Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

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chip
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Re: Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) 1936 - George B. Seitz

Messagepar chip » 22 févr. 2019 8:35

Titre original français: SAGAMORE,LE MOHICAN .

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) 1936 - George B. Seitz

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 22 févr. 2019 20:11

...selon le magazine "Le film complet"...pas vu d'affiche sinon :?:


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lasso
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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar lasso » 02 mars 2019 12:02

Major Duncan (Wilcoxon) ayant pris l'idendité de Hawkeye (Scott) se rend aux Hurons, tenant à sa main la bande blanche, comme signe.


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Moonfleet
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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar Moonfleet » 24 avr. 2019 15:44

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Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) de George B. Seitz
UNITED ARTISTS


Avec Randolph Scott, Henry Wilcoxon, Binnie Barnes, Bruce Cabot
Scénario : Philip Dunne
Musique : d'après des thèmes de Max Steiner
Photographie : Robert H. Planck
Un film produit par Edward Small pour la United Artists


Sortie USA : 13 août 1936


1757 ; alors que la guerre franco-britannique bat son plein pour la possession des territoires sur le continent nord-américain, les troupes anglaises s’attendent d’un moment à l’autre à une attaque par les français et leurs alliés les indiens iroquois d’une de leurs principales places fortes. L'arrivée des trois enfants du colonel Munro n’est donc pas des plus bienvenues au regard du danger qui règne sur la région d’autant plus que l’éclaireur Magua (Bruce Cabot) s’avère être un espion à la solde des français ; il espère faire tomber les anglais dans un piège. Seuls Hawkeye (Randolph Scott) et son fidèle compagnon Mohican Uncas (Philip Reed) ne lui font pas confiance. Ils vont néanmoins avoir pour mission de conduire les enfants à leur père qui commande un Fort actuellement en bien mauvaise posture, assiégé par l’ennemi. Un voyage plein de périls se met en place avec pour diriger la petite escorte le Major Duncan Edward (Henry Wilcoxon) qui a des vues sur l’une des ravissantes filles de son colonel…


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Avant cette nouvelle adaptation du grand classique de la littérature signé Fenimore Cooper, il y eut surtout en 1920 une version muette de Maurice Tourneur et Clarence Brown à la réputation très élogieuse ; n’ayant pas eu l’occasion de la visionner, je ne saurais évidemment les comparer mais sachez d’emblée que celle-ci moins connue de 1936 réalisée par George B. Seitz est une des plus jolies réussites du film d’aventure de cette décennie qui en a été dans l’ensemble plutôt avare. Entre les deux il y eut aussi en 1932 un autre film de Ford Beebe et William Reeves Easton avec Harry Carey dont nous ne connaissons pas grand-chose. Par la suite il y aura encore Last of the Redmen (Le Dernier des peaux-rouges), une version déplorable pourtant mise en scène par un solide cinéaste, George Sherman (c’est là que l’on constate à nouveau l’impact que pouvait avoir à l’époque des studios un producteur sur le résultat final, Sam Katzman n’étant qu’un vulgaire businessman alors que Edward Small était bien plus attentif à la qualité de ses productions), The Iroquois Trail par Phil Karlson sur lequel nous reviendrons bientôt, une version allemande par le réalisateur des Winnetou et enfin la plus connue, celle de Michael Mann en 1992 avec dans le rôle de Hawkeye, un charismatique Daniel Day-Lewis.


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Quand je vous aurais dit que l'origine de l'envie de Michael Mann de réaliser sa propre version de cette célèbre histoire provient du multiple visionnage de ce ‘eastern’ de George B. Seitz qui était un des films l’ayant le plus marqué durant sa jeunesse ; que pour sa propre adaptation il est principalement reparti du scénario et des dialogues de Philip Dunne (qu’il cite d’ailleurs au générique) ainsi que de ses modifications par rapport au roman ; et enfin qu’il n’est pas interdit de trouver plus de charme à cette œuvre avec Randolph Scott qu’à son remake contemporain... j’imagine et j’espère que la curiosité vous aura titillé ! Mais qui est ce George B. Seitz dont presque plus personne ne connait même le nom ?! Né en 1888, il fut à l’époque du muet tour à tour scénariste, acteur et réalisateur, surtout réputé pour l’écriture de célèbres serials tels The Perils of Pauline (1914) ou encore Leatherstocking (1924) qui était déjà la compilation de deux romans de Fenimore Cooper, The Last of the Mohicans et The Deerslayer. Au final, plus de 100 films au compteur pour finir sa carrière au sein de la Columbia et de la MGM ou il dirigea entre autres 11 longs métrages de la série Andy Hardy, certains comme Love Finds Andy Hardy (1938) s’avérant d’ailleurs plutôt sympathiques. Il mourut en 1944.


