La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
chip
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7394

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar chip » 27 avr. 2017 17:50

Pour les films en Cinémascope encodés 4/3 chez Sidonis Calysta :
outre les titres cités par Longway, il faut rajouter:
- l'étoile brisée
- 7 secondes en enfer
- violence à Jéricho
et chez d'autres éditeurs :
- la vallée de la poudre
- le jour des apaches
-la ruée vers l'ouest
- l'or du hollandais
- l' homme de l'ouest
et:
-6 chevaux dans la plaine (1.85 encodé 4/3)
liste non exhaustive


limpyChris
Marshall
Marshall
Messages : 2570

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar limpyChris » 27 avr. 2017 21:44

Je n'avais pas aimé "A Time for Killing" non plus ... Ne sais plus trop pourquoi ... ? Me reste un souvenir de cynisme nihiliste de bon ton pour faire comme les copains (?), de violence graphique gratuite (?), d'un manque de moyens ? , de George Hamilton qui ne me convainc guère dans les westerns, et marre de l'arrière pays d'Old Tucson ...
Il me faudrait le revoir ...

Ah oui, c'est vrai, chips, je me souviens moi aussi avoir pesté en redécouvrant "Le jour des Apaches", pleuré avec "L'homme de l'Ouest" ... Pour les autres, j'avais oublié ... Une bonne occasion pour ressortir "Cimarron" dans sa version intégrale, vue pour la première fois sur une chaîne cinéma il y a + ou - (?) un an ... ?

pak a dit :
Bon, j'en dis pas plus, sinon Limpy va encore me harceler...

:mrgreen: Ah, ça fait plaisir d'être enfin apprécié à sa juste valeur. :wink:
Je suis un vieux Peau-Rouge solitaire qui ne marchera jamais en file indienne.

Avatar du membre
lasso
Rancher
Rancher
Messages : 8079
Localisation : oregon

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar lasso » 29 juin 2017 9:59

Revu ce Western hier-soir.
ce qui ne m'a pas plu :

le changement du titre : The Long Ride Home
les Saguaros artificiels,
la non-apparition des Apaches,
la frimousse à l'Italienne de G. Hamilton

ce qui m'a plu :

Inger Stevens, son maquillage discret...ce qui est rare dans les Westerns

Une observation: A la fin, dans l'église Mexicaine, le lieutenant des Confédérés, quand il apprend que la guerre
est finie, il porte un chapeau marqué USA. ? alors que dans la scène suivante où il échappe de la scène, son
chapeau est marqué : CSA.

Une autre version des faits du film :

Emily est très déçu du comportement de son fiancé, le Major Wolcott. Elle vient d'arriver dans le Fort-Prison
pour un joyeux revoir. Elle devient témoin de la dureté de son fiancé à l'égard d'un condamné à mort. Wolcott
ne se réjouit guère de sa venue. L'armée et le commandement ont plus d'importance pour lui. Il renvoie Emily
avec un convoi, dans un Fort loin de l'action.
.....
Quand son convoi est anéanti par les prisonniers sudistes en fuite, elle se trouve comme otage chez des
Sudistes, qu'elle hait. Les sudistes la voient d'un bon oeil, vu sa belle apparence. Le Capitaine Bentley est
un peu amoureux d'elle aussi, juste parce que c'est la femme d'un Major Nordiste, qu'il hait à souhait.
Dans la scène où il la maltraite d'une façon sadiste, qui n'est pas filmé j'usqu'à la fin... je soubçonne qu'il
la viole. ? ......
Quand Wolcott la retrouve au Mexique, il rencontre sa fiancée, d'un regard froid, la néglige...
une métamophose se réalise à l'intérieur de Emily. Elle se sent maintenant très attirée par Bentley qui
a plus d'attirance pour elle. C'est pour celà qu'elle ne divulge pas à Wolcott, que la guerre est terminée.
Elle veut l'affrontement des deux. Elle est horrifiée, quand Bentley est gravement blessé.....
Après que Wolcott sait que Emily lui lui a caché la fin de la guerre, il sait qu'il avait perdu son amour...
Il part sans la gratifier d'un regard ..... et elle, faute de quoi, lui court derrière, une femme fatale sans
scrupules.

