Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

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lasso
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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar lasso » 17 août 2014 10:22

Dommage que Waco (Lola Albright) trouve la mort dans les premières dix minutes, on en est privé pour le reste du film .....


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Robert Wagner
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Arizona Kid
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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar Arizona Kid » 26 déc. 2017 21:22

Hello, les cow-boys icongc1

J'espère que le Père Noël vous aura tous gâtés :mrgreen:
Moi, il m'a notamment apporté le DVD du Fouet d'Argent (1953) d'Harmon Jones ; une petite série B qu'il me tardait de découvrir, motivé par la perspective d'y retrouver Rory Calhoun, un de mes acteurs de westerns favoris (mais ça, je crois que vous l'avez compris depuis le temps).

Et si je ne me suis pas ennuyé devant cette courte (70 minutes) histoire de bandits et d'attaque de diligence, force m'est d'avouer que j'ai été un tantinet déçu de constater que l'ami Calhoun n'y est qu'un second, voire un troisième rôle, le film privilégiant la rivalité entre Dale Robertson (Les Bannis de la Sierra - 1952) et Robert Wagner (Jesse James, le bandit bien-aimé -1957).

A noter: la courte apparition de Miss Lola Albright (Les Félins -1964) dans le rôle de la saloon gal au funeste destin, et dont le meurtre au cours du braquage de la diligence est pourtant l'un des ressorts scénaristiques du film, sans oublier l'émoustillante entrée en scène de Kathlyn Crowley aux divins petits petons :wink:

En bref, si j'ai passé un agréable moment devant ce petit western made in FOX, j'aurais réellement préféré que Rory Calhoun tienne le premier rôle, cet acteur ayant une présence autrement plus conséquente que le trop fade Dale Robertson.

:sm45: :sm46:
Modifié en dernier par Arizona Kid le 12 janv. 2019 20:51, modifié 1 fois.
" Personne ne t'empêchera de partir si c'est ce que tu veux; mais laisse-moi te donner un conseil, fiston: dans ce pays, c'est très mal vu de toucher au cheval d'un autre homme... " (Joël McCrea, Cattle Drive, 1951)
:sm70:

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar yves 120 » 27 déc. 2017 9:33

Nous voyons que que pour Silver Whip la présence de Dale Robertson par rapport à celle de Rory Calhoun t 'a vraiment fait souffrir :oops: car Dale Robertson dans " Comanche " 1956
niet :lol: c 'est plutôt Dana Andrews :wink: , c 'est vrai que Rory Calhoun est un très bon acteur :)
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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pass
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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar pass » 27 déc. 2017 10:38

Arizona Kid a écrit : le film privilégiant la rivalité entre Dale Robertson (Comanche - 1956).
yves 120 a écrit :..... Dale Robertson dans " Comanche " 1956 niet :lol: c 'est plutôt Dana Andrews :wink:

Peut-être que notre ami a fait une confusion avec Sitting bull 1954 de Salkow qui faisait parti de la même fournée que Comanche ! ?!!.

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar yves 120 » 27 déc. 2017 11:35

C 'est " certainement " ça ! :cool: c 'est un peu normal pendant les fêtes :)
" Qu' est - ce qu 'un revolver ? Ni pire ni mieux qu 'un autre outil , une hache , une pelle ou une pioche .
Qu 'il en sorte du bien ou du mal dépend de qui s'en sert . " SHANE

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar Arizona Kid » 27 déc. 2017 12:21

Merci à vous, Pass et Yves, de m'avoir fait remarquer mon erreur; c'est étrange, car j'ai une bonne mémoire d'habitude :mrgreen:

Effectivement, j'ai confondu Dale Robertson et Dana Andrews, ayant récemment visionné Sitting Bull et Comanche dans la foulée, lors d'une petite double (mais pas dernière) séance western du soir.
Sans compter que les deux DVD sont rangés quasi côte à côte sur mon étagère.

Ce sont d'ailleurs deux westerns pro-Indiens parmi mes préférés, et du reste deux de mes westerns préférés tout court.

