pour l’épisode qui nous concerne ici et qui se révèle indigne de la série même si le principal 'coupable' en est le scénariste True Boardman qui par la même occasion nous inquiète un peu lorsque l’on sait qu’il travaillera à nouveau pour Le Virginien à pas moins de quinze reprises. Touchons du bois en 'priant' pour qu'il se ressaisisse à temps !

En effet cette fois nous sommes en présence d’une histoire totalement inintéressante, ce qui se sent d'emblée, ne nous plaçant pas dans des conditions très favorables à l'égard de cette fiction. En gros et pour simplifier au maximum, Trampas est chargé d’aller chercher à Laramie la future épouse d’un rancher grand ami du juge Garth (ce dernier d’ailleurs absent de la série depuis un bon moment ; on se languit de voir revenir l'excellent Lee J. Cobb). Même si l'on avait voulu creuser un peu plus en profondeur, nous aurions eu du mal à en raconter davantage ou à en retirer quoi que ce soit puisque A Bride for Lars fait du surplace -au propre comme au figuré : voir à ce propos le paragraphe suivant- et n'aborde vraiment aucune thématique particulière. Au demeurant, il s'agit d’un épisode expressément humoristique, quasiment pas amusant une seule seconde mais au contraire plutôt extrêmement laborieux voire parfois même assez embarrassant (la vision ultra-caricaturale des indiens, les gags ratés qui s'éternisent, la lourdeur de l'ensemble...) Et comme chacun le sait, rien de plus ennuyeux qu’une comédie pas drôle ! Mais s’il ne s’agissait que de ça ; car nous n’allons quand même pas tout mettre sur le dos du médiocre scénariste qui cependant, il est vrai, a frappé très fort pour sa première incursion dans la série, accumulant les incohérences et les situations pas du tout crédibles comme le fait que Trampas laisse à plusieurs reprises sa compagne de route seule alors que les dangers s’annoncent et s'amoncellent dans les parages et tout autour.

Scénariste non seulement à la ramasse mais qui par la même occasion a contaminé ses acolytes, rendant l’ensemble totalement bâclé y compris une direction d’acteurs qui laisse franchement à désirer -pas plus John Qualen que Katherine Crawford n’étant spécialement bien mis en valeur- ainsi qu’une musique d’une lourdeur pachydermique avec ses effets ‘pour faire rire’. Sans parler de la ridicule image figée représentant un ciel à priori magnifique que regarde avec extase notre suédoise un peu nunuche, lorsque l’on remarque à ce point que le voyage de retour de Trampas de Laramie à Medicine Bow n’est constitué que de plans du même chemin filmé toujours au même endroit bien reconnaissable avec les mêmes reliefs et le même arbre en fond de plan, on se dit que le réalisateur ne s’est pas senti concerné par son travail. Lorsque l’on voit Trampas faire le pitre comme jamais encore sans à aucun moment nous convaincre dans ce registre -l’imitation des loups et des coyotes qui se prolonge au point d’en devenir gênante pour le si sympathique comédien- on se dit que personne n’était dupe de la bêtise de l’ensemble. Nous nous en étions d’ailleurs rendu compte dès le pré-générique de presque 10 minutes qui annonçait le ton et le manque de consistance d’un épisode qui allait non seulement ne jamais réussir à décoller mais qui de plus allait s’enliser encore plus dès le départ pour Laramie. Car au tout début, la réunion de Trampas, Steve et Le Virginien faisait encore la part belle à une fantaisie de plaisant aloi.

Même les nombreux twists qui se succèdent en fin de parcours ne nous auront pas plus amusé que surpris ! Pour couronner le tout les Indiens ne sont pas forcément dépeint avec une grande dignité –la suédoise donne même un cours de cuisine aux squaws de pacotille-, le suspense et la tension qui auraient pu être de mise de temps à autre sont totalement éventés d’une part à cause du ton humoristique de l’ensemble, de l’autre à cause de l’incroyable incrédibilité des situations : par exemple la femme ouvre grand son sac rempli de liasses de billets devant tout un groupe d’inconnus. On se consolera en assistant à un bain de Katherine Crawford dans un petit plan d’eau ou à quelques mimiques assez drôle de Doug McClure qui sera aussi de la bagarre finale quasiment burlesque, "à la McLintock". Plus stupide que drôle ; on oubliera très vite ce déplaisant moment pour passer à autre chose de plus consistant !


