Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

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lasbugas
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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 04 nov. 2018 17:09

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 20 déc. 2018 20:57

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lasso
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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasso » 30 janv. 2019 17:27

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 31 janv. 2019 22:01

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 03 févr. 2019 18:48

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Moonfleet
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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 9:01

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Sacramento (In Old California, 1942) de William C. McGann
REPUBLIC


Sortie USA : 31 mai 1942


Alors qu'en début d'année, avec Valley of the Sun, George Marshall s'était ‘planté’ dans les grande largeurs à l'intérieur du genre dont il s'était fait le spécialiste, la comédie westernienne, c'est le méconnu mais prolifique William McGann (54 films en 14 ans de carrière !) à la Republic qui lui dame le pion quelques mois plus tard. Il faut dire que John Wayne dans le rôle d'un pharmacien joue le jeu avec une certaine aisance et, alors qu'il se faisait voler la vedette par Marlene Dietrich et Randolph Scott dans Les Ecumeurs (The Spoilers), il porte ici le film sur ses épaules même si en face Albert Dekker se révèle une nouvelle fois parfait dans le rôle du ‘méchant’ qui ne manque pas de classe et dont le sursaut d’humanité final rend assez attachant.


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Fin du 19ème siècle. Tom Craig (John Wayne), jeune docteur en pharmacie de Boston, gagne Sacramento pour y ouvrir une boutique. Britt Dawson (Albert Dekker), l’homme qui tient la ville entre ses mains et qui rançonne les ranchers de la région, lui en veut pour un geste de galanterie déplacé qu’il a eu envers Lacey Miller (Binnie Barnes), sa fiancée. Il décide donc de lui mettre des bâtons dans les roues mais notre héros n’abandonne pas son projet pour autant et arrive à s’installer dans un local qui jouxte le saloon en s’associant avec l’entraîneuse d’à côté qui n’est autre que… la future épouse de son ennemi ! Par son talent et ses conseils avisés, il acquiert une grande popularité jusqu’à ce qu’un homme soit trouvé mort dans sa pharmacie après avoir ingurgité un de ses sirops ; on accuse Tom de meurtre et il est sur le point d’être lynché. Au dernier moment, un homme arrive en trombe criant à tout vent qu’il vient de trouver de l’or ; tout le monde se précipite à sa suite laissant Tom la corde au cou mais sain et sauf. Après avoir encore failli se faire tuer à plusieurs reprises, après avoir éradiqué une fièvre qui sévissait dans le nouveau camp de chercheurs d’or, il pourra convoler en juste noce avec la compagne de son ex-ennemi.


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1941. John Wayne est désormais une star depuis son rôle de Ringo dans La Chevauchée Fantastique (Stagecoach) de John Ford. Le scénario de Sacramento, parmi une douzaine d’autres, est soumis au Duke qui l’accepte immédiatement car le rôle principal est celui d’un pharmacien. A cette occasion, il tente de faire revivre le souvenir de son père, pharmacien lui-même, d’origine irlandaise, s’installant en Californie non loin d’un petit village du nom de Hollywood. In Old California fait partie des innombrables westerns de série produit par la Républic ; celui-ci sert surtout de véhicule pour un John Wayne qui se révèle une fois de plus à l’aise dans un personnage inhabituel et léger. Trimballant son costume et son chapeau totalement démodés au milieu des cow-boys, demandant au saloon à ne boire que des verres de lait, il s’avère vraiment très drôle. Mais, pour ne pas déroger à son personnage, ce ‘pied tendre’ sait plier une pièce de monnaie à l’aide de la seule force de ses doigts et ne se défile pas quand il s’agit de jouer du poing : sa bagarre tonitruante avec Albert Dekker (habitué des rôles de ‘méchants’, il était excellent face à Clark Gable dans Honky Tonk de Jack Conway l'année précédente) vaut presque celle homérique mise en scène par Ray Enright dans Les Ecumeurs ; accélérant un peu la vitesse de défilement de l’image, se servant d’un montage assez rapide, faisant détruire tous les meubles et accessoires aux alentours, William McGann nous offre une séquence assez jubilatoire faisant office de défouloir.


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Le scénario très amusant et d’une belle vivacité sert surtout de prétexte à fournir des scènes humoristiques qui ne brillent pas par leur légèreté mais qui n’en sont pas moins très efficaces, des séquences d’action assez alertes et d’autres romantiques mettant en valeur les actrices Billie Barnes et Helen Parrish ; même si elles ne sont pas forcément mauvaises, on ne peut pas dire que ce soient les partenaires les plus inoubliables qu’a eu John Wayne jusqu’à présent (Claire Trevor, Marlene Dietrich, Betty Field ou Paulette Goddard possédaient quand même bien plus de talent). La réalisation, sans génie, se révèle toutefois solide et efficace et au final, les amateurs du genre pourront trouver de quoi passer un agréable moment d'autant que le tout file à 100 à l'heure. Un film aussitôt vu, aussitôt oublié, jamais ennuyeux et qui à le mérite de ne pas se prendre au sérieux, témoin cette scène au cours de laquelle Patsy Kelly détend son linge à coup de revolver. Pas désagréable mais strictement interdit aux non-inconditionnels du genre.


