Règlement de compte à Abilène Town - Abilène Town - Edwin Marin - 1946

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Yosemite
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Re: Règlement de compte à Abilène Town - Abilène Town - Edwin Marin - 1946

Messagepar Yosemite » 18 févr. 2019 10:58

En le revoyant hier soir, je me suis réjouis de la bonne mise en valeur de l'inquiétant Jack Lambert dans le personnage de Jet Younger. Cet acteur est, à mon avis, sous-exploité dans le film "The secret of Convict Lake" (L'énigme du Lac Noir), que j'ai regardé récemment.
Une telle gueule mérite d'être mise en avant lorsqu'on met en scène des personnages antipathiques comme c'est le cas dans ces deux westerns.

Je ne peux m'empêcher de revenir sur Ann Dvorak qui est formidable dans son rôle d’entraîneuse et qui rend une réplique fort efficace à R. Scott, l'efficacité de ce duo de personnages est pour beaucoup dans la qualité finale de ce western.

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Et ces jambes, ah, ces jambes ! :roll:
Yo.

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Yosemite
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Re: Règlement de compte à Abilène Town - Abilène Town - Edwin Marin - 1946

Messagepar Yosemite » 18 févr. 2019 15:07

Et le Randy qui se fait traiter de "blond baboon"... :sm40:
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Comme évoqué sur le fil de la discussion, le machisme de ce western est bien réel, mais il est vrai que le genre westernien n'y échappe guère, notamment dans ces années-là.
On admettra malgré tout que dans Abilene Town, deux personnages féminins occupent une place de premier plan dans l'histoire et que l'un comme l'autre bénéficient d'une écriture soignée.
Rhonda Fleming mènera son chemin sentimental et prendra la décision de vendre ces fameux barbelés qui vont mettre le feu, si ce n'est aux poudres, tout au moins à la prairie. Décision qu'elle ne cherchera pas à fuir puisqu'elle reconnaîtra cette décision face à son père qui lui, avait refusé la vente.
Nul besoin, d'insister sur Ann Dvorak et de la vigueur de son tempérament dirons-nous... en revanche, on peut également évoquer l'épouse du trouillard shérif (Edgar Buchanan ) interprété je crois par Helen Boyce, que je ne connaissais pas, et qui, malgré son personnage caricatural, sera finalement plus à la hauteur de la mission de shérif lorsqu'il s'agira de se rebeller pour ramener le calme dans la ville.
Je trouve qu'il y a donc une réelle originalité dans ce film qui porte sur la part donnée aux personnages féminins qui ne sont ni suiveuses ni faibles et que cette touche contribue à l'attrait de cette œuvre.
Yo.



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Moonfleet
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Re: Règlement de compte à Abilène Town - Abilène Town - Edwin Marin - 1946

Messagepar Moonfleet » 18 avr. 2019 11:02

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Abilene Town (1946) de Edwin L. Marin
GUILD PRODUCTIONS


Sortie USA : 11 janvier 1946


L’année 1946 démarre en douceur avec ce western de série produit par une toute petite compagnie ; il ne provoque pas vraiment d’étincelles mais se révèle relativement bien troussé par le scénariste Harold Shumate adaptant une histoire d’Ernest Haycox, déjà auteur de celle du fameux Stagecoach (La Chevauchée Fantastique) de John Ford. Nous assistons une fois encore à la sempiternelle lutte entre éleveurs et fermiers, la situation de départ étant quasiment la même que celle de Dodge City (Les Conquérants) de Michael Curtiz. Abilene est la ville du Kansas qui se trouve en fin de parcours de la Chisholm Trail, celle dans laquelle, après 1600 km parcourus en 16 jours, les cow-boys arrivent avec leurs troupeaux, fourbus mais exaltés par le fait de retrouver la civilisation ; ils se jettent alors avec avidité sur le jeu, l’alcool et les femmes se lâchant avec bruit et fureur, causant pour quelques nuits un désordre indescriptible et provoquant parfois quelques drames mortels. Cette plaque tournante du commerce du bétail voit en 1870 arriver des colons qui décident de s’y installer pour cultiver la terre. Le rude antagonisme entre les deux clans va culminer lorsque les fermiers ont pour idée de clôturer leur terrain avec du fil de fer barbelé afin d’empêcher les troupeaux de détruire leurs plantations.


