[Livre] Le grand voyage au pays des Hurons,Gabriel Sagard

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Vin
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[Livre] Le grand voyage au pays des Hurons,Gabriel Sagard

Messagepar Vin » 24 août 2008 23:31

Un livre peu commun, du moins en France.
D'ailleurs, je l'ai dans une édition québécoise.


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"Le grand voyage au pays des Hurons" Gabriel Sagard, Editions BQ (bibliothèque québécoise)exemplaire de 1990.

Ce livre n'a guère passionné les lecteurs pendant fort longtemps.Ecrit par un écclésiastique, ce n'est certes pas Fenimore Cooper à lire!

Mais il est désormais reconnu comme étant une source énorme de documentation etnhologique,zoologique et géographique sur une époque et un peuple dont la mémoire collective est d'ailleurs fortement anéantie.
Les Hurons du XXIè siécle ne parlent même plus leur langue d'origine, oubliée désormais.


Le Grand Voyage du pays des Hurons, peut-être commencé avant le retour de Sagard à Paris, paraîtra en 1632 avec, en annexe, un Dictionaire de la langue Huronne.
Professant un « langage rude et mal poli », la relation de ce voyageur « simple et naïf » est, en fait, une œuvre complexe qui appelle plusieurs niveaux de lecture: l'information documentaire sur un pays encore peu changé par la présence européenne s'y trouve tantôt répartie au fil du récit, tantôt organisée en chapitres descriptifs, mais elle transparaît aussi dans l'inventaire des connaissances que constitue le Dictionaire.


la couverture de l'original:

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C'est un compte-rendu de voyage, mais non dénué d'arrière-pensées à but culturel. Après tout, les Récollets avaient des ambitions locales.
Aujourd'hui considéré comme un document ethnographique et sociologique de toute première importance, le Grand Voyage se présente en deux grandes parties:


1/ :22 chapitres dans la première, dont les six au début concernent le voyage, puis les autres les moeurs ds Hurons: repas, habitations,cultures,danses,chansons,mariage,naissance,exercices physiques,croyances,ornments,guerres,médecine,culte des morts....Sagard passe absolument tout en revue!

2/ : plus courte, 5 grands chapitres, les oiseaux, les "animaux terrestres", les poissons et "animaux aquatiques", les fruits et plantes, et enfin, le retour en France.


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Dans la version canadienne que j'ai, figurent une bonne introduction, un glossaire, une bibliographie.

Sagard a écrit un autre livre, une histoire du Canada, ainsi qu'un dictionnaire huron, seul témoignage vraiment technique de cette langue.
Cette histoire du Canada est lisible en son intégralité en ligne (programme Guttenberg) même si vous ne la lisez pas, regardez, il s'agit de l'édition d'époque.

Histoire du Canada en ligne, par Sagard

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En mars 1623, à La Rochelle, le frère Gabriel Sagard, récollet, s'embarque pour Québec, d'où il repart promptement pour le pays des Hurons. Il y demeure du 2 août 1623 au 16 juillet 1624. Malgré son apparente simplicité, le voyageur a des visées scientifiques et il projette des découvertes au-delà du pays des Hurons.

Envoyé au Canada pour défendre les missions de sa communauté, l'auteur, entend répondre aux Jésuites qui ont volontairement négligé l'oeuvre de son ordre dans l'évangélisation des Indiens du Canada entre 1615 et la prise de Québec par les frères Kirke en 1629.
Dans son témoignage, Sagard ne néglige rien pour rendre justice à sa communauté et pour redorer son blason terni par l'action des Jésuites, ses rivaux.
Même s'il emprunte souvent aux voyageurs qui l'ont devancé, Sagard a le mérite de relater, dans une langue souvent imagée, son expérience et ses observations personnelles en s'appuyant sur des documents et ses relations ecclésiastiques et civiles.Premier observateur européen à décrire systématiquement la vie quotidienne des Hurons, il présente à ses contemporains français la réalité physique, la faune et la flore du pays qu'il visite pour la première fois.


