Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

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Cole Armin
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar Cole Armin » 10 sept. 2018 21:47

Non, les DVD allemands n'ont pas de sous-titres français. Au mieux il y a des sous-titres allemands voire anglais.
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Arizona Kid
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar Arizona Kid » 10 nov. 2018 15:22

Je viens de visionner ce Sorcier du Rio Grande, grâce au DVD que m'a envoyé Jean-Louis.
Et je dois admettre que j'étais fort curieux de découvrir ce western, surtout depuis que j'avais lu la critique qu'en faisait DVDClassik, sans doute l'une des plus virulentes de ce site envers un film du genre.
Selon ladite critique, le film de Charles Marquis Warren serait le western le plus raciste de la création, et il n'y aurait rien à sauver de cette production Paramount de 1953.

Or, je voudrais par la présente m'inscrire en faux contre cette opinion que je trouve trop facilement réductrice: certes, tout un monde sépare Le Sorcier du Rio Grande de La Flèche Brisée, fleuron du western progressiste et pro-Indiens de ce début des années 50.
Le guerrier Toriano campé -avec une belle prestance- par Jack Palance, est sans conteste on ne peut plus éloigné de
la vision du Cochise sage et pacifique que nous proposait le beau film humaniste de Delmer Daves.

Néanmoins, l'opus de Warren, s'il s'inscrit dans la grande tradition du manichéisme hollywoodien, n'est nullement le
seul à présenter les Indiens comme des parasites à exterminer sans état d'âme -ceci étant un constat et non une
excuse.
Faire des Indiens les " méchants " à abattre remonte à l'essence même du western, des dime novels des origines aux premiers westerns filmés: au même titre que le bandit braqueur de banques, l'Indien est un obstacle que le valeureux pionnier ou soldat doit braver pour survivre et préserver la sécurité de ses concitoyens.

Dans le registre du western de cavalerie, je rappellerai par exemple que La Fureur des Apaches de William Witney
nous présentait Audie Murphy dans un rôle à peu près similaire à l'éclaireur Ed Bannon de Charlton Heston, à savoir
un homme nourrissant une haine farouche envers les Indiens.
Et n'oublions pas le Ethan Edwards belliqueux joué par John Wayne dans La Prisonnière du Désert de John Ford !
A la différence près que les personnages de Murphy et de Wayne évoluaient vers plus de tolérance à la fin de leurs
films respectifs, contrairement à celui d'Heston, qui demeure raciste et vindicatif de bout en bout.

Mais il serait selon moi trop simpliste de considérer le sieur Bannon comme un monstre dénué de toute humanité: le personnage est infiniment plus complexe qu'il y parait, lui le Blanc élevé parmi les Apaches, tiraillé entre son abjection pour les Indiens -qui ne l'empêche pas d'être attiré par une métisse hispano-apache (Katy Juardo)- et sa parfaite connaissance de leurs us et coutumes.
Sa haine puise ses origines dans les exactions sanglantes perpétrées par les Apaches, auxquelles il a assisté en bas âge.
Ceci étant, jamais le personnage ne suscite pour autant chez le spectateur la moindre compassion, et je rejoins les détracteurs du film concernant l'antipathie et le mépris qui se dégagent de Bannon.

Toutefois, en dépit de son (anti) héros principal, je ne trouve pas que Le Sorcier du Rio Grande soit un mauvais western au sens strict.
Anti-Peaux-Rouges, le film l'est indéniablement, mais il faut lui reconnaître le mérite d'être techniquement bien réalisé et rythmé -à aucun moment je ne me suis ennuyé- et de nous faire découvrir certaines coutumes des Indiens, à l'image
de cette Danse du Grand Esprit censée les protéger et leur conférer force et courage avant de partir au combat.
Intéressante aussi, cette notion de frères de sang entre Indien et Blanc, qui ne peut être rompue que par la mort de
l'un des deux.

J'avoue donc avoir passé un agréable moment devant ce western, parfois routinier mais jamais déplaisant, et qui mériterait d'après moi d'être réévalué par ses contempteurs exaltés, pour peu que ceux-ci soient capables de mettre
de côté leur aigreur de principe et de se rappeler que, dans le western comme dans tout autre genre, rien n'est tout
blanc ou tout noir.


