La Cité des tueurs - City of bad men - 1953 - Harmon Jones

Voir tous les films critiqués
Règles du forum
Avant d'ouvrir un nouveau sujet de discussion, pensez à consulter la liste de tous les westerns critiqués sur ce forum

SVP : Pour les images larges et lourdes, utilisez IMG2 et non IMG pour faire une miniature. Pensez aux connexions lentes!
Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 07 avr. 2013 21:58

Image
Image
Image

Avatar du membre
Yosemite
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4976
Localisation : Paris (Texas ?)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Yosemite » 17 mai 2013 22:15

Culotte bleue, prétendant, 81 kg, de la dynamite dans les poings : le Gallois Bob Fitzsimmons.
Face à lui, culotte violette, 90 kg, tenant du titre PL, Jim Corbett, la fierté de S. Francisco, c’est vous dire, il a même battu le grand John L. !
Image

Une bien jolie découverte que ce western B.


Dans les bonus de l'édition Sidonis, P. Brion signale que le réalisateur H. Jones était monteur. Je trouve que cela est perceptible en regardant ce western.
Dès les premières secondes, il nous est offert une introduction splendide. La caméra fixe les personnages les uns après les autres en plan rapproché tandis qu’ils déroulent leur dialogue en avançant doucement sur fond de ballade mexicaine.
Cela dure presque 4 mn, le spectateur se sent tout de suite au contact de ces hommes dont on devine qu’ils sont poursuivis par un passé peu respectable.
Une simple et superbe entrée en matière qui ne se démentira pas par la suite, tout le film présente un très joli travail dans les cadrages et l'ensemble est rendu très lisible grâce à un montage tout à fait approprié.
Image

Pour continuer sur cet aspect, il me semble notable de souligner la belle animation des plans. En effet, il y a régulièrement une sorte d’arrière-plan qui préfigure ue action de fond ou alors la scène à venir comme ici :
Image

Sur cette capture Brett Stanton (Dale Robertson) quitte la salle de danse, retenu l’instant d’une seconde par un homme qui lui demande pour quelle raison il cherche à se rendre à l'étage.
Ceci ne sert à rien d’autre qu’à permettre au spectateur de constater qu’en arrière plan, Cynthia London (Carole Mathews) le suit de très près du regard, mais aussi que Jim London (Whitfield Connor) est en train d’inviter Linda Culligan (Jeanne Crain). En un simple plan bien construit, le réalisateur donne de la profondeur au présent et introduit la scène à venir.

Puisque je viens de l'évoquer, j'avoue partager également l'avis de P. Brion sur le sous emploi de la belle et talentueuse Jeanne Crain.

A souligner également, la qualité des dialogues, sobres et très efficaces, ils contribuent largement à faire avancer l’intrigue et à créer les rapports déterminants entre les personnages ce qui n'était pas chose facile car la situation de ces lascars qui se font épingler une étoile de shérif sur la poitrine aurait aisément pu devenir complètement loufoque.
J'ai également trouvé que les personnages ont en général une belle construction, ils sont bien définis ce qui est tout particulièrement vrai pour le très joli personnage de shérif. Courageux, fin, politique, un personnage qui porte un réel charisme. Détonnant physiquement avec Brett (Moins svelte, moins élégant, moins beau physiquement) il n’en demeure pas moins à sa hauteur intellectuelle. Ils constituent deux leaders qui s’affrontent en stratégie et en positionnement dans un genre différent mais sur un ton bien mené.

Au rang des regrets j'aurai quand même quelques réserves sur la capacité de Harmon Jones à proposer une réalisation à la hauteur des qualités que je viens de citer. Le coup de la bien modeste trouvaille du chapeau trituré qui nous est présentée une paire de fois en forme de clin d'oeil me semble en être un exemple. Rien de bien inventif là-dedans quand même...
Du point de vue technique, la bande son est quand même de mauvaise qualité et les couleurs sont également assez dégradées également par instant. Heureusement, cela ne gâte pas l'effort produit pour nous montrer Carson City en liesse à la veille de ce combat de boxe historique :

Image

Une découverte, pour ce qui me concerne, bien agréable. Colorée à souhait et proposant un contexte qui a le mérite de l'originalité et mue par une réalisation qui, sans être complètement convaincante certes, n'en demeure pas moins soignée par certains aspects essentiels.
Yo.

Avatar du membre
chip
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7369

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar chip » 24 mai 2013 9:42

" 24 heures de terreur" du même Jones est encore plus abouti.


Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 23 mars 2014 16:00

Image

Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 19 avr. 2014 14:54

Image

Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 15 juin 2014 22:12

Image

Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 13 août 2014 23:59

Image

Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 08 nov. 2014 12:03

Image

Avatar du membre
lafayette
Sorcier
Sorcier
Messages : 6951
Localisation : Landais expatrié 91

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar lafayette » 17 janv. 2015 18:00

Il m'a intéressé en effet.
J'ai un avis inverse de Cole sur Dale Robertson et Richard Boone, que j'ai vu plus présent ailleurs.
L'idée du film sur la fin du western et le début des villes modernes à l'ouest autour du combat de boxe est intéressante, et la situation d attente de l'explication finale est bien construite.
Mais le final manque de logique :
-où sont passés les nombreux hommes des gangs?
-pourquoi l'arrêt des fuyards chargés du butin dans une grange en sortie de ville au lieu de s'éloigner?
Le film fait passer un agréable moment, même si les femmes y sont un peu maltraitées en femelles à tête chercheuse. Une belle Jeanne Crain mais au rôle restreint comme le juge Brion dans le bonus!
Où est passé Tavernier?
Je n'avais pas vu l'analyse plus détaillée de Yosemite sur la technique du film, à laquelle je souscris.
L'affadissement des couleurs intervient surtout quand on passe en nuit américaine, procédé que je n'apprécie pas trop.
[ Posté depuis mon mobile ] Image
Ariadna Gil et John Wayne icongc1

Avatar du membre
Yosemite
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4976
Localisation : Paris (Texas ?)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Yosemite » 23 avr. 2017 13:11

Revu récemment et première impression confirmée. Les mises en situation exploitent à merveille des décors tout à fait originaux (ring de boxe, gradins...), un exercice réussi qui propose une atmosphère très spécifique et dépaysante dans le contexte même de l'Ouest.
Très bon moment.
Yo.

Avatar du membre
lasso
Lieutenant
Lieutenant
Messages : 7697
Localisation : oregon

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar lasso » 02 avr. 2018 11:16

revu après de longues années
Fin du XIXème siècle, deux bandes de bandits se rendent à Carson City au Nevada, afin de
dévaliser la plus grande Banque de la place. Mais dans la ville ils rencontrent une athmosphère
de Kermesse. En effet la ville est en attente d'un Match de Boxe, comptant pour le championnat
du monde.
Une idée passera dans l'esprit d'un de leaders, de voler plutôt la caisse de cet événement,
rapportant plus que le braquage de la banque.
On assistera au début de ce combat de Boxe, interrompu par une bagarre, signe pour le début
de l'opération. Malheureusement on ne reviendra plus à d'autres rounds du combat.

Il n'y a pas longtemps j'ai vu un film noir, qui avait le même thème, où le début du vol de
la caisse, commençait aussi par une bagarre, déclenchée afin de détirer l'attention, de l'accès.

L'idée m'est donc venue, que ce Western montre un tournant dans les opérations des bandits,
ils mutent vers des méthodes des Gangsters, qui vont dominer le XXème siècle.

titre allemand : LES VAUTOURS DE CARSON CITY
Image

Avatar du membre
Trane
Caporal
Messages : 803
Localisation : Région Parisienne

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Trane » 21 mai 2019 13:09

Pas désagréable à revoir, mais je n'apprécie pas trop Dale Robertson et il souffre de la comparaison avec les grands de cette époque : Gary Cooper par exemple..
Masai : Tu as une femme et c'est toi qui portes l'eau?
Cherokee : Tout n'est pas rose chez les Blancs

Avatar du membre
Moonfleet
Eclaireur 
Eclaireur 
Messages : 1900
Contact :

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Moonfleet » 21 mai 2019 13:14

Image



La Cité des tueurs (City of Bad Men – 1953) de Harmon Jones
20TH CENTURY FOX


Avec Dale Robertson, Jeanne Crain, Richard Boone, Lloyd Bridges, Carole Mathews
Scénario : George W. George & George F. Slavin
Musique : Cyril J. Mockridge
Photographie : Charles G. Clarke (Technicolor 1.37)
Un film produit par Leonard Goldstein pour la 20th Century Fox