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Dans cette situation, la seule solution que trouve le Marshall Dan Mitchell (Randolph Scott) pour mettre un semblant d’ordre dans sa ville bouillonnante est d’empêcher les cow-boys menés par Ryker (Dick Curtis) de dépasser le centre de la rue principale et de se rendre du côté où sont installées les maisons des paisibles citoyens. Il ne leur donnent le droit que de vaquer à leurs remuantes occupations de l’autre côté, celui où sont érigés saloons, hôtels et autre lieux de ‘débauches’. Mais cet arrangement ne suffit plus le jour de l’arrivée des colons ; la bataille qui se profile entre les deux clans risque de provoquer une vague de violence sans précédente. Pour en faire une ville digne de ce nom où les gens pourront vivre sereinement, il décide de prendre les choses en main plus énergiquement et sans plus compter sur l’aide du shérif Bravo Trimble (Edgar Buchanan) qui n’intervient jamais sans avoir fini sa partie de cartes et même après ça, se défilant la plupart du temps prétextant toutes sortes d’excuses pour s’éloigner des ‘conflits’. Dan va essayer de mettre les commerçants et négociants de son côté leur expliquant que leurs affaires seraient probablement plus florissantes avec les fermiers qu’avec les éleveurs. Dan Mitchell va devoir également essayer de convaincre de rejoindre ‘son camp’ la chanteuse Rita (Ann Dvorak) de qui il s’est amouraché mais qui se plait bien au contact des cow-boys turbulents. Il n’est pourtant pas non plus insensible au charme de Sherry Balder (Rhonda Fleming), la douce fille de l’épicier. Bref, que ce soit au niveau sentimental qu’au point de vue du travail, Dan Mitchell va avoir du pain sur la planche…


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Malgré une mise en scène sans saveur de Edwin L. Marin (le cinéaste de l’agréable L’amazone aux yeux vertsTall in the Saddle avec John Wayne), un deuxième western du réalisateur tout à fait recommandable grâce notamment à un scénario bien écrit et particulièrement mouvementé qui ajoute aux habituels adversaires les commerçants et hommes d’affaires qui réfléchissent à l’avenir de leur ville, se demandant si les pionniers sédentaires ne seraient pas une manne financière plus importante et plus sécurisée que celle amenée par les éleveurs instables et rarement dans l’enceinte de la cité. Dans un premier temps, les colons ne feront certes pas rapporter autant aux propriétaires des saloons ou des bordels mais si la population vient à s’accroître suite à la pacification de la ville, les commerçants devraient largement rentrer dans leur frais. On assiste donc à des considérations et discussions jusqu’à présent absentes du genre et qui apportent un certain intérêt supplémentaire à Abilene Town ; au milieu d'une intrigue somme toute banale, le scénario propose également d’autres petites originalités aussi bien dans les situations que dans la description des personnages. Voir le Marshall hésiter entre une Saloon Gal délurée et une paisible femme d’intérieur pour constater au final qu’il se tourne vers la première n’est pas banal pour l’époque d’autant que cette femme forte qui ne s’en laisse pas conter lui avait donné des coups de pieds dans les tibias tout au long du film ! On ne fait d’ailleurs pas de cadeau à cet honnête homme de loi qui, non content de se faire frapper par Rita devant l’assemblée, se fait également vertement critiquer par l’autre femme qui l’intéresse qui trouve ridicule qu’il soit constamment « une cible vivante pour 4 dollars par jour ». Obligé de se dépatouiller seul au vu de la fainéantise, l’incompétence et la couardise du shérif qui aurait pu lui être d’une aide précieuse, il se voit néanmoins rafler les honneurs de son travail bien fait (arrestation de meurtrier, négociations pour un retour au calme des esprits…) par ce dernier qui les accepte sans scrupules. Il ne travaille donc ni pour l’argent ni pour la gloire !