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Pour la petite histoire, il est intéressant de noter qu'une séquence du film va prendre un aspect patriotique de circonstance et contribuer, à son modeste niveau, à redonner du courage aux américains alors qu'il sont plongés dans la Seconde Guerre Mondiale depuis bientôt six mois. On y voit John Wayne, debout sur un chariot, exhorter les prospecteurs à venir en aide aux mineurs atteints de la typhoïde, par cette phrase qui marquera les esprits des civils : « Je ne sais si je dois en appeler à votre courage parce que j’ignore si vous êtes plus courageux que sensés. Je sais que vous faites face à une situation où il vous faudra faire preuve de raison et de courage. Je ne vous demande rien, j’ai voulu que vous sachiez ce qu’est la situation. C’est à vous de juger, alors réfléchissez et faites votre choix ». Séquence très sérieuse qui se situe dans la seconde partie du film et qui tranche avec le ton humoristique omniprésent jusque là. C’est une des raisons pour laquelle il n’est pas interdit de penser que la dernière demi-heure a été rajoutée au dernier moment pour intégrer ce discours et le message d’entraide qui se profile. En effet, il faut savoir que depuis le début des années 30, au moins 70% de la production westernienne était constituée de films d’à peine 55 minutes (ceux que j’ai décidé de ne pas aborder ici par difficulté à se les procurer et très franchement par manque d’intérêt, ma passion pour le genre n’allant pas jusqu’à là) et on aurait pu croire que le film se terminait justement après la scène du lynchage qui nous amenait à cette durée. Il bifurque ensuite vers une toute autre intrigue moins réussie mais qui aura au moins eu le mérite de nous octroyer de belles images de traversée des chariots au milieu des montagnes ainsi qu’une scène d’action bien remuante. Sympathique à défaut de ne toujours pas nous fournir le très bon western attendu en cette première année d'entrée en guerre des USA.

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Loco
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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar Loco » 20 mai 2019 8:42

Un petit tour dans les archives...
(Écrit en 2002)


Quand les femmes écrivent des westerns…
Quand on parle de scénaristes de western, on pense immédiatement à Burt Kennedy, Borden Chase ou James Warner Bellah. On oublie trop souvent que quelques uns de ces films d’hommes furent écrits par des femmes.


Quand on pense aux grands scénaristes du western, on imagine toujours de solides gaillards assis derrière une vieille machine à écrire Remington, une cigarette aux lèvres et un verre de whisky à la main. Ce cliché ne peut en aucun cas s’appliquer aux deux charmantes personnes engagées par Republic pour écrire le scénario de Sacramento.

Lorsqu’il reçoit lit l’histoire de J. Robert Bren et Gladys Atwater – un troisième auteur féminin pour le film – le producteur Robert North y voit la possibilité de reproduire le succès qu’a connu Universal en 1939 avec Femme ou Démon, western mettant en scène James Stewart et Marlene Dietrich. L’histoire de Sacramento repose sur l’opposition entre deux hommes, qui seront interprétés par John Wayne et Albert Dekker, mais aussi sur celles de deux femmes, une tenancière de saloon et une jeune aristocrate, dont les rôles seront tenus par Binnie Barnes et Helen Parrish. Pour que le scénario soit écrit d’un point de vue féminin, North fait immédiatement appel à la scénariste de Femme ou Démon, Gertrude Purcell, et lui adjoint une autre femme, Frances Hyland, qui connaît également le western pour avoir écrit Cisco Kid and the Lady en 1939.

Frances Hyland a débuté à Hollywood comme scénariste en 1927, à l’époque du muet, en signant les scripts de plusieurs drames. En 1930, elle a écrit l’adaptation de Kathleen Mavourneen, histoire de femmes située en Irlande, puis s’est tournée vers des genres plus typiquement masculins, comme le policier, avec The Intruder, et le film d’aventures. Gertrude Purcell a elle aussi débuté en écrivant des drames avant de se tourner vers le policier, avec The Witness Chair et The Lady and the Mob. Toutes deux ont déjà travaillé sur des westerns et ensemble, elles vont donner corps à l’histoire du tandem J. Robert Bren - Gladys Atwater.

Ces deux auteurs ont cosigné au cours de leur carrière quatorze histoires, pour la plupart des westerns. On leur doit entre autres El Paso, ville sans loi, porté à l’écran par Lewis R. Foster avec John Payne, L’Aventure est à l’Ouest, réalisé par Lloyd Bacon avec Jeff Chandler, L’Attaque de la Rivière Rouge, mis en scène par Rudolph Maté avec Van Johnson et Richard Boone, et Le Trésor de Pancho Villa, dirigé par George Sherman avec Rory Calhoun et Gilbert Roland.