:sm77:
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

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Moonfleet
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar Moonfleet » 10 nov. 2018 17:04

Arizona Kid a écrit : et qui mériterait d'après moi d'être réévalué par ses contempteurs exaltés, pour peu que ceux-ci soient capables de mettre
de côté leur aigreur de principe
et de se rappeler que, dans le western comme dans tout autre genre, rien n'est tout
blanc ou tout noir.



Tu m'en diras tant ! :o Il n'est jamais trop tard ; merci pour tes lumières. Je vais désormais revenir sur mes 500 critiques de westerns en ayant bien ça en tête.

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lafayette
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar lafayette » 05 mars 2019 3:44

Ayant revu Le Sorcier du Rio Grande en vost, Charlton Heston y est égal à lui-même dans une certaine morgue qui fait qu’il n’est pas dans mes préfèrés et me prend à rebrousse-poil (surtout avec son engagement NRA).
Le personnage est plus complexe que le pur raciste. Il est en bon terme avec le vieux chef Apache et accueille une métisse et son frère qui le trahiront. Il faudra que je recompare avec Murphy dans la Fureur Apache.
Ce film n’est pas sans intérêt mais je suivrai l’avis de Vin sur les tactiques de combat du film qui laissent à désirer. Comment un chef Apache rusé et rompu aux embuscades, fait tout à coup une fausse embuscade qui se résume à parader devant la soldatesque ennemie pour ja laisser se mettre à l’abri. Pour ensuite se laisser berner par des troupes us amoindries qui accélèrent incroyablement pour aller faire moult embuscades. Cet aspect grève beaucoup la valeur du film.
Cependant Jack Palance avec de longs cheveux noirs a un beau look d’Apache bien que je préfère voir des indiens joués par des indiens.
Amusant le groupe style Sioux sur la fin du film.
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 05 mars 2019 11:09

J'ai découvert ce film il y a quelques semaines sur Paramount Channel et pour ma part j'ai plutôt bien aimé même si on est effectivement loin de Bronco Apache ou de la Flèche Brisée même si les querelles entre Jack Palance et son père le vieux chef pacifiste me font un peu penser à la Flèche Brisée (Geronimo-Cochise)...

Raciste ? Oui un peu sans doute pour faire contrepoids avec La Flèche Brisée mais bon moi j'ai bien aimé et espère aussi un dvd même juste VOST (vu en VF sur Paramount où Palance est doublé par Georges AMINEL et Heston par Raymond LOYER).
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pak
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar pak » 05 mars 2019 18:00

Moonfleet a écrit :
Arizona Kid a écrit : et qui mériterait d'après moi d'être réévalué par ses contempteurs exaltés, pour peu que ceux-ci soient capables de mettre
de côté leur aigreur de principe
et de se rappeler que, dans le western comme dans tout autre genre, rien n'est tout
blanc ou tout noir.



Tu m'en diras tant ! :o Il n'est jamais trop tard ; merci pour tes lumières. Je vais désormais revenir sur mes 500 critiques de westerns en ayant bien ça en tête.


Pareil !

Il serait souhaitable que ce genre de conclusion qui tend à dénigrer les avis contraires en émettant en plus un jugement de valeur malvenu soit évité.

Le contenu du film est discutable et peut être discuté (personnellement il m'a mis mal à l'aise), d'autant que le roman soi-disant adapté, Terreur apache (Adobe Walls de William Riley Burnett) paru en 2013 chez Actes Sud permet facilement la comparaison peu flatteuse avec ce qu'en a fait Charles Marquis Warren qui a lui-même écrit le scénario.

Peut-être a-t-il voulu à travers son scénario stigmatiser le racisme de son personnage principal (et par effet miroir de ses contemporains), mais si tel est le cas, c'est lourdement raté (n'est pas John Ford qui veut). C'est d'ailleurs étonnant car la même année, sorti quelques mois avant, le duo Charles Marquis Warren (scénario) / Charlton Heston avait donné Le Triomphe de Buffalo Bill (Pony Express) au ton nettement plus nuancé (dû au final au réalisateur Jerry Hopper ? ).
Quand on joue dans un western, on peut embrasser le cheval mais pas l'actrice.