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 09 févr. 2018 10:14

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Randy Benton & Brenda Scott


2.29 - Dark Destiny

Réalisation : Don McDougall
Scénario : Frank Chase
Guest Star : Robert J. Wilke
Première diffusion 29/04/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 7/10

Le pitch : Steve et Randy sont sur la trace de voleurs de chevaux. Ils réussissent à les appréhender sauf que durant cette arrestation Steve est dans l’obligation d’en tuer un qui n’est autre que le frère du chef de gang (Robert J. Wilke). Randy parvient à rattraper un fuyard qui s’avère être… une fuyarde, la propre fille du ‘patron’ des bandits. Le shérif propose au Virginien qu’elle soit hébergée à Shiloh le temps que le procès se déroule. Durant ce séjour forcé, elle va devoir surtout s’occuper de Randy qui vient de gravement se blesser alors qu’il tentait de dompter un cheval farouche. En effet, l’épine dorsale ayant été touchée, le voici partiellement paralysé…

Mon avis : Après A Bride for Lars, le calamiteux précédent épisode 'comédie potache', à vrai dire plus gênant qu'amusant, les valeurs les plus sures de la franchise sont invitées à faire remonter la pente à la série, soit le réalisateur Don McDougall en collaboration avec le scénariste Frank Chase. On peut maintenant affirmer sans trop de risques de se tromper que, comme je l’avais déjà auparavant décelé, Don McDougall demeure l’un des meilleurs réalisateurs du Virginien, sa gestion de l'action, l'ingéniosité de ses placements de caméra et les effets qu'il obtient des cascadeurs s'avérant une fois encore d'une redoutable efficacité. Ici toutes ces qualités sont de nouveau au rendez-vous avec également quelques très belles idées de mise en scène ; il suffit pour s’en rendre compte de visionner la formidable séquence du bal au montage très 'cut', de revoir le très beau mouvement de caméra dévoilant avec pudeur la claustration de Randy lorsqu’il se retrouve esseulé dans une grange à peine éclairée, ou encore les rares scènes d’action à la fois d’une sécheresse qui confine à l’épure et d’une vigueur assez remarquable. Quant au scénariste Frank Chase, il n’en était pas non plus à son coup d’essai au sein de la série puisqu’il avait auparavant déjà signé dans la saison 1 le superbe et touchant If You have Tears avec Dana Wynters, ainsi que dans cette deuxième saison le très bon épisode avec Robert Redford, The Evil That Men Do, sans oublier le formidable Another’s Footsteps, l’une des plus belles réussites de la franchise jusqu’à présent.

Dark Destiny doit donc autant à ses qualités d’écriture que de réalisation, l’histoire s’avérant par ailleurs sans grandes surprises ni porteuse de thématiques réellement passionnantes ou novatrices (ce qui n'est pas forcément une critique négative). Elle est avant tout basée sur les émotions qui vont naitre à l’occasion des relations tout d’abord hostiles qui se tissent entre un Randy devenu paralysé suite à un accident de dressage et à la jeune femme qui a pour mission de l’aider malgré elle dans sa rééducation, la fille d’un voleur de chevaux qui, en attendant le procès de son père qui doit avoir lieu dans les jours qui suivent, est invitée à rester à Shiloh, profitant de l’absence de Betty pour occuper sa chambre. Tout d’abord tendues, leurs relations antagonistes vont évoluer vers plus de compréhension, de tolérance voire même de rapprochement sensuel, Randy n’étant finalement pas insensible au charme de la jeune fille qui est certes ravissante tout autant vêtue à la garçonne qu’en robe de soirée. L’épisode est également le premier des deux -outre évidemment celui qui l’a introduit dans la série- à prendre le jeune Randy Benton pour personnage principal, l’enrichissant et le faisant évoluer, détrompant ainsi ceux qui jusqu’à présent n’avaient vu en lui qu’un chanteur un peu fade ; ce qu’il n’est d’ailleurs pas non plus, son interprétation ici de ‘Ridin’ that New River Train’ s’avérant une nouvelle fois sacrément talentueuse, loin de toute mièvrerie.