Pour mettre ce scénario aux auteurs inattendus en images, Robert North fait appel au directeur de la photographie Jack A. Marta, le spécialiste du western chez Republic Pictures. Lorsqu’il tourne Sacramento, il a déjà une centaine de films à son actif, et il en tournera encore une centaine avant de prendre sa retraite en 1977 au terme de quarante ans de carrière. Il signera entre autres la photographie de Dakota avec John Wayne et Quand le clairon sonnera avec Sterling Hayden, ainsi que de nombreuses séries télévisées comme Hawaï Police d’Etat ou encore Batman.
Modifié en dernier par Loco le 20 mai 2019 9:45, modifié 1 fois.

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar Loco » 20 mai 2019 9:11

Moonfleet a écrit :Pour la petite histoire, il est intéressant de noter qu'une séquence du film va prendre un aspect patriotique de circonstance et contribuer, à son modeste niveau, à redonner du courage aux américains alors qu'il sont plongés dans la Seconde Guerre Mondiale depuis bientôt six mois. On y voit John Wayne, debout sur un chariot, exhorter les prospecteurs à venir en aide aux mineurs atteints de la typhoïde, par cette phrase qui marquera les esprits des civils : « Je ne sais si je dois en appeler à votre courage parce que j’ignore si vous êtes plus courageux que sensés. Je sais que vous faites face à une situation où il vous faudra faire preuve de raison et de courage. Je ne vous demande rien, j’ai voulu que vous sachiez ce qu’est la situation. C’est à vous de juger, alors réfléchissez et faites votre choix ». Séquence très sérieuse qui se situe dans la seconde partie du film et qui tranche avec le ton humoristique omniprésent jusque là. C’est une des raisons pour laquelle il n’est pas interdit de penser que la dernière demi-heure a été rajoutée au dernier moment pour intégrer ce discours et le message d’entraide qui se profile. En effet, il faut savoir que depuis le début des années 30, au moins 70% de la production westernienne était constituée de films d’à peine 55 minutes (ceux que j’ai décidé de ne pas aborder ici par difficulté à se les procurer et très franchement par manque d’intérêt, ma passion pour le genre n’allant pas jusqu’à là) et on aurait pu croire que le film se terminait justement après la scène du lynchage qui nous amenait à cette durée. Il bifurque ensuite vers une toute autre intrigue moins réussie mais qui aura au moins eu le mérite de nous octroyer de belles images de traversée des chariots au milieu des montagnes ainsi qu’une scène d’action bien remuante. Sympathique à défaut de ne toujours pas nous fournir le très bon western attendu en cette première année d'entrée en guerre des USA.


Le film était dès le départ conçu comme un long-métrage, Wayne a tourné ses derniers westerns de 60 minutes pour Republic en 1939 (de la série des Three Mesquiters). Dès la sortie de La Chevauchée Fantastique, Herbert J. Yates comprend qu'il peut capitaliser sur le succès de l'acteur qu'il a sous contrat grâce au succès du film de Ford. Dès 1940, Wayne ne tourne plus que des longs-métrages, même si leur budget reste modeste. Pour le discours patriotique, le tournage de Sacramento s'est terminé quelques jours avant Pearl Harbor, je ne crois pas qu'on ait tourné des scènes additionnelles, mais il est certain que la scène prend une toute autre résonance lorsque le film sort en 1942. La question de l'entrée en guerre des États-Unis était cependant déjà à l'ordre du jour au moment de l'écriture et du tournage, et il n'est pas impossible que certains à Hollywood aient voulu faire pencher la balance du côté de l'intervention.

Sur le western de série, il y a un excellent ouvrage en anglais, The Old Corral.

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 28 janv. 2020 19:14

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar Yosemite » 01 mars 2020 10:14

Un western plaisant dont l'humour date quelque peu mais au final la dynamique du scénario et le bon jeu des acteurs font passer un bon moment. Un film dont je trouve qu'il se situe dans la lignée des petits westerns des années 30 tels ceux de de Robert N. Bradhury, où John Wayne composait sa stature d'acteur. Même s'il ne prend pas une place aussi imposante que dans "La chevauchée fantastique", je trouve que ce western fait partie d'un corpus qui permet de deviner qu'il s'apprête à trouver une place majeure dans le genre.

Par ailleurs, l'intrigue amoureuse est joliment menée et ne tombe pas dans l'excès de mièvrerie comme on aurait pu le redouter.
Une jolie découverte en somme.
Yo.

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar Le Gaucher83 » 05 mai 2020 17:00

Un film agréable à suivre avec un John Wayne que je découvre dans un rôle assez inhabituel de "dandy" plus porté sur la parlote que sur le colt même si il sait bien s'en servir. Et comme l'a dit plus haut Yosemite, l'intrigue amoureuse fonctionne très bien et il y a un joli tournant de situation très bien amené. J'ai bien aimé aussi le rôle de la petite peste qui est fort charmante au demeurant. Pour finir, l'humour est très présent et ne plombe pas du tout l'histoire. Bref une bonne découverte. icongc1
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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar LordDécadent » 19 août 2020 15:39

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar LordDécadent » 23 août 2020 15:19

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 31 oct. 2020 19:30

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Re: Sacramento - In Old California - 1942 - William C. McGann

Messagepar lasbugas » 13 nov. 2020 12:09

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