:sm80:
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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar Yosemite » 19 janv. 2018 9:27

Quel régal que ce beau western tout simple. Ayant visionné il y a peu "Le cavalier du crépuscule", je dois reconnaître qu'entre un jeune incarné par E. Presley et un autre par R. Wagner, ma préférence est claire. La fougue, l'impatience qui habitent le jeune Jess dans "Le fouet d'argent" sont plus nuancées, on le sent partagé entre ses impétuosité de jeunesse et son écoute voire son obéissance aux adultes qui lui servent de guides si ce n'est de modèles.

Alors certes, Françcois Guérif le souligne avec raison dans les bonus, avant le film il y a un livre du talentueux Jack Schaefer auteur du splendide "Shane" (disponible en français chez Libretto). Toutefois, restait-il encore a retranscrire dans le scénario et à restituer dans le film les messages et les atmosphères de l'oeuvre de Schaefer.
C'est fait.

Harmon Jones est à l'aise et fait progresser son histoire avec brio, accompagné en cela par le trio d'acteurs de tête qui se placent toujours dans une évolution de leurs attitudes et de leurs sentiments les uns vis à vis des autres. ce n'était pas chose gagnée me semble-t-il car les scènes sont très variées et le passage à l'homme adulte du jeune Jess, s'il reste un des thèmes principaux du film, baigne dans un récit d'ambition professionnelle qui font que les caméras se promènent beaucoup pour illustrer tout ce climat.
Le risque aurait été je pense de créer une confusion, ou une dilution du propos et que le message ait moins de portée à l'arrivée.

Ce n'est pas du tout le cas et vraiment, ce fouet d'argent est une pépite que je suis heureux d'avoir découverte. Une très belle initiative de Sidonis.



Kathleen Crowley, vous connaissez ?

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C'est elle-là... en partie derrière le journal. Quel plan mes aïeux ! Jess est amoureux de Kathy (c'est elle Kathy dans le film), alors quand il explique qu'il est prêt à la quitter pour aller chercher du boulot ailleurs c'est dire à quel point il en a marre de sa condition ici.

Bon sang quel plan... (cinématographiquement parlant j'entends hein !)
Yo.

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar MARCHAND » 24 janv. 2018 9:11

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Le dvd brésilien.
Le premier western d'Harmon Jones est une réussite, grâce à une bonne histoire bien équilibrée, n'oubliant pas quelques belles scènes d'action, et à sa distribution où Robert Wagner débute également dans le western et sert de fil conducteur à cette histoire où Dale Robertson et Rory Calhoun sont excellents aussi, dans leurs rôles respectifs.




Un extrait du début.
Errare humanum est...

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar randolphscott » 01 avr. 2018 13:52

Très bon western :gun:
une bonne histoire
des beaux paysages :horse:
des acteurs virils icongc1
l'essence même du western

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar U.S. Marshal Cahill » 17 août 2018 20:24

metek a écrit :Dale Robertson, Robert Wagner, Rory Calhoun - The Silver Whip (1952) - Metek09-Artwork-Production (2018)

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Re: The Silver Whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar persepolis » 15 déc. 2018 17:39

Bon film, rythmé , une partie se déroule en ville et une autre en campagne, des échanges de tirs réussis, des moments de tension, aurait mérité d' être plus développé.

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Re: The Silver Whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar lasbugas » 19 mars 2019 20:23

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Moonfleet
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Re: The Silver Whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar Moonfleet » 08 mai 2019 11:33

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Le Fouet d’argent (The Silver Whip - 1952) de Harmon Jones
20TH CENTURY FOX


Avec Dale Robertson, Rory Calhoun, Robert Wagner, Kathleen Crowley
Scénario : Jesse Lasky Jr. d’après un roman de Jack Schaefer
Musique : Lionel Newman
Photographie : Lloyd Ahern Sr. (1.37 Noir et blanc)
Un film produit par Michael Abel & Robert Bassler pour la 20th Century Fox


