Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

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Moonfleet
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 06 déc. 2017 9:23

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Bruce Dern



2.20 - First to Thine Own Self

Réalisation : Earl Bellamy
Scénario : Les Crutchfield
Guest Star : Bruce Dern
Première diffusion 12/02/1964 aux USA - 30/08/1983 en France
DVD : VOSTF et VF
Note : 7/10

Le pitch : Après avoir fait fortune, Silas se rend à Medicine Bow y retrouver sa sœur. Sur le chemin il recueille un jeune guitariste, Randy. Alors que celui-ci est parti chercher de l’eau, Silas se fait tuer et cambrioler par deux bandits. Seule sa petite fille Mélanie est témoin du meurtre, mais elle est tellement sous le choc qu’elle n’arrive pas à innocenter Randy lorsque les hommes du ranch Shiloh le découvrent sur les lieux du crime. De peur de se faire lyncher, Le jeune homme s’enfuit ; une longue et laborieuse traque se met en place alors que Betsy, persuadé de l’innocence de Randy qu’elle a importunément rencontré, va tout faire pour lui venir en aide…

Mon avis : First to Thine Own Self est un épisode non seulement très réussi mais important pour l’ensemble de la série puisqu’il introduit un nouveau personnage qui restera en son sein durant 70 épisodes jusqu’à la fin de la quatrième saison. Il s’agit de Randy Benton, un jeune vagabond orphelin qui est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, le seul témoin du crime, une fillette de 6 ans, tellement choquée par le drame auquel elle a assisté qu’elle n'arrive même pas à l’innocenter. Un jeune homme tout aussi attachant que s'avère être le comédien, d’une étonnante droiture pour quelqu’un n’ayant pas eu la chance d’avoir une enfance heureuse, mais qui malheureusement a 'appris' à être méfiant et à ne faire confiance en personne. A la constante recherche de petits boulots à droite à gauche, il ne quitte jamais sa guitare dont il joue à merveille, chantant du Country Blues d’une manière tout à fait remarquable, sa voix jurant avec son visage poupin, bien plus rocailleuse qu’attendu. Le comédien s’avère donc non seulement tout à fait sympathique mais également sacrément talentueux dans le domaine musical, interprétant ici trois mélodies dont une -I'm So Lonesome I Could Cry- signée par le grand Hank Williams. A la fin de cet épisode mouvementé, le Virginien lui proposera de rester travailler pour lui et de rejoindre son équipe de cow-boy. Il gagne ainsi le droit de s'incorporer aux principaux protagonistes, ce qui à mon humble avis nous promet de bons moments puisque je suis aussi ravi de son intégration que Betsy semble l'être, elle qui est tombée sous son charme en tout bien tout honneur et qui est en fin de compte le personnage principal de cet épisode, la seule à avoir immédiatement cru en l’innocence de ce jeune homme et qui n’en a jamais démordu malgré les avis contraires de ses proches.

Leur rencontre représente d’ailleurs le côté cocasse de ce récit par ailleurs très dramatique. Nous n’avions encore jamais eu l’occasion de voir Betsy aussi espiègle ; alors qu’elle voit Randy dans son plus simple appareil en train de se baigner dans un immense abreuvoir, elle s’amuse de la situation tout en le titillant, lui ‘volant’ ses vêtements en lui disant que s’il veut les récupérer il devra s’approcher d’elle. Une séquence tout à fait délicieuse et qui nous prouve que la charmante Roberta Shore a encore fait des progrès en tant qu’actrice, les scènes qu’elle partage avec James Drury s’avérant elles aussi d’une étonnante justesse dans un registre beaucoup plus grave. En effet, totalement sûre d’elle, Betsy veut rester loyale à Randy tout en sachant que si elle veut lui sauver la vie elle devra le 'dénoncer' au Virginien qui a dans l’idée de le faire arrêter croyant au contraire en sa culpabilité. Lors de ces moments de fortes émotions, le Virginien citera Shakespeare pour parler de loyauté –confirmant ainsi le fait d’être cultivé- et Roberta Shore versera des larmes tout à fait crédibles alors qu’elle ne sait plus quoi faire pour démêler l’inextricable situation dans laquelle s’est mis son protégé, pour éviter le danger qui pèse sur sa propre tête ainsi que sur celle de la petite fille, cette dernière par le fait d'avoir été témoin du meurtre et étant à priori capable de reconnaître les coupables. Randy qui a surpris une conversation chez la tante de Mélanie le confirme et annonce à Betsy que les criminels vont tout faire pour les éliminer sans néanmoins penser à prévenir les hommes de loi par peur de se faire arrêter.