Toute la lumière n'a pas été faite sur le frère Sagard.
Il serait né entre 1590 et 1595 quelque part en France.
En 1610-1612, on le trouve au couvent de Metz, puis, en 1614, il réside à Paris auprès du Père Jacques Garnier Chapouin, provincial des Récollets de Saint-Denis, en qualité de secrétaire privé.En 1623, il entreprend donc son voyage au Canada en compagnie du Père Nicolas Viel.
Arrivé à Québec le 28 juin, il se rend en Huronie.C'est de retour en France qu'il publie son livre.
Il quitte la communauté quelques mois plus tard.On perd ensuite sa trace.


Au Canada, il est très connu, des rues, des parcs portent son nom.
De nombreuses anecdotes, souvent authentiques, circulent sur lui.


Les Récollets
Les Récollets sont le rameau réformé de l’arbre franciscain au XVIe siècle pour l’ensemble franco-germano-flamand. Stricts.
Observants de la règle de saint-François d’Assise, ils sont issus du mouvement de récollection né dans la péninsule ibérique au XVe siècle et structuré solidement par Pierre d’Alcantara au XVIe siècle1. A côté des Alcantarins ibériques et des Riformati italiens, les Récollets se divisent eux mêmes en deux groupes ; les Récollets français et les Récollets germano-belges.


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Vers 9 000 ou 8 000 av. J.-C., les ancêtres des Hurons, dont le vrai nom est Wendats, s'établissent dans la région des Grands Lacs, plus précisément au sud-est de la baie Georgienne, à l'ouest du lac Simcoe, là où se trouve l'actuelle province de l'Ontario. À cette époque, un glacier divise en deux l'Ontario tandis que la mer de Champlain recouvre la vallée du Saint-Laurent.

Les populations se déplacent en petits groupes et se nourrissent surtout de caribou. Au fil du temps, le réchauffement du climat provoque le recul du glacier, la forêt d'épinettes devient boréale et les Hurons adaptent progressivement leur mode de vie à l'environnement. Vers l'an 800 notre ère, les tribus se sédentarisent et s'adonnent désormais à l'agriculture. La stabilité de leur société favorise l'accroissement rapide de leur population.

Les tribus se regroupent pour former la Confédération huronne entre le quinzième siècle et le seizième. De vingt à trente mille personnes vivent alors en Huronie.


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(extrait de la carte de la Nouvelle-France,in Du Creux, Historia Canadensis, 1660)

Les Hurons ou Wendats en langue Wendate (appelés aussi aux États-Unis les Wyandots) sont une Nation de langue iroquoienne, originaire du sud de l’Ontario, au Canada.

Le nom « Huron » leur a été donné par les premiers arrivants français à cause de la coiffure des hommes, semblable à celle des Mohawks, qui rappelait la hure du sanglier.
Lors du premier contact franco-wendat au XVIIe siècle, les Wendats étaient, d'après les premiers Européens entrant en contact avec eux, organisés en une confédération de cinq tribus ou peuplades distinctes : les Attignawantan (peuplade de l'ours), les Attignaenongnehac (peuplade de la corde), les Arendaronon (peuplade du rocher), les Tahontaenrat (peuplade du Daim) et les Ataronchronons (peuplade des Marais).


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Les Wendats se battaient contre les Iroquois avant même l’arrivée des Français dans la région.
L’alliance franco-wendate et les alliances formées par les Iroquois avec les Hollandais, puis avec les Anglais, relient cette guerre à celle des puissances colonisatrices.
Les fusils et les couteaux en acier augmentent l’intensité destructrice de la guerre et, dès 1649, les Iroquois dévastent les Wendats. Les Iroquois ont pris un grand nombre de captifs : après une année, suivant les coutumes iroquoiennes, les uns sont adoptés par mariage avec un membre de la tribu et les autres torturés puis tués.