Gary Cooper


http://www.notrecinema.com/

Le quiz western 2014

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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar Moonfleet » 05 mars 2019 19:53

Merci ; d'autant plus que c'est probablement le seul des 500 westerns chroniqués que j'ai qualifié de raciste ! Tu peux donc aisément imaginer que "aigreur de principe" m'avait fait un peu mal d'autant que ça ne me correspond absolument pas.

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Moonfleet
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar Moonfleet » 06 mai 2019 22:05

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Le Sorcier du Rio Grande (Arrowhead, 1953) de Charles Marquis Warren
PARAMOUNT


Avec Charlton Heston, Jack Palance, Katy Jurado, Brian Keith, Mary Sinclair, Milburn Stone
Scénario : Charles Marquis Warren d'après une histoire de W.R. Burnett
Musique : Paul Sawtell
Photographie : Ray Rennahan (Technicolor)
Un film produit par Nat Holt pour la Paramount


Sortie USA : 03 août 1953


Apaches don't like horses, Sergeant. They ride 'em until they drop, kill 'em and eat 'em and then steal some more”. Voici l’exemple d’une phrase (parmi tant d’autres équivalentes) sortie de la bouche d’un héros que les auteurs soutiennent jusqu’au bout. Vous l’aurez compris, 'courage, fuyons' comme l’aurait dit Yves Robert ! Mais forçons-nous néanmoins à argumenter un peu même si l’envie me manque !


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Charles Marquis Warren a consacré de nombreux de ses romans à l’histoire de l’Ouest, privilégiant les faits peu connus, les thèmes originaux, les personnages atypiques. Il fut aussi un scénariste parfois très efficace, écrivant par exemple le script bougrement réjouissant de l’excellent La Mission du Commandant Lex (Springfield Rifle) d’André de Toth. Quant au début des années 50, on lui proposa de passer derrière la caméra, il demanda des conseils à Budd Boetticher. A priori, à la vue de Arrowhead (son troisième film et troisième western), il n’a pas eu l’air de tenir compte des recommandations prodiguées tellement sa mise en scène reste tout du long d’une immense platitude, sans aucune vigueur ni rigueur, sa direction d’acteur se révélant tout aussi inefficace. Mais comme si ça ne suffisait pas, son film peut donc se targuer d’être le premier western à ce point haineux et raciste, somme toute (n’ayons pas peur des mots) nauséabond ! Mais que ceux dont la curiosité aurait été attisée ne prennent pas la peine de vérifier puisqu’indépendamment de son fond fétide, le film est intempestivement bavard et profondément ennuyeux. Bref, il n’a quasiment rien pour lui, pas même la 'puissance' de son discours qui se serait voulu (dirions nous de nos jours) politiquement incorrect. Ceux qui seraient attirés par des westerns ‘rebelles’ devraient plutôt se tourner vers des films approchants mais d’une toute autre intelligence et envergure tels Major Dundee de Sam Peckinpah ou Fureur Apache (Ulzana’s Raid) de Robert Aldrich. En l’occurrence, en 1953, ces deux titres étaient encore loin de voir le jour et il vous faudra patienter un certain temps avant d’y arriver.


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1878. A Fort Clark, Texas, le chef scout Ed Bannon (Charlton Heston) ne croit pas une seule seconde à la réussite du plan de paix mis en place entre le gouvernement américain et les indiens Apaches afin que ces derniers soient reconduits en Floride avec calme. Il ne fait pas du tout confiance à la parole des peaux rouges (‘tous des sauvages’) et encore moins depuis que la tribu a trouvé un nouveau chef en la personne de Toriano (Jack Palance) qui vient juste de rejoindre son peuple après avoir été faire des études dans l’Est sur les mêmes bancs que les ‘blancs’. Ed a été élevé par les Indiens aux côtés de Toriano et est donc d’autant plus à même de savoir que tous les Apaches sont fourbes, violents, diaboliques et mesquins. Le Capitaine Bill North (Brian Keith) préfère ne pas écouter les conseils de méfiance d’Ed d’autant qu’il est déjà en conflit amoureux avec lui, tous deux rivalisant pour les beaux yeux d’une jolie veuve, Lela Wilson (Mary Sinclair). Quand les choses commencent à mal tourner, on fait reporter la faute sur Ed et sa haine injustifiée des Indiens. Jusqu’au jour où il s’avère qu’il avait raison ; le jour qu’a choisi Toriano et ses guerriers sanguinaires pour attaquer le fortin. Suite à cet assaut, une poursuite s’engage. Durant cette expédition punitive contre les Apaches, le Capitaine demande à ses hommes d’obéir à son chef scout à qui il confie le commandement de sa troupe jusqu’à ce que les rebelles soient rattrapés et châtiés.