'Enquête policière', cachette dans une grotte, mystère, suspense et traque impitoyable pour un épisode qui devrait plaire aux amateurs d’extérieurs et d’action, Earl Bellamy filmant le tout avec ampleur et efficacité, témoin toutes ces séquences où l'on voit les cow-boys de Shiloh galopant sur les terres alentour du ranch à la recherche du jeune homme, ou encore celle teigneuse qui oppose à mains nues le Virginien et l’un des meurtriers, d’une violence et d’une hargne assez étonnante pour une série télévisée réputée ‘familiale’. Alors certes le caractère noble de Randy, son amitié avec la fillette et les chansons qu’il entonne pourront faire penser à de la mièvrerie mais il n’en est rien ; toutes ces séquences se maintiennent toujours sur le fil du rasoir, bien plus sensibles, douces et tendres que ridicules, nunuches et moralisatrices. Il faut dire que la petite Claire Wilcox ne manque pas de charme elle non plus. Dommage que par ailleurs le casting soit un peu bancal, Mary Laroche et Jan Merlin n’étant pas très convaincants dans les rôles de la sœur et du beau frère du chercheur d'or assassiné, L.Q. Jones étant pris ‘en flagrant délit’ de cabotinage lors d’une séquence de cartes au réfectoire, lui qui jusqu’à présent s’était révélé assez juste. En revanche, Bruce Dern est inquiétant à souhait dans la peau d’un personnage haïssable alors que l’on note l’absence dans cet épisode du juge Garth et de Trampas et que par contre Steve nous octroie quelques scènes assez amusantes.

Une histoire assez prévisible, parfois invraisemblable dans les réactions de certains personnages, sans réelles surprises mais néanmoins parfaitement bien charpentée pour un scénario de Les Crutchfield fluide, efficace et carré. Nous sommes contents de retrouver de nombreux thèmes musicaux déjà entendus et appréciés par ailleurs, de leur voir ajouter trois bonnes chansons, un peu d’humour, pas mal d’extérieurs, beaucoup d’émotion et de tensions. Un beau patchwork qui, sans faire atteindre à l'épisode les sommets de la série n’en demeure pas moins extrêmement agréable. Et très bon capital de sympathie pour Randy Boone –le cousin de Richard Boone- à qui l’on souhaite d’autre aussi beaux moments que ceux que les auteurs lui ont offert ici.



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Messagepar Moonfleet » 03 janv. 2018 13:42

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Peter Graves & James Drury



2.21 - A Matter of Destiny

Réalisation : Maurice Geraghty
Scénario : Al C. Ward
Guest Star : Peter Graves & Richard Jaeckel
Première diffusion 19/02/1964 aux USA - Jamais diffusé en France
DVD : VOSTF
Note : 7/10

Le pitch : Robert Gaynor (Peter Graves), riche entrepreneur de Chicago, a décidé de connaître la chaine de la viande de A à Z. Pour se faire il achète un ranch près de Shiloh et s’y rend pour apprendre auprès des meilleurs. Sans le vouloir il va bouleverser la vie de beaucoup de monde à Medicine Bow à commencer par Trampas dont il ‘s’empare’ de la fiancée. Un certain Pat Wade (Richard Jaeckel) arrive quasiment en même temps ; il s’agit d’une vieille connaissance de Trampas que le Virginien accepte dans son équipe pour le gros travail qui les attend pour rassembler le bétail ; il semble pourtant être venu pour une raison précise, bien moins noble…