Une belle prestation de Randy Boone qui parvient à nous inquiéter pour son personnage, les spectateurs se demandant constamment s’il va pouvoir remarcher un jour malgré sa grave lésion de l’épine dorsale, mais également dans le rôle de Billy Jo de la jeune actrice de télévision Brenda Scott, ainsi que de Robert J. Wilke et son visage grêlé. Un comédien qui vous est peut-être inconnu de nom mais dont vous connaissez obligatoirement le visage puisqu’il fut l’un des comédiens 'westerniens' les plus prolifiques dans les années 50 et 60, faisant entre autre partie de la distribution de classiques du genre -et non des moindres- tels Le Train sifflera trois fois de Fred zinnemann, Je suis un aventurier et L’Homme de l’Ouest de Anthony Mann ou encore Les Sept mercenaires de John Sturges. Il interprète ici le père de Billy Jo qui est également le chef du gang de voleurs de chevaux qui n’a désormais plus qu’une idée en tête s’il arrive à fuir la prison, se venger de Steve qui durant la première séquence a abattu son frère. Un épisode certes donc plutôt grave et dramatique mais qui n’en possède pas moins de très bons dialogues assez acérés, intelligents et pour certains plutôt amusants, voire les trois simultanément. Quelques exemples de la qualité des dialogues : alors que les cow-boys de Shiloh amènent au shérif les voleurs de chevaux, l’homme de loi leur dit “You know, one of these days, you boys from Shiloh are going to surprise me and come in here just for a friendly visit” ; sur quoi le Virginien lui rétorque “You can’t say we don’t do our bit for law enforcement.” Alors que Randy se prépare à dompter un fougueux cheval, il annonce à ses comparses “When I’m finished with him, some old lady can keep him in her parlor like a pet dog.”

L’épisode se lancera également sur de petites pistes de réflexions autour de la loyauté -Billy Jo doit-elle ou non aider à faire évader son père de prison ?- de ‘l’humanisation’ d’une personne au contact des autres, de la frustration de se retrouver cloué à un fauteuil et aux conséquences que cet état de fait amène sur le caractère du blessé et des ses proches… A défaut d’être inoubliable ni fortement captivant, un très joli épisode qui se termine sur une séquence très émouvante, qui nous aura permis de faire plus ample connaissance avec Randy et qui nous octroie de spectaculaires séquences de dressages de chevaux, sans oublier un beau débat initié par le Virginien sur les vertus du travail pour subvenir à ses besoins et sur les méfaits de l’argent trop facilement gagné. Certes un peu moralisateur et naïf mais pas forcément inutile pour autant.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 12 févr. 2018 15:26

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Jeremy Slate & Randy Boone



2.30 - A Man Called Kane

Réalisation : William Witney
Scénario : Dean Riesner
Guest Star : Dick Foran & Jeremy Slate
Première diffusion 06/05/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 7/10


Le pitch : Lors d’une randonnée à cheval, Randy et Betsy découvrent une grotte dans laquelle git un squelette humain. Ils trouvent également 1000 dollars en pièces d’or. D’après un agent du gouvernement (Dick Foran), il semblerait que ce soit une minime partie d’un trésor caché par les Confédérés durant la Guerre de Sécession. L’histoire étant parue dans les journaux, nombreux sont les étrangers qui arrivent dans la région pour soi-disant trouver du travail. L’un d’entre eux, Johnny (Jeremy Slate) s’avère être le frère ainé de Randy. Si les deux sont ravis d’être à nouveau réunis, une tragédie va néanmoins découler de ces retrouvailles…