Là je comprends mieux Phil Karlson.
Image
La Chevauchée Impitoyable
Image

Avatar du membre
lasso
Rancher
Rancher
Messages : 8079
Localisation : oregon

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar lasso » 14 août 2017 9:36

je viens de revoir ce Western, cette fois le DVD allemand, de bonne qualité

le film a été tourné en PANAVISION et l'éditeur indique 2.35 : 1 ANAMORPH
une image qui me convient bien avec les barres noires en haut et en bas. Même constellation en 16/9.

d'ailleurs SIDONIS indique sur son DVD 2.35 :1 - 16/9 avec le même résultat.

PANAVISION respecté ? ou image embellie (agréable) en hauteur et de plus près ?

explication : anamorphe

https://www.focus-numerique.com/compren ... 19279.html


Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1899
Contact :

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar Moonfleet » 02 mai 2019 8:49

Image



La Poursuite des tuniques bleues (A Time for Killing - 1967) de Phil Karlson
COLUMBIA


Avec Glenn Ford, Inger Stevens, Paul Petersen, George Hamilton
Scénario : Halsted Welles
Musique : Mundell Lowe
Photographie : Kenneth Peach (2.35 Eastmancolor)
Un film produit par Harry Joe Brown pour la Columbia


Sortie USA : 01 novembre 1967


La Guerre de Sécession touche à sa fin. Dans un fort unioniste près de la frontière mexicaine, le Major Tom Wolcott (Glenn Ford) est en charge de la surveillance de nombreux prisonniers confédérés qui ne perdent pas une occasion de planifier puis de tenter une évasion au risque de se faire fusiller, le commandant nordiste s’avérant impitoyable voire même sadique. Ce jour là, sous la direction du Capitaine Dorrit Bentley (George Hamilton), un petit groupe d’une dizaine d’hommes réussit à s’enfuir non sans avoir tué plusieurs sentinelles. Ils sont aussitôt pris en chasse par Wolcott d’autant que la fiancée de ce dernier (Inger Stevens) a été prise en otage par les fuyards. Même si Bentley apprend la fin de la guerre civile, il garde le silence pour pouvoir poursuivre un combat acharné et violent…



Image


Si Phil Karlson fut surtout associé au film noir et policier, genres aux seins desquels il œuvra majoritairement, il réalisa également cinq ou six westerns de série B dès 1947, quasiment tous inconnus au bataillon, avant Le Salaire de la violence (Gunman’s Walk) qui sortit à la sauvette en France, qui fut accueilli très tièdement par la critique et qui resta aux abonnés absents de quasiment toutes les bonnes anthologies du genre. C’est assez récemment que sa cote de popularité commença à remonter, et ce regain d’intérêt n’est qu’amplement mérité au vu des très grandes qualités que cette œuvre recélait à quelque niveau que ce soit. Si le cinéaste était très fier de son western, il m’étonnerait fort qu’il en ait été de même pour ce A Time for Killing commencé durant une quinzaine de jours par Roger Corman qui, après des conflits avec la production, laissa tout tomber, parti avec son équipe technique -dont Monte Hellman au montage- en lui laissant le bébé entre les mains. Quasiment 10 ans après avoir signé ce Gunman's Walk, l’un des plus beaux westerns psychologiques des années 50, Phil Karlson réalise cette fois l’un des plus mauvais westerns de la décennie suivante.