Ils commercent et ont de bonnes relations avec les Pétuns et les Neutres, ainsi qu'avec certaines tribus de la Confédération des Cinq-Nations iroquoises et avec les Algonquiens de la vallée de l'Outaouais : les Outaouais, les Nipissings et les Algonquins.

Le premier contact avec les Français remonte à 1609, lorsqu'ils décidèrent de former une alliance militaire et commerciale avec Samuel de Champlain. Celle-ci fut effective en 1616. Les Français sont libres de circuler en territoire huron, et se doivent d'intervenir en cas de conflit. Cela entraîne d'ailleurs les Français dans une guerre avec les Iroquois.
En 1615, des missionnaires récollets sont envoyés chez les Hurons, suivis par les Jésuites en 1625.

Les Attignawantan et les Attignaenongnehac se livrent à des combats contre les cinq tribus iroquoises de New York, et sont bientôt rejoints par les trois autres peuplades huronnes qui quittent la rive sud et la rive est de l'Ontario pour se joindre à eux.


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En raison de leur infériorité numérique (liée aussi aux maladies apportées par les missionnaires) et de l'alliance des Iroquois avec les Hollandais puis avec les Britanniques et d'autres nations indiennes, les Hurons perdent peu à peu la guerre, qui devient de plus en plus destructrice avec l'utilisation d'armes européennes (fusils, couteaux).

Les Iroquois prennent le principal village des Teanaostanaies, représentant 10% de la population huronne, ce qui suscite la peur à l'intérieur du pays, les femmes refusant d'aller cultiver les champs, ce qui provoque une famine. Puis, les Iroquois lancent des assauts sur les principaux villages hurons, faisant de nombreux morts et blessés, notamment à Saint-Louis, mais ils sont repoussés à Sainte-Marie par les Hurons, qui tirent avantage des fortifications françaises.
Se voyant tout de même vaincus, les Hurons vident leurs villages et décident de se disperser.


Après 1649, certains Hurons fuient vers l'est et ils trouvent un sanctuaire dans les États actuels de l’Ohio et du Michigan : c’est ce peuple-ci qui a reçu l’appellation de « wyandot(te) » par les Anglo-Américains .

Le groupe le plus important fuit les Iroquois jusqu’à la baie Georgienne, les Wendats hivernent à l’île Chrétienne, où une grande partie de leur population meurt de faim, à cause du manque de nourriture et de places. Les Jésuites, qui avaient temporairement déménagé leur mission à cet endroit, sont tués en même temps et seront connus sous le nom de martyrs canadiens. Au printemps 1650, les principaux Wendats se réunissent et décident d'aller s'établir à Québec. Peu après, les Wendats sont dispersés : une petite partie s'installe chez les Tionontattes mais ils sont la cible d'attaques iroquoises, puis ils iront se réfugier dans le Michigan.
De toutes les tribus huronnes, seuls les Tahontaenrat demeurent unis et vont s'installer dans le pays des Neutres puis, en 1650-1651, ils vont s'établir dans le pays Sénéca et sont naturalisés Iroquois.
Un petit groupe de Wendats catholiques s’est réfugié près de la ville de Québec ; leurs descendants y subsistent dans une réserve appelée Wendake ou Village-des-Hurons.


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Au XVIIe siècle, les Hurons-Wendats vivaient dans 18 à 25 villages, dont certains comptaient jusqu’à 3 500 habitants, ce qui représente près de 10% de la population à l'époque. De 1615 à 1649, ils occupent un territoire de quelque 880 km², avec une densité moyenne de peuplement de 23 habitants par km². Les villages sont situés près d'une rivière et de terres cultivables, nécessaires à l'agriculture huronne. Les villages changent d'emplacements tous les 10 à 15 ans (12 ans en moyenne), en fonction de l'état des sols et du bois de chauffage disponible proche du village; la population huronne est donc semi-sédentaire. Leurs villages, généralement surélevés, sont le plus souvent fortifiés avec des palissades permettant une défense efficace. Ils occupent généralement une surface de 2 à 3 hectares, les plus grands pouvant aller jusqu’à 8 hectares.
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Ces villages se composent le plus souvent de Maisons Longues (qui abritent chacune une seule famille ou clan), d'une largeur d'environ 7 mètres et dont la taille varie selon la taille de la famille, la plupart mesurant entre 45 et 55 mètres de longueur, certaines pouvant atteindre 90 mètres de longueur. La plus longue jamais découverte mesure 125 mètres de longueur — c'était dans l'actuel État de New York. Les plus grands villages pouvaient avoir une quarantaine de maisons longues. Ces maisons longues étaient faites de rondins arqués ensuite recouverts d'écorce de cèdre, d'orme et de frêne. Dans le long du corridor central se trouvaient des feux, et sur le côté étaient situées des plateformes surélevées afin de pouvoir dormir.