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Alors que je n'en attendais pas spécialement grand-chose -toujours avec le souvenir navrant de la version Sherman de 1947-, ce fut au contraire vraiment une bonne surprise que ce film d'aventure scénarisé avec beaucoup de talent par Philip Dunne et réalisé avec une belle robustesse. L’écriture est efficace et fluide, sachant aller à l’essentiel, ce qui est une belle gageure pour une intrigue originale mettant en place des conflits aussi nombreux et complexes, surtout pour ceux qui ne connaissent pas bien les faits historiques de ce qu’en Europe on appela ‘The Seven Years War’ ; d'emblée, dès les premières séquences posant les personnages et l’intrigue, le scénariste sait rapidement nous faire comprendre la situation et entrevoir les enjeux avec une grande clarté, ne faisant pas durer les séquences trop longtemps, rythmant le tout à la perfection. Il s’agissait d’un de ses premiers scénarios et il prouvera par la suite qu’il faisait partie des plus grands, ceux qu’il écrira pour John Ford (Qu’elle était verte ma vallée) ou Joseph Mankiewicz (L’Aventure de Mme Muir) s’avérant tout simplement sublimes, la suite de sa carrière n’allant pas démériter. C’est d’ailleurs grâce à son travail pour ce film et au succès qui lui est dû en partie qu’il sera ensuite récupéré par la Fox. Quant au travail du cinéaste, il est vigoureux et énergique avec moult beaux mouvements de caméra et travellings ; son film fonce à 100 à l'heure avec une belle constance mais pour autant n’en oublie pas le lyrisme grâce aussi à un superbe travail photographique de Robert H. Planck qui sait parfaitement se servir des paysages à sa disposition. Grâce à ce duo auquel on peut ajouter le discernement de leur producteur Edward Small, l'intelligence du propos est de la partie malgré pas mal de naïvetés dues surtout au contexte de l’époque de tournage, notamment dans la romance interraciale qui s’avère pourtant assez touchante, l’épilogue de l’histoire d’amour entre Uncas et Cora préfigurant une peu le final inoubliable et tragique de Duel au soleil de King Vidor.


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Mais quel talent de la part des auteurs d’avoir rendu dignes tous ces personnages proches ici parfois du cliché, y compris les ennemis, français et même surtout les Hurons qui sont presque dédouanés et à qui l'on trouve des excuses alors que dans d’autres versions ce sont de simples sauvages sans foi ni loi. Réalisation et scénario au diapason, rehaussés par l’utilisation assez discrète mais efficace des thèmes que Max Steiner écrivit pour King Kong dès que l’action s’emballe... action filmée par le réalisateur de seconde équipe Clem Beauchamp qui reçut d’ailleurs un Oscar pour son remarquable travail… mais c’est sans compter aussi sur un casting plutôt bien choisi à commencer par un jeune Randolph Scott qui nous offre une variation chaleureuse d’Œil-de-Faucon. Binnie Barnes est très bien dans le rôle d’Alice tandis que la blonde Heather Angel est ravissante et que Henry Wilcoxon se sort assez bien de son rôle du Major Duncan pour l’une des rares fois où il ne tournait pas sous la houlette de Cecil B. DeMille. Quant aux indiens, j’espère en qu'en se replaçant dans le contexte de l’époque ça n’offusquera plus personne qu’ils soient interprétés par des blancs, Philip Reed pour Uncas, Robert Barrat pour Chingachgook ou encore Bruce Cabot dans la peau du vilain Magua, pas trop ridiculisé lui non plus. Sans évidemment atteindre des sommets du film d’aventure, une bien belle surprise que cette version mouvementée, solide et pleine d’allant d’un des romans les plus célèbres de la littérature américaine.