Mon avis : Après Dark Destiny, Randy Bonne et son personnage Randy Benton sont à nouveau à l’honneur de ce dernier épisode de la saison 2 ; en l’occurrence son capital de sympathie ne cesse d’augmenter -même sans avoir eu ici à fredonner une seule chanson (certains au contraire s'en féliciteront)- et il acquiert encore un peu plus d’envergure et de richesse psychologique. La malchance dans sa vie privée -qui l'a fait arriver aux environs de Medicine Bow et s'insérer à la série à l’épisode 20 de cette même saison- se poursuit ici, une nouvelle tragédie familiale allant endeuiller cette fin de saison qui va s’avérer assez grave même si dans le même temps elle va entériner le fait que désormais la famille de Randy sera définitivement celle du ranch Shiloh. Il aura fallu attendre les toutes dernières secondes pour pouvoir souffler après que le suspens constant de cette intrigue nous aura fait nous demander si Randy n’allait pas y laisser son honneur voire même sa peau. Mais je n’en dirais pas plus, certains allant même estimer que c’en est déjà de trop ! L’épisode débute d’une manière assez amusante par une balade à cheval de Randy et Betsy, la jeune fille se plaignant d'avoir soif et du fait que Randy n’ait pas pensé à emporter une gourde ; sur quoi le cow-boy poupin rétorque avec une ironie et un sarcasme que nous ne lui connaissions encore pas : “Well, I didn’t! I didn’t bring a sofa pillow,a box of chocolates or a mandolin either!” S’ensuit l’arrivée du duo dans un endroit assez paradisiaque encore jamais vu dans le courant de la série, une imposante cascade surplombant une paisible étendue d’eau.

C’est ici que Randy –qui a donc retrouvé l’usage de ses jambes- découvre une grotte dans laquelle il s’empresse de pénétrer, y trouvant non seulement un cadavre très ancien mais également un petit pécule en pièces d’or. William Witney et les équipes techniques utilisent remarquablement tous ces nouveaux lieux ; non seulement la grotte fait beaucoup moins ‘carton-pâte’ que toutes les précédentes déjà ‘visitées’ dans le courant de la série mais également les extérieurs sont superbement mis en valeur par le réalisateur qui nous octroie de très beaux mouvements d’appareils et qui filme l'endroit par d’impressionnantes plongées de caméra. Déjà auteur de plusieurs épisodes, le fameux cinéaste de serial fait montre ici de plus d’originalité et d’inventivité que précédemment et permet de faire terminer cette saison à un très bon niveau, rattrapant les quelques 2 ou 3 épisodes peu glorieux qui furent diffusés peu de temps avant. Le scénariste Dean Riesner accomplit lui aussi un très bon travail, arrivant à nous tenir en haleine durant toute la durée de l’épisode, nous faisant deviner dès le début que l’ensemble risque de mal tourner sans que nous ne puissions saisir par qui et comment. En effet il a la bonne idée de faire en sorte que nous ne sachions jamais vraiment sur quel pied danser concernant les deux Guest Star interprétés par Jeremy Slate –qui tournera plusieurs fois pour Henry Hathaway durant les 60’s- et Dick Foran, le cow-boy chantant d’un nombre incalculable de westerns de séries B durant les 30’s et 40’s…

Dick Foran tient ici le rôle d’un agent du gouvernement dont la mission est de chercher et ramener un trésor de guerre caché lors du conflit civil par les Confédérés sur le domaine de Shiloh, alors que Jeremy Slate joue le personnage qui se révèle être le demi-frère de Randy. Ce dernier a beau être plutôt bon comédien, il manque néanmoins d’un peu plus de charisme pour arriver à porter un tel personnage ; et du coup l’émotion ou l’angoisse que nous aurions du ressentir tour à tour sont un peu minimisées par cette prestation peut-être un peu trop timide. Nous regrettons aussi que la plus que charmante Merry Anders n’ait pas été plus longtemps présente à l’écran, nous gratifiant cependant d’une très bonne chanson ; une comédienne bien plus talentueuse que ce que l’on a souvent lu ici et là, la même année également tout à fait convaincante dans un western de cinéma aux côtés de Audie Murphy, le très sympathique Feu sans sommation (The Quick Gun) de Sidney Salkow. Outre Randy Boone, c’est James Drury qui tient le rôle le plus important de cet épisode, ayant probablement réussi en cette fin de saison à convaincre les plus réticents du début, désormais remarquablement à l’aise dans son rôle, plaisamment nonchalant à certains moments, endurci et déterminé à la séquence suivante, sachant passer d’un registre à l’autre avec crédibilité. Lorsque l’agent du gouvernement s’excuse de parler de la défaite du Sud devant un virginien, ce dernier lui répond intelligemment que tout ceci est du passé et que ça ne le touche aucunement de faire partie des ‘vaincus’. Si le juge et Trampas sont encore absents – ils se sont faits très discrets ces derniers temps- Steve est de nouveau heureusement là pour ses ‘collègues’ puisqu’il arrivera encore une fois à temps pour éviter un drame. Que les amateurs de Gary Clark en profitent car il ne va pas tarder à quitter la série !

