Ton heure a sonné - Coroner creek - 1947 - Ray Enright

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Moonfleet
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Re: Ton Heure a Sonné - Coroner Creek - 1947 - Ray Enright

Messagepar Moonfleet » 16 mars 2016 13:37

Le mien n'était pas forcément élogieux ; j'ai néanmoins trouvé le film très sympathique

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lasso
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Re: Ton Heure a Sonné - Coroner Creek - 1947 - Ray Enright

Messagepar lasso » 09 juil. 2017 9:41

Image image ebay

R. Scott et F. Tucker

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F. Tucker

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R. Scott et Macready

MARCHAND
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Re: Ton Heure a Sonné - Coroner Creek - 1947 - Ray Enright

Messagepar MARCHAND » 19 janv. 2018 8:03

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Un des meilleurs Randolph Scott, toujours bien entouré, dans un récit où la violence est inhabituelle et renvoie aux films noirs de l'époque et inspirera les italiens par la suite. Quelques plans originaux et une fin dont on se rappelle. Un titre français bien meilleur que le titre, géographique, américain.
Le thême de la vengeance obsessionnelle est ici particulièrement bien traité.

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La bande annonce originale en NB.



Un extrait du début en vo et couleur.
Errare humanum est...

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Winchester73
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Re: Ton Heure a Sonné - Coroner Creek - 1947 - Ray Enright

Messagepar Winchester73 » 12 mars 2019 17:44

lasso a écrit :Image
Avec Dorothy Malone ?!

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L'Homme du Nevada /The Nevadan, 1950

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Moonfleet
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Re: Ton Heure a Sonné - Coroner Creek - 1947 - Ray Enright

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2019 14:52

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Ton Heure a Sonné (Coroner Creek, 1947) de Ray Enright
COLUMBIA


Sortie USA : 01/07/1948


Même si le parcours est chronologique, avec la possibilité que nous avons de voyager dans le temps pour voir ce qui s’est fait par la suite dans le domaine qui nous préoccupe ici, osons émettre l’hypothèse que les deux films de l’association Randolph Scott / Harry Joe Brown auront été les jalons du western de série B des années 50, celui qu’une grande majorité des aficionados du genre adule par-dessus tout et d’où sortiront les films de Budd Boetticher, André De Toth, Gordon Douglas et autres Joseph H. Lewis, les westerns avec Randolph Scott pour la Columbia, avec Audie Murphy pour la Universal, ceux avec Alan Ladd ou Jeff Chandler en tête d’affiche… Car effectivement, si Gunfighters de George Waggner et Coroner Creek de Ray Enright pourront sembler de nos jours très conventionnels, ils possèdent néanmoins d’innombrables points communs qui font penser que les réalisateurs respectifs n’en sont pas à l’origine, des éléments nouveaux qui seront repris à foison par la suite que ce soit par des tâcherons ou des génies. A commencer par des typologies de personnages qui n’étaient pas encore franchement en germe avant 1947, le tireur d’élite qui n’a de cesse de fuir devant les têtes brûlées qui veulent se mesurer à lui (Gunfighters) ou l’homme étouffé par sa haine et qui ne retrouvera l’apaisement qu’une fois les représailles accomplies comme dans ce Coroner Creek. Randolph Scott interprètera par la suite des dizaines de personnages dont l’épouse a été tuée ou kidnappée et que la vengeance conduira dans des traques impitoyables ; le film de Ray Enright entame cette série d'une façon tout à fait honnête.