Sortie USA : Février 1953

Le jeune Jess (Robert Wagner) est sur le point de quitter la région. En effet, alors qu’il a toujours rêvé de conduire une diligence sur une grande ligne, il doit depuis plusieurs années seconder un vieil homme sur une antique patache sillonnant une piste sans aucune étape d’importance et avec seulement deux mules pour la tirer. Sa fiancée qui souhaite au contraire le garder près d’elle, demande à Race (Dale Robertson) -qui travaille dans la même société de diligence en tant que ‘garde du corps’- d’intercéder en faveur de son amoureux. Race réussit à persuader le surintendant de laisser sa chance à Jess de conduire un important chargement d’or jusqu'à Silver City sur une ligne de grande envergure. Mais, suite à une indiscrétion qui met la puce à l'oreille d'un dangereux gang, la diligence est attaquée lors d’une halte à un relais, les passagers tués dont la promise de Race. Ce dernier en veut à Jess d’avoir préféré lui porter secours plutôt que de mettre les passagers à l’abri, et part avec des idées de vengeance à la recherche des trois meurtriers ayant survécus à la fusillade sanglante. De son côté le jeune homme qui n’a pas la conscience tranquille s’engage auprès du shérif (Rory Calhoun) pour poursuivre les bandits en essayant de les appréhender avant Race afin qu’ils soient jugés et non exécutés de sang froid…


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Avant de se lancer dans la réalisation en 1951, Harmon Jones fut un talentueux monteur qui a surtout travaillé pour des réalisateurs prestigieux tels Henry Hathaway (La Maison de la 42ème rue), William Wellman (La Ville abandonnée), Joseph Mankiewicz (La Maison des étrangers) et surtout Elia Kazan (Boomerang, Pinky, Panique dans la rue). Sa filmographie comme réalisateur ne sera constituée que de 14 longs métrages dont le plus ‘connu’ -pour cause de diffusion télévisée principalement- est probablement La Princesse du Nil, une fantaisie orientale avec Debra Paget et Jeffrey Hunter. En 1953, Harmon Jones réalisa deux westerns consécutivement : The Silver Whip et City of Bad Men (La Cité des tueurs). Ce dernier, assez anodin au niveau de la mise en scène, était cependant loin d'être désagréable, grâce surtout à des situations originales et (ou) inédites puisque l'intrigue se déroulait alors qu'un match de boxe important allait avoir lieu, opposant James Corbett (le fameux Gentleman Jim interprété par Errol Flynn dans le chef-d’œuvre de Raoul Walsh) et Bob Fitzsimmons. Une proposition de départ assez curieuse pour un western ; celle du film qui nous concerne ici ne l’est pas moins -ou en tout cas assez nouvelle- puisqu’elle évoque les désirs du jeune conducteur d’une société de transport rêvant de mener sur une prestigieuse piste une diligence tirée par six fougueux chevaux qu’il ferait avancer avec l’aide d’un fouet d’argent ; ce qui n’est pas le cas actuellement car il ne conduit qu’un vieux coche brinquebalant tirée par deux mules très lentes.


