Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

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lasbugas
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lasbugas » 12 févr. 2015 16:05

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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lasbugas » 17 févr. 2015 12:16

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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lasbugas » 28 févr. 2015 8:10

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pak
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar pak » 28 févr. 2015 12:05

:shock:

Elle est étrange cette photo, on dirait une femme tronc... :D
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

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metek
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar metek » 24 août 2015 0:08

Take Me to Town (1953) - Ann Sheridan

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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lasbugas » 24 janv. 2016 10:51

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lasso
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lasso » 16 mai 2016 9:30

Le film existe maintenant, sous-titré français. Malheureusement on n'a pas utilisé la copie Canadienne (9,5/10) comme
base, mais une copie provenant probablement d'une video VHS, ce qui nuit bien-sûr à cette comédie-Western, pétillante,
délicieuse, semé de sentiments familiales, les 3 orphelins ont le coup de foudre pour la belle danseuse, qu'ils souhaient
devenir leur future maman, ce qui va pas déplaire à leur père, bucheron et révérend de Timberline.

Sur WM on semble bouder le film, peut être qu'ils pensent qu'il ne s'agit pas d'un vrai Western, se passant dans une
ville "bucherons" et qu'on tire pas assez avec des armes. Rassurez-vous, trains, diligences, Marshal, bagarres, danse et
songs dans l'Opéra House, donnent le cardre "Western" approprié.

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kiemavel
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar kiemavel » 03 févr. 2017 13:16

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Alors qu'ils voyagent à bord d'un train qui doit les mener en prison, Vermilion O'Toole, une entraîneuse de saloon, danseuse et chanteuse, échappe à la surveillance du Marshall Ed Daggett en sautant par une fenêtre du train, bientôt suivie par son ancien compagnon, Newt Cole, un escroc par la faute duquel Vermillion avait été injustement condamnée. Voulant échapper autant à Newt qu'au Marshall lancé à sa poursuite, Vermilion s'installe à Timberville, une petite ville forestière où elle reprend son ancien métier dans le saloon de Rose. C'est là qu'elle est remarquée par les 3 jeunes fils de Will Hall, un jeune veuf, bucheron dans un village de montagne, qui étaient partis en quête d'une nouvelle femme pour leur père. Pour échappe à Newt puis au Marshall qui ont retrouvé sa trace, Vermillion accepte la proposition des enfants et s'installe dans la maison familiale en l'absence de Will …

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Ce film marquait la rencontre cinématographique entre Douglas Sirk et deux de ses plus fidèles collaborateurs : le producteur Ross Hunter (qui produisit ensuite nombre de ses films dont les chefs d'oeuvre du mélo) et le directeur de la photographie Russell Metty (qui a photographié presque tous ses films par la suite). Malgré le milieu et l'époque, on ne peut pas vraiment considérer que c'est un western et pas plus une comédie musicale (genre dans lequel il est parfois classé sous prétexte que la musique y occupe une certaine place). C'est un très bon Americana que Douglas Sirk considérait comme un des trois films constituant sa "trilogie of little American Stories" (Sirk on Sirk). Take me to Town traitait des thèmes qui intéresseront aussi le metteur en scène dans ses drames mais de manière plus superficielle puisque le regard critique sur un certain conformisme américain prenait la forme d'une comédie inoffensive mais extrêmement plaisante. Ici, une petite communauté étroite d'esprit et très conservatrice, hypocrite et intolérante rejetait par avance l'union d'un homme et d'une femme venant de mondes très différents (situation que l'on retrouve notamment dans Tout ce que le ciel permet - 1955). On découvre en effet très vite - le premier dimanche - que le jeune bucheron est aussi le pasteur de sa communauté, laquelle n'accepte pas qu'il héberge sous son toit une femme au passé douteux et portant des tenues plus voyantes les unes que les autres. Le pasteur et la fille de petite vertu parviendront-il à faire accepter leur amour ?