Sortie USA : 11 Septembre 1953


Harmon Jones, avant de se lancer dans la réalisation en 1951, fut un monteur plutôt bien coté, ayant surtout travaillé pour Henry Hathaway (La Maison de la 42ème rue ; 13 rue Madeleine), William Wellman (La Ville abandonnée – Yellow Sky), Joseph Mankiewicz (La Maison des étrangers) et surtout Elia Kazan (Boomerang, L'héritage de la chair, Panique dans la rue). Sa filmographie en tant que cinéaste ne sera constitué que de 14 longs métrages dont le plus 'connu' (pour cause de diffusion télévisée principalement) est peut-être La Princesse du Nil, fantaisie orientale avec Debra Paget et Jeffrey Hunter. L'année précédente, en 1953, il réalisera deux westerns : celui qui nous concerne ici et peu de semaines avant, déjà avec Dale Robertson, The Silver Whip. Rien de bien fameux à priori, ce que vient confirmer ce City of Bad Men loin d'être désagréable grâce surtout à des situations originales et inédites, mais très quelconque au niveau de la mise en scène et de sa galerie de personnages. Il s'agit d'une série B produite par Leonard Goldstein qui avait à cette occasion quitté la Universal pour laquelle il avait abondamment travaillé durant la période faste du studio dans le domaine du western (1948-1952) avec à la clé quelques réussites telles que Bandits de Grands Chemins (Black Bart), La Fille des prairies (Calamity Jane & Sam Bass) ou Tomahawk, tous trois signés George Sherman, ou bien encore le sympathique Duel sans merci (Duel at Silver creek) de Don Siegel... La Cité des tueurs est un western dont l'intrigue se déroule alors qu'un match de boxe important va avoir lieu, celui opposant James Corbett (le fameux gentleman Jim interprété par Errol Flynn dans le chef-d’œuvre de Raoul Walsh) et Bob Fitzsimmons. Un postulat de départ déjà bien intriguant.


Image


Mars 1897. Brett Stanton (Dale Robertson) et son gang -incluant son frère Gar (Lloyd Bridges)- reviennent du Mexique où ils pensaient amasser une belle cagnotte ; ayant combattus 'du mauvais côté', ils rentrent bredouilles au pays. Mais Brett n'est pas à court d'idées et il propose à ses hommes d'aller attaquer la banque de la paisible Carson City, sa ville natale dans le Nevada. Quelle n'est pas leur surprise lors de leur arrivée dans 'leur petite ville endormie' de découvrir celle-ci en liesse, des milliers de personnes la parcourant en tout sens ! Toute cette foule se prépare à assister à un événement sportif de première importance, un match de boxe opposant deux champions du monde en titre, Jim Corbett et Bob Fitzsimmons. Les autorités de la ville s'inquiètent de voir, outre le retour de la bande de Stanton six ans après son départ, l'arrivée de deux autres redoutables gangs de hors-la-loi dont celui dirigé par Johnny Ringo (Richard Boone). Les managers des boxeurs étant inquiets de la présence de tant de bandits, et pour éviter que le match tant attendu soit annulé à cause de la violence qui pourrait être occasionnée par le sang chaud de ces outlaws, le shérif décide de faire des trois chefs-de gang ses adjoints le temps que l’événement ait lieu afin qu'ils puissent eux-mêmes tempérer leurs hommes, tous espérant assister au spectacle. Si Brett accepte, c'est pour la bonne et simple raison qu'il a tout intérêt à ce que le match ait lieu ; en effet, abandonnant l'idée de l'attaque de la banque, il a imaginé de s'emparer de l'argent de la recette du combat, ce qui représentera une fort coquette somme. Il se pose néanmoins des problèmes de conscience depuis qu'il a retrouvé la femme qu'il aime, la jolie Linda Culligan (Jeanne Crain), qui travaille désormais pour l'organisateur de cet événement sportif...


Image


Même si ça a déjà été fait à maintes reprises par le passé quant il s'agissait de tracer des portraits romantiques des grands bandits de l'Ouest, une bonne idée de départ que de faire des hors-la-loi les personnages principaux de l'histoire et surtout de les faire arriver au sein d'une ville habituellement paisible, aujourd'hui grouillante et débordante de monde, ses habitants étant excités par un combat de boxe qui a d'ailleurs vraiment eu lieu dans la réalité à cette date et en ce lieu et qui vit la victoire de Bob Fitzsimmons. La description d'une Carson City populeuse par l'intermédiaire du regard des bandits qui traversent lentement sur leurs montures sa rue principale, étonnés de tout ce qu'ils voient à chaque pas et de chaque côtés, est excellement bien vue. Ils découvrent tour à tour et les yeux écarquillés l'avancée de la civilisation au travers des saltimbanques, des danseuses orientales, une femme qui vante les mérites d'une baignoire, des prostituées réunies sur un balcon, une roulette (Chuck-a-luck)sortie sur le trottoir ou encore une des premières automobiles... Les chevaux ont du mal à se frayer un chemin au milieu de cette foule bigarrée et compacte. Notre gang de six outlaws (dont deux frères et deux bandits mexicains recherchés dans leur pays) pénètre alors dans un saloon bondé, sont témoins et victimes des dommages collatéraux causés par la prospérité comme l'inflation, le prix du whisky se voyant doublé du jour au lendemain. Pas facile non plus de trouver des chambres d'hôtels de libres, les six hommes se voyant obligés de partager la même, d'autres bandes allant même les déloger, s'arrogeant ce droit en prétextant le manque de place. Cette description de la ville débordée et en liesse, de ce microcosme grouillant, est vraiment passionnante (et l'élément le plus captivant du film) d'autant que la tension est à son comble, les incontrôlables accès de violence pouvant éclater à tout instant, occasionnés par le fait de se faire côtoyer des 'Bad Men' de plusieurs équipes ennemies, se détestant cordialement les uns les autres ("Well, if the killing starts, you can forget about your fistfight. This town will empty like a cyclone hit it.") D'autres situations originales et mêmes inédites dans le western comme celle des trois chefs de gang se voyant épinglés une étoile de shérif le temps de l’événement sportif afin qu'ils aient à l’œil leurs propres hommes ("I got a feeling that the real fight is going to be outside of the ring.").