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Un vieux cliché veut que le western soit un genre raciste montrant avant tout les rivalités entre bons cow-boys et méchants indiens. L’on a pu constater depuis le début de ce parcours qu’il n’en était rien mais les connaisseurs en étaient déjà bien conscients. Ne soyons cependant pas naïfs : que des personnages aussi antipathiques et haineux que celui joué par Charlton Heston aient existé, c’est plus que probable ; que des indiens belliqueux aient vécu, c’est tout aussi évident. Mais que l’auteur (en l’occurrence, Charles Marquis Warren, seul responsable, ayant signé la mise en scène et le scénario de son film) cautionne tout du long le héros xénophobe et arrogant de son film est sacrément déplaisant d’autant que Charlton Heston ne fait rien pour nous le rendre humain, grimaçant presque tout autant que Jack Palance dans le rôle du chef indien fanatique. Entendre sortir de la bouche de ce chef scout (inspiré par le véritable Al Seiber que nous reverrons à plusieurs reprises au sein de futurs westerns dont de très célèbres), à quasiment chacune de ses phrases, le terme Apache d’une manière très péjorative, constater que tous les personnages ayant ne serait-ce qu’un peu de sang indien sont des traitres, entendre traiter les natifs à tout bout de champ de sauvages criminels et dégénérés devient vite assez insupportable.


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"There's a dead Apache on my floor. Get it out!" dira le personnage interprété par Charlton Heston (en crispant des dents pour la centième fois) après que sa maîtresse (Katy Jurado) se soit suicidée devant lui suite à sa trahison (normale, elle est à moitié indienne) !!! Charles Ford dans son histoire du western nous rassure quant à l’écrivain W.R. Burnett : "On pourrait croire que le roman 'Adobe Walls' dont le cinéaste a tiré le sujet est un véritable bréviaire de la haine". "Infâme trahison du roman"» confirment Tavernier et Coursodon dans leurs 50 ans de cinéma américain. C’est donc seulement son adaptation qui peut être décrite comme raciste et non le matériau initial. Ed est un homme haïssant viscéralement les indiens et le film va dans son sens puisque le portrait de ces derniers est brossé sans aucune subtilité, chaque Apache se révélant effectivement fourbe et cruel, menteur et roublard, tous empêchant que s’instaure une paix voulue par les hommes blancs. Quant au chef indien Toriano, Jack Palance en fait un exalté guère plus attachant, le jeu de l’acteur manquant tout autant de finesse que celui de Charlton Heston. Les autres comédiens sont quasiment transparents ; à leur décharge, les personnages qu’ils ont eu à interpréter n'avaient rien de très intéressants ni de très motivants à commencer par les femmes qui ne servent quasiment à rien d’autre qu’à joliment meubler le décor.


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Si l’on excepte quelques beaux cadrages sur des paysages peu montrés à l’écran (un Texas verdoyant, un fortin en pierre, celui-là même où s’étaient déroulés ces évènements), certains intéressants travellings tel celui qui, en un seul plan séquence, balaie un massacre de soldats pour se terminer sur le visage inquiétant de Jack Palance et une belle idée esthétique, celle (totalement improbable dans la réalité, et pour cause) des traits de peinture blanche sur le visage des Indiens qui se détachent ainsi dans la nuit, la mise en scène est dans l'ensemble extrêmement routinière et très peu inventive, sans rythme ni robustesse. On peut s’en rendre compte au travers du combat final qui oppose les frères ennemis ; la séquence aurait du être le climax du film mais se révèle d’une totale inefficacité. N’éprouvant aucune empathie pour des personnages parmi les plus antipathiques vus dans un western, il aurait été de toute manière difficile de se passionner pour un tel face à face.