Encore des dilemmes cornéliens pour Randy, des situations assez inextricables pour le Virginien pour arriver à maintenir le bon fonctionnement du ranch Shiloh, une énigme à résoudre quant à l’emplacement du butin, d’excellentes séquences au saloon, une entraineuse mignonne à croquer, un soupçon de serial, de la violence assez sèche, des dialogues de haute volée, des superbes extérieurs dont William Witney se sert avec talent, de bons comédiens, une écriture aux petits oignons… Pour clore cette deuxième saison, tout était réuni pour un quasi sans-faute et pour donner envie aux spectateurs de poursuivre plus avant. Mission réussie avec cette fiction un peu triste même si d’autres épisodes s’étaient auparavant avérés plus puissants.


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 12 févr. 2018 15:27

Et voilà pour cette excellente saison 2 ;-)


2.01 Ride a Dark Trail réalisé par John Peyser : 7/10
2.02 To Make this Place Remember réalisé par Robert Ellis Miller : 5.5/10
2.03 No Tears for Savannah (En souvenir du passé) réalisé par Don McDougall : 7.5/10
2.04 A Killer in Town (Le Tueur) réalisé par John English : 7/10
2.05 The Evil that Men do réalisé par Stuart Heisler : 7/10
2.06 It Takes a Big Man réalisé par Bernard McEveety 8/10
2.07 Brother Thaddeus (Une vieille connaissance) réalisé par John English : 7/10
2.08 A Portrait of Marie Valonne (Marie Valonne) réalisé par Earl Bellamy : 6/10
2.09 Run Quiet réalisé par Herschel Daugherty : 7/10
2.10 Stopover in Western Town (Intermède à Medicine Bow) réalisé par Richard L. Bare : 7/10
2.11 The Fatal Journey réalisé par Bernard McEveety : 4/10
2.12 A Time Remembered (L'Heure du souvenir) réalisé par William Witney : 6/10
2.13 Siege (Siège) réalisé par Don McDougall : 8.5/10
2.14 Man of Violence réalisé par William Witney : 6.5/10
2.15 The Invaders réalisé par Bernard McEveety : 7.5/10
2.16 Roar from the Mountain réalisé par Earl Bellamy 4/10
2.17 The Fortunes of J. Jimerson Jones (Un coeur d'or) réalisé par Don McDougall : 5.5/10
2.18 The Thirty Days of Gavin Heath réalisé par John Florea : 7.5/10
2.19 The Drifter (La Guerre des ranchs) réalisé par Don McDougall : 7/10
2.20 First to Thine Own Self (Le Témoin) réalisé par Earl Bellamy : 7/10
2.21 A Matter of Destiny réalisé par Maurice Geraghty : 7/10
2.22 Smile of a Dragon (Le sourire du dragon) réalisé par Andrew V. McLaglen : 7/10
2.23 The Intruders (La Conférence) réalisé par Charles R. Rondeau: 7/10
2.24 Another's Footsteps (Qui est Mathieu Rayne) réalisé par R.G. Springsteen : 8.5/10
2.25 Rope of Lies (Tissu de mensonges) réalisé Herschel Daugherty : 6.5/10
2.26 The Secret of Brynmar Hall (The Secret of Brynman Hall) réalisé par Robert Totten : 4.5/10
2.17 The Long Quest réalisé par Richard L. Bare : 6.5/10
2.28 A Bride for Lars réalisé par Earl Bellamy : 2.5/10
2.29 Dark Destiny (La Sauvageonne) réalisé par Don McDougall : 7/10
2.30 A Man called Kane (On recherche) réalisé par William Witney : 7/10

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 12 févr. 2018 18:33

bravo Moonfleet encore pour ce gros "travail" et analyses :applaudis_6: :applaudis_6: :applaudis_6:
CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
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