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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar major dundee » 24 avr. 2019 22:27

C'est ça le piège avec les chroniques de Moonfleet : on a une furieuse envie de s'acheter le dvd...visible en entier (?) sur YouTube (en anglais) en effet, le film a l'air d'un bon niveau, faudrait avoir quelques avis sur le récent dvd mentionné plus haut par USMC.

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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar major dundee » 24 avr. 2019 22:43

Du coup, je n'ai pas encore vu cette version dans sa totalité, l'attaque surprise des Hurons (alliés des Français) contre les Anglais en retraite y figure t'elle ?
En cherchant un peu sur des sites spécialisés sur le conflit franco-anglais de 1754-1763 (guerre dite de "7 ans"), cette bataille, qui vire presque au massacre dans la version de 1992, aurait été moins dramatique que décrite dans ce film (celui de 1992), les Français se sont portés au secours des Anglais pour mettre un terme aux exactions des Indiens, sous l'emprise de l'alcool, et frustrés par l'absence de butin...

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Moonfleet
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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar Moonfleet » 24 avr. 2019 22:57

La copie sur le DVD est certes bien abîmée mais je l'ai néanmoins trouvée regardable : le test de Cole

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Yosemite
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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar Yosemite » 25 juin 2019 16:26

Après avoir regardé récemment la version muette de Tourneur, j’ai visionné celle-ci dimanche soir avec plaisir même si j’ai pu éprouver un peu de lassitude par moment. La faute davantage aux visionnages trop rapprochés qu’à cette version tout à fait honorable et bien interprétée.
Les différences les plus importantes entre ces deux films concernent surtout la deuxième partie, grosso modo, après la reddition du Colonel George Monro ; ne connaissant pas l’œuvre originale, je ne saurais d’’ailleurs dire quelle est la version la plus proche du livre de F. Cooper. Cela dit, la séquence située vers la fin du film, où le Major Duncan Hayward se fait passer pour Hawkeye m’a semblé un tantinet loufoque, intuitivement je doute qu’elle fasse partie du roman mais peut-être me contredira-t-on.
A souligner également des suppléments intéressants avec les présentations d'IAC et de Christophe Champclaux.
Yo.

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Re: Le Dernier des Mohicans - The Last of the Mohicans - 1936 - George B. Seitz

Messagepar limpyChris » 25 juin 2019 21:28

Historiquement, si j'ai bonne mémoire, l'attaque du 'convoi' britannique après la reddition du Fort William Henry n'est pas principalement le fait de Hurons (dont certains sont peut-être venus donner un coup de main et de tomahawk, -car, du coeur de Yengeese au menu, ça ne se refuse pas-, mais à une autre tribu alliée des Français, et la version que j'en ai n'est pas essentiellement due non plus à l'alcool. Mais avec cette chaleur, trop 'fiu' -comme dirait Madame lafayette- pour aller vérifier le nom de la tribu et affiner.
À Yosémite : la scène que vous citez n'est, à mon avis, pas la plus loufoque ... Si j'ai bonne ..., celle où Natty Bumpo se déguise en ours pour tromper les Indiens superstitieux et un peu neuneu (mais ce ne sont pas des fils de la forêt, ils ne voient donc pas la différence entre un ours et quelqu'un qui s'est glissé dans une peau d'ursidé) et ainsi pouvoir approcher les prisonniers est du plus bel effet ... Aucun réalisateur n'a osé inclure cette séquence dans son adaptation ... Et c'est bien du Cooper ... scène qui n'existe même pas, toujours si j'ai bonne ... dans la version abrégée parue dans la Bibliothèque Verte (??), et pourtant, s'il y en a qui auraient pu y croire, frémir et rire du bon stratagème, c'est bien les enfants de 7 à 10 ans ... après, ils deviennent raisonnables.
Enfin, je parle tjs sous le contrôle du Grand Sagamore Musselshell ...
Je ne sais plus si j'ai déjà dit ici que je trouvais du charme à cette version, et que, comme celle de Tourneur, je lui trouve des 'audaces', pour l'époque, que n'aura plus celle de M. Mann.
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.





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