Les Derniers jours de la nation Apache - Indian uprising - 1951 - Ray Nazarro

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!


Avatar du membre
Loco
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1164

Re: Les derniers Jours de la Nation Apache - Indian Uprising - 1951 - Ray Nazarro

Messagepar Loco » 27 oct. 2018 8:53

Revu hier, peu après avoir revu La Fureur des Apaches, je trouve l'original bien meilleur que le remake, en particulier pour la présence de Miguel Inclan et du trop rare Robert Foster Dover, et le peu de stock-shots (quelques-uns de l'incontournable New Mexico de Reis, me semble-t-il, mais guère plus). Un petit abus de transparences (ou ce sont mes yeux) pour replacer les acteurs devant des arrière-plans de Sedona.

Image
Image
Image
Image
Image
Loco : (1) fou - (2) chef apache chiricahua - (3) esprit du vaudou - (4) terme familier pour "locomotive"

Avatar du membre
lasso
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7009
Localisation : oregon

Re: Les derniers Jours de la Nation Apache - Indian Uprising - 1951 - Ray Nazarro

Messagepar lasso » 10 févr. 2019 11:35

le 7 mars 2019 les allemands vont éditer ce WESTERN :

Le Titre n'est pas le vrai titre du film en allemagne
Le vrai titre : TEUFEL DER WEISSEN BERGE


Image

Avatar du membre
lasso
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7009
Localisation : oregon

Re: Les derniers Jours de la Nation Apache - Indian Uprising - 1951 - Ray Nazarro

Messagepar lasso » 05 mars 2019 10:25

revu ce Western après The Half Breed (1952 Gilmore), tous les deux tournés dans SEDONA VALLEY, avec une histoire comparable,
les Réserves des Apaches occupent des terres contenant des riches gisements d'or, ça gène les blancs et il faut surtout exterminer
les Apaches pour faire de la place aux nouveaux émigrants.

Un bien sage Geronimo, loin de l'histoire véritable de ce valeureux guerrier.


Image

MARCHAND
Trappeur
Trappeur
Messages : 3120

Re: Les derniers Jours de la Nation Apache - Indian Uprising - 1951 - Ray Nazarro

Messagepar MARCHAND » 08 mars 2019 19:25

Image

Bien meilleur que la copie de William Witney, pompée sur l'original, à mon avis aussi.
Affiche italienne au dessus et dvd espagnol çi dessous.


Image
Errare humanum est...

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1859
Contact :

Re: Les derniers Jours de la Nation Apache - Indian Uprising - 1951 - Ray Nazarro

Messagepar Moonfleet » 09 mai 2019 18:15

Image



Les Derniers jours de la nation Apache (Indian Uprising - 1951) de Ray Nazarro
COLUMBIA


Avec George Montgomery, Audrey Long, Carl Benton Reid, Eugene Iglesias
Scénario : Kenneth Gamet & Richard Schayer
Musique : Mischa Bakaleinikoff
Photographie : Ellis W. Carter (1.37 Supercinecolor)
Un film produit par Bernard Small pour la Columbia


Sortie USA : 02 janvier 1952


1885 en Arizona. Les Apaches de Geronimo (Miguel Inclan) ont de nouveau quitté leur réserve de San Carlos, estimant que le traité qu’ils avaient signé n’avait pas été respecté ; en effet, des chercheurs d’or se sont installés sur leurs terres, convoitant leurs richesses. La mission du Capitaine MacCloud (George Montgomery) étant de maintenir la paix sur le territoire, on l’envoie traquer et ramener les Indiens. S’étant fait rattrapé, Geronimo accepte que sa tribu suive la cavalerie à condition que les mineurs soient chassés de leur territoire, quitte à se laisser massacrer dans le cas contraire. Devant une telle détermination, McCloud leur promet que leur demande sera prise en compte. Effectivement, sa troupe se rend sans plus tarder déloger les chercheurs d’or qui rentrent penauds en ville. Mais les notables de Tucson qui vivent de l’or trouvé dans les mines manœuvrent en secret pour ranimer le conflit afin que les Indiens soient exterminés et que les prospecteurs puissent ainsi retourner tranquillement s’occuper de leurs gisements ; pour se faire ils n’hésitent pas à tuer un des leurs en faisant reporter la faute sur les ‘sauvages’ de Geronimo. Malheureusement pour les Apaches, McCloud a été remplacé au commandement par l’impitoyable Stark (Robert Shayne) qui n’a aucun scrupules à vouloir anéantir les indiens. McCloud, poussé par l’institutrice dont il est tombé amoureux, va tenter de le contrer…