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En 1956 ce réalisateur assez méconnu signera A Day of Fury (24 heures de terreur) à l’intrigue bien menée et aux dialogues de premier ordre, véritable feu d'artifice de punchlines que débitait le génial et trop méconnu Jock Mahoney. A cette occasion Harmon Jones choisissait pour la troisième fois le comédien Dale Robertson pour interpréter le personnage principal de l'un de ses films après que la Fox ait bien voulu prêter son acteur à la Universal. Mais la plus belle contribution du cinéaste au western pourrait être le 6ème épisode de la série Le Virginien, le succulent et superbement bien rythmé Big Day, Great Day avec un délicieux Aldo Ray en Guest Star. Quoiqu’il en soit, tous les westerns que l’on a pu voir de ce cinéaste s’avèrent très plaisants grâce avant tout à des postulats savoureux ainsi et surtout qu’à des castings tout à fait bien choisis. Dans Le Fouet d’argent, les trois comédiens principaux se révèlent tous trois très convaincants. Dale Robertson, à l’instar d’un John Payne, d’un Randolph Scott ou d’un Alan Ladd, est un acteur qui n’a quasiment jamais cherché à tirer la couverture à lui et dont beaucoup regretteront peut-être le manque de charisme. Pour ma part, appréciant la sobriété de jeu, il s’agit d’un comédien qui, sans jamais me surprendre comme les trois autres acteurs cités ci-dessus, recueille néanmoins toute ma sympathie. Dans son rôle de garde armé de la diligence, il est parfait ; tout de noir vêtu, il possède une grande classe et se révèle assez fascinant, d’abord très affable quoique fortement déterminé, touchant dans l’amour et la dévotion qu’il porte à sa future femme avant de se transformer en implacable vengeur/lyncheur. A ses côtés Rory Calhoun -acteur que les aficionados du genre apprécient énormément- s'avère également très bien dans le rôle du shérif qui n’accepte pas que son ami se lance dans une vendetta personnelle, ayant toujours été contre la pendaison ou la ‘self-justice’ et allant ainsi décider de lui faire barrage. Deux conceptions de la justice qui se confrontent malgré la forte amitié qui lie les deux hommes.


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Le troisième larron n’est autre que le jeune Robert Wagner ; son personnage est peut-être le plus important et intéressant de l’intrigue, son temps de présence à l’écran faisant également que le comédien s'avère tenir le rôle principal. C’est d’ailleurs de son point de vue que l’on voit les évènements se dérouler puisque c’est par l’intermédiaire de sa voix-off et de ses dilemmes moraux que nous avançons au sein de ce récit. Il s’agit d’un jeune rêveur un peu farouche qui aimerait bien se sortir de sa situation professionnelle actuelle et acquérir de plus hautes responsabilités dans la société de diligences pour laquelle il travaille. Impatient, il souhaite sans plus tarder prouver sa valeur et ses talents mais son patron le trouve encore trop maladroit et inexpérimenté pour lui laisser la bride de voitures circulant sur des lignes d’importance. Sur le point de quitter sa petite ville pour aller chercher du travail là où on aura plus confiance en lui, ses ambitions se verront récompensées avant qu’il ne parte à l'aventure grâce à sa petite amie qui souhaite le garder auprès d'elle et qui pour se faire a forcé la main d’un autre employé de la société -Dale Robertson donc- afin qu’il fasse accélérer les choses en faveur de son amoureux. On lui confie alors le transport d’une très grosse somme d’argent en poussière d’or, non moins que 27.000 dollars. Malheureusement pour lui, des bandits ayant eu vent de cette cargaison attaquent la diligence lors de son arrêt dans un relais perdu. La décision du jeune homme de porter secours à son garde plutôt que de mettre la diligence à l’abri afin de ne pas mettre en danger la vie des passagers va s'avérer être mauvaise ; non seulement l’or est dérobé mais les voyageurs sont tués lors de la fusillade ; parmi eux, la fiancée du garde. Ce dernier se lance alors à la poursuite des fuyards afin de se venger.


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The Silver Whip, outre aborder les habituelles et souvent captivantes thématiques tournant autour de la vengeance, de la loi et de la justice, s’appesantit surtout sur les problèmes de conscience de chacun des personnages, tous estimant avoir fait de mauvais choix qui ont conduit à diverses tragédies. Jess regrette de ne pas avoir suivi les directives de la société de transport qui impose en cas de danger de s’occuper en priorité de la sécurité des voyageurs même si son choix qui était de vouloir porter secours à son coéquipier était d’une grande noblesse ; Race non seulement d’avoir poussé son patron à donner ce travail à haute responsabilité à celui qui aura finalement causé la mort de sa fiancée mais également d’être à l’origine de l’indiscrétion qui aura mis la puce à l’oreille des bandits quant au chargement transporté ; la petite amie de Jess d’avoir convaincu Race de vanter les mérites de celui par qui le drame est arrivé ; le patron de la société d’avoir accepté de lui confier cette mission dangereuse… Jess, le principal responsable de la tragédie, se verra cependant offrir une deuxième chance par l’intermédiaire du shérif qui en fait son adjoint afin qu’il puisse lui venir en aide dans la chasse aux meurtriers. Un petit suspense se met en place car pour que la justice puisse suivre son cours, il va falloir que cette poursuite se déroule rapidement ; en effet, il va falloir trouver les coupables avant l’homme s’étant lancé à corps perdu dans sa traque vengeresse.