Image


Des prisonniers détenus dans des conditions déplorables ; une exécution qui vire au sadisme le plus écœurant lorsque le commandant du fort fait fusiller le prisonnier confédéré par des noirs qui ne savent même pas viser… autant dire que ce début d’une violence assez extrême ainsi que les noms prestigieux au générique laissaient augurer d’un western nihiliste à la Sam Peckinpah. Le film narre ensuite la poursuite impitoyable qui s’engage entre une poignée de fuyards sudistes et une troupe de la cavalerie unioniste, les premiers ayant pris en otage la fiancée du commandant de la section des poursuivants ; un antagonisme larvé entre deux officiers bornés, acharnés -voire quasiment psychopathes- alors que le conflit civil a pris fin mais qu’ils décident néanmoins de continuer à mener leur guérilla personnelle sans en toucher mots à leurs hommes. Il y avait sur le papier un grand film à faire, prétexte à dénonciation de l’absurdité de la guerre, à réflexions sur la vengeance personnelle d’officiers au détriment de la sécurité de leurs hommes, sur la difficulté voire l’impossibilité de mettre un terme à l’engrenage de la violence, ou plus globalement encore sur la bêtise humaine… d’autant que le scénariste Halsted Welles n’est autre que celui de chefs-d’œuvre du genre, à savoir La Colline des potences (The Hanging Tree) et surtout 3.10 pour Yuma, tous deux réalisés par Delmer Daves. Ici à l’écran il ne reste rien de l’extrême sensibilité et de la profonde intelligence de ces deux histoires, de ces deux films ; à croire que Welles avait lui aussi pris la poudre d’escampette avec la bande à Corman.


Image


Bref, malgré son extrême cruauté et son outrancière violence, malgré une galerie de personnages tous aussi détestables -voire crétins- les uns que les autres et malgré son cynisme total, nous sommes à des années-lumière de l’univers crépusculaire de l’immense Peckinpah d’autant que l’interprétation et la mise en scène s’avèrent aussi catastrophiques que l’écriture. Face à un Glenn Ford tristement amorphe et qui passe presque la durée du film sans qu’on ne le remarque, George Hamilton –probablement agacé que l’adjectif terne lui soit le plus souvent accolé ; il l’était déjà d’ailleurs dans Tonnerre Apache de Joseph M. Newman- décide d’en faire des tonnes et de ‘sur-surjouer’ sans évidement jamais nous convaincre. Seul Inger Stevens tire son épingle du jeu et arrive à surnager au milieu de cet océan de médiocrité où l’on rencontre aussi le temps de quelques secondes un tout jeune Harrison Ford (d’ailleurs très reconnaissable). Et d’ailleurs que viennent faire dans ce western qui se veut poisseux ces deux duos dans chacun des camps, d’un côté ces sudistes brutaux et ne pensant qu’à se ‘foutre sur la gueule’, de l’autre ces nordistes couards tout droit sortis d’un film de Laurel et Hardy ?! De l’humour totalement hors contexte tout comme cette partition de Mundell Lowe aussi pénible que l’ensemble du film. Quant à la mise en scène, elle s’avère désolante et finit de desservir le film, piochant dans ce que le western américain et transalpin étaient capables de nous offrir de plus calamiteux en ce qui concerne le montage -et sa moisson de faux-raccords-, les cadrages, le choix des objectifs ou les mouvements de caméra.


Image


Triste pour Phil Karlson, Halsted Welles, Glenn Ford ou même Harry Joe Brown qui fut le producteur des chefs-d’œuvre de Budd Boetticher ! Car ne soyons ni tièdes ni indulgents et affirmons que ce western qui a certes souffert d’un tournage chaotique n’est pas seulement inégal voire bancal comme je l’ai souvent lu mais –à mon humble avis- tout simplement excessivement mauvais ! Il ne suffit pas de vouloir faire un western à la violence physique et psychologique omniprésente pour penser qu’il sera puissant, radical ou marquant ! Au contraire, cette constante brutalité gratuite et cette bêtise permanente nous donnent plutôt envie de prendre nos jambes à notre cou et d’aller revoir Fort Bravo ou La Horde sauvage ; c’est d’ailleurs ce que je pars faire sans plus m’attarder !

