Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

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Longway
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Re: Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

Messagepar Longway » 21 févr. 2014 17:35

Fiche Télé 7Jours.
Diffusion : Dimanche 7 Aout 1966 sur la première chaine de L'ORTF.

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U.S. Marshal Cahill
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Re: Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 14 août 2017 10:16

Longway a écrit :Diffusé en Mars 2002 sur TCM ( pas d'autres depuis )


cela fait 15 ans, TCM merci de le ressortir de vos armoires ! :P
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lasso
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Re: Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

Messagepar lasso » 27 nov. 2017 13:44

titre allemand : De la vie d'une femme médecin

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depuis octobre 2017 un éditeur allemand vient de publier un DVD -moins de Euros 8,00 sur amazon
sous un nouveau titre : Les Indomptables

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Re: Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

Messagepar lasso » 12 janv. 2019 12:09

revu cet excellent Western en Cinémascope (TCM) et avec plaisir

deuxième titre allemand (affiche)

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Greer Garson / Gonzalez

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Re: Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

Messagepar lasso » 23 janv. 2019 10:36

ayant revu mon DVDR - vost TCM seulement ce mois, en cinémascope (bande étroite) pauvre qualité,
j'ai acheté le DVD édité en allemagne (anglais/allemand) au surprise : en Cinémascope Anamorphique,
très belles couleurs, pas HD mais bonne qualité d'images.
:applaudis_6: aspect anamorphique !


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Re: Une étrangère dans la ville-Stranger lady in town-Mervyn LeRoy-1954

Messagepar lasbugas » 20 mars 2019 20:31

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Moonfleet
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Re: Une étrangère dans la ville - Strange lady in town - 1954 - Mervyn LeRoy

Messagepar Moonfleet » 13 mai 2019 8:53

Une Étrangère dans la Ville (Strange Lady in Town - 1954) de Mervyn LeRoy
WARNER


Avec Greer Garson, Dana Andrews, Cameron Mitchell, Lois Smith, Pedro Gonzalez Gonzalez
Scénario : Frank Butler
Musique : Dimitri Tiomkin
Photographie : Harold Rosson (Warnercolor 2.55)
Un film produit par Mervyn LeRoy pour la Warner


Sortie USA : 12 Avril 1955

Étonnant de voir apparaître la signature de Mervyn LeRoy au générique d'un western, plus habitué que nous sommes à trouver associé son nom au film social ou de gangsters des années 30 ou à toutes sortes de drames psychologiques, familiaux ou romantiques de la Warner puis de la MGM ; Strange Lady in Town sera d'ailleurs son unique incursion dans le genre. En y regardant de plus près, excepté l'époque et les lieux et même si on y rencontre des Tuniques Bleues et des Indiens, si on y côtoie des cow-boys et des mexicains, même si on fréquente les saloons et si l'on s'y bagarre violemment à poings nus... on peut aisément comprendre que certains n'aient pas pensé à inclure ce film au sein du western. Il s'agit en fait d'une mixture de western (sans aucun doute) mais aussi de comédie romantique, de mélodrame familial ainsi que de film religieux, la mayonnaise n'ayant malheureusement pas pris à quelque niveau que ce soit. Il est même assez triste de voir ce grand cinéaste s'être fourvoyé à ce point en réintégrant la Warner (après avoir été fidèle à la MGM durant des années) car son film s'avère être un sacré ratage (comme d’ailleurs la plupart de ceux qui suivront malgré des idées de départ souvent intéressantes) ; d'où son passage sous silence dans une majorité des cas lorsque l'on aborde la filmographie du réalisateur. Que ce film ne soit pas plus souvent mis en avant est ainsi tout à fait justifié.


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1880 au Nouveau Mexique. Des Cow-boys voient arriver, étonnés, au milieu de leur campement, une superbe femme rousse très élégamment vêtue. Il s'agit de Julia Garth (Greer Garson) qui, en provenance de Boston, vient exercer sa profession de médecin dans la région. Sa diligence s'étant renversée, elle est venue leur demander de l'aide. Fatiguée de l'intolérance des hommes de l'Est envers les femmes, elle a décidé de s'installer à Santa Fe pour changer de vie surtout qu'elle a de la famille dans le coin, en l’occurrence son frère David (Cameron Mitchell), lieutenant dans la cavalerie. Elle trouve à se loger près d'une mission tenue par le père Gabriel Mendoza (Walter Hampden). Par son efficacité (elle réussit à soigner les yeux d'un enfant quasi aveugle), son charme et sa gentillesse, elle obtient assez vite du succès auprès des pauvres gens. Cela rend jaloux Rork O'Brien (Dana Andrews), le médecin de la contrée, qui l'accuse de lui soutirer tous ses clients. Julia n'est pas étonnée par ce fait, ayant été précédemment mise en garde de la rudesse et de la misogynie de cet homme par la fille de ce dernier (Lois Smith) qu'elle avait rencontré lors d'une de ses visites à son frère ; en effet, la jeune Spurs O'Brien aimerait bien se faire épouser de David qui va malheureusement suivre une mauvaise pente, se liguant avec des voleurs de chevaux. Avant de régler les problèmes de son frère et d'apaiser les conflits qu'elle a avec son principal rival en médecine, Julia en aura profité pour soigner quelques célébrités tels Billy the Kid ou le Général Lew Wallace. Sans elle, nous n'aurions ainsi jamais pu lire 'Ben-Hur'...


