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Le Dernier des géants - The Shootist - 1976 - Don Siegel

Posté : 08 août 2004 12:41
par Cole Armin
Le dernier des géants (The shootist) 1976

Réalisé par Don Siegel
Produit par M.J. Frankovitch et William Self
Avec John Wayne, Lauren Bacall, Ron Howard, Bill McKinney, James Stewart, Richard Boone, John Carradine, Scatman Crothers,

Richard Lenz, Harry Morgan, Sheree North, Hugh O'Brian, ...
Scénario: Miles Hood Swarthout et Scott Hale d'après The Shootist de Glendon Swarthout
Photographie : Bruce Surtees
Musique : Elmer Bernstein
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Ce film commence par des extraits de films en noir et blanc avec John Wayne dont La rivière rouge, Hondo, Rio Bravo et El Dorado.

"Je veux qu'on me respecte, je n'accepte pas les insultes, je ne tolère pas que l'on pose la main sur moi. C'est un principe que j'applique aux autres et que je suis endroit d'exiger d'eux".
J.B. Books (John Wayne)

Puis on a droit a une scène comique où un bandit veut voler le porte-feuille du Duke, sans y arriver.

Le Casting:
Tout d'abord John Wayne pour ce qui allait être son dernier film (il mouru 3 ans après en 1979) et unrôle qui lui permet de donner une très belle performance. Lauren Bacall, encore une fois dans le rôle d'une veuve, (elle l'était également dans Le crime de de l'Orient-Express). Elle l'était d'ailleurs à la ville (Humphrey Bogart, son mari est décédé en 1957).

Notons également un très beau rôle pour Ron Howard. Et considérés comme invités, d'autres acteurs ayant tournés auparavant avec le Duke : James Stewart (L'homme qui tua Liberty Valance 1962), excellent dans le rôle du docteur. Le croque-mort est interprété par John Carradine (La chevauchée fantastique 1939). Richard Boone (Alamo 1960) est un acien ennemi du Duke sans oublier Hugh O'Brian qui tourna ce film gratuitement, (il voulait absolument y être) Scatman Crothers, Richard Lenz,..
Donc un somptueux casting.

La réalisation:
Don Siegel est le réalisateur de ce film, c'est son unique film avec Duke. Les très beaux décors sont signés Robert F. Boyle, ce qui lui valu une nomination aux oscars (la seule pour ce film). La très belle musique fut composée par Elmer Bernstein. Le directeur de la photographie n'est pas William H. Clothier (qui fut le directeur de la photogréaphie de 16 films avec John Wayne, ils étaient dvenus des amis) mais Bruce Surtees.

Le film:
Un très beau western avec pleins d'émotion adapté d'un roman de Glendon Swarthout. Il est très différent des autres westerns de John Wayne où il y avait plus d'action mais ce n'est pas un défaut pour ce film qui est un western dramatique. Je le recommande évidemment mais ne vous attendez pas à voir du "pan, pan" pendant tout le film car vous ne le trouverez que dans le "gunfight" final.

Image

Re: Le dernier des géants (The shootist) 1976

Posté : 08 août 2004 13:21
par james
Ecxellent ,rien a rajoutez sauf que j'avais dit lors du topic sur don siegel que duke wayne a sa demande avait exigeé la presence des acteurs reunis autour de lui....... :wink:

Posté : 09 août 2004 17:05
par Personne
9/10 pour moi! Le dernier du Duke, un western chargé d'émotions.

Posté : 09 août 2004 17:18
par james
Absolus......... :wink:

Posté : 07 sept. 2004 11:25
par Link
D'accord avec vous.

Très émouvant en effet de voir tous ces géants réunis pour un de leur dernier film, le dernier pour le Duke :(

J'ai calculé que John Wayne avait 69 ans, Lauren Bacall 52 ans, James Stewart 68 ans, et John Carradin 70 ans.

J'ai trouvé le rythme assez lent mais cela convient bien au thème du film. Les décors sont superbes, avec des prises en extérieures sous un très bel éclairage, celui d'un soleil d'hiver très bas (janvier est la période du film). Tout cela donne une ambiance vraiment très mélancolique.

DVD zone 1 en VO et VF pas de STF hélàs. La VF est assez bonne sauf pour James Stewart qu'il faut absolument (re)voir en VO, j'ai regarder la VF puis je me suis repasser une partie en VO, c'est très différent. Le doubleur n'arrive vraiment pas à faire passer l'émotion de J.Stewart face au Duke. On a l'impression que cette émotion dépasse même le cadre du film, entre les 2 hommes.

J'ai trouvé le bonus sur le film intéressant et sous-titré en VF avec des passages du film en STF cette fois. :(

Posté : 07 sept. 2004 20:12
par Cole Armin
Link jones a écrit :J'ai trouvé le rythme assez lent mais cela convient bien au thème du film.


Effectivement, il ne faut pas s'attendre à un western avec énormément d'action comme je l'ai précisé plus haut, c'est plutôt comme tu le dit si bien, un western mélancolique très émouvant et qui n'a donc pas un rythme à couper le souffle.