Image


Nous n’avions pas encore eu l’occasion d’évoquer Ray Nazarro en ces lieux ; et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir réalisé une multitude de westerns. Ce fut même probablement avec Lesley Selander et quelques autres artisans hollywoodiens l’un des plus prolifiques cinéastes à avoir œuvré dans le genre durant les années 40 et 50, capable de réaliser jusqu’à treize films dans la même année ! Né à Boston, il débuta sa carrière au cinéma à l’époque du muet, dirigeant alors de nombreux courts métrages. A partir de 1945 avec Outlaws of the Rockies -western mettant en scène le personnage de Durango Kid-, il travailla exclusivement pour la Columbia à qui il fournit de la matière pour ses premières parties de séance, presque exclusivement des westerns de séries B ou Z tournés principalement vers l’action non stop sans pour autant -parait-il- que leur réalisateur n’en oublie de jeter un regard assez élégiaque sur l’Ouest américain. Le très bon Top Gun avec Sterling Hayden, l’un de ses derniers films daté de 1955, est un parfait exemple de ce dosage assez harmonieux. Après que les Majors aient abandonné la série B à la fin des années 60, Nazarro réalisa des westerns spaghettis en Europe et travailla également pour la télévision. Autant dire qu'encore aujourd'hui seule une infime partie de l’iceberg filmographique du cinéaste nous est connue.


Image


Si probablement une majeure partie de sa production doit être constituée d’œuvres plus ou moins médiocres, il y a autant de probabilités pour que, à l’instar de Top Gun, quelques films sympathiques s’en dégagent. Sans être déshonorant, Indian Uprising fait malheureusement partie de la première catégorie. Entre une romance assez inintéressante et quelques séquences humoristiques moyennement drôles, il narre l’histoire tirée de faits réels -mais ‘scénaristiquement’ sans aucunes surprises- d’un officier militaire essayant désespérément de maintenir la paix entre blancs et indiens, ces derniers s’étant enfuis de leur réserve à cause de la violation du traité qui stipulait qu’aucun homme blanc ne devait venir sur leurs terres. Les chercheurs d’or soutenus par les notables de la région ne s’étant pas gênés pour aller malgré tout prospecter sur leurs territoires, les Indiens ont estimé qu’ils étaient dans leur droit de prendre la tangente. Après qu’un Major va-t-en-guerre ait envenimé la discorde, la mission de ce gentil militaire pour reconstruire la paix allait devenir de plus en plus compliquée, ayant à lutter à la fois contre les civils avides et les militaires sans scrupules. George Montgomery, qui incarne cet officier de cavalerie ardent défenseur de la paix, a beau se révéler fort sympathique –d’autant plus que son personnage n’hésite pas à contrer sa hiérarchie pour défendre les indiens ou de lancer ses troupes contre des blancs-, il ne possède ni le charisme de Randolph Scott -qui aurait très bien pu à cette époque endosser la défroque de ce soldat- ni celui de Audie Murphy qui reprendra le rôle plus de dix ans plus tard dans le remake bien plus intéressant réalisé par William Witney en 1964, La Fureur des Apaches (Apache Rifles).