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Une diligence est attaquée par un groupe d’Apaches qui semble être commandé par un mystérieux homme blanc ; ses conducteurs et passagers sont abattus sauf une jeune femme qui est kidnappée. 18 mois plus tard, Chris Denning (Randolph Scott) a rendez-vous avec un indien qui en sait beaucoup sur cette violente échauffourée. Il apprend que la femme s’est suicidée avec un poignard trois jours après son enlèvement et que le chef des ravisseurs était un homme blond aux yeux bleus avec une cicatrice sur la joue droite et qu’il est désormais propriétaire d’un relais de diligence. « Big. Strong. Yellow Hair. Blue Eyes. And a Scar on his Right Cheek » : répétant inlassablement ces éléments d’informations, Chris, sillonnant l’Ouest des États-Unis, part à la recherche de l’homme qui a causé la mort de sa future épouse. Il n’aura de cesse de ressasser sa haine jusqu’à ce que sa vengeance soit accomplie. Sa traque prend fin dans la petite ville de Coroner Creek où il retrouve son homme qui s’avère être Younger Miles (George MacReady) qui, avec l’aide du magot volé dans la diligence s’est acheté un ranch et s’est caché sous un masque de respectabilité en épousant la fille du shérif O’Hea (Edgar Buchanan). Miles n’en a pourtant pas fini avec ses malversations puisqu’il tente par tous les moyens, pour s’accaparer les terres alentour qui permettraient d’agrandir sa propriété, de faire fuir ses voisins. Chris accepte justement de devenir le contremaître de l’un d’entre eux, une femme nommée Della Harms (Sally Eilers), pour s’approcher plus facilement de celui dont il a décidé que ‘son heure avait sonné’…


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Ray Enright peut d’ailleurs remercier Harry Joe Brown grâce à qui il réalise son meilleur film depuis Les Ecumeurs (The Spoilers). Car ce n’est probablement pas de son fait, sa mise en scène étant le point faible de cet honorable western. Mais revenons deux minutes sur ce qu’ont mis en place les deux hommes lorsqu’ils ont décidé de s’associer et de ne produire que des westerns de série B. On a l’impression à la vision des deux premiers films qu’ils s’en sont servis comme de champ d’expérimentations, souhaitant faire apparaître de nouveaux personnages, de nouvelles thématiques et techniquement également, de nouvelles idées de mise en scène, de cadrages … Des films mineurs certes mais qui ont fait éclore un style autre : l’apparition de la couleur dans la série B, des titres (originaux) qui claquent, des méchants plus vicieux et menaçants entourés d’hommes de main à la mine patibulaires pas moins inquiétants et qui préfigurent les Lee Marvin, Jack Elam ou Richard Boone, l’abandon des transparences dans les séquences mouvementées en extérieurs (la série B fera plus pour ça que le western de prestige), une violence bien plus sèche, des types de personnages neufs, des romances plus adultes et dénuées de romantisme trop sucré, l’utilisation très parcimonieuse d’une voix off censée représenter les pensées du ‘héros’ (héros d’ailleurs pas forcément toujours sympathique), un sadisme assez poussé… [Quel bonheur d’assister à la naissance balbutiante d’un ‘style’ qui continue à me ravir de film en film et qui aboutira à de tels sommets : des titres pour bien plus tard car sinon vous allez trouver à juste titre que je rabache :mrgreen: ]


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Coroner Creek est donc un des premiers westerns dont le thème principal est la vengeance jusqu’auboutiste ; pour arriver à ses fins, Chris Denning sera capable de trahir des secrets en public au risque de faire du mal à la personne concernée (en l’occurrence, la pauvre épouse de son ennemi, devenue alcoolique car ne pouvant plus supporter que son mari l’ait pris pour femme dans le seul but de trouver une certaine respectabilité, l’amour étant totalement absent de leur couple), d’effrayer un homme afin qu’il parle, lui faisant croire qu’il va lui écraser la tête sur le poêle bouillant, de faire sienne la théorie ‘œil pour œil’ écrasant à coups de bottes la main de son adversaire après que ce dernier lui ait fait la même chose, de vouloir bien aider ceux qui en ont besoin à condition que ça n’entrave pas son plan mais qu’au contraire ça y contribue… Nous qui avions l’habitude d’un Randolph Scott qui forçait le respect par sa droiture et sa moralité, sommes encore plus surpris quant il se met, une fois contremaître, à traiter ses hommes avec une rudesse inaccoutumée. Bref, un acteur qui se plait à prendre le contre-pied de ses rôles habituels au risque de déplaire à ses fans. Mais ce caractère plus trempé va si bien à la dureté de son visage, l’acteur arrivant à faire passer tellement de choses à travers son regard et les sobres rictus de sa bouche, que nous sommes content d’assister au cours de ces deux films au ‘forgeage’ du personnage type qui le rendra célèbre la décennie suivante. Et puis avouons qu’il n’a pas son pareil dans le port de la chemise : quelle classe et quelle élégance ! (on est prié de ne pas pouffer !) Une sobriété et une économie de jeu qu’il partagera avec son adversaire, le Ballin Mundson de Gilda, l’inquiétant et classieux Georges MacReady, superbe salaud de cinéma qui n’hésite pas à lacérer des joues à coups d’éperon sans sourciller, à gifler sa femme devant son beau-père outré, restant toujours maître de lui, d’une froideur glaçante ! Les Bad Guys aux yeux bleus (voir Phil Carey par la suite) sont ceux qui feront souvent le plus froid dans le dos.