Mon avis : Après son arrivé à Shiloh dans l’épisode précédent, le désarmant comédien Randy Boone semble s'être confortablement installé et se sentir très à son aise au milieu des cow-boys du ranch. Ici, dans un épisode réalisé par le très bon Maurice Geraghty déjà signataire de l'excellent Impasse, il prend en sorte la place d’un Steve qui est aux abonnés absents ; son caractère et son tempérament sont toujours aussi attachants et en bonus il nous octroie en duo avec Betty, Paper of Pins, une chanson entrainante lors d’une séquence de fête organisée par le juge Garth. Son capital de sympathie demeurant au beau fixe, les amateurs de la série se réjouissent donc à nouveau du fait qu’il poursuive l’aventure durant encore de nombreux épisode d’autant que l’alchimie fonctionne très bien que ce soit avec Roberta Shore ou avec James Drury. Quoiqu’il en soit, c’est en l’occurrence dans cet épisode l’une des deux Guest Star qui domine le reste du casting, le futur Jim Phelps de Mission impossible que l’on avait déjà pu voir à plusieurs reprises au cinéma y compris dans le domaine du western ; il était effectivement très bien dans les superbes Wichita (Un jeu risqué) de Jacques Tourneur ou encore dans Le Raid (The Raid) de Hugo Fregonese. Dans A Matter of Destiny, il s’avère remarquable, bien plus charismatique que l’autre invité de prestige, Richard Jaeckel, que l’on a parfois du mal à trouver crédible en… tueur à gages sombre et taciturne.

Car oui, la surprise est éventée assez vite et l’on devine assez rapidement que ce jeune homme n’arrive pas à Medicine Bow par hasard mais que c'est ce qu'on pourrait appeler une sorte 'd'infiltré' ; il s’avère en effet que des concurrents de Gaynor le paient pour se débarrasser de ce rival encombrant ; l’ex cowboy -qui a autrefois travaillé avec Trampas- a pris un mauvais chemin, ce nouveau métier lui rapportant bien plus et étant bien moins éreintant. L’acteur est loin d’être mauvais mais son personnage n’apporte pas grand-chose à l’intrigue pas plus que l’idée d’avoir ajouté ce personnage de Gunmen, le scénario étant déjà bien assez riche sans qu’il n’y ait eu besoin de rajouter un suspense inutile qui au contraire affaiblit un peu l’ensemble. Car sinon, l’épisode est principalement centré sur Robert Gaynor, homme d'affaires et millionnaire de l’Est des États-Unis venu se rendre compte sur place de la gestion d’un ranch après en avoir acheté un pour avoir la mainmise sur toute la chaine de la viande, de l’éleveur au consommateur ; un nouveau capitaliste qui n’hésite pas à relever les manches et à participer à toutes les tâches pour mieux appréhender le travail de tout un chacun. Ce qui permet au spectateur d’avoir un aperçu documentaire très intéressant concernant l’organisation d’un grand rassemblement de bétail. Où l'on apprend en même temps que Gaynor comment on établit un camp principal où sera stocké le matériel ainsi que des camps secondaires éparpillés sur le domaine, comment on attrape les bêtes pour vérifier la présence de tiques, comment on s'organise entre les différents éleveurs… ?

Des idées vont pouvoir être échangées entre le régisseur et l’entrepreneur, chacun apportant son expérience à l’autre pour rendre cet imposant travail tout à la fois encore plus productif et moins exténuant ; tout se passe pour le mieux jusqu’au jour où, une fois le troupeau rassemblé, sans le dire à ses voisins, Gaynor va s’accaparer tous les trains disponibles pour le transport de ses bêtes, faisant comprendre que le fait de leur laisser plus d’espace en les 'dispatchant' dans un plus grand nombre de wagons les fera moins stresser, les gardera en meilleure santé tout en les amaigrissant moins. Il n'a évidemment pas tort mais ce à quoi il n’a pas immédiatement pensé c’est que les autres ranchers finiraient perdants : arrivant plus tard sur le marché, les prix auront entre temps chuté et les acheteurs seront pour beaucoup déjà servis. Mais ce sont les nouvelles règles du jeu de ce capitalisme naissant et de l'ouverture à la concurrence ; ce qui est certes pénalisant pour les ‘rivaux’ mais pas pour autant illégal. Et c’est la grande force du scénario de faire de ce personnage qui aurait facilement pu être odieux un homme finalement très attachant par sa capacité d’écoute et de compréhension, l'immense talent de Peter Graves faisant le reste. Les manigances de Gaynor n’en sont en fait pas vraiment puisque le magnat acceptera sans problèmes des concessions après avoir discuté avec les concurrents dont il ne s’imaginait pas forcément qu’ils les mettraient ainsi dans une situation aussi difficile.