Link jones a écrit :J'ai trouvé le bonus sur le film intéressant et sous-titré en VF avec des passages du film en STF cette fois. :(
Une trop rare :( initiative de la Paramount d'inclure un documentaire sur le film. Oui il est très intérressant ici, abordant le roman de Glendon Swarthout, le tournage, ...

le Dernier des Géants, the Shootist, 1976 Don siegel

Posté : 28 oct. 2005 17:01
par cogburn
John Wayne :arrow: John bernard Books
Lauren Bacall :arrow: Bond Rogers
Ron Howard :arrow: Gilliom Rogers
James Stewart :arrow: le Docteur Hosteltler
Richard Boon :arrow: Mike Sweeney
Hugh O'Brian :arrow: Jack Pulford
Sheree North :arrow: Serepta
Harry Morgan :arrow: Marshalle Thibido
John Carradine :arrow: Beckum

1901, John Bernard Books c'est fait un nom par sa dexterité au revolver ; sa reputation le précede jusque dans la petite ville de Carson City ou il viens d'arriver pour consulter son vieil ami le Docteur Hosteltler, le seul en qui il est confiance, pour qu'il lui confirme le diagnostic de cancer sans rémission.
Sa seule présence chez sa logeuse Mrs Rogers lui améne plusieurs visite : celle d'un journaliste qui veux écrire un article sur lui, celle du shériff qui aimerais le voir ailleur, Serepta une ancienne amie qui voudrais bien se faire épouser pour avoir le titre de "veuve" de JB Books et ainsi écrire un livre sur lui, il essaie de trouver un peu de reconfort auprés de Mrs Rogers qui essaie de le comprendre sans vraiment y arriver, le seul qui éprouve un peu d'affection pour lui est le fils de Mrs Rogers,gilliom.
Alors qu'il attend de mourir en paix un dernier défi lui est lancé d'ou il n'a aucune chance de s'en sortir il se retrouve dans un bar de la ville pour affronter une dérniere fois quelques hommes sans scrupules qui le pense finis et qui veulent se faire un nom en ayant tué une des derniéres légendes de l'ouest, le combat final se joueras en faveur de Books jusqu'a ce qu'il soit abattu dans le dos.

Le dernier film de John Wayne son "testament" qui sonne la fin de sa vie et aussi la fin d'une période l'ouest n'est plus aussi sauvage qu'avant la vie se modernise et on sens bien que le héros ne se sens plus bien dans un monde qui avance sans lui que sa vie a été bien remplie d'aventure mais que maintenant le monde du XXeme siécle qui débute n'a plus rien de commun avec ce qu'il a connu.

j'ai trouvé ce film génial avec un John Wayne toujours égal a lui même malgrés la maladie qui le ronge

Posté : 28 oct. 2005 17:26
par james
un très grand western :wink:

Posté : 28 oct. 2005 17:34
par Carcasse
J'avais beaucoup aimé ce film : je l'ai acheté, mais pas encore revu !
Toujours trop d'autres trucs à voir... et puis, surtout, il me rend un peu triste !

Posté : 28 oct. 2005 18:47
par cogburn
c'est vrai qu'il est un peu triste mais le duke nous donne une grande lecon de courage face a la maladie je l'ai revu derniérement et franchement je le trouve superbe de "panache" et la scéne de duel qu'il provoque lui même en envoyant le jeune giliom defié ses adversaires car il ne veux pas attendre la mort couché dans un lit il préfere aller au devant d'elle.

Posté : 28 oct. 2005 22:44
par Capitaine Quincy Wyatt
Western qui clôt admirablement la carrière de Duke.
Quel plaisir de revoir une fois encore ce grand acteur qui nous a fait rêver dans nombres de westerns!
Malgré son âge et sa maladie, ce film lui permet de tirer sa révérence avec panache lors d'un gunfight final, triste et beau à la fois.

Posté : 11 janv. 2006 10:46
par John Mallory
Je suis tout à fait d'accord avec vous, ce western est un tout grand film, la meilleure façon possible pour John Wayne de tirer sa révérence au cinéma. Tout y est génialement fait pour que l'on assiste à un adieu émouvant, ce film comportant pleins de parallèles avec la vie du Duke:

-la période du film. L'action se situe au début du 20e siècle, qui marque la fin du vieil Ouest. Les personnages issus de cette période sont désormais des êtres d'un autre temps, qui disparaissent progressivement. En 1976, John Wayne était l'un des derniers vestiges de l'âge d'or du western, on le considérait comme un vieux dinosaure issu d'une autre époque.

-La maladie du personnage incarné par le Duke correspond tout à fait à sa situation dans la vie réelle. Pas besoin de rappeler la lutte qu'il a longtemps mené contre le cancer et comment celà s'est terminé. Il est particulièrement émouvant dans ce film, car le sujet le touche particulièrement et on sent très bien qu'il ne joue pas la comédie.