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Nous n'aurons ensuite plus jamais l'occasion de rencontrer de nouveau le cinéaste au sein de ce parcours ; alors ne restons pas sur une mauvaise impression de Mervyn LeRoy et rappelons rapidement de quoi il était capable en dehors de nous avoir délivré un mauvais western. Ce fut quand même l'homme qui nous avait offert l'un des films les plus puissants du début des années 30, l'inoubliable Je suis un évadé (I was a Fugitive from a Chain Gang), l'un des plus célèbres films de gangsters avec Le Petit César (Little Caesar), l'une des meilleures et des plus grinçantes comédies musicales de la Warner avec Chercheuses d'or 1933 (Gold Diggers of 1933), l'un des films pré-code les plus réjouissants avec Three on a Match. Passé à la MGM en changeant totalement de ton et de style, il nous donnera encore de beaux moments de cinéma : le superbe mélo romantique La Valse dans l'Ombre (Waterloo Bridge) ou ce sommet du film familial cher au studio du lion : Les 4 Filles du Dr March (Little Women). Nous pourrions encore citer Ville haute, Ville Basse (East Side, West Side), superbe drame au casting quatre étoiles, La Première Sirène (Million Dollar Mermaid), l'un des meilleurs ‘musicals’ avec Esther Williams ou encore Quo Vadis, intéressant péplum ne serait-ce que pour la composition halluciné de Peter Ustinov. Bien évidemment, cette imposante filmographie ne contient pas que de bons films mais suffisamment pour que ce cinéaste ait sa place tout à fait méritée dans les annales de l'histoire du cinéma. C'est pour cette raison que nous n'allons pas nous appesantir trop longtemps sur ce pseudo-western, moralisateur et un peu niais.


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Une femme qui se trouve être le protagoniste principal d'un western, ce n'était déjà pourtant pas banal même s’il y eut quelques célèbres antécédents (Johnny Guitar) ; les personnages de Julia (femme brillante ayant étudiée la médecine en Europe d’où elle ramène de nouvelles méthodes vues avec méfiance) et de Spurs (garçon manqué se moquant des réactions réactionnaires de son père) permettent aux auteurs de lancer des messages progressistes quant à la place de la femme dans la société ainsi que de vilipender la misogynie ambiante à l’époque et l’ignorance des ‘mâles’ quant aux capacités des femmes à exercer les mêmes professions qu’eux. Seulement, c'est souvent asséné sans nuances au sein de scènes intempestivement bavardes ou au contraire avec une trop grande légèreté (presque avec insignifiance), par l'intermédiaire de la rivalité/attirance gentillette entre Dana Andrews et Greeer Garson à la façon d'une comédie américaine, le spectateur sachant pertinemment qu'avant la fin du film, les deux adversaires se jetteront dans les bras l’un de l’autre. Au sein d’un scénario parfaitement prévisible, le pauvre Dana Andrews se voit obligé de déclarer sa flamme au cours d’une séquence ridicule où, assis derrière son piano, il fait sa demande en mariage en récitant un poème. Mais le scénariste Frank Butler (pourtant auteur du très beau Whispering Smith) fera encore plus gratiné dans la balourdise et la niaiserie avec la mort du prêtre ; il n'aurait plus manqué que les chœurs célestes pour en faire un monument de ringardise ! Quant au petit indien aveugle à la voix d’ange, nous ne sommes guère éloigné de Joselito. Il est clair qu’au milieu de tout ce salmigondis, les amateurs d’action se sentiront blasés d’autant que quant elle arrive, c’est à coups de vilaines transparences comme lors de la ‘course’ de buggy.


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Le film aurait pu éventuellement donner lieu à une chronique villageoise à la façon de Stars in my Crown de Jacques Tourneur mais ce n’est même pas réussi à ce niveau non plus, les auteurs ayant surtout centré leur histoire sur Greer Garson qui, impassible, passe tous les obstacles avec un calme olympien au travers d’une suite de séquences s’éternisant plus que de coutume. L’actrice est loin d’être mauvaise mais ce que le scénariste donne à faire à son personnage (proche de celui Marie Curie déjà interprété par l’actrice) ne s'avère guère captivant. Et puis, la Warner, fidèle à 'son style westernien', ne peut s’empêcher d’injecter à l’ensemble un humour balourd (avec notamment l’insupportable comédien Gonzalez Gonzalez) rendu encore plus indisgeste par les traits appuyés de la musique de Dimitri Tiomkin qui, hormis la chanson du générique chantée par Frankie Laine, ne restera pas dans les annales elle non plus. Bondieuserie et leçons de morale à gogo : "courage fuyons" ; d’autant que plastiquement, le film est loin d’être mémorable à l’image de l’utilisation ‘platounette’ du scope. Une actrice principale qui fait ce qu’elle peut face au reste d'un casting bien terne et quelques situations intéressantes pour un western dans l’ensemble plutôt mauvais, en tout cas tout à fait dispensable hormis pour ceux qui feraient une thèse sur le féminisme au cinéma. Pour l’anecdote, c’est grâce à l’hospitalisation de Greer Garson pendant le tournage que Mervyn LeRoy a pu aller remplacer John Ford (hospitalisé lui aussi) sur celui de Permission jusqu’à l’aube (Mister Roberts).



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