Gaynor, un personnage très original richement dépeint, un gentleman magnat débonnaire et à priori dénué d’états d’âme mais au final d’une belle noblesse et sachant se montrer humble. On ne lui en veut même pas lorsqu’il s’accapare la fiancée de Trampas puisque rien n’est calculé : ils tombent sous le charme l’un de l’autre et décident de convoler en juste noce. N’empêche que Trampas devra in fine faire un choix cornélien : choisir entre sauver la vie d’un homme qui lui a subtilisé sa femme ou celle d’un vieil ami qui a sombré sur une mauvaise pente. Sur un rythme assez paisible, un scénario bien ficelé pour une histoire assez captivante juste un peu plombée par un dernier quart d’heure au suspense pas nécessaire et à une Jean Hale qui a un peu tendance à surjouer, tout comme ici Doug McClure que l’on avait connu plus subtil, rendant ainsi assez faible l’aspect romance de l’épisode. Sinon au programme des réjouissances un combat à poings nus extrêmement teigneux entre Peter Graves et Doug McClure et quelques notifications passionnantes sur l'arrivée du capitalisme aux États-Unis à la fin du 19ème siècle. Un très bon épisode !


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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 03 janv. 2018 20:40

2.21 - A Matter of Destiny
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Re: Le Virginien - The Virginian - 1963 - Saison 2 - Les épisodes

Messagepar Moonfleet » 10 janv. 2018 9:12

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Doug McClure & Richard Carlson



2.22 - Smile of a Dragon

Réalisation : Andrew V. McLaglen
Scénario : Cy Chermak & Don Ingalls d'après une histoire de Borden Chase
Guest Star : Richard Carlson
Première diffusion 26/02/1964 aux USA - 12/06/1966 en France
DVD : VOSTF et VF
Note : 7/10

Le pitch : Durant l'attaque d'une diligence, tous les passagers sont tués à l'exception de Trampas qui en réchappe miraculeusement mais qui n'arrive pas à convaincre le shérif Marden (Richard Carlson) ni de son identité ni de son innocence dans ce massacre. Une course poursuite est alors entamée, Trampas tentant d'échapper à l'homme de loi qui n'a qu'une seule idée en tête, le lyncher. Le cowboy de Shiloh va trouver de l'aide en la personne d'une jeune chinoise qu'il prend dans un premier temps en otage. Quant à Steve qui est venu chercher la dépouille de son ami soi-disant mort, il se joint à la milice partie à la poursuite des meurtriers...

Mon avis : Cet épisode assez linéaire style ‘survival’, avec Trampas comme protagoniste principal, a été réalisé par Andrew V. McLaglen qui a beaucoup œuvré pour le western au cinéma. Fils de l’acteur Victor McLaglen et assistant de John Ford, son premier film était en 1956 le très prometteur Gun the Man Down avec James Arness. En 1961, il eut énormément de succès avec l’amusant western humoristique McLintock qui mettait en scène le duo John Wayne/Maureen O’Hara. Juste après sa seule et unique contribution à la série Le Virginien, il signera encore quelques très belles réussites dans le genre avec surtout le très beau et très fordien Shenandoah (Les Prairies de l’honneur) mais également, malgré sa réputation calamiteuse qui m’est toujours assez incompréhensible, La Route de l’Ouest (The Way West) aux ambitions encore plus vastes et au budget bien plus conséquent, un western épique qui narrait les aventures et le long périple d’une caravane de pionniers se rendant en Oregon. Souvent malmené par la critique française, le réalisateur prouvait à nouveau avec l'épisode qui nous concerne ici qu’il était loin d’être maladroit ou ridicule derrière une caméra !