-Le titre français du film est parfait et je le préfère cent fois au titre anglais, un peu trop austère (The shootist: le tireur). Le titre français colle mieux au film tout rendant hommage à ce grand acteur.

Le gunfight final est vraiment bien fait (ATTENTION SPOILERS !):



Nous n'assistons pas à un magnifique duel au soleil, avec un décors grandiose en toile de fond. L'action a lieu dans un saloon désert, entre Wayne et trois adversaires. Sans être vraiment spéctaculaire, je l'ai trouvé très impréssionnant. J'ai vraiment apprécié que l'on n'ait pas voulu faire de surenchère pour cet ultime duel. Je suis à chaque fois frappé par sa violence, en particulier lorsque le Duke est atteint par une balle, celle-ci brise la glace juste derrière lui (pour nous montrer qu'elle a traversé son corps) une fraction de seconde avant qu'il ne montre qu'il a été touché. J'ai trouvé ce bref instant d'un réalisme époustouflant. Ca fait vraiment quelque chose de voir John Wayne se tordre de douleur sous les coups qui lui sont portés. Finalement, il sort vainqueur face à ses trois adversaires, mais sérieusement blessé. Pourtant son but était de se faire tuer, mais ses adversaires n'ont pas été à la hauteur. Arrive alors un barman, un fusil à la main qui l'abat de deux balles dans le dos. J'ai trouvé cette idée particulièrement bien faite, cela nous montre que pour terrasser définitivement ce "géant", il faut utiliser la traitrise, tant sa force le rend comme invincible dans un combat à la loyale. Une fin à l'image du film, superbe et triste à la fois.

Posté : 20 janv. 2006 18:44
par musselshell
Don Siegel signe avec The Shootist ce que d'aucuns considèrent comme son meilleur film, hommage élégiaque à une légende à l'agonie, dans un monde qui désormais n'a plus besoin d'elle. A Carson City en 1900, puisqu'il faut bien finir quelque part, JB.Books prend pension, chez Lauren Bacall et Ron Howard. Histoire d'un apprivoisement. L'ami a diagnostiqué le mal, a décrit son inéluctable évolution par le menu, et a peut être alors suggéré le remède... Ransom Stoddart d'avocat est devenu médecin, oiseau de mauvais augure involontaire, à nouveau si dépassé. Quant à Tom Doniphon, il a lui aussi quinze ans de plus et devient John Bernard Books...Là où Tom n'en portait plus depuis longtemps (il faut dire quoi?), John Bernard les utilisera une dernière fois, pour finir par là où il a vécu.
On a dit et redit que Wayne jouait ici son propre rôle, ce qui ne fut pas pour rien dans la délectation presque morbide que suscitait(et suscite encore) le film. Le miracle tient, il est vrai, presque totalement à l'acteur.A son jeu, poignant et sans fioritures, aux antipodes du Duke désubstantialisé des années soixante. Sans Ford, sans Hawks (qui rate d'ailleurs un peu son dernier film avec lui...), sans Hathaway...Le Duke quitte l'ouest comme il quitte le cinéma, ou l'inverse, et beaucoup plus encore. Alors il joue..."Je ne savais pas que ce fils de -- pouvait jouer..." avait lâché Papa après avoir vu son protégé dans Red River.De La Piste des Géants au Dernier des Géants, la formule est inévitablement simpliste, voire un peu niaiseuse. En dehors du fait que personne sur le tournage ne se posait la question du titre français, constatons tout simplement que si l'idée est venue après avoir visionné le film, elle devenait une sacrée bonne idée. Alors respect.

Posté : 06 févr. 2007 10:29
par Colt
J'avais le souvenir d'un film trop lent, trop bavard. Je viens de le revoir et de l'apprécier à sa juste valeur.

Un film magnifique ! Cela vient aussi, comme cela a été dit, du fait que c'est le dernier film de Wayne qui est mort lui aussi d'un cancer. Cela donne une dimension spécifique à ce western.

Mais, il ne faut pas oublier non plus, que Lauren Bacall, qui suit dans le film les derniers jours de Boots, avait aussi vécu l'agonie de Bogart, mort lui aussi d'un cancer...

La réalité et la fiction se rejoignent pour offrir à John Wayne, un dernier film à la hauteur de sa filmographie et de son personnage. :applaudis_6:

Posté : 07 févr. 2007 18:51
par tietie007
Western testament, qui marque la fin d'une époque. John Wayne, joue quasiment son propre rôle, un vieux pistolero atteint d'un cancer et qui vit ses derniers jours (un peu la même chose dans la vraie vie ...). Il est entouré par James Stewart, et son vieux compagnon de John Carradine, déjà présent sur Stagecoach, sans oublier Lauren Bacall.
Je pense qu'il faut avoir été baigné dans le western classique pour apprécier ce film. Les jeunes pourraient le trouver lent et bavard, c'est peut-être vrai, mais il reste, pour les anciens, chargé d'émotion, en voyant tous ces vieux de la vieille qui lancent leur dernier feu. Crépusculaire !