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Le 1er accroc à la bien-pensance vient des enfants puisque si le pasteur semble prêt à épouser de préférence une femme respectable, en l'occurrence la sévère Mme Stoffer dont les enfants ne veulent pas pour mère (le plus petit hurle : I Hate Her ! ), ses 3 jeunes fils la préféreraient avant tout belle et sexy ! Et c'est pourquoi ils se rendent seuls en ville pour trouver une femme plus aimante, plus libérale et surtout plus belle que celle qu'ils redoutent de se coltiner comme future belle-mère. Et c'est en voyant danser et chanter Vermillion sur scène depuis les coulisses du cabaret que les enfants décrètent que c'est une telle femme qu'il faut à leur père … Mais si les petits plébiscitent la fille à la jambe légère, leur père l'accueille froidement et il va d'abord porter sur elle un jugement assez sévère où pointe les préjugés. Ce n'est rien à coté de l'accueil de la petite communauté forestière constituée par ces femmes de bucherons guindées et les collègues de Will, leurs maris (une bagarre éclate avec le plus bavard des contestataires juste avant un office). Une chance d'intégration se présente toutefois pour Vermillion quand elle découvre que la petite communauté rêve de construire une église. Lorsqu'elle assiste à l'assemblée des femmes qui annoncent quelques modestes initiatives devant conduire à réunir une partie des fonds nécessaires et qu'elle propose de monter un spectacle, elle entraine les réprobations de la plus bigote mais cela soulève l'enthousiasme de la plupart des habitants dont les vocations artistiques cachées resurgissent soudain.

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Le grand spectacle annoncé se prépare donc sous la supervision de Vermilion (les répétitions fournissent la matière de quelques scènes amusantes) mais il est difficile de changer de vie quand le passé peut vous rattraper à tous moments. L'ancien employeur et compagnon de longue date n'est jamais très loin ; tout comme le Marshall qui convoyait Vermillion et Newt puisqu'il vit dans la ville voisine depuis qu'il est tombé amoureux de Rose, la patronne du saloon qui employait Vermilion. S'il en vient à laisser tomber l'insigne, il n'a toutefois pas abandonné tout à fait ses vieilles rancoeurs contre deux fugitifs qu'il met dans le même sac (après tout, au moment de l'évasion, il avait été jeté violemment hors du train en marche). On revoit donc ces personnages dans un final un peu spectaculaire et surprenant dans un tel contexte (qui rappelle Anthony Mann).
- Pour finir. Les moins : les quelques numéros musicaux du début ne font pas d'étincelles et quand Vermillion remonte ensuite sur une scène c'est simplement pour donner un peu d'entrain aux amateurs qu'elle a convaincu de monter sur les planches. D'ailleurs tous les comédiens ou les danseuses et chanteuses d'occasion prêtent tous à sourire, mais c'était volontaire. Vu d'aujourd'hui on pourra aussi s'étonner de voir du conformisme dans la "démonstration" d'anticonformisme … à moins que ça ne soit aussi de l'ironie. Car alors que Will veut d'abord mettre à la porte Vermilion, c'est lorsqu'elle s'avère excellente cuisinière puis bonne chasseuse (mais c'est en réalité un tir chanceux qui lui permet de sauver les enfants) qu'elle est admise à rester à la maison. Ensuite, si elle accepte de relever à nouveau la jambe, c'est pour construire l'église de la communauté et enfin, dans le final, il s'en passe de belles (Elle finit par faire le cathé aux gosses de la communauté :num1 )

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- Les plus : tous le reste .. y compris ce qui pourra peut-être en irriter certains, c'est à dire le jeu des 3 enfants qui sont assez omniprésents (et qui ont un gimmick comique qui m'a bien amusé). Ensuite, le jeu de certains acteurs secondaires est assez voyant et leurs personnages sont stéréotypés (c'est bien une comédie …) : Lee Patrick (Rose) est formidable en tenancière de cabaret elle même musicienne. Tandis que Phyllis Stanley (Mme Stoffer) en fait aussi pas mal dans son numéro de vieille fille coincée. Belle alchimie entre Ann Sheridan et Sterling Hayden. Même si ce dernier n'est pas toujours très à l'aise dans la comédie, ici il donne l'impression de s'être bien amusé. Au moins une bonne chanson : la chanson titre. La chaleur d'un Technicolor du à Russell Metty qui tranche un peu avec l'esthétique un peu glacée (mais superbe) des mélos à venir. A noter l'apparition de Guy Williams (qui a quelques lignes de texte en tant que comédien amateur sollicité pour le spectacle). Une belle découverte que j'ai même préféré à un autre Americana tourné par Ann Sheridan à cette époque là, le bon : Come Next Spring de R.G. Springsteen. DVD gravé (vost). Pas au niveau de ses mélos mais un très bon film. 7/10


Réalisateur : Douglas Sirk / Producteurs : Ross Hunter et Leonard Goldstein pour Universal / Scénariste : Richard Morris d'après le récit "Flame of Timberline" / Dialoguiste : Jack Daniels / Directeur de la photographie : Russell Metty / Compositeur de la musique originale : Joseph Gershenson

avec Ann Sheridan (Vermilion O'Toole), Sterling Hayden (Will Hall), Philip Reed (Newt), Phyllis Stanley (Mme Stoffer), Larry Gates (Ed Daggett), Lee Patrick (Rose), Forrest Lewis (Ed Higgins), Lee Aaker (Corney Hall), Ann Tyrrell (Louise Pickett), Dorothy Neumann (Dorothy Pickett), Robert Anderson (Chuck), Frank Sully (Sammy), Harvey Grant (Petey Hall), Dusty Henley (Buckett Hall)

