[Livre] Sur la piste de Big Foot - Guy Le Querrec & Jim Harrison

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Tecumseh
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[Livre] Sur la piste de Big Foot - Guy Le Querrec & Jim Harrison

Messagepar Tecumseh » 07 févr. 2018 11:32

Suite à la sortie du documentaire "The Ride" - "La chevauchée" de Stéphanie Gillard, (https://forum.westernmovies.fr/viewtopic.php?f=7&t=19233), voici le livre qui est à l'origine de sa réalisation.

"SUR LA PISTE DE BIG FOOT"

Guy Le Querrec-Jim Harrison - Editions Textuel
Photos et textes de Guy Le Querrec.

"Le 29 décembre 1890, la cavalerie américaine massacre plus de 300 hommes, femmes et enfants sioux regroupés autour de leur chef, Big Foot, à Wounded Knee (Dakota du Sud). C'est la fin des guerres indiennes.
Du 15 au 29 décembre 1990, les cavaliers Lakotas ont refait le parcours de leurs ancêtres jusqu'à Wounded Knee, afin de commémorer le centième anniversaire de cette tragédie. Dans les montagnes enneigées, sous un froid polaire, Guy Le Querrec, photographe français de l'agence Magnum, les a accompagnés. Il a rapporté des images en noir et blanc, glaciales, rudes, graves, mais qui laissent apparaître une très grande solidarité et une chaleur humaine. Dans ce récit photographique d'une épopée unique, l'émotion est partout présente, sans pathos.

L'écrivain Jim Harrison signe un texte qui dénonce violemment l'oubli et la non-reconnaissance des massacres des Indiens par les États-Unis et cite Brecht : "Celui que tu veux détruire, commence par le faire passer pour un sauvage." Un livre d'images engagé, un hommage à la mémoire de tous les peuples indiens. --Sylvie Lécallier
"
Source site Amazon

Note éditeur :

"Une épopée à humaine exceptionnelle, racontée à deux voix : les photographies de Guy Le Querrec et les mots de Jim Harrison. Pendant l'hiver 1990, cent ans après le massacre de Wounded Knee où l'armée américaine assassina le chef sioux Big Foot et les siens, les cavaliers lakotas partent sur les traces de leurs ancêtres. Le photographe Guy Le Querrec suit cette chevauchée héroïque par un froid polaire dans le décor de neige des montagnes du Dakota : "j'a appris deux mots, dit-il froid et courage".
Les mots de Jim Harrison, splendides, illuminent ces quarante photographies qui ont été exposées pendant Le Festival des Etonnants Voyageurs 2001.
Ces photos allumeront un feu dans votre esprit, un feu qui durera toujours, si vous êtes un humain digne de ce nom."

Extrait de l'introduction de Jim Harrison :


"La dernière chose à laquelle un américain doté de la moindre conscience morale désire penser, ce sont les Sioux. Autant oublier qu'on a des coudes, avant de s'en cogner un, douloureusement, contre une porte. Ca vous arrête net, et cette douleur bénigne vous rappelle des événements nettement plus pénibles, par exemple le jour où vous vous êtes fracturés le dos ou le cou.
Les premiers habitants de l'Amérique formaient plus de cinq cents tribus ; nous n'en avons traité aucune aussi mal que les Sioux. Jusqu'à une date récente, même des historiens renommés avaient tendance à évoquer le massacre de Wounded Knee comme "la bataille de Wounded Knee" ce qui revient à parler de la bataille de Treblinka, de la bataille de Buchenwald ou de notre propre bataille de Mi Laï.
Après la fin des "Guerres Indiennes", qui se résument pour l'essentiel à une longue boucherie, il n'y a eu aucun Plan Marshall, mais simplement la création du Bureau des Affaires Indiennes, sans doute l'administration la plus insidieuse de toute l'histoire de notre république. Pour passer du général au particulier, je me rappelle avoir vu, il y a vingt ans, sur la réserve Navajo de Keams Canyon, des enfants infirmes jouer pieds nus dans la neige, une image incroyable. A peine une semaine plus tard, dans les locaux de la Société historique du Nebraska, je regardais des photos prises immédiatement après le massacre de Wounded Knee. Ma vision monoculaire s'est légèrement brouillée (je suis borgne) quand j'ai découvert la photo d'un ravin rempli d'enfants morts. Il avait fait un froid terrible et l'on aurait dit que les membres gelés de ces enfants s'étaient disposés d'eux mêmes pour adresser une supplique maladroite à un ciel muet. Des massacres comparables pour le nombre des victimes avaient déjà eu lieu à Sand Creek, dans l'est du Colorado, chez les Cheyennes, et à Bear Creek chez les Shoshones, quand l'un de nos soldats avait décrit la tuerie comme "une partie de plaisir". Il est sans doute difficile de connaitre la véritable histoire de notre propre pays, mais la plupart de mes concitoyens ne semblent pas trop s'en inquiéter. Nos manuels scolaires ne reconnaissent jamais clairement que nous sommes descendus de nos bateaux pour anéantir une civilisation extrêmement variée, dont les cinq cents incarnations possédaient un art et une littérature orale d'un raffinement admirable. Nos armes ont inclus revolvers et carabines, famines et maladies.

La raison de nos conquêtes avait pour nom : cupidité."


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