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Le réalisateur et les équipes techniques de la Fox se révéleront remarquablement chevronnés pour filmer cette course-poursuite et les amateurs d’action seront à la fête puisque l’on peut dire que non seulement les séquences mouvementées sont très efficaces mais que celle au ¾ de la durée qui montre longuement l’appréhension du chef des assassins par nos trois ‘héros’ au sommet d’une immense concrétion rocheuse dominant un lac est absolument formidable, dans la droite lignée de celle qui termine Winchester 73, scène à côté de laquelle celle qui nous concerne ici n’a absolument pas à rougir, la mise en scène, le montage et l’utilisation des paysages aidant à la rendre assez mémorable, l’idée de faire stopper à ces longs moments d’action la musique de Lionel Newman -peu inspirée et surtout reprise d’autres films- étant tout à fait judicieuse. Puis la dernière partie se recentre sur la petite bourgade du début, là où l’on conduit les survivants de la bande et où Jess doit veiller à ce que la foule ne pénètre pas dans la prison pour les lyncher. Moins original que ce qui a précédé, ce dernier quart d’heure n’en est pas moins assez tendu, nous faisant assister à la folie meurtrière qui s’empare d’un groupe qui n’a qu’une idée en tête, pendre les coupables avant même qu’ils ne soient jugés. Là où le suspense sera à son comble, ce sera au moment où le jeune Jess devra aura un sacré dilemme à résoudre : choisir entre sauver la peau des criminels afin qu’ils puissent bénéficier d’un procès équitable ou protéger celle de son ami qui prône la loi du talion, aussi brutal à cet instant que ceux qu’il a poursuivi.


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Sans atteindre des sommets, une très bonne série B adaptée d’un roman de Jack Schaefer -l’auteur de Shane- peu avare en détails inédits et notations cocasses : le fait de balancer avec violence des armes dans le ventre de son adversaire faute de munitions ; ce vieil homme fou de littérature se faisant livrer des romans par la diligence et citant de grands auteurs à tout bouts de champs ; ce plan très sensuel de la première apparition jambes nues de Kathleen Crowley lisant une revue dans une pose lascive ; le fait de voir Robert Wagner récurer le sol en tant qu’adjoint du shérif ; l'idée de la corde arrosée afin que les nœuds se durcissent et soient difficiles à défaire ; ou encore ces lampes du saloon que l'on éteint toutes pour faire croire à un établissement vide… Bons dialogues du scénariste attitré de Cecil B. DeMille, Jesse Lasky Jr, extérieurs flatteurs, jolies actrices, excellents seconds rôles (James Millican, John Kellogg…), très intéressants placements de caméra et infaillible gestion du suspense… Un bon western concis, efficace et sans esbroufe, qui conte sans chichis une belle histoire de rédemption.

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar persepolis » 08 mai 2019 11:33

Revu , un peu décevant. Trois grands acteurs sont en haut de l'affiche. Malheureusement , Robert Wagner tient la première place et n'est pas terrible et joue un personnage antipathique . Rory Calhoun est peu visible , en revanche Dale Robertson est impeccable.

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Re: Le Fouet d'argent - The Silver whip - 1952 - Harmon Jones

Messagepar chip » 08 mai 2019 13:15

Lola Albright meurt trop tôt dans ce film :sad: mais je suis d'accord avec la critique de Moonfleet. :beer1: Il me faudra trouver un jour cette photo des jambes de Miss Crowley, on verra ça en janvier au prochain au salon des " Cinglés du cinéma " à Argenteuil :lol:


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