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Deux conseils gèrent la vie du village, et tous les hommes de plus de 30 ans en sont membres. Le premier conseil s'occupe des affaires civiles et le deuxième des affaires militaires. Théoriquement, les décisions se prennent par consensus, mais en pratique les hommes âgés et les chefs de familles dirigent réellement le conseil, en raison des qualités d'orateur de leurs membres ainsi que de leur statut. Le gouvernement doit convaincre et unir à la manière d'une démocratie, et l'insubordination mène bien souvent à l'exclusion sociale. Les chefs sont nommés par les mères de clans.

Agriculture
Al'origine, les Hurons cultivent le maïs, les haricots, la courge (appelées les « Trois Sœurs », l'agriculture étant souvent pratiquée par les femmes) et même, dans une moindre mesure, du tabac, de moins bonne qualité que celui cultivé par les Pétuns et les Neutres, ainsi que du tournesol, utile pour son huile ainsi que pour la fabrication de peintures de guerre. Ils extrayaient la sève d'érable et la faisaient bouillir pour concentrer les sucres afin d'obtenir du sirop d'érable. La pêche est une activité principale, avec notamment la construction de barrages pour pouvoir capturer plus facilement des poissons, la chasse étant de moindre importance à cause du manque de gibier.
Le maïs est la base de l'alimentation, et toutes les activités quotidiennes étaient rythmées par le maïs, gage d'abondance de nourriture.

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Au départ, les Hurons-Wendats ne faisaient pas de la chasse une activité principale, chassant alors avec des flèches, des lances et des arcs. Avec l'arrivée des Français, la chasse s'intensifie, pour le commerce de la fourrure, mais reste une activité de moindre importance : ils privilégiaient le piégeage des animaux.
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Les Hurons étaient animistes : ils croyaient que tous les objets inanimés ainsi que les animaux et les personnes possédaient un « esprit » (une âme), et qu’il fallait absolument respecter les « esprits ».

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Chronologie historique de la Nouvelle-France (1603 - 1763)