Avatar du membre
COWBOY PAT-EL ZORRO
Texas ranger
Texas ranger
Messages : 5109
Localisation : Val-de-Marne
Contact :

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 02 mai 2019 10:04

Western acheté il y a plusieurs années déjà à la boutique COMPAGNIE WESTERN...
Je connaissais Phil KARLSON de nom et Glenn FORD au générique me suffisait.

Un western assez surprenant avec cet officier Sudiste revanchard jusqu'au-boutiste ("cette guerre ne s'achèvera jamais") interprété par George HAMMILTON et cette évasion assez spectaculaire après l'exécution en prologue avec des idées surprenantes et choquantes pour les Confédérés (faire fusiller le condamné par des soldats Noirs chargés des corvées)...

On a un peu une impression de copier-coller des films italiens comme LES CRUELS de Sergio CORBUCCI (tout comme Joseph COTTEN dans celui-ci HAMILTON ne lâche rien, et même plus tard quand il apprend la fin de la guerre il interdit formellement, sous peine de mort si on le répète, de l'annoncer).

Inger STEVENS... Je la découvris avec 5 CARTES A ABATTRE de Henry HATAWAY (1968) et la revit bien des années après dans un rôle terriblement poignant dans BONANZA (THE NEWCOMERS titré en vf L'OR ET L'AMOUR (1959)) où elle interprète une jeune femme condamnée par la tuberculose dont Hoss (Dan BLOCKER) tombe amoureux, et qui se nomme également Emily...
Et, comme dans BONANZA ici rien ne lui est épargnée... Ce que j'ai trouvé des plus déconcertants fut quand Glenn FORD refuse de continuer cette poursuite et risquer de sacrifier ses hommes "même pour son honneur"... Ok mais tout de même...

Fin un peu rapide et abrupte mais cela reste un assez bon film...
Quelques trucs qui m'agacent encore: le fanatisme Confédéré de Hamilton ("Cette guerre ne cessera jamais")
- le jeu excessif de certains (le sniper Nordiste "Billy Cat" (Timothy CAREY) et les deux crétins de service toujours à la bourre dans la patrouille mais rapides pour se barrer à la fin et demandant de l'indulgence à ce soldat ennemi "allez-y filez... Et si les vôtres sont vainqueurs pensez à nous" (ils savent que la guerre est finie à la fin mais rien de plus et Glenn Ford ne le saura qu'à la dernière scène...) puis... "Y rentre chez lui le veinard !", "Tu veux rester ici ?" et paf ils se débinent aussi...).

Un western à mi-chemin entre les deux genres selon moi mais loin d'être déplaisant et à voir pour la malheureuse Inger STEVENS qui rempila dans un rôle tourmenté avec PENDEZ-LES HAUT ET COURT ensuite et avec un destin aussi tragique qu'inattendu (elle se suicida après cela...)).
Image

L..
Texas ranger
Texas ranger
Messages : 5041
Contact :

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar L.. » 29 août 2019 19:15

Image
Image
Image

Synopsis d'exploitation, France, Etoile Distribution, 1969. (Illustration de Jean Mascii.)

Archives: L..

(Cliquer sur les images pour les afficher en grand.)
Modifié en dernier par L.. le 29 août 2019 19:22, modifié 1 fois.

L..
Texas ranger
Texas ranger
Messages : 5041
Contact :

Re: La poursuite des tuniques bleues - A Time for Killing - 1967 - Phil Karlson

Messagepar L.. » 29 août 2019 19:17

Image
Image
Image
Image

Image
Old Tucson (Arizona).

Photographies du synopsis d'exploitation, France, Etoile Distribution, 1969.

Archives: L..

(Cliquer sur les images pour les afficher en grand.)


Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 2 invités