Image


Une intrigue basée également sur la préparation d'un coup et qui aurait très bien pu provenir d'un film noir. Quant au match de boxe, il s'agit également d'une première au sein d'un western ; malheureusement les amateurs de ce sport devront se faire à l'idée qu'ils n'auront rien à se mettre sous la dent à ce niveau, le combat étant filmé sans aucune conviction ni vigueur et l'ensemble des plans le concernant ne devant pas excéder 30 secondes. La mise en scène est d'ailleurs l'élément le plus faible de ce western qui se suit sinon avec un certain plaisir. Harmon Jones tente bien deux ou trois choses (comme ce montage parallèle entre deux parties de cartes ou encore la mise en place de quelques trouvailles visuelles et sonores lors de l'affrontement final entre Dale Robertson et Richard Boone) mais dans l'ensemble se révèle piètre réalisateur, son western étant assez platement filmé. Vraiment dommage car par ailleurs le scénario est plutôt bien écrit et les personnages assez intéressants, notamment les deux protagonistes féminins qui n'ont malheureusement que peu de temps de présence à l'écran. Frustrant aussi d'avoir sous-employée Jeanne Crain qui s'avère une fois de plus impeccable, aussi convaincante que mignonne ; les scènes qu'elle partage avec Dale Robertson sont vraiment très réussies dramatiquement parlant. Le personnage de sa 'belle-sœur' joué par Carole Mathews n'est pas en reste ; une femme d'âge mûr qui n'a pas froid aux yeux et qui tente de faire tomber dans ses filets l'ex-amoureux de la fiancée de son frère. Quant au reste du casting, avec une multitude de trognes connues (même si leurs noms le sont moins), il ne fait pas d'étincelles mais s'avère tout à fait acceptable à l'exemple de Dale Robertson, très peu charismatique mais néanmoins tout à fait convenable. Les amateurs de Richard Boone seront un peu déçus de le voir si peu mais ceci peut très bien s'expliquer puisqu'il n'en était qu'en tout début de carrière.


Image


Sinon, si vous pensez connaître la musique endiablée que vous entendrez au générique, il s'agit tout simplement de celle du générique de La Cible humaine (The Gunfighter) avec Gregory Peck, réorchestrée un minimum. Autre élément commun au deux films, le bandit Johnny Ringo. Harmon Jones et ses scénaristes (le même duo ayant pondu le plaisant script de The Nevadan de Gordon Douglas) ont-ils voulu rendre hommage au superbe western d'Henry King ? Ce n'est pas impossible puisque également, les paysages rocheux de la seule séquence qui se passe à l'extérieur de la ville (la première, celle de l'arrivée des bandits) rappellent un peu ceux de l'unique scène du film d'Henry King se déroulant aussi hors du périmètre urbain. Quoiqu'il en soit, les deux films ne concourent pas dans la même catégorie et même si City of Bad Men est plaisamment troussé, il ne pourra plaire qu'à un nombre restreint de spectateurs, même pas à tous les westerners aguerris mais à la frange plus sensible aux dialogues (intelligemment écrits la plupart du temps) qu'à l'action parfois un peu confuse et sans efficacité. Mais répétons le, un western qui met en scène des situations constamment intéressantes et qui en profite pour nous questionner brièvement sur l'avancée de la civilisation à l'orée du 20ème siècle.

William Brady, le manager d'un des boxeurs, ne comprenant pas l'inquiétude des notables de la ville : "- But this isn't the wild west anymore. Jesse James is dead. You haven't got the Pony Express, you got railroads now. You even got an automobile in town. You're talking in the past. Civilization is here."

Sheriff Gifford lui rétorquant à propos des 'Bad Men' : "- So are they! And they are not interested in civilization!"

Avatar du membre
Abilène
Chercheur d'or
Chercheur d'or
Messages : 4054
Localisation : Moulins (Allier)

Re: La cité des tueurs - City of Bad Men - 1953 - Harmon Jones

Messagepar Abilène » 17 sept. 2019 21:47

Image



Retourner vers « Les Westerns : critiques et illustrations de films »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 3 invités