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1603 Premier voyage de Samuel de Champlain au Canada. Ce voyage vers Tadoussac fut effectué sous la direction de François Gravé du Pont, Champlain n’occupant alors aucune fonction officielle.
1604 Champlain accompagne l’expédition de Pierre Du Gua de Monts à l’île Sainte-Croix et à Port-Royal, toujours sans titre officiel. Il commence alors l’exploration de la côte jusqu’à Cape Cod en 1605 et en 1606.
1604 - 1605 Établissement à l’île Sainte-Croix puis à Port-Royal, sous la direction du sieur de Monts.
1608 Mandaté par de Monts pour explorer le fleuve Saint-Laurent, Champlain fonde l’établissement de Québec.
1609 À la demande des Hurons et des Innus, Champlain remonte la rivière Richelieu jusqu’au lac Champlain et se bat contre les Iroquois. Cette bataille fut victorieuse pour Champlain et ses alliés.
1610 Champlain permet au jeune Étienne Brûlé de passer l’hiver parmi les Algonquins pour apprendre leur langue et leur culture. C’est probablement au cours de cet hivernement qu’il devient le premier blanc à séjourner sur le territoire actuel de l’Ontario.
1610 Les explorateurs anglais pénètrent dans la baie d’Hudson.
1611 Brûlé se rend en Huronie et devient le premier Européen à contempler les Grands Lacs.
1611 Nicolas de Vignau remonte la rivière des Outaouais avec les Algonquins. À son retour, il soutient avoir traversé un grand lac et descendu une rivière menant à un océan.
1613 Incité par les informations transmises par Vignau, Champlain entreprend une première exploration de la rivière des Outaouais. Il s’aventure alors pour la première fois en terre « ontarienne » : Champlain atteint le site actuel d’Ottawa et l’île aux Allumettes alors qu’il cherchait une route pour atteindre le passage du Nord-Ouest.
1615 Voyage de Champlain vers la Huronie. Empruntant la route suivie quatre ans auparavant par Brûlé, il explore la rivière Mattawa, le lac Nipissing et la rivière des Français, ce qui le mène à la baie Georgienne ainsi qu’à la découverte de la Huronie, du lac Huron et du lac Ontario.
1615 Séjour de Champlain en Huronie. Fondation de la première mission en Huronie par le Récollet Joseph Le Caron qui a aussi célébré la première messe jamais dite en Ontario près de Lafontaine, le 12 août 1615. Plus tard la même année, Champlain accompagne une expédition de guerre huronne contre des Iroquois. L’opération s’avère une défaite et Champlain est blessé. Il doit hiverner en Huronie.
1615 Champlain permet à Étienne Brûlé de voyager vers le sud par la rivière Humber et le lac Ontario, au-delà des terres iroquoises, jusqu’au pays des Andastes sur la rivière Susquehannah (Pennsylvania River). Il atteint la baie Chesapeake et devient le premier Européen à voir le lac Érié.
1615 - 1616 Champlain hiverne à Cahiagué et visite le pays des Pétuns, près de Collingwood. Il retourne ensuite à Québec, puis en France au printemps.
1616 Lors de son voyage de retour, Brûlé est capturé et torturé par des Iroquois qui le laissent éventuellement partir.
1618 Brûlé rentre à Québec, mais repart aussitôt pour le nord-ouest.
1620 Début de la colonisation anglaise en Nouvelle-Angleterre.
1621 Étienne Brûlé et Nicolas Marsolet atteignent le Sault-Sainte-Marie et voient le lac Supérieur.
1623 Les Récollets Gabriel Sagard-Théodat et Nicolas Viel établissent une mission chez les Hurons à Ossossané. Ils visitent aussi le pays des Pétuns. Rappelés en France en 1624, les Récollets sont remplacés par les Jésuites.
1626 Arrivée des premiers missionnaires jésuites en sol « ontarien ».
1626 Le père récollet Joseph de La Roche Daillon devient le premier missionnaire à se rendre chez les Neutres.
1627 Fondation de la Compagnie des Cent-Associés et début du commerce des fourrures.
1629 Québec capitule aux mains des frères Kirke qui prennent possession de la colonie au nom de l’Angleterre. Champlain est forcé de rentrer en France alors que Brûlé et Marsolet décident de demeurer en Nouvelle-France, ce qui est une trahison aux yeux de Champlain.
Vers 1630 Brûlé est tué par les Hurons.
1632 Québec redevient propriété française en vertu du traité de Saint-Germain-en-Laye.
1633 Retour de Champlain en Nouvelle-France.
1634 Jean Nicolet, qui est à l’emploi de la Compagnie des Cents-Associés, explore le lac Michigan.
1639 Fondation de la mission Sainte-Marie (auj. Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, Midland).