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Si seulement le script avait été palpitant et la mise en scène vigoureuse, nous aurions pu faire fi du fond écœurant durant quelques minutes pour se concentrer sur la forme. Mais vu que ce n’est guère plus convainquant de ce côté-là, difficile de trouver des arguments en sa faveur. Mais arrêtons nous en là et n’accordons pas plus d’importance à ce western produit par le médiocre et xénophobe Nat Holt (sa filmographie aligne les mauvais films, au moins pour ceux que j’ai pu voir) qui ne mérite finalement que de tomber dans l’oubli.

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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 08 mai 2019 18:23

J'ai revu ce film samedi dernier de bonne heure (6h25 du matin)sur PARAMOUNT CHANNEL et je dois dire que je maintiens mon avis... Peut-être pas un western parfait mais contre-exemple de LA FLECHE BRISEE où Jack PALANCE me fait penser à Geronimo sous un autre nom de par sa révolte contre ce que les Blancs tentent d'imposer ("je n'ai pas coupé mes cheveux!"). Le personnage de Charlton HESTON... Je ne suis pas un pro des éclaireurs dans les guerres Indiennes et je connais SIEBER que pour BRONCO APACHE ( John Mc INTYRE) et MONSIEUR HORN (Richard WIDMARK)...

Certains passages semblent excessifs comme ce boutiquier frère de sang de Palance qui va jusqu'à donner le nom de son personnage guerrier à son fils... Ca valait bien la peine de le faire vu ce qui se passe ensuite...
Je dois dire que j'ai bien aimé et maintiens espérer un potentiel dvd...
Charlton HESTON sera plus tard meilleur dans MAJOR DUNDEE mais je trouve que ce film n'est pas pour autant inintéressant...
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar major dundee » 08 mai 2019 23:07

Richard Widmark...Monsieur Horn ?!...c'est quoi ce film ?

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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 08 mai 2019 23:59

Image MONSIEUR HORN réalisé par Jack STARRETT en 1979 avec David CARRADINE (Tom HORN), Richard WIDMARK (Al SIEBER)(VF: Jacques THEBAULT) et Enrique LUCERO (Geronimo)(VF: Med HONDO).

Al SIEBER engage comme accompagnateur guide Tom HORN qui connaît les Apaches pour aider à retrouver Geronimo. Après accord du Général CROOK ils partent sur ses traces mais les choses se compliquent, SIEBER apprend à Horn tout ce qu'il sait et après une attaque de l'armée Mexicaine suite à un quiproquo ils reprennent la poursuite contre Geronimo.
Dans la seconde partie Horn rencontre Geronimo (Enrique LUCERO) mais après que ce dernier ait été envoyé en Floride il plaque tout et l'histoire reprend la fin de sa carrière. Réalisé avant le film TOM HORN de Steve Mc QUEEN, diffusé deux fois sur France 3 (26 décembre 1999 puis début septembre 2001). J'ai en vhs mais je sais pas si il existe un dvd envisagé chez nous (2 téléfilms 1h30 chacun).
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar major dundee » 09 mai 2019 0:28

Eh bien j'en avais jamais entendu parler de ce film, 3 heures c'est une bonne durée pour développer une histoire et des personnages , en effet, pas de dvd FR disponible pour l'instant.
https://blogduwest2.wordpress.com/2018/ ... espagne-3/

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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar COWBOY PAT-EL ZORRO » 09 mai 2019 8:10

En fait, du moins c'est ainsi que je le découvris sur France 3, c'est un téléfilm en deux parties d'une heure trente chacune...
David CARRADINE y est de nouveau doublé par Marc de GORGI après KUNG FU.
Le personnage de SIEBER apparaît surtout dans la première partie mais on le revoit ensuite dans la seconde comme témoin en faveur de Tom à son procès... Ce qui m'amène à me demander en quoi le personnage de HESTON serait inspiré de lui car au cours de son témoignage il dit avoir connu Victorio, Nana et Geronimo puis demande effondré "pourquoi ? Pourquoi les avons-nous combattu ? Pourquoi ? Pourquoi les avons-nous tué ? Qu'avons-nous fait ?"... Tout l'opposé de HESTON...
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Re: Le Sorcier du Rio Grande - Arrowhead - 1953 - Charles Marquis Warren

Messagepar Abilène » 08 août 2019 19:19

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