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chip
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar chip » 03 févr. 2017 15:39

Si tu as préféré ce film à " Celui qu'on attendait plus", ce Sirk doit être sacrément bon. Il faut que je relise le livre de Jean-Loup Bourget sur Douglas Sirk ( Edilig)

kiemavel
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar kiemavel » 03 févr. 2017 21:59

chip a écrit :Si tu as préféré ce film à " Celui qu'on attendait plus", ce Sirk doit être sacrément bon. Il faut que je relise le livre de Jean-Loup Bourget sur Douglas Sirk ( Edilig)

Ces deux Americana sont de toute façon très bien, l'un étant plutôt dramatique et l'autre franchement comique. Je n'ai pas le bouquin de Bourget. Celui sur Sirk comme Le mélodrame Holywoodien sont des livres que j'ai en wishlist depuis bien 10 ans (mais jamais achetés jusque là) J'ai en revanche Conversations avec Douglas Sirk de Jon Halliday. Voilà ce qu'il dit sur son film.

Vous savez, le seul film que j'ai gardé en mémoire, au début de ma carrière à la Universal, c'est celui avec Ann Sheridan. J'avais eu l'idée de faire une trilogie sur de petites histoires américaines, qui devait être Qui donc a vu ma belle ? , Meet Me At the Far et Take me to Town … J'ai gardé un excellent souvenir de ce film. C'était un petit poème épique dédié à l'histoire de l'ouest. C'était l'histoire d'une fille de saloon et d'un prêcheur. J'ai eu Sterling Hayden et Ann Sheridan. C'était elle la star, et j'ai beaucoup aimé travailler avec elle. Elle avait beaucoup de présence, une sorte d'aura magnifique. Il y avait une sorte de tristesse en elle, qui perçait sous la gaieté de son personnage, qui, à mon avis, a rehaussé son interprétation aux yeux du spectateur averti. J'ai pensé que, dans ce film, elle avait à la fois donné davantage et moins que dans ses films précédents. Elle avait peut-êtfre perdu une partie de son sex-appeal mais gagné en humanité. Ce fut une façon d'adieu au cinéma pour elle … Take me to Town était censé faire partie d'une trilogie - des histoires sur la vie dans une petite ville. Je pensais qu'avec les petits budgets dont je disposais, c'était la meilleure façon d'assumer des projets relativement modestes.

Je ne le contredis que sur un point … la carrière de Ann Sheridan ne s'est pas arrêtée là puisqu'on retrouve très précisément ce qu'il pointait en ce qui concerne sa présence à l'écran à cet âge relativement "mur". Elle est tout aussi superbe et juste dans le film de Springsteen évoqué plus haut. Je vais d'ailleurs peut-être bien rapatrier le texte que j'ai consacré à ce film (la seule section où il ne serait pas trop incongru me semble la section "Aventure")

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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lafayette » 04 févr. 2017 22:35

Pauvre Douglas Sirk qui s'est fait prendre sa place à cause d'une erreur d'écriture. Pressenti pour présider aux oscars ou quelque chose comme ça, je ne me rappelle plus, c'est Kirk Douglas qui a été appelé à sa place. Ce film étant de 1953 m'intéresserait sous-titré en dvd ou vhs même si mauvaise copie comme le dit Lasso. Et puis j'aime bien Sterling Hayden un sacré harponneur!
Ann Sheridan, est-ce vraiment une séductrice aux cheveux roux ou un jeu de mot subliminal ou les deux? :sm57:
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar metek » 16 déc. 2017 23:19

Sterling Hayden - Take me to Town (1953)

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MARCHAND
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar MARCHAND » 17 déc. 2017 15:13

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Dvd brésilien.
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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar MARCHAND » 28 févr. 2018 16:57

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Une bonne comédie-western par un spécialiste du mélodrame, menée tambour battant par la belle Ann Sheridan, assistée de Sterling Hayden, parfaitement à l'aise dans ce registre et 3 gamins qui offrent de bons moments. D'autres personnages bien vus dans ce film.


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Re: Take Me to Town - 1953 - Douglas Sirk

Messagepar lasbugas » 10 mars 2019 19:56

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