1640 Célébration de la première messe à Niagara par le père Louis Hennepin.
1640 - 1641 Les Jésuites Jean de Brébeuf et Pierre-Joseph-Marie Chaumonot se rendent à Niagara par voie terrestre.
1642 Fondation de Ville-Marie (Montréal) par Paul de Chomedey de Maisonneuve.
1646 Martyre du père jésuite Isaac Jogues en Huronie. Charles Garnier établit une mission permanente parmi les Tionontatehronons (Pétuns).
1649 - 1651 Martyre des pères jésuites Jean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier et Chaumonot, en Huronie et en Pétunie. Destruction de la Huronie et de la Pétunie.
1653 Apparition des premiers coureurs des bois.
1660 Bataille du Long-Sault, mort de Dollard des Ormeaux.
1664 Les Hollandais cèdent New York à l’Angleterre.
1668 Établissement de la mission de Quinté (Kenté) sur les bords du lac Ontario par les missionnaires sulpiciens Claude Trouvé et François de Salignac de La Mothe- Fénelon.
1668 Le père Marquette fonde la mission du Sault-Sainte-Marie.
1668 Médard Chouart Des Groseilliers, employé par des investisseurs anglais, arrive à la baie James et y érige le fort Charles. De par son succès, cette expédition ouvre la voie à l’établissement de la Compagnie de la baie d’Hudson.
1669 Premier voyage de l’explorateur René-Robert Cavelier de La Salle en Ontario, accompagné de deux pères sulpiciens, Dollier de Casson et Bréhant de Galinée.
1670 Fondation de la mission de Sainte-Marie-du-Sault (auj. Sault-Sainte-Marie). Fondation de la Compagnie de la baie d’Hudson.
1673 Fondation du fort Cataracoui, dit aussi « fort Frontenac » (auj. Kingston).
1674 Établissement de la seigneurie de la Pointe-à-L’Orignal sur la rivière des Outaouais (auj. Canton de Champlain, Comtés unis de Prescott et Russell).
1676 Le Récollet Louis Hennepin construit une chapelle et une résidence missionnaire au fort Cataracoui.
1678 - 1679 Établissement du fort Conti, dit « fort Niagara ». Louis Hennepin et plusieurs hommes de l’équipage du sieur de La Salle visitent les chutes Niagara. Le sieur de La Salle inaugure le Griffon au fort Niagara. Ce vaisseau est le premier à naviguer sur le lac Huron. C’est aussi le premier vaisseau à couler dans les Grands Lacs.
1679 René-Robert Cavelier de La Salle baptise le lac Sainte-Claire, puis fonde le fort Michilimakinac, une mission et un poste de traite.
1682 Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart Des Groseilliers fondent la Compagnie du Nord pour faire concurrence à la Compagnie de la baie d’Hudson.
1686 Expédition militaire de Pierre de Troyes à la « mer » d’Hudson. Il s’empare de Moose Factory, de Rupert House et du fort Albany.
1686 Pierre Le Moyne d’Iberville est nommé commandant des postes de traite de la baie d’Hudson.
1689 Abandon du fort Frontenac (auj. Kingston).
1694 Premiers raids de Pierre Le Moyne d’Iberville à la « mer » d’Hudson.
1695 Reprise du fort Frontenac.
1697 Pierre Le Moyne d’Iberville défait les Anglais lors d’une bataille navale à York Factory. Il s’agit de la plus importante bataille navale qui eut lieu dans l’Arctique de l’histoire nord-américaine.
1699 Pierre Le Moyne d’Iberville fonde la Louisiane.
1701 Antoine Laumet, sieur de Lamothe Cadillac, fonde le fort Pontchartrain à Détroit (Windsor). Signature de la Grande Paix de Montréal.
1713 Par la signature du traité d’Utrecht, la France est contrainte de céder Terre-Neuve, la baie d’Hudson et une partie de l’Acadie à l’Angleterre.
1720 Fondation du fort Douville
1725 Reconstruction du fort Niagara. Premier poste de traite à Toronto.
1742 Fondation par les pères jésuites de la première mission dans la région du Détroit.
1748 Le père sulpicien François Picquet fonde une mission à La Présentation (auj. Ogdensburg, New York).
1749 Le gouvernement colonial adopte une proclamation en vue d’encourager les colons de la vallée du Saint-Laurent à s’établir à Détroit (Windsor).
1750 Fondation du fort Rouillé (Toronto).
1756 Début de la guerre de Sept Ans opposant la France et l’Angleterre.
1758 Perte du fort Frontenac (auj. Kingston).
1758 Établissement d’un chantier naval à Pointe-au-Baril (auj. Maitland) sur le lac Ontario.
1759 Perte des forts Niagara et Toronto. Les troupes du général Wolfe infligent une défaite aux Français sur les plaines d’Abraham, près de Québec.
1760 Capitulation de Montréal.
1763 Fin de la guerre de Sept Ans et cession de la Nouvelle-France à l’Angleterre en vertu du traité de Paris.


