La Cible humaine - The Gunfighter - 1950 - Henry King

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
U.S. Marshal Cahill
Lawman
Messages : 24124
Localisation : au dessus de Strasbourg

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 09 janv. 2012 21:50

c'est presque émouvant de voir ces 2 décors avec 60 ans d'écart ! :applaudis_6:
CAHILL, UNITED STATES MARSHAL
ImageImageImage

Avatar du membre
pass
Desperado
Messages : 2992

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar pass » 02 oct. 2012 17:32

Première représentation à Paris le 4 Avril 1952 au Napoléon en version originale .


Stumpy42
Pied-tendre
Messages : 19

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Stumpy42 » 01 janv. 2013 21:58

j ai relu ce post et je n'arrive pas a retrouver le film qui lui est cousin sur exactement le même thème ce n'est pas higH noon mais un autre? ca doit etre la 1er eballe tue que je n'ai pas vu mais je pensais a un autre...

Avatar du membre
Yosemite
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4976
Localisation : Paris (Texas ?)

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Yosemite » 23 mars 2013 13:07

Image

Un sous-titre à revoir... :oops:
Yo.

Avatar du membre
Yosemite
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4976
Localisation : Paris (Texas ?)

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Yosemite » 23 mars 2013 13:12

Stumpy42 a écrit :j ai relu ce post et je n'arrive pas a retrouver le film qui lui est cousin sur exactement le même thème ce n'est pas higH noon mais un autre? ca doit etre la 1er eballe tue que je n'ai pas vu mais je pensais a un autre...


"Gunfighters" (La Vallée maudite - 1947) de George Waggner est aussi sur ce thème.
Yo.

Avatar du membre
Yosemite
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4976
Localisation : Paris (Texas ?)

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Yosemite » 24 mars 2013 15:02

Superbe western, curieusement, j'étais passé un peu à côté en le regardant la première fois.
Difficile de trouver prise à une critique efficace face à tant de qualités, on pourra certes reprocher le manque d'action global, mais pour ce qui est de la distribution, des dialogues, de la mise en scène, et du montage... chapeau. C'est du grand art.
Quelques illustrations... à commencer par les face-à-face entre adultes :

Jimmy Ringo (Gregory Peck) face à son très estimé ancien complice devenu shérif le Marshal Mark Strett (l'excellent Millard Mitchell) :
Image
Deux acteurs de taille égale, il se tiennent proche l'un de l'autre, on sent l'estime et la tolérance de proximité due à une très forte amitié. Ils se rendront mutuellement hommage à diverses reprises d'ailleurs.

Ici, le même Jimmy face à son épouse délaissée Peggy Walsh (Helen Westcott). Elle est grande également, il se tient plus loin d'elle, découvert, dans une posture très respectueuse.
Image

Rien que dans ces choix de distribution et de positionnements, les liens entre les personnages sautent aux yeux. C'est vraiment superbe...


Autre face à face, mais plus entre adultes cette fois.
Un jeune homme de huit ans et demi, Jimmie Walsh (B.G. Norman), vient à la rencontre d'un géant, l'homme le plus rapide de l'ouest !
Image

Or voici que ce géant se fait plus proche, et moins grand qu'il n'y paraît !
Image

Pour devenir, voyez-vous ça, le plus petit des deux même !
Image

La vision de son père par un enfant en somme ?


Et un instant auparavant, ce jeune homme est entré dans la pièce sans frapper :
Image

Réponse du fiston (la deuxième ligne du ST bien sûr) :
Image

"Personne" : ça tue ça quand même ! Que voulez-vous qu'il lui réponde, son père est parti depuis presque neuf ans, c'est à dire depuis qu'il est né. Alors voila, personne ne lui a appris à frapper avant d'entrer hein !
Que voulez-vous répondre à ça ?


Sobriété des décors, figés et théâtraux, mais qui pour autant seront magnifiquement visités par la caméra de King ; sobriété de l'action qui retranche un ancien "fêtard du colt" dans une sorte de tanière intérieure où il souhaiterait qu'on l'oublie. Il retrouve un ancien copain devenu shérif, il cherche surtout à retrouver son épouse et son fils, quitte à confondre retranchement et piège en fait.
Et d'ailleurs, les mises en perspective du danger qu'il encourt sont régulièrement mises en évidence de part un contexte de proximité : amical ou familial.
Ici pour suggérer que rester cloitré dans un saloon n'est pas de bon aloi pour qui veut retrouver la femme qu'il aime : le jeune et sympathique Tommy, mariée à une certaine Ellen, entre dans le saloon et commande un whisky...

Question du barman et réponse de Tommy :
Image
Explication du barman et remarque de Jimmy :
Image

Ici, un dialogue crée le moment de partage, qui peut aussi faire comprendre que Jimmy souhaite rester enfermé dans ce saloon, lui qui ne rencontre quasiment jamais d'ami.
Hélas, il annonce également le pire. Et rétrospectivement, il résonne sur une note de mauvais aloi puisque ce saloon deviendra un traquenard qui retardera sa fuite.