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Le reste du casting est moins marquant même si Forrest Tucker est assez efficace dans le rôle du cruel bras droit de MacReady. Le combat à poings nus qui l’oppose à Randolph Scott est remarquable, d’une brutalité assez inouïe pour l’époque, et finit de convaincre que Ray Enright, incapable de mener à bien jusqu’au bout une scène d’action souvent faute à un montage calamiteux (voire l’attaque de diligence qui débute le film), réussissait en revanche très bien les bagarres filmées presque sans plans de coupe et à l’aide de travellings assez nerveux. Les formidables idées de mise en scène (la surprenante apparition de George MacReady de dos lors de la première séquence) et les prises de vues inhabituelles (le ‘duel’ final à l’intérieur d’une pièce exiguë filmé en plongée verticale au dessus des deux adversaires ; les tirs de Forrest Tucker face caméra avant qu’il ne s’écroule) sont nombreuses (dues probablement à Scott et Brown vu qu’on en trouvait déjà pas mal dans Gunfighters) mais montrent cependant les limites du cinéaste souvent incapables de les concrétiser jusqu’au bout sans lourdeur. Elles ont au moins le mérite d’exister et surtout d’intriguer ; tout comme certains éléments du décor (une église de cette taille au milieu d’une petite ville de l’Ouest) ou bien encore le score de Rudy Schrager, aussi curieux que celui écrit précédemment pour le film de Waggner, utilisant plus souvent les bois (notamment les flûtes) que les cordes traditionnelles.


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Toujours au chapitre des innovations bienvenues, une réflexion à plusieurs reprises lancée sur le tapis à propos de l’utilité ou non de la vengeance par l’intermédiaire du principal personnage féminin interprété par Marguerite Chapman ; si la conclusion n’est guère originale (d’autant qu’au cours du film sans aucun romantisme, nous n’avons ressenti aucune alchimie entre Randolph Scott et Marguerite Chapman), une tentative de dénigrer la loi du talion aura été entrevue. La vengeance aura été néanmoins mené à bout avec une balle dans le dos ! Respectable ? Vous allez me dire "tant de blabla pour en arriver à conclure qu’il s’agit d’un western mineur" ! Oui mais quel plaisir au cours du visionnage grâce aussi à cet exotique Cinecolor. De la série B nouvelle manière en cette fin de décennie grâce à la Columbia, la compagnie jusqu’ici la moins prolifique dans la production de western mais ne décevant presque jamais son public, et à la complicité entre un acteur qui avait décidé de ne désormais se consacrer qu’à ce qu’il aimait le plus, le western à petit budget, et un producteur qui avait à peu près les mêmes idées que lui sur la manière d’en tourner. Bien agréable même si oublié aussitôt vu.

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Re: Ton Heure a Sonné - Coroner Creek - 1947 - Ray Enright

Messagepar metek » 14 juil. 2019 3:32

Randolph Scott, Forest Tucker - Coroner Creek (1947)

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