J'ai trouvé une vidéo qui explique pas mal ce conflit, et est plus agréable qu'une cinquantaine de pages sur le sujet. :num1

La vidéo est ici

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Pas grand chose à se mettre sous la dent, à part l'incontournable "Dernier des Mohicans".
Le fait que ces guerres entre anglais, français et "natives" ne passionnent pas les américains se comprend.
Je suis preneur d'informations sur le sujet, bien sûr.

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So long, chaps
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Pike BISHOP
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Re: [Livre] Le grand voyage au pays des Hurons,Gabriel Sagard

Messagepar Pike BISHOP » 25 août 2008 9:29

Très intéressant, Vin.
Au cinéma, c'est vrai assez peu de films sur les Français au Canada et les Hurons...
"HUDSON'S BAY" d'Irving PICHEL avec Paul MUNI sur les voyages de RADISSON
"BLACK ROBE" de Bruce BERESFORD sur les missionnaires
"NOUVELLE FRANCE" de Jean BAUDIN
plusieurs adaptations du "DERNIER des MOHICANS" d'assez remarquables
la muette de Maurice TOURNEUR et Clarence BROWN avec Wallace BEERY en MAGUA
celle de 1936 de G.B.SEITZ avec Randolph SCOTT en Hawkeye dont Michael Mann
a réutilisé le scénario plutôt que d'adapter le livre.
"La LEGENDE de PATHFINDER (le Lac ONTARIO) de Donald SHEBIB
"NORTHWEST PASSAGE" bien sûr, de King VIDOR avec spencer tracy
et ses séquelles "FORT TI" de Willian CASTLE avec George MONTGOMERY
la série "FRONTIER RANGERS" de Jacques TOURNEUR, Geoge WAGGNER...
Plus axés sur les Iroquois mais avec des séquences sur la guerre Franco-indienne
"THE BROKEN CHAIN" de Lamont JOHNSON (vie de Joseph BRANDT)
"Un PEUPLE DECHIRE" de M.AZZOPARDI TV film même sujet.
"BATTLES of CHIEF PONTIAC" de Felix FEIST (?) avec Lon CHANEY jr.
"HYAWATHA" de Kurt NEUMANN où les iroquois sont transposés en indiens des plaines..
"La LEGENDE de HYAWATHA" Tvfilm de Jeffrey SHORE
"UNCONQUERED" Cecil B De MILLE (même période).....Ect....
If they move, kill'em !!

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Vin
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Re: [Livre] Le grand voyage au pays des Hurons,Gabriel Sagard

Messagepar Vin » 25 août 2008 10:10

Merci Pike.
Comme je n'ai pas de téléfilms, ou de série tv, je passe à côté de pas mal de choses.
Pour Spencer, bel oubli de ma part.
:wink:
En fait, j'ai des amis au Québec, et régulièrement, je me dis que je devrais leur demander de "pister" les téléfilm là-bas, je suis certain qu'il doit y avoir pas mal de choses jamais diffusées ici.
Encore merci.
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Jicarilla
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Re: [Livre] Le grand voyage au pays des Hurons,Gabriel Sagard

Messagepar Jicarilla » 25 août 2008 11:19

:applaudis_6: :applaudis_6: Un très bon document :applaudis_6: :applaudis_6: dans tout les cas :D :D un plaisir à te...Image
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