Et c'est à présent, non pas un dialogue, mais un plan qui annonce cette fin dramatique :
Image
Et l'intensité dramatique croissante est d'autant mieux exprimée que, tel un rideau qui se tire, cet enfant (qui est le fils de Jimmy Ringo) en s'échappant du champ, dévoile les trois poursuivants de son père.
La vision en légère contre-plongée est tout simplement magnifique, elle établit une échelle des valeurs (au premier plan le plus important) qui est l'inverse de celle du danger (les plus grands figurant bien sûr la menace).
Il y a quelque chose de tout simple dans ce western et pour autant, sans être remuant ni tapageur, il nous fait entrer dans l'intime d'un homme pourchassé malgré lui bien que "gunfighter".
Un superbe western, à voir et surtout à revoir.
Yo.

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15061
Localisation : Canada
Contact :

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar metek » 14 avr. 2013 20:35

Image
Modifié en dernier par metek le 31 mars 2016 3:12, modifié 1 fois.

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15061
Localisation : Canada
Contact :

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar metek » 30 juin 2013 19:36

Image
Image
Image
Modifié en dernier par metek le 31 mars 2016 3:50, modifié 2 fois.

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15061
Localisation : Canada
Contact :

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar metek » 21 oct. 2013 21:30

Image

Image
Modifié en dernier par metek le 31 mars 2016 3:14, modifié 1 fois.

Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Abilène » 31 mai 2014 22:33

Image

Avatar du membre
Longway
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7153

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Longway » 25 sept. 2014 17:28

Fiche Télé 7Jours.
Diffusion : Dimanche 31 Octobre 1971 sur la première chaine de L'ORTF.

Image

( Collection Pass )

Avatar du membre
Compte Supprimé 0A
Tunique bleue
Messages : 306

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar Compte Supprimé 0A » 29 mars 2016 17:52

Un western assez original !

Bonne distribution ( Homeier, Peck, Malden, Jaeckel, Mitchell )

Le film commence avec cette musique nerveuse et ce cow-boy traversant le désert.

La majorité du film se passe en ville, un western très urbain autrement dit, Gregory Peck joue un rôle incroyable, et complexe.

Il y a peu d'action, tout le film se déroule sur des discussions et des événements en ville. C'est un film qui doit être vu pour sa morale, qui est vraiment unique, et pourtant assez vrai, tout est bien mise en place, chacun a ses soucis, et Jimmie Ringo est un personnage tellement réputé que traqué constamment, comme il dit par un moment, sa seule existence est de survivre, et non de vivre comme les gens normaux, enfermé dans un bocal sans pouvoir en ressortir, le revers de la médaille, la rançon de la gloire comme j'ai pu le voir quelque part.

Un film assez spécial dans son traitement, car finalement Ringo est un anti-héros pur et dur, et le film sait s'ajuster entre l'apprécier, mais qu'il y a une justice.

Final attendu, mais ce que dit Ringo résonne encore en moi à la fin.

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15061
Localisation : Canada
Contact :

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar metek » 31 mars 2016 3:05

Gregory Peck, Helen Westcott - The Gunfighter (1950)

Image


Millard Mitchell - The Gunfighter (1950)

Image


Karl Malden - The Gunfighter (1950)

Image


Gregory Peck - The Gunfighter (1950)

Image


Richard Jaeckel - The Gunfighter (1950)

Image


Skip Homeier - The Gunfighter (1950)

Image


Millard Mitchell - The Gunfighter (1950)

Image

Avatar du membre
lasso
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7817
Localisation : oregon

Re: La Cible Humaine - The Gunfighter - Henry King - 1950

Messagepar lasso » 04 avr. 2017 8:04

Un des meilleurs WESTERNS, au niveau de High Noon de Fred Zimmermann

C'est Longway qui m'a donné l'idée de le revoir.
Curieux, je constate que je n'ai jamais critiqué ce Western sur WM, alors que je le possédais
depuis 2005 DVD FOXfilm Pays Bas/ Belgique.
Notre Gunfighter, est devenu plus sage et calme, a fini sa vie mouvementée, veut se ranger.
Il est Super-Cool, ne se laisse provoquer par personne. Il a un grand respect devant le Marshal,
qui est un ancien camarade, quand ils étaient encore des bandits, il le considère même
supérieur à lui-même, le Gunfighter le plus rapide. Mais ses deux, ne vont pas se confronter....,
sauf discrètement en amour, le Marshal étant secrètement amoureux de la femme de Ringo.

Je ne vais pas continuer, puisque ce Western, a été largement décrypté sur ces pages. Je
vais le repasser de nouveau pour en apprécier d'avantage les scénarios.

Lorsqu'on réalise un film d'une telle perfection, on n'est jamais sûr de son succès,
financièrement, c'était une déception, mais à long terme, il a réalisé son profit.



Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Bat Lash et 9 invités