En effet, filmé dans de nombreux décors naturels que McLaglen utilise à merveille, Smile of a Dragon est rondement mené et très efficace, la mise en scène s’avérant constamment rigoureuse et très précise. Outre l’attachante jeune actrice japonaise Miyoshi Ume qui apporte beaucoup de fraicheur à ce sombre et sanglant épisode, la Guest Star est ici Richard Carlson dans le rôle d’un homme de loi impitoyable, "an ambitious man without a heart and therefore dangerous". Cet artiste hollywoodien un peu oublié fût entre autre réalisateur d’un bon western en 1954, Four Guns to the Border (Quatre tueurs et une fille) -deuxième des six films qu’il signa- mais était surtout connu en tant que comédien. Il fût en 1948 la tête d’affiche de L'Antre de la folie (Behind Locked Doors) de Budd Boetticher, et plus tard de deux des films de science-fiction parmi les plus célèbres des années 50, Le Météore de la nuit (It Came from Outer Space) ainsi que L’étrange créature du lac noir (Creature from the Black Lagoon), tous deux signés par Jack Arnold. Entre temps, dans le domaine du western, il faisait partie du casting de L'Expédition de Fort King (Seminole) -à nouveau réalisé par Budd Boetticher- dans lequel il était très convaincant en officier psychotique, maniaque de la discipline et du règlement. Il se sera certainement souvenu de ce rôle antipathique pour son monolithique shérif Marden ici présent.

L’histoire est assez simple. Lors d’un voyage en diligence, Trampas est le seul survivant de l’attaque de celle-ci. Sa lettre d’introduction signée par le juge Garth ayant été retrouvée sur un des morts, Trampas passe pour décédé alors que dans le même temps il est pris pour l’un des meurtriers par un homme de loi qui semble refuser d’écouter ses explications. Ayant réussi à s’échapper des griffes de ce shérif coriace, Trampas n’aura alors de cesse que de le fuir pour sauver sa peau ; il sera aidé par une jeune chinoise rencontrée sur son chemin et qui connait très bien les cachettes de la région. A Shiloh, Steve ayant appris ‘son décès’, il se rend dans cette contrée californienne chercher sa dépouille et en profite pour se joindre au posse organisé pour rechercher les bandits ; ayant cru deviner la méprise concernant la mort de son ami, il va alors devoir le défendre et lui éviter le lynchage. L’intrigue très linéaire ne consiste qu’en une efficace course-poursuite avec en filigrane le thème de la difficulté d’intégration aux USA de la population asiatique et de leurs conditions de vie déplorables, par l'intermédiaire des personnages d’une jeune chinoise et de son père venus aux États-Unis faire fortune mais ayant été déçus par l’accueil qui leur a été fait ainsi que par le racisme de leurs concitoyens : "When I was a little girl my father told me I was like a beautiful doll to be adored and have the blood of royalty in my veins. But in America I was less than a woman and my blood was yellow.”

Tout ceci n’est pas particulièrement ni surprenant ni très original mais dans l'ensemble plutôt bien scénarisé (il faut dire aussi qu'il s'agit au départ d'une histoire écrite par Borden Chase), le récit fait par la jeune femme étant assez émouvant d’autant que Kim Ho tombe dans le même temps sous le charme de Trampas. Le twist final est assez prévisible mais la résolution ne manque ni de punch ni de rythme, McLaglen ayant l’habitude de mettre en boite de dynamiques scènes d’action et étant très à l’aise dans le domaine. Entre temps Kim Ho aura appris de Trampas qu’il valait mieux lutter que fuir et nous aura dépeint un beau portrait du cowboy de Shiloh qui sort encore plus grandi de ce très joli épisode : "You are kind, even gentle with a love for life […] You are modest, and this is a quality to be admired. You are also tall and handsome, so I'm sure if you did not seek out the ladies the ladies would seek you". Une réussite que cette fiction mouvementée, touchante et non dénuée de sagesse.


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