Image


En effet, Charles B. Smith rajoutera des détails au scénario original qui rendront le remake beaucoup plus captivant, un western rythmé et plaisant grâce aussi à une distribution fonctionnant beaucoup mieux que celle du film de Nazarro avec entre autres la jolie Linda Lawson dans le rôle de la missionnaire, Michael Dante dans celui du guerrier apache, L.Q. Jones dans celui du prospecteur qui massacre sans scrupules des civils indiens ou encore John Archer dans la peau d’un officier belliqueux proche du Owen Thursday du Massacre de Fort Apache de John Ford. Ici, dans les rôles équivalents, que ce soit respectivement George Montgomery, Audrey Long, Miguel Inclan –qui, avant Geronimo ici, avait déjà personnifié Cochise dans le film de John Ford-, Douglas Kennedy ou Robert Shayne, aucun n’arrivera à faire oublier les comédiens du remake, tous un peu plus convaincants. Néanmoins, dans un ensemble bavard, banal et peu rythmé, on trouve ici et là quelques occasions de se réjouir avec par exemple cette séquence inattendue d’une violence assez sèche et inhabituelle pour l’époque, celle du massacre de civils et guerriers indiens par Douglas Kennedy, filmée frontalement et qui s’avère d’une puissance à laquelle on ne s’attendait pas au sein d’un film de série aussi convenu. Le reste des scènes d’action s'avèreront malheureusement assez peu efficaces, handicapées de plus par des transparences pas très réussies. Autres petits plaisirs glanés : quelques beaux décors naturels, quelques bons thèmes musicaux -mais qui proviennent d’un autre précédent western dont j’avoue que j’aurais du mal à me souvenir duquel-, un hommage volontaire ou non à La Charge héroïque de John Ford lors de la séquence au fort entre Georges Montgomery et Joe Sawyer -la manière qu’à Montgomery de réajuster son uniforme après avoir fait sa toilette, se retrouvant devant un sergent irlandais faisant grandement penser à Victor McLaglen ; manque juste la fiole de whisky caché-, ou encore des indiens campés par des comédiens crédibles, le scénariste ayant eu l’idée, pour renforcer le réalisme, de les faire parler espagnol, leurs paroles étant traduites ensuite par un guerrier indien ayant étudié l’anglais ; dommage que, contrairement au sublime Au-delà du Missouri de William Wellman, ce principe adopté rende le film encore un peu plus laborieux, les scènes dialoguées s’éternisant un peu trop longuement par le fait que chaque phrase soit répétée deux fois.


Image


Depuis 1950, dans la brèche ouverte par l'élégiaque La Flèche brisée (Broken Arrow) de Delmer Daves, le puissant La Porte du diable (Devil’s Doorway) d’Anthony Mann ou encore la sublime trilogie cavalerie de John Ford -qui pourrait réellement avoir lancé cette ‘mode’-, de multiples westerns pro-indiens se sont engouffrés, évidemment pas tous du même intérêt, pas tous du même niveau. Le film de Ray Nazarro, pas spécialement mauvais, fait néanmoins partie des westerns les plus anodins concernant cette vague, gentiment divertissant à condition de ne pas être trop exigeant. Il n’est cependant jamais désagréable de tomber sur un western dénonçant la cupidité, la convoitise et les manipulations des blancs jusqu’au plus haut niveau de la hiérarchie, sur un western revenant sur les difficiles relations en Arizona entre Blancs et Indiens alors même que les traités de paix avaient été signés, l’or demeurant encore et toujours le ferment des conflits. Pas indigne mais guère captivant non plus !

Avatar du membre
metek
Colonel
Messages : 15410
Localisation : Canada
Contact :

Re: Les derniers Jours de la Nation Apache - Indian Uprising - 1951 - Ray Nazarro

Messagepar metek » 07 août 2019 22:46

George Montgomery - Indian Uprising (1951)

Image
Image



Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 5 invités