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Cet homme méritant n’est autre que Randolph Scott qui commençait alors à avoir le dur visage en lame de couteau qui l’a rendu célèbre par la suite ; il ressemblait alors de plus en plus au grand acteur du western muet qu’était William S. Hart. Une interprétation sans faille de ce grand acteur dans un rôle très humain et assez fouillé, capable d’humour malgré sa rude besogne à mener à bout. A ses côtés une jeune Rhonda Fleming que l’on avait déjà entraperçue dans In Old Oklahoma et une pétillante Ann Dvorak qui avait elle aussi côtoyée John Wayne mais cette fois dans The Flame of Barbary Coast. Le réalisateur n’a pas hésité à lui donner une rôle assez semblable et à la rendre sacrément aguichante lors notamment des trois chansons qu’elle entonne dans le courant du film. Les paroles sont pleines de sous entendues, ses jambes sont allègrement dévoilées et l’on sourit du contraste d’entendre son futur époux lui demander de se débarrasser de toutes ses robes, le tablier de cuisine pouvant aisément suffire à les remplacer ; un trait d’humour machiste assez piquant d’autant que Randolph Scott lui fait enfiler cet attribut vestimentaire lors de la dernière scène. La galerie de seconds rôles est assez pittoresque du shérif mollasson interprété par l’inénarrable Edgar Buchanan à l’épicier toujours en train de calculer combien il pourrait gagner en fonction des vainqueurs potentiels entre Cattlemen ou Homesteaders, en passant par Jack Lambert dans la peau du tueur à la gueule de l’emploi et au jeune colon entêté joué par un tout jeune Lloyd Bridges.


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A signaler enfin que ceux que les scènes d’action captivent ne sont pas oubliés pour autant ; ils pourront assister à des courses poursuites, des duels, des bagarres, des morts en pagaille et à un Stampede meurtrier ; mais les moyens financiers furent assez faibles et on le remarque surtout lors de ses quelques séquences à vocation spectaculaires qui souffrent de ce manque de budget. Un film pas désagréable pour une vision plutôt nouvelle et assez intéressante d'un thème déjà pas mal abordé avant d’être archi-rebattu par la suite ; bref une plutôt bonne surprise à l'arrivée même si on l’aura oublié immédiatement une fois visionné et que seuls les amateurs de westerns urbains devraient apprécier. Quant à la photographie d’Archie Stout, je ne pourrais guère vous en parler ayant découvert le film à partir du DVD édité par Bach Films, un DVD que je ne conseillerais qu’à mon pire ennemi !
Modifié en dernier par Moonfleet le 12 oct. 2020 10:17, modifié 1 fois.


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lasso
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Re: Règlement de compte à Abilène Town - Abilène Town - Edwin Marin - 1946

Messagepar lasso » 12 oct. 2020 10:08

Grand plaisir à revoir cet excellent Western d'E. Marin. - Randolph Scott, Marshal, à fort à faire, pour faire régler la loi dans la Ville Abilene, Kansas.
Ranchers et fermiers se disputent la place dans la ville. En plus le Sheriff fainéant et peureux ne lui est d'aucune aide. Les Cowboys se donnent à coeur
joie, dans les saloons de le ville. Les fermiers encerclent leurs champs de barbelés, ce qui fait enrager les éleveurs de boeufs. Les marchands de la
ville se frottent les mains. Pour la belle et douée chanteuse du Saloon, s'annonce la fin de sa raison d'être.
le Western est doté d'une bonne dose d'humour. Randolph Scott laisse son portrait, gravé à tout jamais, dans les Tête des amateurs de Western.



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