La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

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Juh
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar Juh » 06 août 2011 19:40

Dans ce film, j'ai plutôt envie de saluer la performance de Victor Mature, acteur peu enthousiasmant, que Ford a manifestement su transcender au point de lui permettre de piquer la vedette à Fonda, qui, je dois l'admettre honteusement, m'a toujours un peu tapé sur les nerfs.( sauf dans les "raisins de la colère")


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metek
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar metek » 27 sept. 2012 6:14


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pass
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar pass » 01 oct. 2012 20:58

Première représentation à Paris le 30 Avril 1947 à l'Olympia en version française .


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Trane
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar Trane » 16 janv. 2013 13:48

Juh a écrit :Dans ce film, j'ai plutôt envie de saluer la performance de Victor Mature, acteur peu enthousiasmant, que Ford a manifestement su transcender au point de lui permettre de piquer la vedette à Fonda, qui, je dois l'admettre honteusement, m'a toujours un peu tapé sur les nerfs.( sauf dans les "raisins de la colère")


Je viens de le revoir et suis un peu déçu par rapport à mes souvenirs, j'ai baissé ma note interne.
Le N&B est un peu agressif sur mon écran télé et je voudrais bien le revoir en grand écran.
Ce n'est pas un très grand Ford pour moi, même en tenant compte de sa date car il arrive après Stagecoach que je préfère.
Il reste que beaucoup de passages font partie des classiques du Western et qu'on le revoit avec plaisir.
"Ce qui me surprend le plus chez l'homme et la femme occidentale c'est qu'il ..vit comme s'il ne devait jamais mourir, et il meurt comme s'il n'avait jamais vécu."
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Yosemite
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar Yosemite » 27 avr. 2013 0:41

Petite accélération lors du montage...
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Wyatt Earp (Henry Fonda) demande pour la nième fois qu'on lui rase la barbe. Cela va enfin se faire semble-t-il...
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Et bien non... Pan ! :sm63: (Une fois)
Tout le monde semble bien surpris par ce coup de feu...
Tiens, Wyatt Earp a de la mousse plein le menton, il a fait vite notre barbier du salon Bon Ton pour le badigeonner !

J'en rajoute une couche, mais pas de mousse. Deux impacts de balles dans le miroir pour un seul coup de feu... une scène qui préfigure la fameuse de "Pulp Fiction"...
Yo.


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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar Yosemite » 14 mai 2013 9:20

Autant les titres originaux entre ce western de Ford et son précédent n’ont pas grand-chose à voir, autant les choix français (La chevauchée fantastique – La poursuite infernale) ont quelque chose de commun dans leur lyrisme sous-jacent. A les rapprocher, il semblerait qu’il s’agisse d’une œuvre unique dans laquelle il y aurait deux volets… en attendant, qui sait, un troisième ?

Curieusement, entre les deux, on constate également une persistance de certains personnages, voire de types de personnages :
- le médecin alcoolique ;
- le personnage de théâtre. Incarné, à la fois par Doc Boone, dans le premier, Dr qui aura la déclamation aussi aisée que la descente…, et ici, par Doc Holliday, mais incarné aussi par le truculent artiste de variété qui semble plus aimer les festivals off que les RV avec son public sur la scène ;
- N’oublions pas non plus la fratrie, des belliqueux dans chacun des deux films d’ailleurs (Les Plummer d’un côté, les Clanton de l’autre). Cette notion de famille, opposée à un personnage solitaire (Wayne dans « Stagecoach », Fonda ici, puis Wayne à nouveau dans « The searchers » si l'on doit poursuivre un peu avant…) est particulièrement prégnante dans l’œuvre de Ford, à ses débuts dans le western tout du moins.
Le fait d’évoquer ces trois films me semble souligner la quête qui a été la sienne en termes de travail sur les personnages, sur la nuance et la maturité grandissante de son travail de réalisateur. Cette maturité se dévoile également dans le traitement et le dosage des scènes d’action.

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La somptueuse photo du talentueux, et souvent cité ici, J. Mc Donald œuvre dans ce sens. Les personnages nous sont parfois présentés dans de longs plans fixes durant lesquels ils ne parlent quasiment pas, et à ce moment, tout est axé sur la netteté de l’image qui nous est montrée d’eux. Une netteté qui ciselle littéralement les visages et qui donne au spectateur une entière lecture du personnage au seul regard de celui-ci.

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Face à cette justesse de lumière, les dialogues semblent parfois plus destinés à nous faire entendre le ton de leur voix qu’à vraiment jouer un rôle narratif.
Je pense que cela correspond à une vraie volonté du réalisateur d’approfondissement par rapport à « Stagecoach », volonté qui préfigure le chef d’œuvre qui suivra dans sa fresque de l'ouest, "The searchers".

Côté humour, Ford confiera une portion de celui-ci à H. Fonda. Il devient alors évident que nous n’allons plus avoir affaire à un humour de pitrerie (tel celui d’A. Divine, que j’aime beaucoup par ailleurs, le mot « pitrerie » n’ayant rien de péjoratif) ; ce sera la scène chez le barbier durant laquelle W. Earp réclamera cinq ou six fois qu’on s’occupe de sa barbe, toujours chez ce fameux barbier il s’agira de ce fameux siège (importé spécialement de Chicago) qui s’affaissera brutalement. Plus marquant encore sera le numéro d’équilibriste du même Fonda qui se balance sur sa chaise sous le regard courroucé de Chihuahua.
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Un western revu avec grand plaisir et qui, mis en perspective de ceux qui l’entourent de ce même réalisateur, témoigne de la volonté de Ford à visiter et revisiter son ouvrage pour mieux le faire grandir.
Inusable.
Yo.

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musselshell
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar musselshell » 14 mai 2013 14:42

Cette dialectique solitaire/famille se pose bien en ces termes dans Stagecoach et My Darling Clementine...Le héros y est seul parce qu'héros (ceci dit, il ya une fratrie Earp, mais Wyatt plane en un ailleurs...)
Et çà va s'approfondir, se révéler même, quand Ford commencera à douter d'un peu tout.
Pour The Searchers, on en a beaucoup dit...
Dans The Man who shot Liberty Valance, les deux héros souhaitent en fonder une, de famille. L'un réussira aux dépens de l'autre... qui aura tout permis... C'est le retour définitif de Tom Doniphon à la solitude qui conditionnera non seulement l'existence de la famille de Stoddard, mais aussi le fonctionnement d'une société où cessera la prégnance de la loi du plus fort.
Les véritables héros sont seuls.
Et Hallie pense à un mort.
La famille de Stoddard (disons le couple, il n'ont pas fait de petits) sera donc bancale...à tout le moins. Il n'y a pas pire rival qu'un mort, ou que l'idée sublimée d'un passé révolu.
C'est beaucoup trop 255 caractères. Je renonce à apposer une signature.
Ah...c'est la limite haute...
Je renonce quand même. Je sais pas quoi dire, de toutes façons.



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Abilène
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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar Abilène » 30 déc. 2013 19:41

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Re: La Poursuite Infernale - My Darling Clementine - 1946 - John Ford

Messagepar Abilène » 31 déc. 2013 17:43

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